Cette suite n'était absolument pas prévue, je l'ai écrite dans le cadre d'un concours, de la "Best Horror fanfiction". J'espere que cela plaira quand même.


Harry est complètement ivre. Ivre de haine, ivre de joie, ivre de sang.
Ils sont morts de sa main, comme sa famille, comme le chien de tante Marge. Il pense qu'il ne l'a pas tuée celle-là, quelle chanceuse. Il pense qu'il a envie d'aller la chercher pour la tuer aussi, pour la voir hurler d'horreur pour la voir pleurer de haine.
Son sourire s'agrandit mais il tente de revenir à la réalité. Sa main est lourde et son couteau est complètement imbibé de sang, il a l'impression qu'il peut entendre le bruit des gouttes qui tombent au sol. Ses baskets aussi sont tachés, tout comme sa chemise et son pantalon.
Harry a envie de rire à nouveau. Il a crée un beau théâtre d'horreur, avec tout ce sang toutes ces entrailles éparpillés. Mais Harry pense, il pense qu'il a eu de la chance, il pense que cela aurait pu le tuer, il était faible mais quelque chose l'a sauvé. Et puis il s'en fiche, seuls les morts ont leurs importance, les vivants ne sont bons qu'à l'importuner, à l'enfermer dans une cave sombre jusqu'à ce qu'il crève, bons qu'à mourir de sa main blanche.
Trois hommes sont allongés au sol. Le premier a été le plus chanceux, vaincu par une blessure à la carotide il s'est rapidement étouffé dans son sang, les yeux révulses et une tache rouge se formant au sol. Le second a été blessé par le tir du troisième, Harry y avait échappé et l'homme était tombé au sol, les cotes brisés par la balle. Le dernier n'eut pas le temps de tirer une seconde balle que le jeune garçon l'a blessé au bras le faisant lâcher son arme. Puis le garçon lui a fendu horizontalement le ventre atteignant les intestins, puis, alors que l'homme est tombé au sol, Harry a insisté, oubliant le second blessé, il a fauché le torse de sa victime encore et encore, une sourire aux lèvres. Ne s'arrêtant pas, plongé dans son euphorie. Tout ce rouge l'a rendu fou. Ce n'était plus de la haine mais de la folie.
Le second homme s'est alors relevé, oubliant la douleur sous l'horreur, il ne savait s'il voulait fuir ou venger ses compagnons. Finalement ce temps d'attente lui a été fatal, Harry lui enfonça son couteau dans le ventre, l'homme a hurlé sous la douleur, frappant le garçon de manière désespérée, se sang s'écoulant et giclant dans toute la pièce. Et Harry hurla quelque chose frémit en lui et explosa. L'homme tomba soudain dans un bruit mat, il ne pouvait plus bouger, son corps ancré au sol. Le garçon s'approcha pour terminer son oeuvre, l'homme a crié de douleur et finit par mourir des suites de ses blessures. Et Harry a commencé à rire, à rire pendant un long moment puis il s'arrêta subitement.
"Qu'allons nous faire de tout ceci les amis?" chuchote-t-il
Harry s'accroupit et baisse la tête fatigué. C'est bête, se dit-il. Il y a quelques minutes son univers n'était résumé que par ces corps qui se disloquaient à son contact, par les cris de douleur. Sa jouissance était extrême, l'adrénaline qui coulait dans son corps comme une cascade l'avait gardé éveillé. Et en vie aussi sans doute, il aurait été tué et rien n'aurait pu le sauver s'il avait attendu une seconde de plus.
Le temps passe trop rapidement pour le jeune garçon, le sang sèche à une vitesse alarmante, et sa fatigue le précipite dans une gouffre profond. Harry a l'impression qu'il va mourir s'il s'endort et horrifié par la perspective il tente de se relever, mais échoue et s'écroule sur le sol, sur le sang encore chaud de ses victimes.
Harry ne veut pas rester ici plus longtemps mais son corps refuse de bouger, il veut que l'endroit brûle, qu'il brule au plus vite que l'endroit disparaisse et qu'il ne puisse le voir que dans ses souvenirs.
Son voeu est exaucé alors qu'il ferme les yeux, une flamme rouge se répand dans la pièce mué d'une volonté propre et le bois est rapidement embrasé.
Bientôt le bâtiment tout entier brûle dans d'énormes flammes rouges.