CHAPITRE 2
Notes de l'auteur : Excusez-moi pour les quelques fautes ou oublis de mots dans le premier chapitre, je l'ai relu à 3 heures du matin et ne les ai pas vues. Pour tout vous dire, il n'y aucun chapitre d'avance, je vais donc écrire au fur et à mesure et je ne sais pas où ça nous mènera. Je pense tenir un rythme de un chapitre par semaine minimum. Quoi qu'il arrive, je vous tiendrai informés de mes projets. Assez parler, voici le deuxième chapitre.
Rappel : Les personnages que j'utilise sont issus de Harry Potter, l'œuvre merveilleuse de Joanne K. Rowling.
On était le dimanche 4 mai 1998, il était cinq heures du matin et Harry fixait inlassablement le plafond. Il venait de connaître son premier cauchemar depuis la fin de la guerre deux jours auparavant. Il entreprit donc de se lever, prît une veste et quitta la chambre en faisant le moins de bruit possible pour son ami avec lequel il partageait la chambre.
Il descendit l'escalier en prenant soin de ne réveiller personne et enfila sa veste. En arrivant dans le salon, il s'aperçut qu'il n'était pas le seul à être réveillé à cet heure si matinal.
"Bonjour Mr Weasley" dit Harry en baillant.
"Bonjour Harry, que fais-tu debout de si bonne heure ?" lui demanda-t-il en souriant.
"Je me suis réveillé puis je n'ai plus réussi à me rendormir" répondit-il d'un air peu convaincant.
"Les cauchemars ont commencé n'est-ce-pas ?"
"Oui" répondit Harry, presque honteux de paraître si vulnérable.
"Tu veux en parler ?" offrit Mr Weasley. Harry secoua la tête. "Tu sais, tu n'as pas à avoir honte, après tout ce que t'as traversé et les mois où vous étiez à l'écart pour faire Merlin sait quoi, il est normal d'avoir des flashbacks" le raisonna-t-il.
"C'est vrai, mais je ne peux pas me permettre d'apparaître faible" commença Harry en regardant par la fenêtre le soleil se lever, "vous souffrez tous tellement et il faut que je reste fort pour Ron, mais surtout pour Ginny qui est anéantie elle qui est d'habitude si fougueuse..." poursuivit-t-il alors que sa voix commençait à se casser sous le coup de l'émotion. Mr Weasley s'approcha et mît sa ma main sur l'épaule du garçon qu'il avait découvert un matin à sa table six ans plus tôt :
"Tu n'as pas à cacher tes sentiments, tout le monde te sait fort et fiable. Tu nous l'as prouvé à maintes reprises par tes actes héroïques, même si ta modestie refuse de l'admettre" dît Mr Weasley avant de faire pivoter Harry afin qu'il le regarde bien dans les yeux, "puis, tu n'as pas à cacher tes sentiments pour nous : nous sommes une famille, nous avons tous perdus et surtout toi" ajouta-t-il. Harry se contenta d'acquiescer puis se retourna vers la fenêtre et observa l'horizon avec Mr Weasley en silence. Une demi-heure plus tard, ce dernier s'excusa :
"Il faut que j'aille me préparer".
"Pourquoi ?" s'interrogea Harry
"Il faut que j'aille aider pour faire les derniers préparatifs avant la cérémonie" répondit Mr Weasley d'un air attristé.
"Ho, très bien. Dans ce cas, je vous verrai tout à l'heure" dit Harry. Arthur acquiesça et partit se préparer.
Harry resta donc seul dans le salon et repensa à la discussion qu'il avait eu la veille avec Hermione. Cette dernière lui avait dit qu'elle irait chercher ses parents la "semaine prochaine au plus tard". Cela voulait dire que dès demain, lundi, elle pourrait partir vers l'Australie pour les ramener. "Non, elle va forcément attendre au moins mardi pour partir. Elle sera forcément là pour les enterrements de Fred, Remus et Tonks" se dit Harry. En effet, les enterrements des trois anciens membres de l'Ordre étaient prévus le lendemain matin. Harry commença à s'interroger sur la manière dont la nouvelle serait reçue par les Weasley, car une chose était certaine pour lui : il accompagnera Hermione en Australie.
