Bonjour, bonsoir à tous ! Wahou, ça faisait un moment... ! O.O''

Je dois avouer que je ne voulais pas commencer à écrire avant d'avoir eu quelques retours, et donc rien n'avait été entamé pour ce chapitre. Mais je veux franchement m'excuser de mon retard, que ce soit dans les réponses ou même pour l'écriture...

J'ai franchement été dérangée dans mon histoire, que ce soit à cause des fêtes ou du travail que j'ai dû fournir. J'étais à quelques pages de la fin quand l'incident de Charlie Hebdo a eu lieu.

Tiens, même si la surmédiatisation a déjà dû bien vous saouler avec, parlons-en un peu, de cet événement... Je dois avouer que ça m'a beaucoup plus touchée que ce que je ne pensais, j'ai été mal et incapable d'écrire la moindre ligne pendant plus d'une semaine. J'ai beaucoup réfléchi à tout ça, aussi, la liberté d'expression, les limites de toute chose, le fait que ça puisse déranger quelqu'un...

J'ai pensé à vous, lectrices et auteurs de fanfictions, j'ai pensé aux personnes réelles, j'ai pensé au Matoine, aux fictions sur SLG ou autres en général. Longtemps.

Et j'en suis venue à une conclusion, que je suis fière aujourd'hui d'affirmer : voilà notre liberté d'expression. Voilà ce qu'internet, la loi française et la nature nous a donné : la possibilité de s'exprimer, en ayant parfaitement conscience que ce ne soit pas du réel, et d'écrire sur n'importe qui, n'importe quand, et n'importe quoi.

Bien sûr, si cela dérange réellement les véritables personnes derrière, par exemple, cette histoire, mais aussi toutes celles qui (je l'espère) suivront, je l'enlèverai sans broncher.

Mais s'il vous plaît, ne vous laissez jamais dicter votre conduite par d'autres gens, quels qu'ils soient, quoi qu'il fassent. Nous sommes libres, nous sommes parfaitement respectables, nous sommes Charlie.

Je tenais à écrire ça sur l'entracte, maintenant que l'émouvant monologue est passé, on peu en revenir un peu sur cette fiction.

Je tiens à remercier Sunlightt pour avoir pris le temps de corriger les fautes du chapitre précédent, elle a vraiment fait du bon travail ! Je dédicace aussi ce chapitre à Lauraceae à qui j'ai mis plus d'un mois à répondre. Considère ça comme des excuses en public, promis, ça ne se reproduira pas ! ;3

Je rappelle aussi que les réponses aux reviews anonymes se trouvent en fin de chapitre.

Bonne lecture à tous, j'espère que vous apprécierez cette suite qui marque le début des ébats amoureux de notre petit couple.

Sur ce, à tout à l'heure en fin de page ^^


Chapitre 2 : … qui met le feu aux poudres


Il porta une dernière fois le mégot à ses lèvres, plongé dans sa contemplation de la voie lactée. Puis, se rendant compte qu'il ne restait déjà plus que le filtre, l'écrasa lestement dans un cendrier à proximité, sortant une nouvelle cigarette de sa poche.

Combien en avait-il fumé, déjà ?

Il ne savait plus. Tout ce dont il se souvenait, c'est que la lune n'était pas au même endroit la dernière fois qu'il l'avait regardée. Et qu'il était toujours aussi frustré de son échec cuisant... Mais bien heureusement, il avait fini par décuver après tout ce temps à contempler les étoiles, de l'alcool certes, mais aussi de sa colère injustifiée envers le gosse.

À présent ne lui restait plus que la surprise. L'incompréhension. La honte, aussi, de ne pas avoir pu se retenir, se contrôler. Il n'avait jamais eu l'intention de lui faire du mal ! Jamais il n'avait pensé à le toucher, le violer en guise de punition, comme jamais il n'avait attaqué quelqu'un avec autant de haine et de fougue auparavant.

C'était fou. C'était malsain. Comme lui, au final... Sauf que là, ça touchait de plein fouet sa famille. Et ça il ne le supportait pas.

Et comme pour l'inculper encore plus, les ordres de Mathieu lui revenaient en tête, inlassablement, tel une malédiction :

« Tu peux coucher avec qui tu veux. Je te donne la liberté de faire ce que tu as envie quand tu en as envie, mais en échange, il faudra que tu respectes trois conditions : premièrement, si c'est des putes, c'est toi qui te les paies, il est hors de question que tu prennes ne serait-ce qu'un seul centime sur mon compte pour ton bon plaisir. Deuxièmement, interdiction de forcer, de violer, d'enlever ou de menacer quelqu'un, d'accord ? Tu fais ça dans les règles de l'art, tu restes diplomate et tu évites de rameuter le flics. Et troisièmement, et c'est le plus important, tu ne dois pas toucher un seul d'entre nous. Compris ? Ni le Geek, ni le Prof, ni le Panda, ni le Hippie, ni la Fille, ni le Moine ou le Démon, ni même moi. Tu ne dois coucher avec personne dans cette maison. Si tu acceptes ça, je te laisserai faire tes affaires sans jamais m'en mêler. »

Il avait accepté. Bien évidemment.

