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Chapitre 1 : Je ne suis pas anormale !
RAR :
Stephanie :Merci beaucoup d'avoir commenté, je suis contente que l'histoire te plaise.
Karine :Merci.
Merci à tout ceux qui ont commenté, mis l'histoire en favori ou qui suivent l'histoire, j'espère que ce qui va suivre vous plaira autant.
Vu que je ne m'y connais pas du tout niveau éducation britannique, j'utilise les termes français.
J'ai changé le rating pour mention future de maltraitance d'enfant à cause de l'enfance d'Harry, tout ça tout ça...
Désolée de ne pas avoir publié plus tôt, blâmez GOT pour ça, cette merveilleuse et cruelle série que je viens tout juste de découvrir, enfin (ah, qu'est-ce que j'aime cette série, si vous voulez passer commande sur celle-ci, je suis intéressée. Bon, j'en suis à la saison 6 pour l'instant, mais je pense que je l'aurais bientôt finie).
Et le prochain chapitre ne sera pas avant février, vu qu'il y aura d'autres commandes publiées après celle-ci.
Hermione Granger n'avait jamais été une enfant ordinaire.
Il aurait sans doute été exagéré de dire que c'était le cas depuis le début, et si ses parents avaient affirmé haut et fort qu'ils l'avaient senti dès sa naissance, cela n'aurait été perçu que comme une réaction naturelle venant de parents qui considéraient leur enfant nouveau-né comme étant déjà un être exceptionnel.
Ce qui était bien le cas, chose qu'ils ignoraient encore.
Le jour de sa naissance, on dénombra autour de l'hôpital où elle venait de naître un nombre extraordinairement élevé de hiboux et de chouettes, dont la présence resta complètement inexpliquée, et de toute façon seulement temporaire, puisqu'ils partirent seulement quelques heures plus tard.
Une nouvelle sorcière venait de naître, et ils avaient été les premiers (avec la plume de Poudlard) à être au courant.
Il fallut attendre qu'Hermione atteigne ses six ans pour que ses parents se rendent compte qu'elle était définitivement à part, et, étonnement, cela ne fut pas à cause de ses pouvoirs.
La petite fille venait tout juste de passer en école primaire, deux semaines plus tôt, et elle était encore assez solitaire, ce qui n'inquiétait pas le moins du monde ses parents, après tout, ils avaient tout juste déménagé dans une nouvelle maison quelques mois plus tôt, en juillet.
Elle venait donc tout juste d'arriver dans un nouveau quartier et un nouvel environnement, c'était normal qu'elle ne s'y soit pas encore vraiment acclimatée.
Eux-mêmes avaient à peine eu le temps de se lier d'amitié avec leurs voisins ou nouveaux collègues, il n'était donc pas étonnant qu'elle non plus n'ait pas encore trouvé d'amis avec qui discuter ou jouer.
Bon, c'est vrai que dans son ancienne école, elle n'avait pas beaucoup d'amis non plus, sans doute parce que leur petite Hermione n'avait pas l'habitude d'aller vers les autres pour leur parler, mais bon, ça viendrait avec le temps, n'est-ce pas ?
Leur fille était comme les autres, certes, elle avait comme particularité physique d'avoir les dents de devant un peu proéminentes, et même s'ils étaient dentistes, ses parents ne pouvaient pas encore faire grand-chose à ce sujet (d'ici quelques années, en revanche), mais elle n'était pas encore au collège, et les enfants de son âge n'étaient pas assez cruels pour se moquer d'elle à cause de cela.
Du moins, ils l'espéraient.
Ainsi, alors qu'elle avait six ans depuis seulement quelques mois, pendant une nuit, intrigués de voir de la lumière sous la porte de la chambre de leur fille (à une heure où celle-ci aurait dû dormir depuis très longtemps), ils y entrèrent.
Et, attendris, ils y trouvèrent leur petite fille, allongée sur son lit et qui semblait s'être endormie sur le livre qu'elle était auparavant en train de lire.
Elle avait probablement dû allumer sa lumière en douce quelques heures plus tôt, pensant sans doute qu'elle ne se ferait pas repérer, et pensant qu'elle se serait couchée avant que ses parents n'aillent eux-même dormir.
Hermione ne s'attendait sûrement pas à elle-même s'endormir sur le livre en question, n'ayant pas encore assez d'endurance pour réussir à tenir aussi longtemps éveillée, aussi tard, surtout à son âge.