Il savait d'avance que cette nouvelle attristerait, donnerait un sentiment d'abandon voire même agacerait la famille Weasley. Mais Harry savait dans son plus fort intérieur que c'était de son devoir. Hermione qui ne l'avait jamais abandonné, Hermione qui avait envoyé ses parents en Australie pour l'accompagner dans cette mission presque impossible, Hermione qui n'avait jamais souhaité que son bien en étant même prête à s'opposer à lui, Hermione qui avait toujours cru en lui, Hermione qui avait pris un sort lors de l'assaut désespéré pour sauver Sirius. Oui, aucun doute, il irait en Australie et si les Weasley étaient incapables de comprendre cela, tant pis.
Soudain, il entendit quelqu'un descendre des escaliers, il se retourna et vît la raison des ses pensées apparaître.
"Bonjour Hermione" dit-il en souriant.
"Bonjour Harry, que fais-tu debout si tôt ?" demanda-t-elle, "il n'y a pas de garde à faire" ajouta-t-elle.
"Cauchemar" répondit-il simplement et voyant le regard inquiet de sa meilleure amie il ajouta précipitamment : "normal, un simple cauchemar, pas comme avant..."
"Moi aussi" dit-elle simplement en se mettant aux côtés de Harry en se penchant sur le rebord de la fenêtre. Cette vision du soleil se levant, ils l'avaient connu chaque matin pendant les mois qu'ils avaient passé à se cacher. Mais pour Harry, cela donnait une nouvelle perspective : il ne regardait plus à l'horizon à la recherche d'ennemis potentiels, non il observait la simple beauté de l'horizon qui s'offrait à ses yeux. Un silence s'installa, toujours le même silence qu'il ne connaissait qu'auprès d'Hermione. Ce silence qui n'avait rien de gênant, mais qui lui procurait un réel apaisement. Finalement, il décida de rompre ce silence :
"Au fait, je pars avec toi en Australie", Hermione le regarda, sourît, puis se contenta de secouer la tête. "Pourquoi pas ?" demanda Harry vexé de voir sa meilleure amie refuser son aide.
"Harry, tu n'as donc pas pensé que cela blessera Ginny à coup sûr", Harry voulut l'arrêter, "tu n'as pas pensé que Ron sera jaloux car lui aura comme devoir de rester avec sa famille pendant quelques temps" poursuivit Hermione.
"Je me fiche de ce qu'ils pensent !" s'exclama Harry. "Je veux venir avec toi. Tu ne te rends pas compte que ça me ronge que t'aies dû abandonner tes parents pour m'accompagner, que ça me ronge que t'aies toujours tout sacrifié pour moi alors que je ne t'ai jamais rendu la pareille. Alors la moindre des choses que je puisse faire est de t'accompagner en Australie pour les faire revenir à la maison. Ne me dis pas que mon rôle est de rester avec Ginny, elle a toute sa famille sur qui reposer. Depuis la fin de la guerre, je n'ai partagé avec personne ma peine à part avec toi et Mr Weasley car je dois rester fort pendant que cette famille fait le deuil de Fred. J'ai besoin de décompresser Hermione, j'ai besoin de m'éloigner pour reprendre mon souffle, pour penser à mon avenir" dit Harry essoufflé avant de se radoucir et d'ajouter : "mais je veux surtout venir car je te dois au moins ça". Ils entendirent quelqu'un descendre et Hermione répondit en chuchotant :
"C'est d'accord"
Mrs Weasley arriva et les salua en leur donnant à chacun une bise. Elle les invita à la rejoindre dans la cuisine afin de prendre le petit-déjeuner avec elle. Ils discutèrent de la cérémonie, se tentèrent à deviner ce qui serait réserver en hommage aux victimes de la guerre. Descendirent ensuite Ron et Ginny, la conversation s'arrêta quelque peu mais reprit finalement.
Finalement, Georges fît également son entrée dans la cuisine et s'assît à son tour. Tout le monde s'arrêta de parler et l'observa. Georges ne sembla pas remarquer cette observation soutenue à son égard et entreprît de se servir en gardant cette gestuelle machinale et dénuée de vie qui le caractérisait depuis la mort de son jumeau. Georges suffisait à lui seul pour leur rappeler tout ce qu'ils avaient perdu au cours de cette guerre.
Une fois le petit-déjeuner terminé, tout le monde alla se préparer afin de se rendre à la cérémonie. Une fois lavée et habillée, la famille se réunit et transplana directement à Pré-au-Lard. Les protections du château avaient été abaissées afin de permettre aux familles des victimes de pénétrer dans son enceinte.
