Oh mon dieu, je suis TELLEMENT désolé... Ça fait maintenant deux ans que j'ai déserter la plate-forme, et ainsi cette fanfiction. Comment expliquer ça sans me ridiculiser ? … bon, soyons francs, j'avais perdu mon mot de passe. Tout connement, et il m'est subitement revenu cette nuit à 4h. Je dois avouer que j'avais fini par être désespéré au bout de 8 mois... et je suis terriblement désolé pour cette absence phénoménale. Je comprends que vous ayiez sans doute abandonné l'aventure, mais sachez que moi, je n'ai jamais abandonné cette histoire et même si ça me prend dix ans à finir (enfin j'espère tout de même pas) et bien soit, mais je continuerai cette histoire jusqu'à la fin, comme les prochaines.

Sinon j'ai tout de même une bonne nouvelle parmi tout ça... Je me suis amélioré en écriture entre temps ! A partir du chapitre 3 (car celui ci est écris depuis 2 ans dans les faits) vous ne verrez plus jamais autant de fautes de grammaire/syntaxe/mise en page qui pique les yeux ! (halleluya)

Et d'ailleurs, merci à ma beta lectrice, à qui j'en fais voir de toutes les couleurs mais sans qui ce chapitre aurait été un beau brouillon dégueulasse.

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- Ahh... Mh!

J'ai chaud. J'ai chaud putain. Je boue, j'ai l'impression d'être sur le point d'exploser. Je suis sûr de ne plus avoir tout mes sens, je suis à peine conscient de ce qui m'arrive. Mon esprit est embrumé.

- Ohh... Ahhnn... Ah !

Cette voix... Elle m'est familière, elle me donne envie de me déchaîner, elle réveille ma violence. Mais que suis-je en train de faire ? Ahh, j'ai si chaud... Je crois que je suis en train de coucher avec quelqu'un. Cette personne est... énervante. Pourtant, je ressens de la tendresse dans cette embrassade. Les sensations physiques qu'elle me procure, c'est si bon... Je n'ai jamais eu aussi chaud. Mais qui est-ce? Un... homme. C'est inattendu. Je suis hétérosexuel. J'ai l'impression de chercher désespérément à l'atteindre, alors même que je suis entre ses cuisses. Qui es-ce?

- Aaahh... Shizu-chan !

Je me réveille soudain en sursaut, la stupeur m'a fait me redresser d'un coup et de la sueur coule sur mon visage ainsi que dans mon dos, mon t-shirt est trempé. Mes draps aussi. Je sers ces derniers entre mes doigts jusqu'à ce que mes jointures blanchissent, tremblant et incapable de réagir. Puis je déchire violemment la couette dans un grognement terrible et me lève.

J'avais enfin réussi à dormir, je croyais que j'avais enfin une minute à l'abri de mes pensées. J'espérais naïvement que c'était fini, que je pouvais enfin y échapper, me reposer.

Même dans mes rêves, mon esprit se tord et me torture. Tss!

Sors de ma tête, enflure!

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- Shizuo.

Je grogne en guise de 'quoi?', et je tourne légèrement la tête vers Tom. J'imagine déjà ce qu'il va me dire, mais je ne suis vraiment pas d'humeur.

- Tu les as tous envoyés à l'hôpital aujourd'hui. Tu devais juste faire en sortes qu'ils remboursent, comment veux tu qu'ils le fassent maintenant?

- Ils m'ont énervé.

- Ça fais plusieurs fois que tu fais ça ces derniers temps, tu vas nous faire perdre de l'argent à force de devoir payer les frais d'hospitalisation. La prochaine fois, tu paiera.

- Bien! je réponds, nerfs à vif.