Souriant, la mère de la petite fille l'allongea correctement sur son lit, tandis que son père lui prenait le livre des mains, avant qu'il éteigne la lumière de sa petite lampe, sa mère finissant par la border.
Tentant de faire le moins de bruit possible, ils sortirent avant de se diriger vers leur propre chambre.
Une fois qu'ils furent couchés, la mère d'Hermione finit par lui demander.
« Qu'est-ce qu'elle lisait ?
Regardant la couverture, à laquelle il n'avait pas prêté attention juste avant, son mari sursauta.
Il s'attendait à ce que ce soit un simple livre pour enfants commençant à apprendre à lire (style Gafi le fantôme, pour ceux qui connaissent, mais au Royaume-Uni. Ah, souvenirs, souvenirs...), avant de tiquer sur le nom de l'auteur.
« Chérie... Tu savais que notre fille, en plus de savoir apparemment lire parfaitement, lisait du Charles Dickens ? »
Son épouse sursauta.
« Pardon ?
Regardant de plus près le livre, il réalisa qu'il était étonnamment épais, ce n'était donc même pas une version abrégée du roman en question, à savoir Oliver Twist.
- Et c'est un des plus longs, d'ailleurs... murmura-t-il.
- A six ans ? S'exclama-t-elle, stupéfaite. Où est-ce qu'elle en est rendue ? Lui demanda-t-elle, intéressée bien que toujours autant surprise. »
L'ouvrant brusquement, il tomba immédiatement sur l'endroit du roman où la petite fille avait glissé son marque-page.
« On dirait qu'elle en a lu plus de la moitié, d'après ce que je vois...
- Vraiment ? Puis, une lueur de véritable fierté apparut dans son regard. Notre petite fille lit du Charles Dickens ? À son âge ? Ensuite, elle fronça les sourcils. Mais, où a-t-elle bien pu se le procurer ? Notre bibliothèque est plutôt bien garnie, mais je ne pense pas qu'elle a pu trouver ce livre ici.
- Elle l'a sans doute emprunté à la bibliothèque de son école, ou à la bibliothèque municipale.
- Est-ce que tu penses qu'elle comprend tout ce qu'elle lit ? D'ailleurs, quand est-ce qu'elle a bien pu apprendre à lire ? Elle n'a que six ans !
- D'après ce que je sais, son ancienne institutrice lui a enseigné quelques bases concernant la lecture l'année dernière, mais je ne savais pas que c'était allé jusque là... Je ne savais pas qu'elle savait réellement lire. Regardant une nouvelle fois le livre, il se mit à sourire, avant de regarder sa femme. Notre petite fille est appelée à faire de grandes choses. »
Son épouse répondit à son sourire, avant d'acquiescer.
« Oh ça, j'en suis sure... »
§§§§
Hermione adorait lire.
Elle n'avait que quatre ans quand son institutrice de maternelle, Miss Johnson, l'avait trouvée en possession d'un livre qui n'était normalement pas adapté pour son jeune âge – ou du moins pas pour quelqu'un ne sachant en théorie pas encore lire – c'est-à-dire un exemplaire du Club des cinq de Enid Blyton.
Fronçant les sourcils, la jeune femme s'était alors assisse à côté d'elle, réalisant ensuite très rapidement une chose incroyable : la petite fille semblait réellement comprendre ce qu'elle était en train de déchiffrer de façon certes malhabile, mais il était indéniable qu'elle comprenait ce qu'elle lisait.
Et ce alors que l'institutrice avait elle-même d'autres élèves de six ou sept ans qui avaient encore quelques difficultés pour apprendre correctement à lire.
Alors qu'elle, elle semblait déjà savoir le faire presque parfaitement.
Tâchant de faire le moins de bruit possible et donc de ne pas attirer son attention, elle avait observé son élève pendant plusieurs minutes, voyant celle-ci bouger lentement les lèvres, en silence, murmurant pour elle-même les mots et les phrases qui se trouvaient sur les pages du roman qu'elle tentait de comprendre, et l'institutrice avait laissé un sourire de fierté affleurer sur ses lèvres, en constatant à quel point la petite fille semblait être douée.
Comment elle avait appris à lire, en autodidacte ou avec l'aide d'un ou d'une camarade plus âgé(e), elle n'en avait absolument aucune idée, mais cela lui faisait profondément plaisir de voir une enfant aussi jeune s'intéresser aussi tôt à la lecture.