Dès leur arrivée, Harry remarqua les centaines de chaises qui étaient placées devant une grande estrade. Il fût aussi tôt envahi par le trac à l'idée de devoir s'exprimer devant tous ces gens qui avaient perdu un des leurs durant cette bataille un tas de question se succédèrent dans son esprit : "Et si je parais insensible ? Et si je donne l'impression de vouloir me pavaner ? Et si je suis ridicule devant tous ces gens ?". Comme si Hermione avait lu toutes ces pensées qui se succédaient dans son esprit, elle vint lui serrer la main et lui donna un sourire rassurant.
Derrière cette estrade, une grande bâche était suspendue. "Sans doute recouvre-t-elle un édifice commémoratif" pensa Harry. Ils entrèrent dans le château et furent accueillis par la Professeure McGonagall :
"Bonjour et bienvenue" commença-t-elle d'un sourire grave, "la cérémonie débutera dans un peu moins d'une heure. On vous appellera quand celle-ci débutera". Elle se retourna vers Harry et demanda : "Mr Potter, votre discours est-il prêt ?". Ce dernier acquiesça puis la nouvelle directrice de Poudlard s'excusa afin d'aller accueillir les autres familles.
Quelques instants plus tard, Percy, Charlie, Bill et leur père arrivèrent ensemble pour compléter la famille Weasley. Il avait été convenu que Fleur accueillerait ses parents et sa sœur arrivant à la Chaumière aux Coquillages par Portoloin avant de rejoindre la famille Weasley. En effet, la famille Delacour avait insisté pour être présent dans ce moment d'intense douleur pour la famille de leur gendre.
Peu à peu, les membres de ce grand groupe se dispersèrent au fur et à mesure qu'ils rencontraient d'anciennes connaissances. Aux alentours, nous pouvions voir des familles se rencontrer et se jeter dans les bras de l'autre pour partager leur souffrance. Comme si le fait de savoir qu'elles n'étaient pas les seules à souffrir avait quelque chose de réconfortant.
Harry quant à lui, tomba sur Neville et le salua chaleureusement : "Neville mon vieux ! Comment vas-tu ?" en lui donnant une belle accolade.
"Bien, bien et toi ? Tu tiens le choc ?"
"Je pense le tenir aussi bien que je puisse le faire. C'est un peu dur au Terrier, chacun fait son deuil..." répondît Harry d'un air attristé. "Mais bon, il sera bientôt temps de tourner la page et d'avancer" continua-t-il en essayant d'avoir un ton un peu plus encourageant.
"Tu penses revenir à Poudlard ? Moi oui, je n'ai pas eu l'occasion de valider mes ASPIC grâce à vous trois" dît Neville en lui adressant un clin d'œil.
"Peut-être, je n'y ai pas encore réfléchi. Certainement, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre."
Ils furent interrompus lorsqu'ils entendirent la voix du nouveau Ministre de la Magie résonner : "la cérémonie en l'honneur des victimes va bientôt commencer. Veuillez-vous diriger vers le lac". Harry se retourna et vit la famille Weasley, la famille Delacour et Hermione se rassembler, il les rejoignit donc et se dirigèrent ensemble vers le lac.
Selon le protocole Kingsley devait commencer par s'exprimer, suivraient ensuite la directrice de Poudlard et Harry. Avant que tout le monde ne soit arrivé, Kingsley vint chercher Harry pour qu'il l'accompagne sur l'estrade. Une fois tout le monde installé, Harry se plaça au fond de l'estrade auprès de son ancienne directrice de maison, tandis que Kingsley figurant au premier rang commença à s'exprimer :
"Mesdames et Messieurs, bonjour. Nous sommes réunis aujourd'hui pour honorer la mémoire non pas de combattants ou de soldats, mais de simples citoyens du monde sorcier. Ces héros étaient à la fois si différents et si semblables. Certains d'entre eux n'étaient que des étudiants piégés dans une école mythique dont les principes avaient été oblitérés. Cette école qui avait pendant si longtemps représenté le temple de la tolérance, de l'acceptation, du bien-être, du confort, de la découverte et de l'apprentissage s'était transformé en temple de la honte, du rejet, de la haine et du conformisme. Malgré cela, des étudiants ont courageusement résisté tout au long de l'année, d'autres certainement plus réfléchis ont fait profil bas car ils savaient au fond d'eux que l'heure de la bataille finale, l'heure de la libération arriverait et que ce jour-là, il faudrait être prêt. Certains de ces héros n'étaient donc que des élèves, des élèves qui ont refusé de partir quand la menace toqua aux portes de Poudlard. Car pour l'ensemble du monde sorcier, que ce soit au Royaume-Uni ou dans le reste du monde, Poudlard est un symbole. Pour les élèves, cela valait le coup de se battre pour ce symbole".