Il avait promis, aussi. Plusieurs fois. Est-ce qu'il avait tenu ses promesses ? Bien sûr que non. Il avait quelques fois emprunté la carte de son créateur pour retirer un peu de liquide, lorsque son propre compte était à sec. Il avait parfois aussi rencontré quelques jeunes personnes à qui il avait appris la vie de manière plus ou moins légale. Il avait une fois encore acheté une fillette à la mafia qu'il avait introduite dans un de ses clubs en tant que récompense pour les V.I.P.

Mais jamais jamais, il n'avait dérogé à la troisième règle. Il savait qu'une infraction sur la première passerait sans problème. Que s'il s'assurait d'aucune fuite, la seconde était sans danger. Mais la troisième n'était même pas envisageable. Enfin, jusqu'à cette nuit, tout du moins...

En fermant les yeux, il pouvait encore se souvenir de la douce odeur de sa peau, de ses gémissements, de ses yeux qui le fixaient avec inquiétude. Putain, ce qu'il était bandant... Il durcissait rien que d'y penser. Pourtant, il avait rarement eu envie de quelqu'un jusqu'à en perdre ses esprits, mais là, c'était juste incontrôlable. Il devait se taper le gosse.

Mais il ne pouvait pas. Il n'en avait pas le droit.

Il broya rageusement sa clope à peine finie, se défoulant avec animosité sur elle jusqu'à l'aplatir dans le cendrier déjà plein. Son bas-ventre le brûlait, quémandant une attention pressante qu'il ne pouvait se résoudre à combler de lui-même. Alors, d'un geste spontané, il attrapa ses clés et, sans même prendre le temps de fermer sa fenêtre, sortit de sa chambre, descendit les escaliers, puis s'engouffra dans la froideur de la nuit afin d'aller retrouver Tatiana pour une petite partie de jambes en l'air.

Pour le reste, il y réfléchirait plus tard...

À onze heures, il décida enfin de rentrer à la maison. Il avait baisé jusqu'à plus soif, s'était occupé des formalités dans un de ses bordels et avait fini dans un bar à plusieurs kilomètres de Paris pour signer un accord avec un client. À présent, la fatigue avait repris le dessus et il n'aurait sûrement pas dit non à une petite sieste bien méritée.

Dans sa discrète voiture noire, il se dépêcha donc de rejoindre le domicile familial, se garant avec lassitude devant l'entrée. Mais à peine avait-il ouvert la porte du grand appartement qu'il se retrouva face à lui, à ses yeux qui hantaient à présent toutes ses pensée, à son visage ébahi et à son air candide.

« Oh... !, s'exclama sans le faire exprès le concerné. »

Pendant quelques longues secondes, leurs regards se croisèrent, s'accrochant d'une façon désespérée, indescriptible. Les souvenirs de la nuit passée leur revinrent, froids, cruels, violents, ineffaçables.

Puis instantanément, il vit les joues du plus jeune se colorer pendant qu'il détournait durement le regard, comme perdu, désorienté.

« P-p-pardon !, réussit-il à articuler, se faufilant avec habileté pour sortir de la maison avant de disparaître à toute vitesse au coin de la rue. »

Le Patron le regarda décamper avec frustration, mélangé entre surprise, et... hmmm... oh, comment ça s'appelait, déjà ? Ah, oui. Excitation...

Comme s'il avait pas déjà bien vidé ses bourses durant les vingt-quatre dernières heures...

« Patron, c'est toi ? Enfin rentré ? »

Il reprit contenance, se tournant le visage fermé vers son créateur dont la tête dépassait juste de la cuisine, visiblement en train de faire un peu de vaisselle. Mais il ne prit pas la peine de répondre, se déchaussant avec lassitude, comme pas du tout intéressé par la discussion.

« On se demandait ce qui t'était arrivé, tu es pourtant bien revenu, cette nuit, pas vrai ? »

Pas possible. Le Hippie avait donc craché le morceau ? ...non. Mathieu n'aurait pas réagi comme ça. Le jeune homme était bien trop calme et joyeux pour être au courant de quoi que ce soit. Peut-être qu'il n'avait entendu qu'un peu de bruit au rez-de-chaussée, et n'avait pas jugé utile de se lever ? Oh, au point où il en était, autant lui demander simplement...

« Comment tu sais ?

-T'as laissé une tasse de café froid sur la table. Même pas entamée ! Le Panda n'aime pas ça, la fille non plus, le Prof ne boit que du thé, le Geek, que du chocolat, et le Hippie rajoute toujours deux ou trois sucres, donc forcément, il ne restait plus qu'un suspect...

-Et le Moine ?, demanda d'un ton joueur l'homme en noir.

