N-lii : Wow ça faisait un moment !!! Merci d'être repasser par là, je suis vraiment contente que tu t'intéresses à ce début.
Haruomi…. Je ne crois pas que le nom est une signification mais il faudrait faire des recherches ! C'est vrai qu'au début je n'étais pas vraiment pour un perso original avec Yué mais en y réfléchissant bien, au moins j'étais sur de faire ne sorte que Yué soit bien servi XD
Shykeiro : Ravie que ça te plaise^^ J'ai essayé de faire un chapitre un petit mieux construit tous en gardant le style simple, tu me diras ce que tu en pense ! Yué se transforme un peu en « Drama Queen » mais je ne peux pas m'empêcher de donner dans le mélo XD
Mailys : Et bien la voilà !! J'espère que ça te plait !
Désolé pour ce retard, j'ai eu un déménagement, des problèmes de connexion et en plus de ça une bonne vieille canicule qui m'a empêcher d'allumer mon ordi pendant un certain temps ! J'espère que malgré l'attente, ça vous plaira quand même^^J'ai pour l'occasion fait une partie beaucoup plus longue !
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Du haut de ma fenêtre je jurais l'avoir vu rougir mais c'est surement un tour que me jouent mes imagination, pourquoi rougirait-il ?
Fatigué de tous ces faux espoirs et absolument incapable de trouver une réponse à cette question pour l'instant, je décide donc de me changer les idées en me préparant pour l'anniversaire de cette imbécile de Ruby Moon.
Ce soir, je resterais volontiers dans ma chambre mais Eriol nous a tous conviés, il y a quelques jours de cela, dans sa demeure de Londres et à moins de retourner à Tokyo en volant, je ne vois pas comment je pourrais échapper à cette corvée.
Oh ce n'est pas que je n'ai pas envie de le faire mais je pense que Sakura serait très déçue de mon attitude et plus que tout, elle se sentirait coupable de m'avoir imposé ce séjour. Ne désirant en aucun cas lui causer une nouvelle fois de la peine, je ferais donc parti de la fête.
C'est en poussant un soupir que je quitte donc mes chères fenêtres pour enfin regarder ce qui se trouve autour de moi.
La chambre dans laquelle on m'a installé est sobrement meublée mais les quelques meubles qui s'y trouvent ont tous été exécutés avec le plus grand soin et sont ornés de décors qui n'ont jamais été vu ailleurs, n'appartenant à aucune époque, aucun style et qui donnent pourtant au visiteur, une sensation de paix et de calme qui n'est pas pour me déplaire.
En admirant le décor de l'armoire qui trône au milieu de la pièce, je me sens un peu nostalgique. Eriol ne l'a peut-être pas fait exprès mais presque chaque détail de cette maison est identique à l'endroit où nous vivions avec Clow, lorsque nous étions en Angleterre…Même les bois, les magnifiques jardins à l'anglaise qui nous entourent et qui sont si agréables les chaudes soirées d'été, ont un parfum de déjà vu.
J'ai l'impression d'avoir parcourus mille fois ses allées, de m'être perdu entre les bosquets, les massifs de roses et pourtant… je ne suis jamais sorti de ma chambre.
Lassé de cet état de nostalgie permanent, je décide de me mettre au travail car l'enfilage de mon kimono risque de me prendre beaucoup plus que quelques minutes car ce soir, Ruby a décrété que les kimonos de cérémonie devraient être de sortie et ce genre de costume est loin d'être facile à agencer.
Patiemment, je mets en place les différentes couches de soie, les unes après les autres, et c'est seulement à la fin de ce long processus que je peux enfin admirer le résultat dans le miroir.
Sans fausse modestie, je ne me suis jamais trouvé magnifique mais je sais parfaitement que je possède un physique attrayant aux yeux de beaucoup de personnes, je dirais que le résultat est plus que satisfaisant. Tout a été ajusté au millimètre près et Tomoyo a fait pour ce kimono, un travail plus qu'admirable.
Qui eut cru que la petite fille, habillant sa meilleure amie de costumes farfelus, pourrait un jour lancer sa propre ligne de vêtement et faire fortune dans le monde entier.
Je ne lui dirais sans doute jamais mais c'est la jeune femme la plus douée qu'il m'ait été donné de voir, elle brille par son talent mais également par sa gentillesse sans égal et je suis heureux qu'elle ait accepté de faire ce kimono pour moi.
Se servant de mes robes comme model, elle a fait dans la simplicité. Pas de rose ni de paillettes mais à la place, plusieurs épaisseurs de soie blanche finement travaillées, recouvertes par une dernière épaisseur d'un brocard bleue nuit, dont les motifs argent, subtilement mêlés entre eux, viennent former une lune sur le dos et les manches.
Je ne suis pas habitué a quelque chose de si élégant, les robes que Clow avait confectionné pour moi étaient simple mais d'une apparence qui selon certains, étaient plus qu'étrange. Je ne sais pas vraiment quoi penser... Je les porte depuis si longtemps que je ne les regarde même lus.
Trêve de rêveries, il est largement temps de partir mais en me regardant une dernière fois dans le miroir, je me rends compte qu'il manque quelque chose.
Je mets une poignée de secondes à le réaliser mais finalement je trouve la source du problème : Je n'ai pas de ruban pour mes cheveux qui aille avec celle nouvelle tenue.
Le mien détone affreusement avec l'ensemble et après avoir fouillé plusieurs tiroirs à la recherche de quelque chose pouvant le remplacer, je me résigne à défaire le lien maintenant mes cheveux en place depuis au moins une bonne centaine d'années.
Calmement, je les regarde tomber lourdement sur mes épaules et, pour la première fois depuis longtemps, je suis satisfait de mon apparence.
