Tout d'abord, avant de commencer, merci à tous ceux et celles qui m'ont laissé des reviews, vraiment ça me touche beaucoup, surtout pour un aussi petit chapitre ! Comme je l'avais promis, voici la suite, plus longue que le premier chapitre. Et ne vous en faites pas si vous vous posez des questions qui resteront surement sans réponses dans ce second chapitre, il suffira juste d'être patient, le prochain chapitre devrait être plus gourmand en "actions" !

Je vous souhaite une bonne lecture !


Tony se souvenait. L'équipe avait passé les quatre derniers jours à résoudre une enquête particulièrement atroce un règlement de compte qui avait mal tourné avec le meurtre d'une famille tout entière, et tout ça pour une histoire de trafic de drogue. Tous avaient jugé bon de décompresser un peu dans un petit bar situé à quelques minutes des locaux du NCIS. Et Tony se souvenait de comment une soirée qui aurait pu être banale s'était transformée en un dérapage complet et dont il payait encore les conséquences aujourd'hui…


- Alors, qu'est ce que je vous sers ?, demanda un serveur assez timide à une équipe du NCIS déjà bien plongée dans diverses discussions et fous rires, ce qui s'imposait après une journée longue et difficile.

- Une bière !, répondit aussitôt Abby qui n'en restait pas pour le moins surexcitée.

- Pareil, lança son voisin de droite qui sourit à la vue du comportement de la jeune gothique.

- Une bière pour moi aussi, répondit ensuite Palmer, interrompant un récit passionnant que lui contait son mentor le docteur Mallard.

- Un whisky pour moi jeune homme, répondit ensuite ce dernier avant de se replonger dans la diction de son anecdote.

Le regard du serveur s'attarda ensuite sur Gibbs qui restait silencieux, mais qui suivait d'un regard bienveillant l'ensemble de la tablée.

- Un whisky aussi.

Le jeune désigna ensuite d'un signe de tête les deux derniers agents. Tony se tourna alors vers sa collègue par simple curiosité, collègue qui lui lança un regard empli d'une pointe de malice, et ce détail n'échappa pas à l'agent très spécial.

- Une Margarita pour moi, finit-elle par dire avec un sourire dessiné au coin de ses lèvres.

Et comme intrigué par le comportement de sa collègue, Dinozzo décida de l'imiter.

- La même chose pour moi !

- D'accord, c'est noté, je vous apporte ça tout de suite !

Tandis que le serveur d'éloigna de la table, Gibbs alla porter son attention sur le discours de Ducky, puisque McGee et Abby semblaient en plein émerveillement face à un nouveau gadget électronique dont il ignorait totalement le nom, et à vrai dire, il n'en avait que faire, puisqu'il ne comprenait aucun des mots que les deux technophiles employaient pour parler de l'appareil.

Tony quant à lui, se tourna vers McGee situé juste à sa gauche, voyant que Ziva écoutait également le monologue de Ducky. Il tenta de réfléchir à une petite blague qu'il pourrait faire à l'informaticien très prochainement, parce que mine de rien, ça faisait un bout de temps qu'il n'avait pas mis un peu de colle sur son clavier d'ordinateur, entre autres. Il n'eut tout de fois, qu'à peine le temps de commencer à élaborer son plan, puisque le serveur arriva avec les commandes qu'il déposa sur la table. Tout le monde se précipita sur les boissons, et dans le feu de l'action, la main de Tony frôla celle de sa voisine. Les deux agents s'échangèrent un second regard, un simple regard, mais c'était un de ces regards qu'ils s'échangeaient si souvent. Trop souvent peut-être. C'était un de ces regards que Tony n'arrivait jamais à interpréter. Il s'était d'ailleurs juré à maintes reprises d'essayer d'éviter ces contacts visuels pour lui éviter de se poser trop de questions, mais il fallait croire qu'ils étaient inévitables. L'italien se contenta donc d'agir comme d'habitude, c'est-à-dire de porter son attention ailleurs. Il fit mine de suivre une conversation, ou du moins un combat acharné entre Abby et McGee, qui était suivi avec beaucoup d'amusement par le reste de l'assemblée. La jeune gothique essayait de persuader l'informaticien de venir avec elle à un concert, et celui-ci refusait, prétextant qu'il devait aller voir sa grande tante malade. Mais en vérité, il avait juste peur, ce qui était compréhensible, au vu de ce qu'elle avait pu leur raconter à ses lendemains de concerts.

