Note de l'auteur:

Bonsoir tout le monde! Je suis de retour pour mon premier chapitre! J'espère qu'il vous plaira! N'hésitez à me laisser votre avis!

Petite info: je posterai mes chapitres soit le samedi soir soit le dimanche soir.

Bref Bonne lecture! Bonne soirée et bonne nuit !

A bientôt!

Ps: les asterix notifie les pensées de Draco.

AeternumEternity.

~Chapitre 1~

"La vie est faite de choix : Oui ou non. Continuer ou abandonner. Se relever ou rester à terre. Certains choix comptent plus que d'autres : aimer ou haïr. Être un héros ou un lâche. Se battre ou se rendre. Vivre ou mourir."

Grey's Anatomy, Derek Shepherd.

Des échos de voix, des murmures. A chaque jour, le même refrain et ceux depuis 4 mois déjà. Inlassablement. Éternellement. Le faisant courber l'échine, toujours plus, toujours trop. Le respect d'une époque révolue, avait rapidement laissé place à la haine. Et pourtant, le jeune Serpentard s'efforçait de garder la tête haute, de ne pas se laisser étourdir par toutes ces paroles blessantes. Qui était-il pour les blâmer? Lui qui n'avait eu de cesse de les imiter.

Enfermé dans son mutisme, Draco s'installa au fond du rang qui s'était formé devant la salle de classe, sourd à toutes les remarques désobligeantes que ses "camarades" lui offrait.

Son père n'aurait jamais autorisé un tel comportement. Il aurait forcé son fils à leur répondre, à leur montré qui faisait la loi. Mais Malefoy n'en avait plus envie. Il ne voulait plus se battre.

Perdu dans ses pensées il ne vit pas ses deux amis s'installer à ses côtés dans le rang. Ce n'est que lorsque Blaise Zabini lui donna un léger coup de coude qu'il sembla revenir à la réalité.

Pansy l'observait étrangement, et ce comportement eut pour effet d'agacer fortement le blond. Et lorsqu'il vit la jeune fille amorcer une phrase, il sut immédiatement qu'il serait encore plus agacé par la suite.

"Je ne comprend pas pourquoi tu les laisse parler de toi en de si mauvais termes. Je sais bien qu'on a pas été tendre avec eux à l'époque, mais de l'eau à coulé sous les ponts depuis non ?-Son regard coula sur Blaise, cherchant un soutient au près du jeune, mais n'y trouva qu'un ennui profond- Ce que je veux dire, dit-elle en soupirant, c'est que la guerre est finie! McGonagal ne cesse de prôner la paix entre les maisons, mais personne ne fait d'efforts. C'est affligeant."

Pansy était une gentille fille, mais elle ne savait pas de quoi elle parlait. Quand la guerre fut déclarée, ses parents était venu la chercher, et ils s'étaient cachés jusqu'à ce que la fin arrive. Elle n'avait rien vu. Rien ressentit. Elle n'avait jamais tué pour survivre. Elle n'avait pas eu cette peur croupissant en elle, à l'idée qu'elle mourrait peut-être ce jour là, à dix-sept ans, sans avoir vécue sa vie à fond. Non, Pansy ne savait pas, et en bonne fille de sang-pur égoïste elle avait décidé de ne pas savoir . Ne posant jamais de questions à personne et reprenant sa vie comme si une avance rapide dans le temps s'était passée. S'enfermant dans son innocence. S'enfermant dans l'illusion qu'elle n'avait rien fait de mal.

Draco ne lui en voulait pas. Ils n'avaient pas eu la même enfance. Et c'était plutôt agréable d'avoir la seule personne "intacte" de la guerre à ses côtés.

Draco soupira et estima que sa tirade n'avait pas besoin de réponses. Après tout, il avait dut lui répéter au moins un demi milliard de fois ses raisons, mais sourde sur ce sujet, elle faisait semblant de ne pas comprendre. Rien n'était plus facile que de faire semblant.

"L'entraînement de Quidditch de cet après-midi a été annulé, fit Blaise pour couvrir les plaintes de son amie à propos du mutisme du prince déchu, il fait trop froid dehors."

Le Serpentard concerné haussa des épaules. Le Quidditch était le dernier de ses soucis. Il s'étonnait lui même quand il pensait comme ça. Lui qui à l'époque ne vivait que pour ce sport. Tout lui paraissait tellement futile à présent.

