Coucou je sais que nombre d'entre vous doivent être déçues que je n'ai pas donné signe de vie avant mais il m est difficile d écrire régulièrement
En plus, je ne semble pas avoir beaucoup de succès donc ce n'est pas très encourageant;
Je continue quand même pour celles qui ont reviewé chaleureusement même si vous n'êtes pas nombreuses;
Normalement je devrais arriver à être plus régulière et d'ailleurs j'ai un chapitre d'avance
Je pense avoir répondu à toutes merci les filles et bonne lecture
Chapitre 1 -
"Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret." Alessandro Manzoni - extrait de Le comte de Carmagnola
Comment avait-il osé me faire ça?
Comment avait-il pu croire qu'il lui aurait suffi de me dire trois mots - soit trois mots que j'attendais depuis longtemps - pour me faire changer d'avis?
C'était tout Edward ça! Tellement sûr de mes sentiments pour lui! Tellement sûr que je ne pourrais pas le quitter! eh bien si! ma décision était prise et c'était la meilleure de ma vie!
J'irai à Chicago et je referai ma vie; Je trouverai un emploi, un appartement et même un grand amour; Il sera beau, intelligent, attentionné et m'aimera plus que sa propre vie et...
Mon coeur se serra et je sentis des larmes me piquer les yeux; C'était trop beau, cela faisait une semaine que je n'avais pas pleuré pour lui et tous mes efforts étaient réduits à néant.
Est ce que je prenais la bonne décision?
Fuir à Chicago m'avait semblé être ma seule option après le fiasco de ma vie amoureuse.
6 ans! 6 ans que j'avais rencontré Edward, 6 ans que mon malheur avait commencé; 6 ans que je pleurais chaque soir en pensant à lui, à ce que je ressentais et qui n'était pas réciproque;
J'avais décidé la semaine dernière que je ne devais plus souffrir pour un enfoiré congénital comme lui. J'avais enfin compris que lui et moi c'était impossible et j'avais décidé de fuir et d'aller m'installer à Chicago.
Avant de l'entendre, j'étais sûre de ma décision; Avant de le voir, j'étais heureuse de partir; Avant de le sentir, je me sentais légère!
Je n'arrivais plus à réfléchir.
J'avais passé cette barrière de sécurité sans me retourner, de peur de rebrousser chemein et de lui sauter au cou;
Ce n'était pas la première fois qu'Edward me donnait de l'espoir, ce n'était pas la première fois qu'il me faisait croire que nous deux c'était possible mais à chaque fois, il changeait d'avis et fuyait dès que ça devenait trop sérieux;
Apparemment je lui en demandais trop;
Est ce que c'est trop qu'une femme demande à un homme de s'intéresser à elle, de lui téléphoner de temps et pas seulement quand il rescend le besoin de la mettre dans son lit?
Toutes ces questions bouillonnaient dans ma tête et j'avais de plus en plus de mal à contenir mes larmes;
Je montais dans l'avion et cherchait ma place.
Je m'assis à côté d'une petite fille de 5 ans qui voyageait avec sa maman. J'espérais seulement qu'elle se tienne à peu près tranquille durant le voyage; Pas que je n'aime pas les enfants mais je n'étais décidément pas d'humeur à supporter un enfant excité.
J'avais décidée de me plonger ou plutôt replonger dans les Hauts de hurlevent mais je n'arrivais pas à me concentrer.
La petite déclaration d'Edward avait eu le don de bloquer mon cerveau sur "repeat" et je me refaisais la scène dans ma tête encore et encore. Je dois bien admettre que ça m'avait fait chaud au coeur mais je ne devais pas oublier pourquoi j'en était arrivé là et ce qui m'avait conduit tout droit dans cet avion.
Rien ne me retenait à New-York. Je ne connaissais personne à Chicago mais au moins, j'étais sûre de ne jamais recroiser Edward.
Alice avait essayé de me dissuader de partir mais elle avait vite compris que ma santé mentale en dépendait et que ça m'était impossible de rester dans la même ville qu'Edward.
L'avion décolla une heure après que je me fus installée et que l'hôtesse nous ait expliqué comment se servir des gilets de sauvetage et autres masques de survie - comme si on s'en souviendrait en cas de crash - et au fur et à mesure que je m'éloignais de New-York, mon esprit s'éloignait du présent pour me ramener dans le passé … i ans... il y a seulement 6 ans mais c'est une éternité...
Samedi 16 juin 2007 - appartement de Bella
"- Alice, ce n'est qu'un concert!
