Un second tour en coulisse.

Merci à Nourann et Jade181184 pour leur fidélité à mes histoires.

Merci à Paige0703, (auteure spécialisée dans les fics géniales, intéressantes, inventives, et pleines d'humour !) pour ses encouragements.

Bonne lecture !

.

.

John monta inspecter les poutres mais cela ne lui appris rien sur le saboteur.

Interroger Svenson ne les renseigna pas davantage. Il était persuadé qu'il s'agissait d'un accident et pour l'instant mieux valait le lui laisser croire pour ne pas l'alarmer.

La journée se termina tranquillement. Reese raccompagna Finch à la bibliothèque avant de retourner épier leur numéro chez lui.

Le lendemain matin, au moment de quitter la bibliothèque, Finch reçu un appel de l'inspecteur Fusco qui sollicitait son aide. « Partez devant M Reese, je vous rejoindrais plus tard » annonça t-il. Reese masqua son soulagement et se rendit seul au théâtre.

L'ex agent passa la matinée à se familiariser avec les lieux, sans s'éloigner de leur numéro, pour l'heure occupé à discuter des enchaînements avec le metteur en scène.

Un peu avant midi, il s'apprêtait à sortir déjeuner. Reese le vit s'engager dans l'étroit couloir menant aux loges, il fut pris d'un pressentiment et décida de le suivre. A cet instant, un reflet attira son attention, il comprit ce qui allait se produire et interpella l'acteur.

-« Svenson arrêtez vous ! »

Le comédien stoppa et se tourna vers lui, ce qui lui évita de recevoir un morceau du décor qui s'effondra dans le couloir. A quelques secondes près, il se serait trouvé piégé sous les lourdes battances de bois.

Reese avisa la silhouette sombre dissimulée dans les combles et s'élança à sa poursuite. Lorsqu'il parvint dans les hauteurs il ne trouva aucune trace de l'ombre qu'il avait aperçu. « Pourtant il y avait quelqu'un » songea t-il.

Son attention fut attirée par les éclats d'une dispute sur la scène. Visiblement les nerfs de Svenson venaient de lâcher. Encore sous le choc de l'accident de la veille, ce nouvel incident lui faisait l'effet de la goutte d'eau et il présenta immédiatement sa démission au directeur avant de partir en claquant la porte.

Ce dernier se lamenta quelques minutes, puis s'enferma dans son bureau pour appeler la doublure de Svenson qui se trouvait ainsi promu au rôle principal.

Reese appela son associé et lui relata les derniers événements.

-« C'était juste cette fois Finch »

-« Il est clair que le saboteur n'a pas l'intention de lâcher prise M Reese »

-« Svenson a renoncé mais le directeur appelle déjà sa doublure »

-« Et ce remplaçant, ne serait ce pas Edward Hersin ? » demanda Finch.

-« Oui un nom dans ce genre là » confirma l'ex agent « Vous le connaissez ? »

-« Non. Mais nous allons apprendre à le connaître M Reese. C'est notre prochain numéro »

OoooooooooO

.

Reese fronça les sourcils en voyant arriver son partenaire.

-« Après ce qui s'est passé hier et ce matin, j'aurais vraiment préféré que vous restiez à la bibliothèque Finch »

-« Moi aussi je suis ravi de vous revoir M Reese » ironisa l'informaticien.

Reese soupira.

-« Vous êtes trop têtu Harold »

-« Vraiment ? Vous avez du déteindre sur moi M Reese »

John s'apprêtait à répliquer quand le directeur l'interrompit, trainant après lui son nouveau premier rôle, qu'il leur présenta avec emphase. Celui-ci les salua poliment mais il semblait particulièrement mal à l'aise.

-« Allons mon cher, allez donc commencer les répétitions. Nous finirons par être en retard sur le planning » constata le directeur. « Moi je dois contacter l'imprimeur pour changer les affiches »

John observa le comédien perplexe.

-« Une chance que ce gars soit le saboteur pour récupérer le premier rôle Finch ? »

-« J'en doute M Reese. Il ne semble pas vraiment enchanté d'être là »

-« C'est ce que je me disais aussi »

Ils suivirent la répétition. Puis Hersin s'installa au bord de la scène pour s'accorder une pause. Finch en profita pour se rapprocher de lui.

-« Mes félicitations pour votre promotion M Hersin. Cela doit vous faire plaisir d'obtenir le premier rôle »

-« Merci Monsieur » répondit Edward hésitant.