L'attention de Draco se porta sur les élèves. Sans prévenir, un calme olympien était lourdement tombé. L'ambiance était imprégnée d'un profond respect. Ne comprenant pas ce qu'il se passait, le Serpentard se décala légèrement du mur afin d'apercevoir l'objet de toutes les attentions. Hermione Granger venait d'apparaître accompagnée de ses deux amis, Weasley&Potter. Le beau blond leva les yeux aux ciels et contractait furieusement la mâchoire. Ok ils avaient tué Lord Voldemort. Ils avaient rétablis la paix. Mais était-on obligé de leurs accordé un silence d'honneur ? Et pourquoi pas un tapis rouge tant qu'on y était! Il savait qu'il était de mauvaise foi, mais il restait tout de même un Malefoy.

Draco fixait le trio d'or de ses yeux orageux. Certains élèves s'étaient approchés pour leurs serrer la mains. Il leva de nouveau les yeux aux ciels. Mais quand il refixa son attention sur ses (ex)ennemis, il rencontra un regard chocolaté.

"J'me voile la face, et ton regard fait que j'envie ta place"

Oui il l'enviait. Il aurait aimé être à leur place. Être acclamé et non montré du doigts. Mais il savait aussi que si il avait été à leur place, jamais il n'aurait eu le courage de tout ce que ces Gryffondors avaient accomplis. Oh non. Il serait resté inactif, lâche, fort mais seulement de l'extérieur. Fixant toujours la jeune brune, il esquissa un léger sourire, tellement léger qu'il n'était même pas sûr de son geste. Le regard de Hermione se troubla un instant, et Draco comprit. Elle avait tiqué sur son sourire se demandant sûrement pourquoi l'infâme Malefoy lui avait adressé un geste si amical. Rapidement, elle détourna les yeux et rougis sous les paroles d'un jeune homme, mais de là où il était, il n'avait pas pu les entendre.

Draco se recala contre le mur, complètement blasé. Cette foutue rédemption allait être réellement plus dure que ce qu'il avait imaginé.

"Je prend sur moi, ce maquillage fait que tu ne le vois pas."

Le professeur de Potion, Horace Slughorn , ouvrit brusquement la porte de sa salle de classe, faisant sursauter les élèves du premier rang.

"Excusez moi pour le retard, je ne trouvais plus mes fiches de cours. Entrez s'il vous plait, on a perdu assez de temps comme ça."

Draco, plus blasé que jamais, amorça son entrée dans la salle de classe, déterminé à trouver un moyen de montrer à ses fichus Gryffonds qui était le véritable Draco Malefoy.

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Ses pas l'avaient mené ici. Presque par automatisme. Assis, les jambes pendues dans le vide, Draco observa les lieux. La tour d'astronomie. Le lieu de ses pires cauchemars. Chaque soir, durant son sommeil agité, le jeune Malefoy ne rêvait que de l'ancien directeur.

Revoyant sans cesse son regard suppliant, et ses paroles " Tu es quelqu'un de bien Draco" .

Il avait baissé sa baguette trop lâche pour aller jusqu'au bout des choses. Et Severus était arrivé, lui jetant l'avada sans même sourciller. Les yeux du serpentard regardèrent le vide et un souvenir prit vie. Il revit nettement le corps sans vie de Dumbledore tomber, les yeux éteints. Il ressentit de nouveau l'excitation des Mangemorts et de Rogue lui agrippant le bras sans ménagement pour partir loin d'ici.

Draco passa ses mains sur son visage humide de sueur. Quand pourrait-il enfin oublier son visage?

Tout ces visages, déformés par la peur, ceux des trop nombreuses personnes qu'il avait vu se faire tuer. Le jeune homme ricanna en son fort intérieur. * Tu n'oublieras jamais, car c'est la punition qui te convient. Tu aurais pu les aider, mais tu n'as rien fait. Alors dit toi qu'il faudra que tu vives toute ta vie avec ces meurtres sur la conscience!*

Un hurlement de fureur s'échappa de ses lèvres et retentit dans toute la pièce, et alors sans pouvoir les éviter, de petites perles d'eau se mirent à rouler le long de ses joues rougit par la colère.