-C'est la boisson du diable, pour lui. Comme le thé, les sodas et l'alcool... Il se réhydrate uniquement avec des jus d'orange et de l'eau.

-Il a aussi banni le jus d'pomme, j'suppose. »

Mathieu rit, lançant un regard complice à son homologue qui farfouillait maintenant dans le frigo.

« Bingo ! Ça lui rappelle les heures les plus sombres de l'humanité. Enfin, bon, tu vois un peu le truc...

-Mouais, j'vois..., répondit simplement l'autre, s'asseyant nonchalamment avec une crème brûlée à table. Passe-moi une cuillère. »

La politesse avait beau ne pas lui arracher la bouche, le petit youtuber lui obéit tout de même, s'essuyant les mains avant de lui tendre l'objet. Le proxénète commença dès lors à manger sans un mot, pressé de retourner dans son antre. Il n'arrêtait pas de penser au Geek, et ça le tuait. Pourquoi avait-il quitté la maison ? Pourquoi avait-il rougi ? Lui en voulait-il pour son geste déplacé ? Était-il parti pour ne pas le voir ? Pour l'éviter ?

Plongé dans ses pensées, il entendit son homologue tirer une chaise et s'asseoir dessus, le dévisageant visiblement d'un air gêné. Tournant la tête vers lui, il comprit que le jeune adulte avait plus de choses à lui dire que ce qu'il n'avait déjà exprimé. Putain...

« Quoi ?, finit-il par lâcher d'un air sévère et d'une extrême mauvaise foi, faisant presque sursauter le châtain.

-Ouais, euh... Je voulais te dire... enfin, plutôt te présenter mes excuses pour hier soir. Tu sais, je suis pas mal à bout, en ce moment, et c'est vrai qu'on l'est un peu tous mais, en y repensant, je me suis dit que j'y étais allé un peu fort, avec toi... 'Faut vraiment que vous sachiez que s'il y a une époque où je ne me voyais pas du tout vivre avec des autres moi, maintenant je vous considère comme une vraie famille et je ne veux que votre bonheur. Alors, quand j'ai vu que ça allait pas trop pour le Geek, j'ai voulu.. enfin, j'me suis un peu énervé tout seul, en fait, et au final, je t'ai un peu tout mis sur le dos... »

Même s'il faisait mine de manger de manière complètement détachée, le Patron n'en perdait pas une miette. Il était à la fois choqué de cet aveu, touché aussi d'avoir eu droit à des excuses, mais d'abord et surtout très mal à l'aise... Mentir à un client ne lui faisait aucun tord. Violer une innocente ne lui provoquait pas plus de culpabilité et torturer un homme pour lui soutirer une information pouvait même lui apporter du plaisir.

Mais savoir que son créateur lui demandait pardon en ignorant ce qu'il avait bien failli faire quelques heures plus tôt, en ne se rendant pas compte de l'état actuel dans lequel il était et en ne pouvant lire dans ses obscènes pensées mettant en scène le petit dans diverses positions, le faisait se sentir comme un traître, une véritable raclure de la pire espèce capable d'abandonner les siens pour quelques absurdes broutilles.

Ainsi, dès que le récipient fut vide, il se dépêcha de s'allumer une petite cigarette, histoire de n'établir aucun contact visuel avec son double qui ne semblait pas avoir encore fini.

« J'ai douté de toi et j'en suis vraiment désolé. Je pensais qu'il avait pu arriver quelque chose, que tu pouvais le harceler derrière notre nez, que tu avais peut-être brisé ta promesse... Je suis un peu con, au final, puisque le Panda a discuté hier soir avec le Geek et que celui-ci a bien dit que rien ne s'était passé. Donc je tenais à m'excuser d'avoir pu soupçonner quelque chose. C'était assez déplacé de ma part, je dois bien l'avouer... »

Se levant tout d'un coup, la clope au bec et le ramequin en main, le sombre individu passa devant le jeune présentateur pour lui ébouriffer les cheveux avec tendresse, sans pour autant lui jeter un regard. Mathieu sourit, touché par le geste.

Ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. Et ça tombait bien, l'un comme l'autre n'étaient pas doués avec ceux-là !

L'individu s'approcha ensuite de l'évier pour y déposer ce qu'il portait, puis, s'apprêtant à remonter en pensant la discussion finie, se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres :

« Au fait, où il allait, l'gamin ? J'l'ai vu partir en arrivant.

-Oh, le Geek ? Il voulait aller se promener un peu. Je lui ai fait promettre de rester dans les environs, et puis, de toute façon, Maître Panda lui a prêté son téléphone, donc il ne risque rien...

-Il allait mieux, aujourd'hui ? »

Lui lançant un regard surpris, le vidéaste essaya de déterminer si le boss demandait ça sérieusement. Avait-il eu de la compassion pour le jeune gamer ? Lui, sa personnalité la plus obscure, la plus dure à gérer et la plus dangereuse, pouvait-il donc avoir des remords sur ce qu'il s'était passé ces derniers jours ?