A mon avis ça ne sera pas le cas de tout le monde… J'aurai sûrement droit à des remarques de la part de Kero, prenant plaisir à m'appeler « mademoiselle » ou dieu-sait-quoi encore mais cette fois je ne m'en occuperais pas. Au fond de moi, j'espère seulement qu'une seule personne me remarquera et tous le reste n'est pas important.
Cela fait maintenant plus de trois heures que la fête bat son plein et je n'ai pas encore trouvé une seule excuse pour sortir de là.
Tous le monde est plus qu'attentionné avec moi et j'avoue, que j'ai du mal à le supporter. Il y a quelques années de cela, à la même époque, pour tous ces gens, mes amis, j'étais encore le traître, le salaud qui avait osé briser le cœur d'une petite fille en s'en allant.
Et quand je les regarde maintenant, tous souriant et heureux, faisant comme si rien ne s'était passé…
- « Ca ne sert à rien de te torturer l'esprit Yué. » Surpris, je quitte mon monde pour réaliser qu'Eriol, avec qui je discutais il y a quelques secondes, me regarde avec attention. « C'était il y a longtemps, beaucoup de choses se sont passées depuis. »
Peut-être, mais je n'arrive pas à oublier.
La raison pour laquelle j'avais trahis Sakura était que nuits après nuits, j'entendais les cris d'un enfant, les pleurs, les appels au secours! Dès que je m'assoupissais, je l'entendais, je pouvais presque le sentir, le voir et ça me rendait malade !
Au bout de plusieurs mois j'ai craqué et j'ai simplement tout laissé tomber pour le trouver, pour enfin faire cesser ces plaintes déchirantes.
Je n'en avais parlé à personne, j'aurai surement dû… Mais je ne voulais pas que Sakura se fasse de soucis et au final, le résultat à été que personne n'a compris mon départ, tous le monde s'est mis à me haïr, même ma propre famille.
- « Yué s'il te plait, reviens parmi nous… »
C'est une voix douce qui vient de s'élever, c'est celle de ma maîtresse et je suis incapable de lui résister. Doucement, je reviens une nouvelle fois parmi le monde des vivants.
Je remarque qu'elle tient fermement mes mains dans les siennes et elle m'observe avec inquiétude.
- « Je suis désolé » Dis-je en essayant d'esquisser un sourire. « Tout va bien. »
Comme toujours, je suis incapable de la convaincre. Elle à toujours réussit à dire quand je mentais mais heureusement, je suis sauvé par l'arrivée de Toya, non je devrais dire Touya…Et Yukito.
Environ une douzaines d'années ont passées et tout comme Sakura, ce sont à présent des adultes accomplis. Malgré les épreuves, ils ne se sont pas une seule fois séparés et sont même, depuis quelques mois à peine, mariés.
Même si ça a été très douloureux, aussi bien physiquement qu'émotionnellement, je ne regrette pas de m'être séparé de Yukito.
Les deux jeunes hommes étaient faits l'un pour l'autre et même si dans cette histoire, Yuki ne faisait que partager mon corps, ce n'était pas de moi dont Toya était amoureux…Oh j'aurai pu vivre dans ce mensonge toute une vie, la présence du jeune homme était si apaisante qu'elle suffisait à mon bonheur, mais la vie en a décidé autrement et une fois encore, je me suis retrouvé seul.
Tous ces souvenirs qui tournent er retournent dans ma tête, sont loin d'être agréables et sentant une migraine arriver, je décide qu'il est temps de m'éclipser.
Après avoir salué mes amis, je me dirige calmement vers la porte, en ne laissant rien paraître, ou du moins je l'espère, des émotions qui commencent à envahir mon âme, et suis sur le point de partir quand du coin de l'œil, je détecte la présence d'Haruomi.
Ce dernier ne m'a pas adressé la parole une seule fois de la soirée…Il est resté collé en permanence à Kero et malgré mes quelques tentatives pour essayer d'attirer son attention, rien n'y a fait, il n'a pas eu un seul regard pour moi.
Une fois encore j'essai de me raisonner, de me dire qu'il n'y a aucune raison pour qu'il me regarde comme je le désirerais mais même si j'essai de m'en convaincre, j'échoue misérablement.
Alors que je pense déjà être au fond du gouffre, cette abrutie de Nakuru vient soudain se pendre à son coup en riant et doucement mais surement, ses mains commencent à se balader.
Je lui arracherais volontiers les ailes pour oser toucher ce qui m'appartient mais je réalise soudain qu'il ne m'appartient pas et n'appartiendra jamais.
Complètement atterré, mes yeux ne peuvent se détacher de la scène qui prend place à quelques mètres de moi. De pendue à son coup, elle est passée à pendue à ses lèvres et c'est avec horreur, que je constate qu'Haruomi n'essaie même pas de se dégager.
Après quelques secondes qui semblent interminables, il s'éloigne enfin d'elle mais le sourire aux lèvres. Elle se met alors à glousser, toujours accrochée à lui, d'un rire si aigu, que ses éclats viennent se planter au plus profond de mon cœur déjà blessé.
Beaucoup plus touché que ce que je n'aurai imaginé, je tente de cacher mon chagrin derrière mon masque d'impassibilité mais mon corps me trahit. En l'espace de quelques secondes, mes jambes se sont misent à faiblir dangereusement et mes mains à trembler de façon incontrôlable.
Je regarde alors autour de moi pour trouver quelque chose à quoi me tenir mais je ne discerne plus rien, n'entends plus rien. Je crois que je tombe mais il n'y a pas de choc, pas de douleur.
Une brume épaisse s'est emparé de mon esprit et je ne suis plus capable ni de raisonner, ni de bouger.
Je perds pied.
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Voilà, dites moi ce que vous en pensez !
