Voici donc le premier chapitre que l'on m'a beaucoup demandé ! je suis heureuse d'être si bien accueillie et j'espère réussir l'exploit de faire des chapitres longs et intéressants !

Enjoy mes pandas en sucre !


Trouver la putain d'entrer !

L'Hôpital où Mathieu était retenu était devant eux. Antoine et Nyo. Seul eux deux pouvaient venir en aide à notre podcasteur préféré, après tout ils avaient déjà sauvé Samuel non ? Nyo s'était improvisé chasseur de tête pour l'occasion, à vrai dire il avait déjà fait quelques missions de sauvetage dans ce genre là sans en parler aux autres. Son passé était un secret qu'il conservait très bien.

Le grand bâtiment de pierres grises sombres était calme, une seule lumière était allumée, tout en haut, indiquant très certainement le bureau du directeur, mais si l'on était patient des faisceaux de lumière venant de lampes torche prouvaient que des gardes surveillaient les lieux toute la nuit. Il leur faudrait faire attention pour ne pas se faire attraper, ils risquaient de gros ennuis ! Mais Antoine ne pouvait se résoudre à laisser son ami dans ce lieu atroce où il se doutait bien qu'il n'était pas traité très correctement.

Une goutte s'écrasa devant Antoine qui était caché dans un buisson, il commençait à pleuvoir. Il consulta sa montre… pile à l'heure. Activant son oreillette il souffla

''Allo Nyo ? Il est 23 heures… Opération lancée !''

Et leurs silhouettes s'élancèrent dans la nuit sous le début de pluie pour tenter de trouver une entrée à ce terrible bâtiment. Nyo qui avait testé la porte d'entrée -on ne sait jamais- murmura un ''négatif'' qui n'étonna que peu Antoine. Qui laisserait la porte d'un asile ouverte la nuit ? Mis à part un fou…

Les fenêtres accessibles étaient dotées de barreaux, ce qui frustra beaucoup plus les deux amis, en fait toutes les fenêtres avaient des barreaux ! On est jamais trop prudent quant on côtoie des fous dirons-nous. Nyo eu -au goût du présentateur de What The Cut ?!- l'idée la plus brillante qu'il eut jamais prononcée :

''Antoine, ils ont très certainement un genre de sortie de secoure, tu sais en cas de gros problème… Au cas où il faudrait évacuer de toute urgence ?''

''T'es un génie mon gas. Mais… on a vu aucune autre porte ?''

''Je pense pas qu'elle soit sur le corps même du bâtiment''

''Tu penses à un genre de trappe ? Comme pour un sous-sol ? Mais elle serait où ?''

''Il faudrait un endroit pas très évident à trouver, pour pas que quelqu'un puisse tomber dessus par hasard, genre un petit bosquet ou un gros tapis de verdure un peu sauvage''

Les deux sauveteurs se séparèrent pour tenter de trouver ce fameux lieu reculé et un peu oublié. Nyo trouva un gros buisson qui aurait pu correspondre mais il ne cachait aucune trappe, Antoine testa plusieurs parterres de fleurs mais ne trouva rien non plus.

La lune sortie de derrière un nuage, illuminant la nuit pluvieuse

''Y'a p'tetre rien Antoine, il faut se rendre à l'évidence, j'ai pas forcém-''

''On va trouver ! Cette idée est trop géniale pour ne pas être vrai ! Il faut continuer à chercher c'est tout !''

Ils poursuivirent leurs investigations en silence, trempés jusqu'aux os à cause de la pluie. Antoine s'en foutait de chopper la crève si c'était pour sortir Mathieu de ce merdier, il serait prêt à donner tout ce qu'il avait pour entendre à nouveau le sons de la voix du petit schizophrène qu'il considérait comme son frère, son internement lui avait porté un sacré coup. D'ailleurs ça se sentait dans ses What The Cut qu'il avait de moins en moins de goût à produire.

Nyo s'apprêtait à abandonner lorsque son compagnon murmura ''Victoire !'' Se retenant de hurler sa satisfaction au monde entier. Il fallait qu'il garde la tête froide pour le suite des opérations, sinon autant le crier tout de suite qu'ils étaient là…

''T'es où Antoine ? Je ne te trouve pas''

''Retourne toi, je te fais un signe là''

''Ah, oui, vu, j'arrive''

Antoine avait trouvé une trappe. Et une belle ! Une grosse trappe en bois marron qui s'ouvrait avec un anneau, comme dans les gros clichés. Elle était assez loin de l'Hôpital et se trouvait à l'arrière du bâtiment, cachée par deux buissons de roses blanches et rouges. Ils durent se mettre à deux pour l'ouvrir à cause de la rouille des gonds inutilisés et de la lourdeur du panneau de bois massif.

CRIII – BAAAM !

Bon, niveau discrétion, ils repasseraient. En tout cas ils avaient accès à un escalier très sombre qui ne rassurait ni Antoine, ni Nyo. Un frisson traversa l'échine du chevelu lorsqu'un faisceau de lampe torche se braqua non loin d'eux à partir d'une fenêtre de l'asile… avant de disparaitre en même temps que l'ombre du gardien qui repartait continuer ses rondes. Pfff c'était pas passé loin. Il leur faudrait vraiment faire preuve de beaucoup de prudence et de discrétion.

En un coup d'œil ils se mirent d'accord pour qu'Antoine ouvre le chemin, il s'engagea donc dans l'étroit escalier de pierre, ses pas résonnant contre les murs de la même matière : ils comprirent vite qu'il leur serait impossible d'être discrets, il leur faudrait donc compter uniquement sur leur timing pour s'en sortir saufs et avec Mathieu, car bien sûr ils revenaient avec lui ou ils ne revenaient pas.