- Non Bella, ce n'est qu"un" concert pour moi qui suis avec Jasper depuis 2 ans, me dit Alice, en mimant les guillemets avec ses doigts, avant d'ajouter : ... En revanche, pour toi, jeune célibataire de New-York, c'est un nid à éventuel grand amour et je veux que tu te prépares en conséquences"
Alice était la petite amie de mon ami d'enfance, Jasper; Ils se fréquentaient depuis 2 ans maintenant et elle était devenue ma meilleure amie; Je suis persuadée que ne pas aimer Alice est impossible. Elle a le sourire scotché sur son visage et une joie de vivre à toute épreuve.
Jasper avait d'abord été mon voisin à Forks, petite bourgade pleuvieuse où je vivais avec mon père; Puis mon colocataire à New-York, quand nous étions venus pour nos études.
Jasper était devenu une sorte d'assistante sociale mélangé à un psy pour les jeunes en difficulté; Il avait une empathie qui lui permettait de se mettre à la place de n'importe qui et de trouver des excuses à quasiment tous les comportements humains.
De mon côté, j'avais suivi des études d'anglais mais j'étais devenue, par le plus grand des hasards, agent immobilier. Je gagnais bien ma vie; Suffisamment du moins pour me payer un loyer à Manhattan et pouvoir sortir régulièrement.
Jasper scrutait mon écran de télévision tout en se pinçant les lèvres pour éviter de sourire. Il me regarda, un air désolé sur le visage. Il connaissait Alice et tout comme moi, il savait que la partie était perdue d'avance. Je tentais quand même de faire changer Alice d'avis.
"- Alice, serais-tu en train de dire qu'il faut bien au minimum 3h30 pour me rendre présentable?
-Mais non ma chérie, mais je ne veux pas te rendre présentable, je veux que tu sois E-BLOU-IS-SAN-TE!
-ouais c'est ça !..." lui répondis-je, complètement résignée.
Alice m'entraîna dans la salle de bain pour deux longues heures de torture.
Elle avait d'abord retournés les vêtements de mon armoire pour trouver la tenue idéale.
"Il faut quelque chose de féminin et de décontracté!" avait-elle dit avant de sortir un jean et un débardeur à paillettes. Je ne pus, bien évidemment pas échapper aux talons aiguilles.
Après une séance coiffage et maquillage, made in Alice, j'eus le droit de sortir de la salle de torture mais pas de me regarder dans un miroir.
Jasper s'était servi une bière et regardait un épisode des SIMPSON à la télé.
Son accueil me rassura instantanément; Il étira un large sourire avant d'ajouter "Franchement Bella, trouver l'homme de ta vie ce soir semble très probable et que tu brises des coeurs, semble inévitable! Ma Chérie, tu as fait des merveilles comme toujours" ajouta-t-il à l'intention d'Alice
Une heure plus tard, nous pénétrions dans un pub, nommé l'Irish Corner où le frère d'Alice, Emmett et sa belle-soeur, Rosalie nous attendaient déjà.
J'avais déjà rencontré Rosalie et Emmett quelques fois auparavant au cours de diverses soirées chez Alice et Jasper mais chaque fois, j'étais surprise devant le couple peu probable qu'ils formaient;
En effet, Rosalie était la beauté incarnée, grande, blonde, mince, un tempérament de Xéna -comme la qualifiait Alice quelquefois. Quand à Emmett, on aurait dit un petit garçon coincé dans un corps d'homme; Il était grand et très athlétique mais ne manquait jamais une occasion de faire des blagues.
Dans tous les cas, leur couple qui était loin d'être standard semblait fonctionner à merveille et ce depuis des années.
"Eh, salut vous trois! nous lança Rosalie
-Salut Rose,
-Ma cousine et son copain nous rejoignent d'ici quelques minutes" nous annonça Rose
-Tu verras Jazz, cette fille est une pure merveille" avait rétorqué Emmett avant de se recevoir une tape assez forte sur la tête de la part de Rosalie.
Nous rigolions de bon coeur lorsque Rosalie leva le bras pour faire signe à quelqu'un afin de lui indiquer notre présence.
Quand je me tournais, j'aperçus Tanya, une de mes anciennes clientes, approcher en compagnie d'un homme - tout à fait charmant- qui devait certainement être son petit ami.
Quand elle me vit, son sourire s'élargit "Eh Bella! comment allez-vous?" me lança-t-elle très enthousiaste
"Vous vous connaissez vous deux?" s'étonna Rosalie
"Oui, Bella est la personne qui m'a aidé à vendre mon appartement il y a deux ans, quand j'ai emménagé avec Edward et c'est certainement le meilleur négociateur immobilier de cette ville!" rétorqua Tanya.