"Qui es-tu Draco Malefoy ?"

Le concerné releva brusquement la tête. Cette voix, il l'a connaissait. D'un geste vif il sécha ses joues humides tout en se relevant, tournant toujours le dos à l'inconnu. D'une lenteur incroyable il se décida à faire face à la personne qui osait venir dans son " abris". Et il l'a vit, son visage à-demi éclairé par la lune, des boucles brunes désordonnées tombant sur ses épaules, un regard chocolat, et quelque petites tâches de rousseur parsemant son nez. Hermione Granger, un livre à la main, l'observait d'une petite moue perplexe.

"Depuis quand tu es la, Granger? Grinça-t-il amèrement.

-Oh. Un certain temps. J'ai eu le droit à ta petite scène de pétages de plombs, si c'est ce que tu veux savoir."

Le serpentard soupira, et se retourna afin de s'appuyer à la rambarde. Il sortit une cigarette et l'alluma d'un geste nonchalant avant d'en tirer une grande bouffé. Lorsqu'il recracha la fumée, qui forma dés lors un amas dans le froid glacial, il l'a vit s'appuyer à son tour.

"Granger, fais moi plaisir et dégages de là. T'es entrain de gâcher les seuls moments de solitudes que j'ai dans la journée."

La dite "Granger" tourna son regard vers lui, et haussa des épaules.

"Cet endroit ne t'appartient pas à ce que je sache. J'ai donc le droit de rester où bon me semble. Et pour info tu n'es pas le seul à chercher un peu de solitude.

-Ta célébrité te fatigues déjà ? Fallait y réfléchir avant de copiner avec Potter!"

Il ricana, pour ensuite se frapper mentalement le front. Les habitudes ont la vie dur, et il n'avait pas pu s'empêcher d'être cynique avec elle. Il était déjà pas très bien partit pour se repentir, mais en continuant comme ça, il tuait dans l'œuf ses chances. Se raclant la gorge, il reporta son attention sur le paysage enneigé. Le silence s'imposa entre les deux jeunes. Draco avait l'impression que le temps s'était arrêté.

"Tu ne m'a toujours pas répondu. Qui es-tu Draco Malefoy?"

Draco posa son regard sur elle. Qu'est-ce que c'était cette question stupide?

"Je comprend pas vraiment où tu veux en venir Grangie."

Hermione sembla réfléchir.

"Et bien.. Elle semblait peser chaque mot qui sortait de sa bouche. Je connais le Malefoy arrogant, imbus de sa personne, aimant insulter les plus faibles que lui, en particulier les nés-moldus. Je connais le Malefoy lâche, ne pensant qu'au quidditch et à sa coiffure le matin.

Mais le Malefoy, qui fait semblant de ne pas reconnaître son ennemi pendant une guerre, de pleurer, d'hurler de colère- et sûrement de tristesse-, de baisser la tête sous les insultes et les moqueries, ou de faire un sourire discret à celle qu'il aime appelé Sang-de-bourbe, lui je ne le connais pas. "

Draco resta silencieux. Il était en colère. En colère contre lui même de s'être laissé aller dans cette pièce, pensant y être protéger du regard des autres. En colère qu'elle puisse voir toutes ces choses sur son visage aussi facilement.

Fixant toujours son regard sur le paysage, oubliant quelque peu sa promesse de rédemption, il déclara d'un ton froid:

" Tout ça ne te regarde pas Granger. Alors barres-toi maintenant. Fous moi la paix. C'est tout ce que je te demande. "

Tant de haine. Tant de rancœur. Comment oublier tout ça après sept longues années. Il n'y arriverait pas. C'était sur. Pas assez de volonté. Pas assez de courage.

La jeune fille acquiesça silencieusement.

"Tu as sûrement raison. Tout cela ne me regarde pas en effet. J'ai juste cru que tu pouvais être comme tout le monde. Un homme. Un homme avec des sentiments."

La Gryffondor se retourna dans un dernier regard pour le blond qui venait de froncer les sourcils suite à sa dernière remarque. Ses pas se firent de plus en plus lointain, laissant un Draco Malefoy de nouveau enfermé dans sa solitude.

"Quoi que j'apprenne, je ne sais pas, pourquoi je saigne, et pas toi."

NA: Merci de votre lecture :)