Même s'il n'en était pas totalement convaincu, il répondit tout de même :

« Non, je sais pas pourquoi, il avait l'air totalement paumé, ce matin. Il s'est levé tard, il ne s'est même pas jeté ni sur sa console, ni sur l'ordinateur, j'ai trouvé ça étrange... Puis, vers onze heures dix, il a décrété qu'il allait faire un tour. Comme ça. »

Sans répondre, le Patron tira une latte en montant l'escalier, comme pour montrer qu'il en avait assez entendu. Mathieu n'insista pas, de peur de froisser une nouvelle fois le criminel. Ce dernier attendit alors patiemment que le vidéaste ne s'en aille faire ses affaires pour s'arrêter devant une porte d'où une douce musique de reggae résonnait. Il frappa trois coups distincts avant d'entendre un espèce de grognement difforme, décidant d'entrer sans plus de formalités.

« Yo, salua-t-il l'individu affaissé sur son matelas, avant de fermer doucement la porte pour être à l'abri des oreilles indiscrètes.

-T'es de retour, gros ? »

Jaugeant son double du regard, l'homme en noir se demanda pendant quelques secondes s'il n'avait totalement oublié ce qu'il avait vu la nuit dernière. Ce n'est que quand l'autre se redressa sur ses coudes pour l'interroger du regard qu'il comprit que ce n'était pas le cas.

Tant pis.

Sans quitter son homologue des yeux, il farfouilla dans l'intérieur de son costard pour en ressortir un petit paquet opaque, emmitonné et visiblement bien rempli qu'il balança à côté du pacifiste. Celui-ci le fixa avec étonnement, anticipant déjà ce qui pouvait bien se trouver dedans.

« En échange de ton silence, expliqua son principal dealer. C'est cadeau. »

Mais le Hippie n'était pas dupe. Il l'évalua du regard, mi-figue, mi-raisin, sentant très bien qu'il était en train de se faire prendre pour un véritable imbécile. Un sac de drogue d'une qualité très certainement irréprochable contre la loyauté qu'il vouait à sa famille ? Lui, accepter de se damner, de trahir les siens en échange d'un peu de weed ? Le Patron n'y pensait pas...

Enfin, en théorie, c'était tout de même bien plus compliqué. Avec la plus sombre des personnalités à dos, ce n'était pas qu'à un sac qu'il allait devoir dire au revoir, il le savait bien. Mais que le criminel, que le grand, viril, intimidant boss vienne lui proposer un petit compromis, il y avait quelque chose d'assez incongru...

Ce n'était pas les méthodes habituelles du maître du jeu. D'ordinaire, il aurait plutôt braqué son revolver bien haut, promettant une intense punition si quelques informations venaient à fuiter mais cela ne révélerait-il pas une faiblesse, face au plus jeune de la troupe ?

Peut-être, plus que de savoir le secret bien tenu, le criminel voulait-il se racheter ? Oublier ce qu'il avait fait au gosse, recommencer autre chose, se donner une nouvelle chance... Il était saoul, lorsqu'il s'était attaqué au gamer. Sûrement s'était-il laissé bousculer par ses émotions, au point de frôler l'irréparable. Un irréparable qu'il rejetait maintenant jusqu'à l'existence...

En tout cas, le Hippie y croyait. Il croyait en sa famille, et même ce monstre en apparence dépourvu de tout sentiments devait bien, au fond de lui, pouvoir éprouver un semblant de remords...

Voyant que le mac commençait à s'impatienter, attendant une réponse, un accord explicite qui n'arrivait pas, le drogué se redressa un peu plus, éloignant son joint fumant de sa bouche d'une main confiante.

« C'est ok, Gros. J'accepte. Mathieu en saura rien, promis. Mais c'est uniquement pour cette fois, hein ! Les poneys de l'espace sont pas trop d'accord avec cette façon de faire, en plus c'est pas sympa pour le petit. Donc la prochaine fois...

-Y'aura pas d'prochaine fois, coupa l'autre d'une voix sombre. »

Et le Hippie lui sourit. Un sourire rayonnant, rassuré, confiant. Un sourire qui ne se doutait pas que ce n'était peut-être pas la ''prochaine fois qu'il s'attaquerait au Geek'', mais celle où il se ferait encore griller...

Et la roue se mit à tourner...


Il marchait. L'asphalte sous ses pieds, l'air frais sur son visage, le vide dans ses yeux...

Rien d'autre. Peut-être un monde, qui dansait autour de lui. Peut-être. Mais il n'arrivait pas à le voir, ne pouvait pas le voir. Il était perdu. Autant dans sa tête que dans son âme, déboussolé de l'intérieur jusqu'à en perdre le nord...

Il n'avait pas dormi de la nuit. Pas réussi à oublier, pas réussi à positiver sur sa situation.

Il l'aimait.

Il l'aimait...

Il l'aimait.

Il l'aimait, putain !

Et il le haïssait de toutes ses forces...