« Dis-moi Hermione, avait-elle doucement dit à l'enfant, c'est un joli livre que tu as là. »
La fillette avait alors sursauté, surprise.
« Oh, bonjour madame... Merci, il me plaît beaucoup.
- Où est-ce que tu as eu ce livre ?
- Je l'ai emprunté à la bibliothèque. »
Elle avait alors enfoui le livre entre ses bras, presque comme si elle avait peur qu'on le lui vole, et l'institutrice avait manqué de soupirer.
Hermione était... différente des autres élèves.
Plus vive, plus éveillée que les autres, semblant déjà s'intéresser à tout et n'importe quoi, et ce que la jeune femme venait tout juste de voir ne faisait que confirmer cette idée.
Hermione Granger était en avance sur les autres, et ce fait n'allait certainement pas arranger sa relation avec les autres élèves, si elle se décidait encore à rester toute seule dans son coin et qu'elle n'essayait pas de parler aux autres, comme c'était le cas depuis le début de l'année.
De plus, cela se passait pendant la récréation, à un moment où elle aurait pu se lier d'amitié avec d'autres filles et garçons en discutant ou en jouant avec eux, mais étrangement, cela n'avait pas semblé encore lui traverser l'esprit.
Elle devait avoir un côté solitaire, en plus d'être érudite.
Regardant autour d'elle, Mme Johnson fronça les sourcils.
Oui, en effet, c'était la seule de la classe entière à avoir un livre en main, et si quelques élèves avaient apparemment un intérêt pour les livres, ils se faisaient en ce moment-même lire des histoires, ils ne les lisaient pas eux-même.
L'institutrice la regarda alors, avant de lui sourire une nouvelle fois.
« Hermione... que dirais-tu... de ranger ton livre pour l'instant, et d'aller jouer avec les autres ? »
La fillette la regarda, hésita quelques secondes, avant de hocher la tête, et de reposer le livre sur sa table.
S'éloignant, elle avait fini par rejoindre les autres, et l'institutrice était allée voir d'autres élèves puis ses collègues, en étant un peu plus rassurée qu'avant, assurée que la petite fille allait enfin réussir à se faire des amis.
Enfin, ce qu'elle ignorait c'est que les choses n'étaient jamais aussi simples qu'elles semblaient l'être, et, après s'être un petit peu amusée avec les autres, Hermione avait fini par rapidement s'ennuyer, et elle avait sorti un autre livre de son sac (parce que oui, malgré son jeune âge, elle faisait déjà parti des gens lisant plusieurs livres en même temps, même si elle ne lisait pas aussi rapidement qu'elle pourrait le faire plus tard), et elle s'était isolée pour lire.
Certaines choses ne changeaient jamais.
§§§§
Quand les parents d'Hermione avaient voulu la voir, quelques années plus tôt, après la rentrée de la petite fille en CP, elle avait été très surprise.
Apparemment, ils voulaient des réponses à certaines questions qu'ils se posaient.
« Donc, si je comprends bien, vous êtes en train de nous dire que notre fille savait déjà lire à l'âge de quatre ans, et vous n'avez jamais jugé bon de nous en parler ?
Dans la voix de M Granger, il y avait un mélange de stupéfaction et de colère, alors qu'il faisait face avec sa femme à l'ancienne institutrice de sa fille.
- A vrai dire, je pensais que vous étiez déjà au courant. Elle lisait en permanence, dès qu'elle en avait l'occasion, même quand ce n'était pas forcément le moment... Pendant les récréations, ou en cours... Une fois, je l'ai même surprise, un livre sur les genoux, plongée dans celui-ci, sans rien écouter de ce que je disais. Je croyais que vous le lui aviez appris.
- Nous sommes dentistes, avait alors répondu la mère d'Hermione, nous ne sommes pas des enseignants. Nous n'avons pas vraiment les compétences pour cela, ce n'est pas notre domaine.
- Je pensais que vous auriez pu lui lire des histoires pour l'endormir, et elle aurait commencé à lire toute seule, je ne savais vraiment pas... Hermione aime lire, ça s'est une évidence, et si vous êtes venus ici, c'est parce que c'est toujours le cas, et j'en suis heureuse. J'imagine qu'elle sait également écrire ?
- Hé bien, oui, parfaitement bien d'ailleurs, nous en avons parlé avec son actuelle institutrice, et elle nous a dit qu'elle était ravie de ses rapides progrès. Et nous n'en sommes qu'au début de l'année, fit la mère de la petite fille avec fierté.
Mme Johnson hocha la tête.