-« Vous semblez ennuyé ? Le rôle ne vous plaît pas ? » Hasarda Finch.

-« Oh si beaucoup. Mais je ne crois pas que je vais l'accepter »

-« Vraiment ? Pourquoi cela ? »

-« Hé bien » hésita t-il « Monsieur Pasterman m'a dit que vous étiez un investisseur »

-« Et vous craigniez que je ne retire ma proposition ? Ne vous inquiétez pas Monsieur Hersin, je ne change pas d'avis facilement »

A cet instant, il croisa le regard moqueur de son agent qui lui signifiait clairement son approbation sur cette constatation.

-« Et bien Monsieur, si vous êtes décidé. Mais à votre place je réfléchirai. Il se passe trop de chose étrange depuis que le directeur a choisit de monter cette pièce »

-« Pourriez vous être plus précis ?» demanda Finch feignant la perplexité.

Hersin se rapprocha d'eux, baissant le ton.

-« Le premier comédien qu'ils ont embauché, Jack Adison, a fini à l'hôpital avec une jambe dans le plâtre au bout de deux jours de répétition. Le second, Gérald Austin a tenu deux semaines. Il est parti quand il a failli basculer du balcon. Il disait que quelqu'un avait graissé la balustrade ! »

-« Mais je pensais que vous étiez le second ? » demanda Finch.

-« Non, je suis le quatrième choix. Svenson était le troisième et vous savez pourquoi il est parti. Maintenant ça va être mon tour et franchement ça ne me tente pas du tout ! »

-« Il peut s'agir de coïncidences » hasarda Finch pour l'inciter à parler, car à ce stade qui aurait pu croire cette hypothèse ?

-« Coïncidence ? Sûrement pas ! C'est cette pièce. Il y a eu un problème la dernière fois qu'elle a été jouée dans ce théâtre. Depuis elle ne doit plus être rejouée ici. »

-« Quel genre de problème ? » demanda Reese.

-« Je ne sais pas. C'est une vieille histoire qui se transmet dans les coulisses. Mais il y a surement un fond de vérité. Il y a dix ans le directeur de l'époque avait essayé d'afficher la pièce. Il n'est pas parvenu à la faire jouer. Et voilà que ca recommence. Moi je ne reste pas ! » Affirma t-il soudain décidé. Il se leva et se dirigea vers le bureau d'un pas résolu.

-« Que dites vous de cela M Reese ? »

-« Qu'il s'agit avant tout de superstition mais qu'il doit y avoir un fait bien réel à l'origine. Et cela pourrait nous aider à résoudre l'enquête »

-« Très juste. Je vais faire des recherches sur l'histoire de ces lieux. Etrange que la machine ne nous ai pas transmis les numéros des deux premiers acteurs » constata Finch.

-« Peut être qu'il s'agissait alors seulement d'effrayer plutôt que de tuer ? Mais comme le directeur persiste, le saboteur a du décider de passer à la vitesse supérieure » supposa Reese.

-« Cela pourrait être une explication logique » concéda l'informaticien.

-« Puisque la menace semble avant tout provenir du rôle, si notre numéro l'abandonne, il ne doit plus être en danger ? »

-« C'est possible, en effet »

-« Donc nous pouvons retourner à la bibliothèque en attendant le prochain candidat ? »

Finch eu un sourire moqueur.

-« Vous avez hâte de rentrer ou hâte de me voir rentrer M Reese ? »

Reese se sentit démasqué. Il sourit :

-« Je parlais pour moi Harold. En fait je crois que Bear me manque »

-« Oui bien sur, je vous crois M Reese » commenta l'informaticien amusé.

OoooooooooO

.

De retour à la bibliothèque, Finch entama les recherches sur l'histoire de l'"Access Theatre"

John fit mine de s'installer près de lui.

-« M Reese ? »

-« Oui Finch ? »

-« Ne m'aviez vous pas dit que Bear vous manquez ? »

-« En effet » répondit John incertain.

-« Dans ce cas, je m'étonne de ne pas vous voir partir en balade. »

-« Vous nous chassez Harold ? »

-« Pas le moins du monde M Reese » Finch se tourna vers son agent. « Mais si vous n'êtes pas revenu pour la promenade de Bear, c'est donc bien pour me voir reprendre mon poste ici que vous vouliez rentrer ? » demanda t-il avec un sourire malicieux.