Il voulait être dans ses bras juste un instant.

Il voulait l'éviter pour toujours.

Il devait lui dire ce qu'il ressentait.

Il devait absolument fermer sa gueule.

Il avait besoin de discuter avec lui.

Il avait besoin de ne plus jamais avoir à lui adresser la parole.

Il avait envie de le voir, de pouvoir le regarder en face.

Il avait envie de devenir aveugle à chaque fois qu'il croisait ses yeux...

Il prit sa tête entre deux mains tremblantes, se retenant de pleurer une nouvelle fois. Pourquoi avait-il fallu que ce soit ainsi ? Pourquoi être tombé amoureux du pire criminel que la terre ait porté ? Et bordel, mais pourquoi celui-ci devait en plus de ça en avoir contre lui ?!

Secouant rageusement la tête sans faire attention où il marchait, il arriva ce qu'il devait arriver.

BANG.

Aïe... Ce lampadaire n'était pas si près, lorsqu'il avait regardé la rue pour la dernière fois !

Des filles rigolèrent, à sa droite. Il faillit leur hurler dessus. Mais c'est là qu'une voix calme, douce et inquiète retentit, alors qu'une main inconnue se posait sur son épaule :

« Hé, ça va, mec ? Tu t'es pas fait mal ? »

Hein... ?

Il releva les yeux, tombant nez à nez avec un garçon immense, brun aux yeux amande, le visage fin.

« O-oui, oui ! Ça va, je vais bien, je n'ai rien !, répondit-il finalement, agitant ses mains d'un air gêné.

-T'es sûr ? T'as les larmes aux yeux, il faudrait pas que tu te sois cassé quelque chose...

-Oh... ! Non, t'en fais pas, ça a rien à voir ! M-merci de t'inquiéter, en tout cas. »

Essuyant les gouttes qui perlaient sur ses joues, le Geek essaya désespérément de faire un sourire radieux, ce qui se solda en un véritable échec. Le cœur n'y était malheureusement pas, et bien qu'il fut touché d'un tel geste de la part d'un inconnu, le Patron ne cessait irrémédiablement de lui revenir en mémoire...

« Ben, c'est rien ! Je peux comprendre que t'aies des problèmes, mais la prochaine fois, évite de te fracasser le crâne par la même occasion, je te promets que ça aide pas ! »

Il rirent ensemble. Et ça détendit grandement le plus jeune de SLG.

« Au fait, reprit le plus grand en faisant un pas en arrière pour partir, je m'appelle Léo et je travaille dans la boutique de jeux vidéos juste en face, là-bas. Si t'as le temps, passe y faire un tour un de ces jours, je devine à ton tee-shirt que tu fais partie de cette magnifique bande de no-life et gamers que l'on appelle plus communément geeks !

-D'accord, je viendrais ! Merci beaucoup ! »

Et il se quittèrent comme ça, sans savoir qu'une nouvelle amitié était née...

Comme il commençait à avoir un peu faim, le Geek décida alors de rentrer à la maison. Vérifiant l'heure sur le portable qu'on lui avait prêté, l'éternel adolescent devint livide. Treize heures quarante. Trois messages. Deux appels manqués...

Il était censé rentrer au plus tard à midi et demi, putain !... Mais d'ailleurs, avait-il réellement erré pendant presque trois heures ? Bon, ok, il était beaucoup plus éloigné que ce qu'il n'aurait dû l'être, plus proche du centre-ville que de leur appartement. Mais tout de même ! Ça faisait malgré tout une plombe qu'il déprimait comme un idiot, seul dans des rues dégarnies, froides et incroyablement oppressantes...

Le souffle court et le cœur battant, il ouvrit la boîte de dialogues en se mordant d'ores et déjà la lèvre inférieure. Tous de Mathieu, le ton semblait monter crescendo.

''Hey, Geek ! 'Faudrait peut-être penser à rentrer, tu crois pas ? La Fille s'impatiente, elle veut passer à table...''

Date de réception : aujourd'hui à 12h18.

''Euh... ? Mec ? Pourquoi tu décroches pas ? T'es où ? Les autres commencent à vraiment s'impatienter, je t'avais dit midi et demi MAXIMUM, putain !''

Date de réception : aujourd'hui à 12h47.

''Dis, je commence vraiment à m'inquiéter, là. Je veux bien comprendre que le tel' soit en silencieux et que tu n'aies pas eu la présence d'esprit de monter ne serait-ce qu'un peu le volume de la sonnerie, je n'en attends pas tant de ton jeune cerveau... mais un portable que tu regardes jamais, ça sert à rien de l'emmener, tu sais !... Non, sérieux, Geek, renvoie-moi un truc dès que t'as lu ce message, s'il te plaît. Si je n'ai pas de réponse avant 14h, je pars direct à ta recherche, alors magne-toi le cul de m'envoyer quelque chose, please.''

Date de réception : aujourd'hui à 13h35.

