Deuxième partie.

Je baissais la tête de honte et de gène, je lui avais fais du mal sans le vouloir.

-Je, je suis désolé Nuno... Lui dis-je tout bas timidement. Je ne voulais pas, te faire du mal...

-Ce n'est pas grave Mik', mais j'aimerais comprendre ce qui ne va pas, et si possible t'aider... Mais tu refuses mon aide... Me dit-il tristement.

-Oui, je ne peux pas en parler pour le moment, je suis désolé.

-Mais pourquoi t'excuses-tu? Me demanda-t-il d'un air interrogateur.

-Parce que je te fais souffrir... Et je m'en veux beaucoup...

-Ho Mikele...

Il me tendit les bras pour que je m'y blottisse, j'eus un moment d'hésitation, comment allais-je réagir? Et qu'allais-je ressentir? C'était la première fois qu'il m'invitait à aller dans ses bras. Je m'y recroquevillai tout de même, mon cœur battait à tout rompre, j'espérais juste qu'il ne le sentirait pas. J'étais bien ici, mais je n'y restais pas bien longtemps. Dove entra et invita les artiste du premier tableau à s'avancer sur la scène. Je me dégageais de son étreinte, il me sourit et me chuchota:

-Je veux quand même te parler à l'entracte Mik', tu n'y échappera pas!

-D'accord...

J'esquissai un petit sourire qu'il me rendit accompagné d'un clin d'œil, puis s'en alla vers la scène, j'entrai à la fin du tableau moi, je me dirigeai vers Florent qui se préparait encore, il prenait son temps à chaque fois, il commençait à jouer qu'au deuxième acte lui.

-Flo... Lui dis-je tristement.

-Hmm?

-Je... Enfin tu... Tu as entendu notre conversation...

-Oui. Me répondit-il. Et j'ai aussi vu votre câlin... Un homme qui n'aime pas quelqu'un, ne prend pas cette personne là dans ses bras... Après je dis ça, je dis rien moi...

-Ce n'est purement qu'amical pour lui, Rien de plus... Et tu le sais très bien!

J'entendis le public applaudir, le spectacle commençait enfin, dans quelques minutes, j'allais entrer sur scène pour terminer la chanson penser l'impossible, avec Solal et Maéva.

-Tu comptes lui en parler un jour au moins? Ou continuer à te faire ronger de l'intérieur? Me demanda-t-il en haussant un sourcil.

-Je ne sais pas, je ne sais pas du tout pour tout t'avouer. J'aimerais lui dire, mais je n'ai pas le courage, j'ai peur qu'il me repousse ou que ça le dégoute qu'un homme l'aime...

-Nuno est assez ouvert et compréhensif tu sais, je ne penses pas que ça puisse le dégouter.

Il était maintenant tant de monter sur scène. Les danseuses m'attendaient. J'entrais en scène accompagné de ces demoiselles. Le premier acte se passait bien, j'avais encré sur mon visage un sourire forcé, je ne pouvais pas me permettre d'être triste, et surtout de le montrer au public. L'entracte arriva enfin, Nuno m'attrapa par le bras et m'amena dans sa loge. Patrice était déjà là, face au miroir.

-Pat', tu peux nous laisser s'il te plait, Mik' et moi devons parler un peu.

-Bien sûr, rien de grave j'espère? Demanda-t-il en voyant mon visage triste.

-Non, ça va, merci. Lui répondis-je d'un ton qui se voulait rassurant.

Il sortit de la pièce après m'avoir tapoté l'épaule, amicalement.

-Maintenant qu'on est seuls tout les deux, je veux que tu me parle Mikele!

-Mais ce n'est rien de bien important, ne t'en fais pas...

-Dis-moi, j'ai fais quelques choses de mal? Me demanda-t-il inquiet.

-Ho, non, non, tu n'as rien fais de mal. M'empressais-je de le rassurer.

Il posa sa main sur la mienne et me regarda tristement.

-Pourquoi ne veux-tu pas te confier à moi Mik'? Tu ne me fais pas confiance?

-Si mais...

-Mais quoi? M'encouragea-t-il à continuer.

-Mais j'ai peur de ta réaction et de ton jugement...

-Mik'... Tu comptes énormément pour moi, tu as une grande place dans mon cœur, je ne te jugerais jamais, peu importe ce que tu vas m'annoncer, je t'aime tel que tu est, et rien ne changera ça... Me dit-il en se rendant compte de sa bêtise.

-Tu...m'aimes...? Dis-je étonné et perdu.