Tom s'arrête un instant et me regarde, puis finit par soupirer et l'air inquiet. Il s'assoit en face de moi et il se met à parler prudemment – mais de toute façon mon esprit refuserait ce qu'il a à me dire. Il m'explique, pour la deuxième fois en quelques semaines, que ce n'est pas pour m'embêter, qu'il voit que je ne vais pas bien... Pourquoi n'irais-je pas bien, en premier lieu? Qu'est-ce qui lui fait dire ça, hein? Mon rêve me revient soudain à l'esprit et je me lève impulsivement. Je sors vite du café et je détruis le trottoir d'en face, gueulant parfois, enragé avant de revenir, haletant. Pas moyen d'être tranquille dans son esprit. Tom se sent sûrement dépassé, il me regarde impuissant et dépité, puis il me laisse mon week-end.

Je n'aurais jamais agis ainsi en temps normal, et je respecte beaucoup trop Tom pour lui causer du tort. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi? Je n'ai même plus l'impression d'être moi-même.

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- Bâtard... Pourquoi est-ce que tu ne sors pas de ma tête ?

Dans la colère, je casse la vitre de ma chambre d'un coup de poing – pour arranger les choses tiens et je file à la salle de bain. Je me sens crasseux, alors je me lave le visage, le cou, les mains, les bras,… Ça ne marche pas, mes pensées grossissent, elles m'envahissent et me colle à la peau. Impossible de les laver. Je ne contrôle plus mon esprit, je ne gère plus rien. Je nage en plein cauchemar.

Je le hais pourtant, je le hais de toutes mes forces! Alors pourquoi, toutes ces images dans mon esprit... j'ai l'impression de n'être plus rien qu'un animal. Je ne comprends même plus ce que je ressens.

Je me laisse tomber lourdement au sol, toujours mouillé et je serre fort ma tête de mes mains. J'ai envie de le tuer. J'ai envie de le frapper. J'ai envie de le faire hurler. J'ai envie de le posséder. J'ai envie de l'embrasser. Ça m'obsède! Et j'étouffe un sanglot.

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Je ne sais pas combien de temps j'ai passé à lutter contre mon esprit, contre mes pulsions. Plusieurs heures, plusieurs jours peut-être? Je ne me rappelle plus très bien du nombre d'allers-retours que j'ai fais entre mon frigo et mon lit. J'ai peut-être de la fièvre qui sait?

J'ai beaucoup inquiété Tom, il faudra que je m'excuse. Mais maintenant ça va mieux. Après tout, je ne vais pas me laisser abattre par mes propres pensées, je finirai bien par gérer ça. Je crois ? Hahaha. Je me lève dans un sourire et je m'habille avant d'aller dans la salle de bain. Je me contemple quelques minutes, après m'être brossé les dents, puis je brise le miroir, sans vraiment savoir pourquoi, et je sors de l'appartement.

C'est une belle journée qui touche à sa fin, apparemment. Je marche, peut-être une heure ou deux, et les horloges en ville m'indiquent qu'il est 18h à présent. Cette promenade me semble salvatrice et je crois presque un instant pouvoir laisser dans la rue ces pensées qui font maintenant partie de moi. J'écrase ma cigarette et en sors une nouvelle, j'allume le briquet et...

- Oy, Ryugamine !

J'écarquille les yeux. Cette voix, c'est...

- Aaahh... Shizu-chan!

Je secoue la tête frénétiquement pour chasser ce souvenir de mon esprit. Ce n'était qu'un horrible cauchemars... Je mors ma lèvre fort, je n'en peux plus. Il va me rendre fou, je n'ai qu'à le tuer une bonne fois pour toute. Oui, le tuer! Mon sang ne fait qu'un tour, et lorsque je tourne la tête vers la source de la voix, sa voix, le peu d'équilibre qu'il me restait s'en va. Izaya enlace Mikado Ryugamine? Oui, c'est bien lui. Je suis soudain abasourdi, figé.

C'est encore une ruse de cette vermine, n'est-ce pas? Pourquoi aurait-il fait ça sinon ? Mais je n'y peux rien, mon corps s'est glacé en un regard. Pourquoi... Pourquoi est-ce Ryugamine qu'il prend dans ses bras? Pourquoi n'est-ce pas moi? C'est ma place. Je pousse un rire aigre. Parce que je hais Izaya et qu'Izaya me hais tout autant. … Il n'a pas le droit de me haïr. Ryugamine ne devrait pas pouvoir être dans ses bras. Izaya est à moi.