Rapidement, il tapota un ''J'arrive'' sur l'écran, l'envoyant avant de filer à toute vitesse vers la maison.

Quel idiot. Mais quel idiot ! Se mettre dans un état pareil, oublier l'heure et même sa petite famille pour si peu ! Il était amoureux du Patron. C'était un fait avéré. Mais, et alors ? Ça allait changer quelque chose ? Ça allait modifier sa vie ?

Bien sûr que non ! Il allait faire disparaître le moindre de ces maudits sentiments le plus vite qu'il pouvait, et tout reviendrait à la normale. Il allait éviter le regard et la présence de l'individu un petit moment. Ça passerait. Comme c'était arrivé, ça passerait.=)

S'il le fallait, il le détruirait de ses propres mains. Son premier amour...

Retenant les larmes qui menaçaient une nouvelle fois de couler, il se mit à courir encore plus vite, épuisé par tant de cogitation. Ce ne fut qu'au bout d'une demi-heure qu'il se retrouva rampant devant la porte d'entrée, crachant ses poumons par manque d'air, épuisé d'avoir trop couru.

Imbécile ! Depuis quand un geek court ? T'avais pourtant abandonné l'idée de te mettre aux exercices physiques, non ?!

Un effort, un dernier effort pour atteindre la poignée, et... Oh ? Pourquoi celle-ci s'abaissait-elle toute seule, faisant s'ouvrir la porte d'entrée ?

« C'est à cette heure-ci qu'tu rentres, sale gosse ? »

C'était Mathieu. Surplombant de toute sa -petite, mais pas inexistante- hauteur sa personnalité écroulée au sol, il ne semblait pas, mais alors vraiment pas content. En même temps, il fallait s'y attendre...

Embarrassé par la situation, le Geek essaya alors de se relever, en vain. Ses forces l'avaient quittées depuis bien longtemps, sa vue commençait même à s'altérer. Les paroles de l'original devinrent d'un coup très lointaines et il ne réussit pas à comprendre tout ce que lui disait le vidéaste. Seules de ridicules bribes arrivèrent à ses oreilles, perdues dans un bourdonnement sourd que subissaient inexplicablement ses tympans.

« Qu'est-ce que … avez … ce moment … Patron … aussi …. marre … tout ça … inquiet … t'en fous … je … pourquoi … toujours … famille … même pas … écoutes ? …... Tu … hé … Gee-

-Pas bien...

- …. ?

-J'me... sens... pas... »

Puis les ténèbres le happèrent...

Lorsqu'il rouvrit finalement les yeux, il était sur le canapé, un chiffon mouillé sur le front et une étrange boule dans l'estomac. Il tourna doucement la tête, tombant nez à nez avec le visage sérieux de Maître Panda.

« Il a repris conscience !

-Pas trop tôt !, répondit la voix légèrement agacée de Mathieu, qui semblait venir de la cuisine. »

Celui-ci se montra d'ailleurs bien vite, une assiette fumante à la main contenant des pâtes à la carbonara, à en juger l'odeur... Il s'approcha du gamer, la mine sévère, déposant le plat sur la table basse. Il s'assit juste à côté, croisant ses jambes pour montrer qu'il avait son temps. Puis il lança, fusillant du regard son homologue :

« T'étais où ? Tu foutais quoi ?

-Euh... ! Je... J'étais en ville... je me promenais.

-Pourquoi t'as mis autant de temps ?

-J'ai pas fait attention à l'heure, c'est tout... !

-Tu vas arrêter de te foutre de ma gueule, à un moment ?! »

Mathieu s'était levé, visiblement au bord de la crise de nerf. Le stress, la fatigue, ainsi que le fait qu'il n'avait pas pris ses cachets depuis plusieurs jours devaient jouer aussi, mais l'inquiétude l'avait emporté sur le tout. Il avait eu peur. Peur, et mal, en pensant que le Geek avait décidé de rester dans son coin plutôt que de lui parler, qu'il se dépérissait à une vitesse fulgurante au lieu de simplement exposer le problème.

« Qu'est-ce qu'il t'arrive, ces derniers temps ?! C'est la puberté ? C'est la crise d'adolescence ? C'est quelque chose qui ne te plaît pas ? C'est le Patron ? C'est le Hippie, c'est Maître Panda ? C'est moi ?! Mais merde, Geek ! Si t'as un problème avec l'un d'entre nous, t'as qu'à lui dire en face et puis basta ! Au lieu de jouer la victime parfaite, grandis, un peu !

-Mathieu, l'appela l'ursidé, visiblement mal à l'aise.

-Putain, je commence à en avoir jusque là de vos conneries ! Vous me cassez les couilles, TU me casses les couilles, tu comprends, ça ?!

-Mathieu.