- C'est bien ce qu'il me semblait. Si je ne vous ai rien dit, c'est parce que je n'en voyais pas l'utilité, je vous croyais déjà au courant. Je pense que votre fille est une surdouée. Mais aussi qu'il ne serait pas forcément une bonne chose de la faire passer en classe supérieure. Mais ce n'est que mon avis, bien sûr...
- Pourquoi ? Lui demanda le père d'Hermione. Vous savez madame, désormais, elle ne lit pas les clubs des cinq ou même Oui-Oui. Elle lit du Dickens ! »
L'enseignante sursauta.
« Vraiment ? Demanda-t-elle avec fierté. C'est... très surprenant. C'est une bonne chose, mais... Répondez donc à cette question, je vous pris. Est-ce qu'Hermione a des amis ? »
Les deux parents se regardèrent.
« Non, avouèrent-ils à contrecœur.
- C'est bien ce qu'il me semblait... Est-ce que vous lui en avez parlé ?
- Elle nous a dit qu'elle s'en accommodait, que ce n'était pas un problème, que... »
L'institutrice soupira.
« Je dois être honnête avec vous, je ne sais pas comment la sortir de sa solitude. Et j'ai le sentiment que si elle saute une classe, cela sera encore pire, parce que... Parce qu'elle sera encore plus isolée, et dans un environnement qu'elle ne connaît pas. Ce n'est pas à moi de vous dire quoi faire, après tout, je ne suis plus sa professeure, mais... Juste... essayez de faire en sorte qu'elle se sente à sa place, c'est le seul conseil que je peux vous donner. »
§§§§
1988.
Quand Hermione eut neuf ans, ses parents décidèrent de lui offrir quelque chose qui lui correspondait bien, à savoir : un livre.
En même temps, c'était la seule chose qu'elle demandait pour son anniversaire, pour Noël... A chaque fois, tout ce qu'elle voulait, c'était des livres.
Elle était toujours aussi seule qu'avant, mais bon, ses parents ne pouvaient pas non plus la forcer à se socialiser, et si cela lui convenait ainsi...
Cela ne voulait pas dire qu'ils n'allaient pas essayer de l'aider.
Alors qu'elle marchait dans les couloirs d'une librairie quelconque, la mère d'Hermione se figea brusquement en apercevant la couverture d'un roman sur lequel on pouvait voir une petite fille assise sur une sorte de caisse, un livre en main, elle-même entourée par d'autres nombreux libres, et Mme Granger pensa immédiatement à sa fille en la voyant.
Mathilda, de Roald Dahl.
À la fois curieuse et intéressée, elle se saisit du livre de poche, et regarda sa couverture, qu'elle commença à lire attentivement.
Et ce qu'elle lut l'interpella immédiatement.
Matilda est une petite fille très intelligente. Très, très intelligente. Elle apprend à lire toute seule à l'âge de trois ans, et elle adore ça.
Cela n'est malheureusement pas du goût de ses parents, deux abrutis qui préféreraient que leur fille regarde, comme eux, des émissions stupides à la télé.
À l'école, la petite Matilda n'est pas au bout de ses peines, puisque la directrice de l'établissement déteste les enfants et leur inflige les pires cruautés.
Heureusement, il y a aussi une gentille institutrice. Et puis, Matilda a des talents vraiment exceptionnels...
Une fois sa lecture finie, la première chose qui jaillit dans l'esprit de Mme Granger fut incontestablement : cette fille, c'est Hermione.
Elle sut alors immédiatement quoi lui offrir.
§§§§
1989.
Hermione avait dix ans quand ça commença pour la première fois.
Ça, hé bien cela consistait tout simplement en ses pouvoirs de sorcière qui commençaient à lentement se réveiller, ça et aussi quelques autres choses bizarres.
Si Hermione avait eu à parler à quelqu'un de la première fois que quelque chose d'étrange était arrivé, elle aurait parlé de ce jour où, alors qu'elle lisait dans le jardin, durant un jour de septembre où il faisait beau, elle avait vu une chouette voler au dessus d'elle.
La petite fille n'avait pas vraiment compris ce qu'il se passait, en fait, elle n'avait même pas essayé de comprendre, cela ne l'intéressait pas (l'intrigue de son livre, qu'elle lisait depuis peu, à savoir le roman Jane Eyre, de Charlotte Brontë, l'était largement plus).
Enfin, jusqu'au moment où elle avait de nouveau levé la tête, et s'était aperçue que l'oiseau était toujours là, semblant la fixer avec ses grands yeux.