-Euh oui...enfin non..euh oui... Ce n'est pas ce que... Bafouilla-t-il.

Il était complètement honteux de ce qu'il venait de dire. Cette fois, j'en était persuadé, j'étais littéralement tombé amoureux de cet homme qui se tenait devant moi. Le fait qu'il m'aie dit qu'il m'aimait, même sans le vouloir m'avais retourné le cœur dans le bon sens. Comment m'aimait-il? Amicalement? Amoureusement? Nous nous regardions face à face, les yeux dans les yeux, aucun de nous deux n'osaient bouger. Florent entra dans la pièce, lorsqu'il nous vis comme ça, l'un en face de l'autre, il eut un grand sourire et nous dit:

-Et bien? Vous attendez quoi?

-Hein? Dis-je bêtement.

L'interprète de Salieri secoua la tête de gauche à droite et souffla d'un air désespéré, il s'approcha de nous, posa sa main sur l'arrière de mon crane et en fis de même sur Nuno avec son autre main. Il rapprocha nos visages, de plus en plus, faisant se toucher nos lèvres, les miennes sur celles de Nuno, une fois fait il nous lâcha. Je m'écartais, gêné par ce qu'il venait de se passer. Florent rigola:

-Et bien, faut tout vous faire hein! De vrais gamins, et c'est pourtant moi le plus jeune!

Il sortit de la pièce en nous faisant un clin d'œil. Je ne savais plus quoi faire, partir en courant ou prendre Nuno dans mes bras, il avait baisser la tête timidement, ses joues étaient devenues rouges, il regardait ses pieds, serait-ce que... Ce serait tellement magnifique... Je lui attrapais délicatement le menton pour voir son visage et capter son regard.

-Nuno? Que se passe-t-il? Lui demandais-je, gêné par ce soudain changement de comportement.

-Mikele je... enfin, ce baiser j'ai... euh... Ça serait possible de... enfin, je veux dire...

-Hé! Ne bafouille pas comme cela, exprime toi.

Je savais presque ce qu'il voulais, mais je préférais l'entendre de sa bouche, pour en être certain, et ne pas faire de connerie.

-Recommence! Me dit-il, sur de lui.

-Tu en es sur?

-Sur et certain, embrasse-moi! Je sais que tu en meure d'envie, ça se voit dans ton regard...

Je ne me fis pas prier et déposai mes lèvres sur les siennes, il se colla à moi, me faisant reculer, une de ses mains se posa sur ma nuque et l'autre allait se perdre sur ma hanche, j'avais posé mes mains sur sa taille. Il me fit reculer encore, heurtant le canapé, mes talons tapant le bord du siège, je me laissait tomber dedans, nos bouche se décollèrent, il s'assit à califourchon sur mes cuisses et m'embrassa à nouveau, au bout d'un petit instant, j'entrouvris mes lèvres pour l'y inviter, j'en avais tellement envie, depuis si longtemps. Je sentis sa langue pénétrer dans ma bouche pour retrouver la mienne, elles se caressaient et se taquinaient lentement. Ce baiser langoureux me réchauffa le bas-ventre, et l'excitation montait en moi. Il fit glisser sa main de ma nuque à mon torse en passant par mon cou, sans rompre notre baiser. Le désir montait un peu plus en moins, encore un peu et je ne pourrais plus me contrôler. Je le repoussais doucement pour ne pas le vexer et lui dit gentiment:

-Nuno, ce n'est pas que je ne veux pas de toi, bien au contraire, je te désir plus que tout, mais si tu continues à balader tes mains de la sorte, je ne réussirais plus à contrôler mes pulsions.

Il posa sa main sur mon entrejambe, a cet instant bien imposante et passa sa langue sur ses lèvres.

-Alors ne te contrôle pas, va jusqu'au bout...

-Je ne veux pas te faire l'amour en dix minutes Nuno, je veux prendre mon temps avec toi et te faire prendre du plaisir. Je ne veux pas d'un coup rapide. Je veux que ce soit lent et calculé. Et surtout, dans un endroit clos et tranquille, à l'abri des gêneurs potentiels...

A ces mots, Merwan et Solal entra dans la pièce. A la vitesse de la lumière, Nuno s'éjecta de mes genoux et se raclant la gorge.

-On dérange peut-être? Se moqua Merwan.

-On venait juste vous dire que le deuxième acte commence. Nous dit Solal d'un air amusé. Mais, je vois que vous avez trouvé une bien meilleure occupation.

Les deux zigotos rigolèrent en nous regardant l'un après l'autre. Nous nous dirigions tous vers la scène pour reprendre le spectacle.