"D'autres, étaient des anciens élèves plus ou moins jeunes revenus pour défendre ce symbole, ce qui avait été auparavant leur foyer. Ces personnes se sont précipitées dans son enceinte lorsque la nouvelle du vent de révolte qui soufflait ici s'est répandue. Certaines d'entre elles étaient dans le viseur de ce ministère corrompu par les forces du mal. Ces personnes ont choisi de se cacher, ont pris la fuite afin d'éviter de perdre ce qu'il y avait de plus cher à leurs yeux, se tenant prêt à agir lorsque le temps de se battre viendrait. D'autres étaient des membres de ce ministère qui, comme moi, ont choisi de se fondre dans le moule afin de récupérer des informations nécessaires et précieuses à la résistance. Ce qu'il faut en retenir c'est qu'aucune de ces personnes n'étaient plus courageuse que l'autre, car chacune d'entre elle a décidé de sa façon d'agir en son âme et conscience, en prenant en compte ce qu'ils croyaient juste et ce qu'ils avaient à protéger. Il n'y a donc aucune différence entre ces personnes, car chacune d'entre elles a répondu à l'appel lorsque Poudlard était en danger".
"Pour conclure, vous avez certainement remarqué en arrivant cette grande bâche se situant derrière moi, je vais donc la lever", le nouveau Ministre s'exécuta immédiatement. Un grand silence prît place avant que les sanglots de certains membres de l'audience se fassent entendre. Harry fut également pris par l'émotion : ce monument était magnifique et rendait hommage à l'ensemble des victimes. Celui-ci représentait, un sorcier et une sorcière main dans la main avec leur baguette brandie dans leur autre main. Derrière eux, il y avait un champ de bataille où l'on pouvait voir des sorts fuser, la silhouette de Poudlard, mais aussi des elfes et des centaures se battre auprès des défenseurs de l'école. Sur son socle les noms des victimes étaient gravés en or. Après avoir laissé un peu de temps, Kingsley reprît la parole :
"Ce monument a plusieurs objectifs. Le premier, évidemment, est de rendre hommage aux valeureux combattants qui ont payé de leur vie afin de nous permettre de retrouver la liberté qui nous avaient été arrachée. Le second objectif est que cette bataille historique qui a eu lieu, mérite de rester dans les annales. Cet événement historique a montré ce qu'il y avait de meilleur en chacun de nous. Enfin, le dernier objectif qui est certainement le plus important est de se souvenir. Comme a dit un de mes anciens homologues moldu : un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. Merci pour votre attention, je vous adresse une dernière fois mes plus sincères condoléances et je laisse la parole au Professeur McGonagall" conclut en se retirant sous les applaudissements des familles et amis des victimes, tandis que la nouvelle directrice s'avançait.
"Bonjour à tous", commença-t-elle d'un air grave. "Il y a 50 ans, je pénétrais l'enceinte de Poudlard en tant qu'élève pour la première fois. Il y a 41 ans, j'effectuais ma première rentrée en tant que professeure. Lors de mes 40 premières années en tant que professeure ici, je n'ai jamais rêvé de prendre cette position, je ne me suis jamais imaginé à quoi ressemblerait mon premier discours. Lorsque j'ai vu un directeur Mangemort prendre le contrôle de l'école, deux Mangemorts chargés d'encadrer mes élèves, des sortilèges de torture infligés aux élèves punis. Oui, à partir de ce moment-là je me suis mis à rêver de cette position car elle signifierait la fin de la guerre. Je me voyais prononcer mon premier discours à la rentrée, une fois la répartition des élèves réalisée, avant de laisser les élèves savourer le festin d'accueil. En revanche, je ne m'étais jamais imaginé que ce premier discours serait celui que je dois faire aujourd'hui". Envahie par l'émotion elle s'arrêta, Harry ne l'avait jamais vue comme cela hormis à la mort de Dumbledore. Elle reprit :
"C'est dur pour moi de vous parler aujourd'hui, car aucun des noms inscrit sur le monument derrière moi ne m'est inconnu. A travers les années, je leur ai enseigné, je les ai vus se développer en tant qu'individu. Aujourd'hui, mon message est que je n'ai jamais été aussi fière que d'enseigner dans cette école, je n'ai jamais été aussi fière que de ces élèves que j'ai eu l'honneur de rencontrer, à qui j'ai eu l'honneur d'enseigner et je veux que vous soyez également fiers d'eux. Merci." termina-t-elle émue avant de se retirer et de laisser sa place à Harry.