-« Pris en flagrant délit de mensonge » grogna Reese « Vous me connaissez vraiment trop bien Finch »

Il se leva et siffla le chien.

-« Viens Bear, ainsi je n'aurais émit qu'un demi mensonge »

-« A plus tard M Reese » lança Finch avec un sourire moqueur. John fit semblant d'être vexé mais il ne fut guère convaincant.

OoooooooooO

.

Il revint au bout d'une heure. Finch l'attendait avec de nouvelles informations.

-« L' "Access Theatre" a été fondé il y a 114 ans. Il a connu des heures de gloire et d'autre moins reluisantes, comme tout lieu de ce genre, mais parmi les faits marquants figure en bonne place le « problème » évoqué par M Hersin. Et « problème » ne me semble pas un terme très approprié. » Commenta Finch. « Il y a 20 ans, le Cid a été programmé à l'affiche avec l'un d'un acteur les plus en vue de l'époque : Richard Howell. Il avait 25 ans et aux dires de ses pairs il était l'acteur le plus prometteur de sa génération. Mais le soir de la première, une jeune femme s'est introduit dans les coulisses et l'a poignardé. Apparemment Richard avait obtenu le rôle en évinçant son fiancé et elle a voulu le venger. »

-« Elle l'a tué ? » demanda Reese.

-« Non. Mais il semble que ses blessures l'aient contraint à arrêter définitivement sa carrière. »

-« A ce point ? » remarqua l'ex agent perplexe.

-« La pièce a été annulée et remplacée par une autre. Dix ans plus tard, le directeur de l'époque a remis cette pièce à l'affiche mais elle n'a jamais été jouée. Les incidents se sont multipliés pendant trois mois, des dégâts matériels, quelques chutes. Finalement le projet a été abandonné. Les suivants n'ont pas rencontré d'obstacle »

-« Ici né la légende » commenta Reese.

-« Depuis personne n'a essayé de rejouer cette pièce dans ces lieux. Sauf M Pasterman qui a décidé de la remettre à l'affiche avec le résultat que l'on sait »

-« Vous pensez que quelqu'un agit délibérément pour empêcher ce projet chaque fois qu'il est évoqué ? Mais dans quel but ?»

-« Peut être qu'en rencontrant les protagonistes de l'époque nous en apprendrions un peu plus ? A commencer par la coupable Miss Elizabeth Foster ? »

-« Elle est toujours en prison ? »

-« Elle n'y est jamais allée. Elle a été internée tout de suite après les faits à l'institut Jefferson et elle y est toujours »

-« Eh bien voyons si je peux lui rendre visite Finch ? A voir si son état mental le permets»

-« Selon son dossier médical c'est tout à fait envisageable »

-« Vous avez consulté son dossier ? Je suppose que les données de l'institut étaient mal protégées elles aussi» ironisa l'ex agent.

-« La protection était plutôt faible » grogna Finch saisissant l'allusion. « Les établissements de ce genre ne devraient pas archiver de dossier en informatique sans un bon système de protection »

-« De toute façon rien ne peut vous résister Finch » affirma Reese « même pas moi » songea t-il.

-« Je vais faire en sorte de nous obtenir un rendez vous » annonça Finch sans relever. « J'ai accès au planning »

-« Profitons-en alors. Mais pourquoi nous ? Vous comptez encore aller sur le terrain ?»

-« En effet, je vous accompagne »

-« Soit cette enquête vous passionne, soit vous envisagez de vous passer d'employé dans un proche avenir ? Dois-je chercher un autre emploi Harold ? » Demandant l'ex agent mi amusé mi sérieux.

-« Voyons M Reese, sérieusement que ferais je sans vous ? Vous êtes irremplaçable» répondit Finch d'un ton moqueur. Pourtant John eu la nette sensation que son ton sonnait faux cette fois.

OoooooooooO

.

Il fut impossible de fixer la rencontre pour le lendemain, aucun rendez vous avec un patient ne pouvant être retenu le jeudi. Finch se résigna donc à l'inscrire pour le vendredi.

Ils se demandèrent s'il était utile de poursuivre la surveillance sur Hersin puisqu'il avait renoncé au rôle, mais tandis qu'ils en discutaient un nouveau numéro leur parvint. Reese récupéra les trois livres et Finch collecta les informations.

-« Inutile de chercher bien loin M Reese. Tout indique que ce jeune homme, Matt Fields, est la nouvelle recrue du directeur Pasterman »

-« Ignorant ou courageux » commenta Reese.