L'escalier était long et menait à un couloir tout aussi sombre

''Bordel on se croirait dans SCP…'' Murmura Nyo

''Bienvenu en enfer'' lui répondit le chevelu, prit d'un grand doute :

Mathieu serait-il seulement en état de le reconnaitre ? Était… était-il au moins toujours vivant ?

OUI ! Il l'était ! Il fallait qu'il le soit ! Tout se passerait bien, il serait juste un peu secoué mais ce serait tout ! Mathieu était fort et puis il avait un peu le Patron avec lui, il ne se laisserait pas faire comme ça !

Reprenant courage, Antoine accéléra le pas, il devait retrouver Mathieu le plus vite possible pour sortir de cet endroit qui filait la chair de poule encore plus vite. Nyo avait eu la bonne idée d'apporter de petites lampes torches, suffisamment puissantes pour les éclairés mais pas trop pour ne pas les faire repérer.

Une porte leur barra la route et Antoine s'entendit chuchoter

''Pitié, dites-moi que c'est ouvert…''

Il posa la main sur la clenche mais ne put se résoudre à essayer : Et si c'était fermé ? Ils devraient rebrousser chemin et rentrer comme si de rien n'était ? Ou essayer d'enfoncer la porte au risque d'être repérés ? Il ne pouvait pas entrainer Nyo la dedans, après tout il n'avait rien demandé. Nyo avait remarqué le doute de son ami et lui posa la main sur l'épaule en le gratifiant d'un sourire confiant

''Ca va le faire mec, tout va bien aller. J'irais jusqu'au bout''

Il avait comme lu dans les pensées du pauvre Youtuber, ça le rassurait de savoir qu'ils iraient jusqu'au bout quoi qu'il arrive.

Antoine activa la poignée de la porte qui… s'ouvrit de très bonne grâce malgré son léger grincement. Si bien que le chevelu lâcha un soupir de soulagement en se retenant de pleurer. Ils pouvaient continuer ! Ils avaient une chance de sauver Mathieu !

À première vue la salle était vide mais… une vision d'horreur frappa les deux compères. En réalité cette pièce était loin d'être vide : elle contenait une vingtaine de sièges, tous alignés proprement, tous munis de lanières pour attacher poignets et chevilles ainsi que des électrodes. Ces sièges servaient à… torturer ? Ils servaient à torturer les pensionnaires de l'asile ?! Mon dieu quelle horreur ! Mathieu avait beau être résistant et le Patron une vrai teigne, la torture avait largement eu le temps de les faire plier en trois ans ! Pourquoi Antoine n'avait-il rien tenté plus tôt ?! S'il avait su, s'il avait su… !

Nyo aussi s'était figé. Non. Non, ils ne pouvaient pas faire ça à son ami ?! C'était impossible, inimaginable ! Aucun humain censé ne ferait une chose pareille à un autre humain !

Ils traversèrent tout de même la salle en silence, leurs pas faisant un léger écho contre chaque machine, Antoine bouillait de rage intérieurement et en même temps il avait vraiment peur de l'état dans lequel il allait trouver Mathieu… S'ils avaient osé toucher à son ami, son frère, s'ils avaient osé lui faire une chose pareille il ne pourrait certainement pas s'empêcher de faire un malheur. S'il le fallait il reviendrait pour que le directeur de ce lieu, le responsable de cette torture face plus ample connaissance avec ses poings !

Une nouvelle porte, ouverte cette fois, conduisait à un nouveau couloir qui partait dans deux sens opposés. Aurait-ils vraiment le temps de retrouver Mathieu en une nuit dans ce putain de labyrinthe ?!

Nyo croisa son regard, ils se séparèrent. Nyo à droite, Antoine à gauche, mais à peine quelques minutes après s'être séparés, Nyo murmura

''Bouge plus mec, je suis dans un cul de sac je vais te rejoindre.''

D'un sens ça les rassuraient, l'idée de se séparer ne conduisait jamais à rien de bon dans les films alors autant qu'ils restent groupés.

La silhouette de Nyo se profila un peu plus loin et il rejoignit son ami qui était resté planté en plein milieu du couloir en entendant sa requête, l'oreille à l'affut pour ne pas se faire surprendre par un gardien. Ils reprirent leur chemin, toujours dans le silence le plus complet, et remontèrent quelques escaliers. Antoine jeta un coup d'œil par le première fenêtre qu'ils rencontrèrent : Ils étaient enfin dans le bâtiment principal !

Dans le hall plus précisément. Il ne fallait pas qu'ils restent ici, c'était le point le plus fréquenté par les gardiens et ils seraient bien vite découverts. D'ailleurs il leur faudrait être de plus en plus prudents car à présent, un gardien pouvait surgir de n'importe où. Il leur fallait un plan du lieu, avec les différents niveaux. Il leur fallait des indices sur l'endroit où Mathieu était gardé. Il leur fallait n'importe quoi pour pouvoir avancer.

Nyo donna un coup de coude à Antoine et lui jeta un regard paniqué en désignant un couloir. Une lumière approchait. Ainsi que des bruits de pas. Il leur fallait une cachette, vite !

À suivre …


Voilà ! Bon, ce n'est pas aussi long que ce que je voulais, mais je suis contente d'avoir produit ça en moins de deux heures ! Dites-moi ce que vous en pensez en review et à bientôt pour le chapitre 2 mes pandas en sucre !