Harry s'avança, déballa le morceau de parchemin que lui avait préparé Hermione. Il commença : "Mesdames et Messieurs, malgré la phase difficile que nous traversons je tenais à m'exprimer". Il marqua une pause regarda son audience et son regard se posa sur les Weasley, puis sur Andromeda qui avait le petit Teddy dans ses bras. Soudain, Harry chiffonna le discours d'Hermione et s'adressa au public : "Je vais faire sans". Il se tourna vers Hermione et ajouta : "Je suis désolé pour Hermione qui m'avait préparé un magnifique discours, mais je préfère m'exprimer brièvement et vous dire ce que je ressens". Il marqua une pause pour trouver ses mots.
"Je vous parle aujourd'hui non pas parce que j'en ai l'envie, mais plutôt par devoir. Je préférerais honnêtement être parmi vous à écouter les discours en l'honneur de ceux que j'aime qui ont malheureusement disparu. Je préférerais être avec mon filleul, le tenir dans mes bras lui dire que tout ira bien. Lui dont l'innocence est encore intacte, lui qui ne se rend même pas compte que la mort lui a enlevé ses parents il y a deux jours et qu'il n'aura jamais l'occasion de les connaître. Je préférerais être avec ceux que j'aime : les Weasley, Hermione, les membres de l'AD, Andromeda, Teddy". Il s'arrêta avant de reprendre :
"Mais malheureusement, il semblerait que ma voix compte dans le monde sorcier. Je vais donc vous dire ce que je ressens. Je me sens responsable car je suis la personne qui a amené la bataille à Poudlard. Je me sens responsable car pendant que je tentais de rendre Voldemort plus vulnérable, d'autres se sacrifiaient pour m'accorder des minutes supplémentaires. Je suis reconnaissant aussi, envers nos morts mais aussi envers tous ceux qui se sont battus. En chacun de ces combattant subsistait une faible lueur d'espoir alors que celui-ci semblait perdu. Et l'addition de ces lueurs nous a permis de retrouver la lumière. Pour finir, je suis fier d'avoir rencontré ces personnes valeureuses qui au péril de leur vie sont venues mettre fin à la pénombre dans le monde sorcier et je suis attristé pour tous ceux qu'on a perdu cette nuit-là. Merci pour votre attention". L'audience commença à se lever lorsque Harry se souvint de quelque chose : "Encore une chose, s'il vous plaît !" interpella Harry.
"Lors de son discours, le Professeur McGonagall a mentionné Severus Rogue en disant que Poudlard avait été dirigé par un Mangemort. C'est faux. Severus Rogue a en effet été un Mangemort mais il est devenu un espion pour le compte de l'Ordre du Phénix quelques semaines avant que Voldemort ne tue mes parents. Je peux vous affirmer qu'il m'a même aidé lorsque Hermione, Ron et moi-même nous cachions des Mangemorts. Merci, je vous laisse maintenant". Sur ces paroles, Harry descendît de l'estrade et alla rejoindre les Weasley, les Delacour, Hermione ainsi que Andromeda qui tenait Teddy dans ses mains.
"C'était un très beau discours et une très belle cérémonie" dît une Ginny dont les yeux étaient gonflés par les larmes qu'elle avait versé en le prenant dans ses bras.
"Merci" répondit-il avant de se tourner vers Hermione et de lui dire : "Désolé de t'avoir fait écrire un discours pour rien"
"Ce n'est rien, le tien était bien mieux réussi pour la simple et bonne raison qu'il venait de ton cœur"
Andromeda dont les larmes coulaient toujours vînt congratuler Harry en lui tendant Teddy, puis tous ensemble ils se dirigèrent vers la sortie. En marchant, Harry regarda Teddy, ce symbole d'espoir, d'innocence et d'avenir et se dit : "Tout ira bien..."