-C'est pas croyable, c'est toujours comme ça, avec vous ! Je fais attention à vous, je vous donne TOUT ce que vous voulez ! … Tu veux que je t'achète une console ? Tu veux de nouveaux jeux ? Tu veux un ordi de gamer ? Mais allez, vas-y, demande-moi tout ce que tu as envie, je t'y achèterai ! Comme je l'ai toujours fait avec chacun d'entre vous ! Tu veux plus de liberté ? Tu veux avoir d'autres horaires pour SLG ? Mais qu'est-ce que tu veux, à la fin, putain, demande-moi et qu'on en finisse !

-Mathieu, arrête.

-Tu veux que je te dise, moi ? T'es jamais content ! On te donnerait la lune que ça t'irait pas ! Je t'ai laissé une heure pour faire une promenade, il a fallu que t'en prennes le double ! Et tu sais quoi ? Ce CON qui te garde chez lui s'est fait du souci, en plus de ça ! Pendant que t'en avais rien à foutre, que tu te promenais tranquillement par ci par là, y'a un salaud qui pensait que quelque chose t'étais arrivé ! Sale merdeux, va ! Tu mérites pas un quart de tout ce que j'ai pu te donner ! Tu ferais même mieux de crever, de toute façon personne ne t'aime ! »

Toucher les points faibles, toujours. C'est comme ça qu'ils s'aimaient, c'est comme ça qu'ils se supportaient. En blessant les autress.

Mais cette phrase fut celle de trop. Les larmes du Geek jusque là retenues tombèrent, humilié et blessé par des paroles aussi crue. Maître Panda perdit patience, agacé par la fureur injuste de son créateur. Il fallait l'arrêter maintenant, ou ça allait mal finir. Il hurla :

« Mathieu, ça suffit, laisse-le tranquille, maintenant !

-Toi ta gueule, répliqua le vidéaste fou de rage, c'est MOI qui commande dans c'te putain d'baraque, c'est clair ?! Et c'est MOI qui décide quand ça suffit ou pas, j'peux vous renvoyer dans le néant quand je veux, vous avez compris ?!

-Vous allez arrêter de crier comme des truies qui s'font prendre par l'cul ? »

C'était le Patron. Visiblement de très mauvais poil, à peine sortit d'une -trop- courte sieste, il désigna toutes les personnes de la pièce avec son mégot encore allumé, lançant avec hargne :

« Le prochain qui ouvre sa grande bouche de salope il se prend une balle dans le crâne, ok ?! Ça vous apprendra à me réveiller ! »

La réplique jeta un froid dans le salon. L'arrivée du personnage vêtu de noir avait visiblement bien calmé le jeune youtuber, qui lui répondit d'un air perdu :

« Oh... Pa... Patron. Désolé, je voulais pas te déranger...

-Justement, garde ce ton-là, et explique-moi pourquoi tu hurlais comme si on avait combiné une vierge et un calibre vingt !

-Ben... heu... »

C'est là qu'il entendit. Un hoquet, un soufflement, un reniflement. Puis il vit la casquette dépasser du canapé. Et son cœur s'accéléra.

« Qu'est-ce que... Tu... Il pleure... ? »

N'y tenant plus, le Geek se releva, essayant de quitter la pièce au plus vite. Mais le criminel comptait bien savoir le fin mot de l'histoire, et bloqua donc la sortie de tout son corps pour retenir le jeune garçon.

« Hop là, reste là ma put- ?! »

N'ayant pas vu l'action, le Geek lui rentra dedans, reculant d'un pas sous le choc. Les poings serrés devant lui, les yeux rouges et la mine terrorisée, son regard croisa celui du dangereux psychopathe. Un nouvel échange visuel débuta, toujours aussi désemparé, pendant quelques secondes à peine. Puis l'enfant poussa son double de toutes ses maigres forces, mal à l'aise et terriblement peiné par tous les événements récents.

« Laisse-moi passer, putain ! »

Dans une dernière tentative, le Patron le retint par le bras, lui lançant un regard cette fois-ci déterminé, ferme. Ce troisième temps d'arrêt dura cette fois-ci plus longtemps, avant que Maître Panda n'intervienne une dernière fois :

« Lâche-le, c'est bon. Il en a eu bien assez pour aujourd'hui, tu ne penses pas ? »

Et la proie s'échappa à la vitesse de l'éclair pour la troisième fois de la journée...

La maison resta calme jusqu'à l'heure du dîner, bien que le chanteur du groupe, lui, eut du boulot en pagaille. D'abord consoler Mathieu, qui, une fois la colère passée, s'en voulut énormément d'avoir laissé de tels mots franchir la barrière de ses lèvres. Non, en fait, il s'en voulait toujours. Il se rendait malade pour ça, il avait l'impression d'avoir échoué dans son rôle, d'être un mauvais ''père'', encore une fois...

Ensuite, s'occuper du gamin. Lui apporter à manger, sécher ses larmes. Lui dire, encore une fois, que leur créateur ne le pensait pas, qu'il était furieux, que c'était la fatigue. Que ça irait mieux demain. Lui assurer que personne ne souhaitait sa mort, que tous l'aimaient profondément, que Mathieu s'était fait un sang d'encre pour lui. Que c'était la maladie et le stress combinés. Que c'était la fatigue...