- Aller sois gentil Timmy, en plus j'ai plein d'amis super sympas à te présenter !

Le concerné fronça les sourcils d'un air perplexe avant de lui rétorquer :

- Si c'est comme ton pote travesti qui avait essayé de me draguer à la dernière soirée, c'est non Abby !

- Je te promets que non !, répliqua t-elle précipitamment. Mais si tu viens, je t'offrirai ton café pendant une semaine !

- Non.

- Deux ?

- Non plus.

- Trois alors ?

- Aller McTrouillard, tu ne vas quand même pas laisser une jeune demoiselle en détresse !, intervint Tony qui salivait d'avance rien que d'imaginer son collègue entouré de métalleux en plein pogo.

- Ecoute Tony, Abby est loin d'être en détresse et je refuse catégoriquement d'y aller, tu n'imagines même pas ce qu'elle est capable de me faire faire !, répondit un McGee dépité, voyant que personne ne prenait sa défense.

- Justement, j'imagine !

L'air encore plus désespéré de leur collègue suite à la réplique de Tony provoqua un rire général : il fallait avouer que tout le monde aimait beaucoup taquiner « Le bleu », et de le voir aussi accablé n'en était que trop drôle.

- Au fait, fit McGee pour changer de conversation, on n'a pas trinqué, non ?

- C'est vrai, répondit Tony en prenant son verre, bientôt imité par le reste de la table. A ton futur concert ?

Sa remarque fit de nouveau bien rire le reste de l'équipe, puis il déclara, plus solennel cette fois :

- Bon, sérieusement. A l'équipe ?

- A l'équipe !, répéta le reste de ses collègues à l'unisson.

Le tintement uniforme des verres se vit entendre, et chacun but une gorgée d'alcool. Dinozzo, à qui il avait beaucoup manqué une soirée de détente ces derniers temps, se laissa envahir par la sensation de chaleur et que lui prodiguait le cocktail et jeta malgré lui un coup d'œil à sa droite. Ce qu'il aperçut, fut une Ziva qui semblait avoir relâché toute la pression qui s'était accumulée en elle depuis quelques semaines, un peu comme si elle avait laissé tomber une partie de sa carapace. Ne se laissant pas prier, il en profita pour engager la conversation, voyant que Gibbs et Ducky semblaient être entrés dans une discussion assez sérieuse, et que les trois autres étaient visiblement partis dans un délire à propos de la réincarnation.

- C'est sympa cette soirée, non ?

- Oui, et puis ça fait vraiment du bien…, répondit l'israélienne qui semblait être ailleurs.

L'italien lui sourit, et il réalisa ensuite à quel point ça faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas tous retrouvés après le travail. Il fallait dire que ces dernières années avaient été marquées par beaucoup d'évènements douloureux, à commencer par la mort de Jenny, puis ensuite le départ de Ziva à cause de lui, mais également l'attentat de Dearing contre le NCIS… Il y avait eu trop de déchirements, trop de douleurs, et l'équipe avait été tant fragilisée qu'au final, il était normal qu'une réunion aussi paisible n'ait pas pu se faire aussi souvent qu'ils ne l'auraient tous souhaité. Dinozzo repris une gorgée de Margarita, et se laissa aller. Il se sentait bien, trop bien. Tellement bien qu'il laissa échapper malgré lui :

- Il faudrait que tu viennes chez moi un de ces jours.

Ziva, qui ne s'attendait pas à une telle déclaration, le dévisagea d'un air surpris, et Tony, remarquant son réaction, s'empressa d'ajouter :

- Pour regarder un film. Tu sais ça me manque ces soirées où on restait au bureau pour en regarder.

- Moi aussi Tony, répondit t-elle en le regardant droit dans les yeux, avec une telle franchise qu'il s'en sentit presque déstabilisé. Je crois qu'on le mérite tous les deux.

Dinozzo se surprit à lui sourire tendrement, puis il attrapa son verre, et lui lança :

- A nous ?

L'israélienne resta interdite quelques secondes, puis lui rendit son sourire, et lui répondit, sans donner plus d'explications à leur échange qui se voulait ambigu :

- A nous.

Et ils vidèrent d'une traite le contenu de leur verre qui était de toute manière déjà pas mal entamé.