Cette remarque ne manqua pas de me faire rougir et en guise de remerciement je lui adressais un sourire.
Rosalie termina les présentations et c'est ainsi que j'appris que le plus que charmant voir presque parfait, petit ami de Tanya s'appelait Edward;
La soirée battait son plein et le concert était génial;
Puisqu'Alice était le capitaine de soirée, j'en profitais pour m'alcooliser de Mojito.
Jasper et Alicebatifolaient sur le canapé et Emmett et Rosalie se déhanchaient sur piste.
Comme Tanya avait quitté notre table depuis quelques minutes pour aller dire bonjour à une de ses connaissances je me retrouvais face à Edward, seule à seule.
Il n'avait pas décroché un mot et je me demandais si Tanya ne l'avait pas traîné ici par la force tellement il semblait s'ennuyer;
J'aurais bien voulu lui faire la discussion mais ce mec m'impressionnait un peu et je n'osais pas lui adresser la parole de peur de l'importuner;
Je cherchais Tanya du regard mais je ne la voyais nul part.
Je décidais alors que la chercher afin de rompre ma solitude et j'en profitais pour faire un tour par les toilettes;
Je me précipitais à l'intérieur afin de vider ma vessie remplie de cocktail mais ma course fut arrêtée par des gémissements venant d'une des cabines;
J'aurais du faire demi tour mais je ne pouvais pas me retenir et il n'y avait qu'un toilette, aussi je décidais de rentrer discrètement dans la cabine à côté.
Comme je me verrouillais à l'intérieur, les amoureux de la cabine d'à côté sortirent; Apparemment, ils ne m'avaient pas entendu rentrer car ils entamèrent une discussion très intime
"- Chéri, il va falloir que tu lui dises maintenant! ça fait 6 mois qu'on se cache et franchement j'en ai marre! tu le dis toi même, tu ne l'aimes plus"
-Je sais mais lui m'aime toujours et je vais le briser! "
A cet instant, mon souffle se coupa, je me recroquevillai au fond de la cabine de peur d'être découverte; Je venais de reconnaître la voix de cette femme, c'était Tanya.
Le couple adultère sortit des toilettes et je prenais quelques minutes pour me remettre de mes émotions;
Il allait falloir que je retourne à table et que je fasse comme si de rien n'était. Ne pas regarder Edward avec pitié et ne pas regarder Tanya avec suspicions! …. facile ! après tout, cela ne me regardait pas et puis je ne les connaissais pas bien ni l'un ni l'autre!
je me dirigeais vers notre table lorsque Tanya m'aborda :
"- eh Bella, comment se passe votre soirée?
-ah, Tanya, bien bien et la votre?
-super, ces types jouent vraiment bien. Comment trouvez vous Edward?"
Qu'est ce que ça pouvait bien lui faire vu qu'elle s'en fichait? Essayait-elle de le caser? Devrais-je lui dire que je savais?
"- euh eh bien, il semble ….. pas très aimable!"
Tanya pouffa de rire "pas très aimable?!
- eh bien disons qu'il ne parle pas beaucoup et d'ailleurs, il ne m'a pas dit bonjour, ni aux autres d'ailleurs"
le sourire de Tanya s'effaça "c'est vrai"
A ce moment là, je ne sais pas pourquoi mais je ne pus m'empêcher de lui avouer "Tanya, je dois vous dire, je vous ai entendu tout à l'heure"
Comme elle semblait ne pas comprendre, j'ajoutais "dans les toilettes, ….. avec cet homme"
Tanya réalisa enfin de quoi je parlais et détourna ses yeux de moi "ah! S'il vous plaît Bella, ne dites rien.
- Je n'en avais pas l'intention, ça ne me regarde pas, mais si je peux me permettre, vous devriez le lui dire... rapidement, sinon plus dure sera la chute pour lui !
-vous avez raison" conclut-elle avant de se diriger vers notre table.
J'ouvris les yeux lorsque la petite fille assise sur le siège à côté du mien tapa dans mon accoudoir, me sortant ainsi de mon rêve.
En regardant pas le hublot, je pouvais apercevoir les lumières d'une ville. Je ne savais pas combien de temps avait duré mon voyage dans le passé mais la voix de l'hôtesse m'éclaira rapidement
"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous allons entamer la descente sur Chicago, je vous prie donc de bien vouloir retourner à vos sièges et d'attacher vos ceintures."
J'arrivais donc sur Chicago.
Ca y est, j'avais définitivement fermé le livre Edward Cullen.