Hermione avait alors froncé les sourcils, ne comprenant toujours pas, et réalisant que ce n'était peut-être pas normal.
Elle ne s'y connaissait pas vraiment en oiseaux ni en ornithologie (bon, elle savait déjà écrire le mot en question sans se tromper, et elle savait ce qu'il voulait dire, mais rien de plus), mais elle se doutait que ce n'était pas comme ça que les oiseaux étaient censés se comporter avec les humains.
D'habitude, enfin, d'après son expérience, en tout cas, les oiseaux restaient éloignés des humains, ou du moins, ils partaient loin d'eux au bout d'un moment.
Et pourtant, cela faisait déjà quinze minutes que cet oiseau était là, devant elle, en train de la regarder.
Et ça n'avait aucun sens.
« Qu'est-ce que tu regardes ? L'interrogea-t-elle, presque comme sielle s'attendait sincèrement à une réponse, et elle comprit assez rapidement que c'était complètement futile de poser une telle question à un oiseau qui ne pouvait pas lui répondre. »
Quelques secondes plus tard, la chouette s'était finalement envolée, laissant Hermione plus surprise et perplexe qu'effrayée.
§§§§
Ça avait recommencé, et elle n'avait rien dit à personne, parce qu'elle avait peur.
Et s'il n'y avait eu que cela, ça n'aurait pas été grand-chose.
Des choses étranges continuaient d'arriver autour d'elle, de lui arriver, et Hermione n'arrivait pas à comprendre ce qu'il se passait.
Ce qui n'était pas commun, puisque d'ordinaire, elle comprenait tout plus rapidement que tout le monde, ou presque.
Mais là, rien.
Elle avait juste peur.
Peur d'elle-même et de ce qui lui arrivait.
Quand elle avait peur de quelque chose, qu'elle était stressée, ou qu'elle se sentait mal, sa magie se manifestait, de la pire manière possible, puisqu'elle échappait à son contrôle, mais puisqu'elle était une née-moldue, elle ne le savait donc pas, et tout cela lui faisait terriblement peur.
Anormale.
Voilà ce qu'elle était maintenant aux yeux des autres.
Les gens la trouvaient déjà étrange quand elle n'avait que six ans, parce qu'elle lisait trop, tout le temps, et que ce n'était ni habituel, ni normal, que personne d'autre ne le faisait, et aussi parce qu'elle ne parlait pas aux autres.
Maintenant, c'était encore pire.
Hermione était quelqu'un de terriblement rationnel, elle avait déjà lu des livres parlant de magie (Le Seigneur des anneaux était dans sa pile des livres en cours de lecture), mais à aucun moment elle n'avait pensé que ce genre de chose pouvait lui arriver à elle.
Elle n'était qu'une fille ordinaire, après tout.
Rien de plus.
(Oh, comme elle avait tort.)
Et pourtant, malgré tout, ça continuait, et même ses parents commencèrent à comprendre que quelque chose n'allait pas, et ça ne faisait que s'empirer, encore et encore, et la petite fille s'isolait d'autant plus que personne ne la comprenait, et qu'elle-même ne se comprenait pas non plus.
Plus rien n'avait de sens.
Sa vie ne voulait plus rien dire.
Et puis, après avoir encore une fois vu sa magie lui échapper, et qu'elle s'était ensuite précipitée, en larmes, dans sa chambre, elle avait vu un de ses livres préférés dépassant de sa bibliothèque.
Mathilda.
S'essuyant les yeux, elle avait pris le livre dans ses mains tremblantes, et elle l'avait relu.
Mathilda, la petite fille qui avait appris à lire à seulement trois ans.
Qui pouvait faire voler les objets en l'air par la simple force de sa volonté, parce qu'elle était terriblement intelligente.
Qui était une sorte de petite magicienne, et cela non plus n'avait aucun sens, cela ne pouvait pas être réel, ce n'était pas logique, pas normal, et elle non plus ne l'était pas.
Mais peut-être...
Peut-être qu'elle était comme elle.
Peut-être qu'elle était elle aussi une sorte de Mathilda, à sa façon.
Et qu'il lui suffisait d'apprendre à maîtriser ce... pouvoir qu'elle paraissait posséder.
Et peut-être qu'un jour, elle arrêterait d'avoir peur d'elle-même.
A suivre...
ND'A : Le prochain chapitre se focalisera plus sur Harry.