Encore une fois, calmer les tensions. Encore une fois, rappeler que tout le monde est juste exténué en ce moment, que leur famille ne tombera pas aussi facilement. Qu'ils s'aiment.

Encore une fois... mais pour combien de temps ?

Il baissa la tête en refermant la porte du Geek. Le petit s'était endormi. Il soupira.

Quelque chose s'était passé, avec le Patron. Durant la nuit, le matin, il ne savait pas... Toujours est-il que la situation avait évoluée. Et même s'il doutait fort que le sombre individu ait pu profiter d'une quelconque manière que ce soit du plus jeune, une altercation avait dû avoir lieu. Peut-être même que l'un, l'autre, ou bien même les deux s'étaient doutés de quelque chose. Qu'ils avaient vu le changement, et que le secret était maintenant révélé.

Dans l'espoir d'en appendre un peu plus, il passa par la chambre du Hippie. Mais après lui avoir posé quelques questions, il se rendit vite compte que le baba cool était en plein bad trip, et qu'il n'avait rien à lui apprendre sur le sujet. L'animal décida très vite de battre en retraite, son nez sensible ne supportant déjà plus les fumées empoisonnées.

Tant pis ! Il questionnerait le Patron plus tard. Pour le moment, il avait une chanson à apprendre...

Le Geek ne vint pas au repas du soir.

Mathieu avait prévu d'aller chez Antoine pour y passer la soirée, et Maître Panda avait décidé de l'accompagner afin de prendre un peu de repos.

Le Prof avait des expériences qui l'attendaient et la Fille, vexée d'être ainsi mise de côté par tout le monde, avait décrété qu'elle partirait en boîte dès son yaourt terminé.

Ainsi, la maison fut quasiment vide lorsque vingt heures sonnèrent. Le jeune enfant, épuisé, avait prévenu Mathieu qu'il allait se coucher quand celui-ci lui avait demandé de descendre pour quelques dernières recommandations. Et c'est ce qu'il fit.

Il se retrouva donc au lit, les dents brossées et avec un vieux pyjama Saint Seiya qui avait appartenu à l'ancien Stéphanois.

Il n'avait pas envie de dormir. Mais il n'avait pas envie de rester debout non plus. Alors il se retournait dans sa couette bien trop grande pour un seul petit corps.

Au final, Mathieu n'avait pas tort : il ne s'inquiétait que pour lui. Il n'avait pensé qu'à son mal-être, alors que son créateur croulait littéralement sous le travail. Il s'était laissé emporter par des conneries, des remarques perverses, des regards... Un regard. Comme celui qu'ils avaient échangé plus tôt, quelque chose d'assez puissant pour lui tordre le cœur.

Et cette détermination, ce charisme... Comme s'il lui criait : ''je n'abandonnerai pas'', ''je reviendrai''.

Il soupira, fermant les yeux de lassitude. Il en avait assez, il ne voulait plus y penser.

Et c'est là qu'il les entendit.

Des bruits de pas qui martelaient la mezzanine, qui s'approchaient de sa chambre.

Impossible ! Il n'oserait pas, le Prof et le Hippie étaient encore à la maison !

Lorsqu'ils passèrent devant sa porte, les craquements s'arrêtèrent. La porte s'ouvrit alors qu'il faisait semblant de dormir, en réalité tremblotant de peur.

Inspiration.

Une forte odeur de tabac, un tintement métallique, un premier pas, puis sa porte qui se referma lentement.

Expiration.

Finalement, son heure était venue, hein... ? Même à cet instant, il en était parfaitement conscient.

Ce serait l'Étincelle qui mettrait le feu aux poudres...


Voilà. Je n'en suis pas totalement satisfaite, mais l'attente n'a que trop duré, donc j'ai décidé de poster malgré les imperfections. En espérant que le tout ne dérangera pas... ^^'

Sur ce, je vous remercie d'avoir lu, et je tiens aussi à remercier tout particulièrement toutes les personnes qui ont reviewvé/reviewveront, ça me fait vraiment plaisir ! =)

J'espère que vous appréciez toujours cette histoire, et je vous dit à la prochaine fois pour le premier lemon ! ;D

Sa-chan, qui s'excuse encore une fois pour le retard.

Réponses aux reviews anonymes :

21 guns : Ça me fait super plaisir que tu apprécies à ce point cette histoire ! Ça aura pris son temps, mais j'espère que tu as apprécié cette suite. =)

Guest : Bonsoir ! ^^ Alors déjà, merci d'avoir pris le temps de commenter, je suis vraiment désolée de l'attente pour ce chapitre... Maintenant que je suis en vacances, j'aurai plus de temps pour écrire ! ^^ Pour l'instant, je n'ai encore jamais abandonné une fiction, donc celle-ci ne risque pas non plus d'être laissée sans fin ! ;) En attendant, j'ai hâte de voir les retours pour ce chapitre, merci encore !