-« Nous le saurons bientôt. Il ne se passera sans doute rien ce soir, mais demain, mieux vaudra assister aux répétitions. Et avant que vous ne me le fassiez remarquer M Reese » ajouta Finch en voyant le regard contrarié de son agent « J'avais déjà prévu de passer la matinée au théâtre avec le directeur. Il doit me montrer les comptes »

John émit un soupir à fendre l'âme qui suscita un sourire amusé chez son partenaire.

-« Vous avez juré de me compliquer la tache Finch. Je vais vous réclamer une prime de risque ! »

OoooooooooO

.

Le lendemain, le directeur leur présenta Matt Fields avant d'aller s'enfermer avec Finch dans son bureau. Reese resta au bord de la scène à surveiller leur numéro.

Le comédien faisait plus jeune que son âge « il a l'air d'un gamin déguisé pour un bal masqué » songea t-il « mais il est doué » apprécia t-il.

Il était aux aguets, prêt à intervenir à la moindre alerte. Son instinct l'avertissait que le saboteur ne devait pas être très loin. S'introduire dans les lieux ne semblait lui poser aucune difficulté. « C'est peut être un technicien ? » songea t-il. Mais il butait toujours sur la même question : le mobile. Quel pouvait être les motivations de ce mystérieux individu ? La rencontre prévue le lendemain leur fournirait peut être une piste ?

Un léger grincement le tira de ses réflexions. Il leva la tête, cherchant une présence, un mouvement suspect. Il ne vit rien. Avançant de quelques pas, il continua d'observer les lieux. Le grincement se fit entendre à nouveau. La voix de Matt le couvrit un instant. Reese se tourna dans sa direction. Celui-ci récitait sa tirade en reculant pour rejoindre le centre de la scène. L'ex agent compris alors l'origine du bruit : une trappe était ouverte dans le plancher et Matt se dirigeait droit sur elle, sans la voir. Il risquait de se rompre le cou en tombant. John s'élança et le repoussa de justesse. Le jeune homme poussa un cri étranglé en apercevant l'ouverture. Reese n'hésita pas. La trappe devait être manœuvrée depuis le sous sol. Plutôt que de passer par la porte des caves, qu'il ne pouvait atteindre qu'en traversant une partie des coulisses, il choisit de se laisser tomber dans l'ouverture pour y accéder directement, espérant intercepter enfin le saboteur qui devait encore s'y trouver.

Matt le regarda faire stupéfait, puis décida d'aller prévenir des secours et courut jusqu'au bureau du directeur.

Une fois en bas, John compris qu'il ne s'était pas trompé. L'inconnu était toujours là. Il se guida au son de ses pas.

John suivit l'intrus dans les sous-sols, ce dernier semblait connaître parfaitement les lieux, ce qui n'était pas le cas de l'ex agent et le désavantageait.

Il avançait prudemment entre les éléments de machinerie. Lorsqu'il sentit la présence de l'inconnu derrière lui, il était trop tard, le coup l'assomma à moitié et il tomba sur le sol. Il lui fallut quelques instants pour se reprendre et s'agenouiller. Il entendit les pas de son agresseur s'éloignaient vers les salles du fond. « Il doit probablement y avoir plusieurs sorties » songea t-il exaspéré de s'être fait surprendre.

A cet instant la porte d'accès grinça et une voix bien connue résonna :

-« M Reese vous êtes là? John? »

L'ex agent soupira. Pourquoi venait-il ici ?, « est- il donc devenu inconscient? » murmura t-il

-« En bas Finch »

Il l'entendit descendre et le vit s'approcher.

-« John vous êtes blessé? » l'inquiétude pesant déjà lourdement dans sa voix.

-« Non, juste un coup sur la tête » grogna Reese « J'aurai du anticiper » ajouta t-il mécontent. « Et vous ne devriez pas être ici, pour votre sécurité » ajouta t-il en posant une main sur le bras de son partenaire.

Finch se pencha et l'aida à s'asseoir.

-« Restez assis un instant pour dissiper les effets du choc » intima t-il.

-« Je vais bien Harold »

Finch émit un son mécontent.

-« De toute façon vous ne prenez jamais soin de vous » constata t-il.

-« Vous le faite pour moi » répondit John avec un haussement d'épaule.