Je ne comprends pas moi-même pourquoi ce genre de pensées viennent soudainement me hanter, mais c'est douloureux. Si douloureux... Je ne veux plus souffrir. La seule chose que je veux c'est lui. Je veux le détruire, le tuer. Je ne laisserai plus personne l'approcher

Le poison qui englouti mon esprit déborde petit à petit et je fini par m'y abandonner. Je succombe.

Lorsque je relève la tête, le brun sors de l'appartement de Ryugamine. Qu'ont-ils fait, à l'intérieur ? La rage et la jalousie s'intensifient, ne m'avaient-elles pas déjà achevés? Je ne peux plus me retenir. J'agrippe soudainement Izaya lorsqu'il commence à partir sans m'apercevoir. Je tremble frénétiquement, mon sourire est celui d'un fou. Tant pis. Tans pis pour tout. Adieu ma raison, il va enfin payer... Il va enfin être à moi. Et sur cette perceptive alléchante, je suis assène un grand coup à la nuque pour l'assommer, et l'emporte avec moi vers les cauchemars qui me hantent depuis si longtemps.

Depuis quand est-ce devenu si insupportable d'écouter mon esprit? Des mois. J'en suis sûr maintenant, je ne suis plus moi-même, je sombre. Mais je serai bientôt libéré.

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Je ne te comprends pas, je ne t'ai jamais compris, et en fait, il ne m'est jamais venu l'idée de te comprendre. Comment aurais-je pu y penser? Je hais la vermine que tu es de toutes mes forces, nous n'avons toujours fais que nous battre et je n'ai jamais réfléchi plus loin que ça. Cette haine me semblait même naturelle. Alors comment aurais-je pu penser à essayer de te comprendre? De toute manière, c'est peine perdue n'est-ce pas? Ce n'est pas comme si j'avais ne serait-ce qu'une chance de te comprendre. Et de toute façon, je n'ai jamais voulu te comprendre. J'ai simplement voulu te butter. Te voir mort, être sûr que tu ne me causera plus d'ennuis. Plus le temps passait, plus j'avais envie de t'écraser comme une mouche. Une ordure comme toi ne mérite que souffrir sous les coups et en mourir.

Je ne sais pas quand j'ai commencé à me demander si j'étais capable de te comprendre. Ça ne veut pas dire que je veux le faire, je ne te déteste pas moins qu'avant. Mais seulement parfois... Des pensées désagréables viennent s'installer dans mon esprit. Au début je pouvais simplement les ignorer, elles étaient insignifiantes. Maintenant, je ne dors plus. Je ne comprends rien de toi, rien. Qu'est-ce que tu m'as fais ? Saloperie de manipulateur, qu'est-ce que tu m'as fais? Je suis sûr que c'est ce que tu voulais, depuis le début. Tu m'as pris dans tes filets, tu as forcé mon regard à changer lorsqu'il se pose sur toi. Tu as changé mon esprit. Vois comme j'en deviens fou. C'est toi qui a voulu ça Izaya... C'est de ta faute. J'ai été séduit par le diable.

Je ne te comprends pas, je ne t'ai jamais compris, mais je vais te faire payer, et un jour, tu me comprendras.

vvvvv

J'ai tellement l'impression d'avoir écris une merde sans nom Ü

J'ai pris du plaisir à écrire, certes, et je suis plutôt satisfait du monologue de Shizu-chan à la fin, mais je sens que le reste est mal ficelé en fait. J'ai limite l'impression d'avoir faire du remplissage par moment, alors que chaque scène avait son importance. Et puis disons que j'ai l'impression de vous avoir laissé avec un gros tas à déchiffrer.

Mais bon, vous êtes seuls juges, et ma foi, je me fiche bien de la technique et du niveau de mes écris tant que je prends du plaisir à les écrire et vous à les lire~

Review = 'love U.