Finch était agenouillé près de lui, il se pencha en avant pour passer la main derrière sa tête, tâtant prudemment la bosse qui s'était formée. John sentait son souffle sur son visage, il frissonna. Il était trop près, beaucoup trop près de lui pour sa tranquillité. Finch se pencha un peu plus et John ne put résister à la tentation. Glissant une main sur la nuque de son partenaire, il attira son visage vers le sien et l'embrassa doucement, tendrement. Finch resta figé, stupéfait, mais il le laissa faire sans le repousser. John en profita pour prolonger le baiser. Persuadé qu'il n'aurait plus jamais une pareille opportunité, il entendait s'en forger un souvenir inoubliable. Il finit par relâcher son partenaire, passant doucement la main sur sa joue, caressant ses lèvres du bout des doigts, son regard ancré dans le sien.

Harold le stoppa en saisissant son poignet.

Il le fixa quelques instants sans rien dire. John devinait qu'il analysait la situation comme il savait si bien le faire.

-« Pourquoi avez-vous fait cela? » demanda t-il enfin.

John décida de jouer carte sur table.

-« Parce que j'en avais envie »

-« Depuis longtemps » précisa t-il.

Il sentit Finch se raidir. Il lâcha son poignet.

-« Vous vouliez la vérité Harold? Cela fait des mois que je rêve de vous embrasser sans jamais oser le faire parce que je redoute votre réaction. Mais je n'en pouvais plus. Je suppose que toute résistance humaine a ses limites? » Murmura-t-il

-« Mais pourquoi vouliez-vous… » Finch hésita « m'embrasser ? » Demanda-t-il. Il avait besoin de savoir, d'être sûr.

John soupira.

-« A votre avis Harold? Pourquoi peut-on souhaiter embrasser une personne? Sinon parce que c'est le meilleur moyen de lui faire comprendre ce qu'on éprouve pour elle? »

Finch hésitait devant cet aveu, cela lui semblait tellement irréel, trop beau pour être vrai.

-« Vous avez une drôle de façon d'exprimer votre… amitié M Reese » commenta-t-il incertain, insistant volontairement sur le mot "amitié".

-« Je ne vous ai pas embrassé comme un ami Harold, ce que j'éprouve pour vous est bien plus que de l'amitié » répondit l'ex agent le fixant d'un regard intense à travers lequel il aurait voulu lui transmettre ses pensées.

Finch ne répondit pas. John détourna les yeux « je devais m'y attendre » songea t-il. Il ajouta résigné :

-« Je n'en espère pas autant de vous et…. » Il ne termina pas sa phrase, Harold avait saisi son visage entre ses mains et l'embrassait à son tour éperdument, passionnément, John gémit de satisfaction, il posa ses mains sur les hanches de son partenaire pour l'attirer plus près et lui rendit son baiser.

-« Vous aviez tort » lui murmura Harold quand ils se séparèrent.

John lui sourit.

-« J'aime beaucoup avoir tort » souffla-t-il. Il caressa doucement la joue de son vis-à-vis « Et j'aurais aimé m'en apercevoir plus tôt »

Finch lui sourit timidement.

-« Je crois que l'essentiel est déjà de s'en rendre compte »

-« C'est vrai » confirma l'ex agent.

-« Ou cela va-t-il nous mener ? » demanda Harold.

John sentit son inquiétude.

-« A être heureux? » suggéra-t-il

Puis il ajouta d'un ton sérieux :

-« Peu importe, l'essentiel est d'y aller ensemble » Il embrassa à nouveau son partenaire pour confirmer ses paroles et Finch se sentit rassuré.

Il finit par se détacher de lui. « Il est temps de reprendre notre mission » affirma t-il.

John devina que son partenaire avait certainement besoin de réfléchir, c'était dans sa nature. Il n'avait pas l'intention de le brusquer. Ce qu'ils venaient de vivre lui semblait déjà tellement inespéré.

-« Je me serais bien reposé encore un peu » répondit-il taquin.

-« Dans ce cas je vais vous attendre en haut M Reese » répondit l'informaticien sur le même ton.

-« Inutile » soupira l'ex agent « sans vous le repos perds tout son charme »

Harold lui adressa un sourire moqueur et l'aida à se relever.

-« Comment vous sentez vous ? Pas de vertige ? »

-« Non j'ai la tête dure »

-« Heureusement pour vous ! Vous avez une belle bosse M Reese »

-« Une de plus » commenta John d'un air insouciant avant tout destiné à rassurer son partenaire.

-« Bien alors reprenons l'enquête »

-« A vos ordres patron » déclara Reese en se dirigeant vers l'escalier.