Chapitre 2 :

La croisée des deux mondes, le Chemin de Traverse

J'aimerais vous dire que mes parents me révélèrent qui étaient mes parents biologiques mais se serait mentir. Ils n'ont rien voulus me dire après la révélation fracassante que je n'étais pas de leur sang. J'eus beau supplier, demander des informations, crier, ils restèrent stoïques et ne me donnèrent aucune réponse. Pas de noms de femmes ni d'hommes, pas de lieu de naissance, pas de paroles sur les circonstances de l'adoption, ils ne voulurent rien me dire. Mais pour moi, on ne pouvait pas me faire une telle révélation en s'attendant à ce que je reste de marbre. Moi je n'étais jamais curieuse, mais lorsqu'on m'apprenait que tout ce que je pensais savoir n'était que mensonge, je devenais alors déterminée à apprendre la vérité quitte à tout essayer. Une fois qu'ils étaient tous deux partis faire le ménage chez des employeurs, je me glissais dans leur chambre et vira sans dessus dessous les boîtes qui étaient cachés dans le placard. Des albums photos de famille, des cahiers scolaires de mes années précédentes à l'école primaire, des outils ménager, des vêtements devenus trop petits, bref tout un tas de choses qui s'accumulent normalement avec le temps mais rien avec des informations personnelles. Pas de dossier, pas d'accord d'adoption. Mais je ne me suis pas découragée. J'ai fouillé toute la maison de fond en comble mais je n'ai rien trouvé. Alors depuis ce jour, un fossé c'est creusé entre ma mère, mon père et moi. Ils ont tentés au cours de l'été de faire comme si rien ne s'était passé, mais moi, j'avais changé. Je ne parvenais plus à les regarder en face. À chaque fois que je passais devoir mon reflet, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander de qui je tenais ces beaux yeux verts, si mes cheveux noirs crasseux appartenaient aussi à une femme qui était ma véritable mère, et ce nez et ses mains… J'imaginais mes parents biologiques de toutes les manières possibles. Et leurs noms… Étaient-t-ils célèbres ? Étaient-t-ils également des sorciers ? Étaient-t-ils dans le même cas que Dulcéa, des parents de sang-mêlé donc l'un est sorcier et l'autre moldue ? Bref, à cause de toutes ces questions, à cause du silence de mes parents adoptifs, dès qu'arriva le mois d'août où Dulcéa devait aller chercher ses fournitures scolaires, je m'installais chez les Medjaï et j'y allai avec elle ainsi que Sakura.

Ma première expérience avec le monde magique commença par la Poudre de cheminette. Dans le luxueux salon des Medjaï se trouve une cheminée toujours propre, mais aujourd'hui un petit pot d'une poudre méconnue se trouvait en son centre. Rick Medjaï s'en saisit et nous expliqua ce nous allions faire.

-Nous allons nous rendre au Chaudron Baveur. C'est un bar pour sorciers où se trouve un passage qui nous permettra de nous rendre au Chemin de Traverse.

-Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas toute suite nous rendre sur le Chemin de Traverse ? Demanda Sakura qui savait de sa famille que cela était possible.

-Parce que trop souvent, des jeunes se trompent dans la prononciation du nom et se retrouve dans des endroits… malfamés.

Je déglutis. Je devais avoir confiance en moi car je ne voulais vraiment pas me trouver dans un lieu inconnu avec des personnes étrangères qui pouvaient me faire du mal ou du bien, bref peu importe je ne voulais pas que ca arrive. Donc, j'écoutai attentivement les prochaines directions du père de mon amie.

-Vous allez chacune votre tour prendre un peu de poudre. Vous allez vous avancez au centre de la cheminée et prononcée très clairement : Chaudron Baveur. Aussitôt, vous allez être immédiatement transporté dans la cheminée du bar. On s'attendra alors près des tables. Des questions ?

Je secouai la tête. Sakura demanda si ca allait vite ce qui lui fut répondu par un oui mais que ca risquait de salir nos vêtements. Dulcéa sautillait déjà et fut donc la première à prendre la fameuse poudre et s'avancer dans la cheminée. J'étais fébrile pour elle et en même temps, j'avais hâte de voir ce que ça allait faire.

-Chaudron Baveur !

Des flammes vertes surgirent alors et l'instant d'après, Dulcéa n'était plus là.

-Incroyable ! Commentais-je totalement fan de ce qui venait de se passer.

-Sakura ?

-J'y vais ! On se retrouve de l'autre côté Sély… Oh que j'ai hâte de voir ce fameux Chaudron Baveur, il parait que c'est juste à côté de chez moi… Chaudron Baveur !

Elle avait à peine fini de parler que déjà, elle jetait la poudre et disparue à son tour. Sacré Sakura, elle n'hésitait jamais et discutait sans arrêt même lorsqu'il fallait être sérieux. Rick me tapota alors l'épaule et me tendit le pot de poudre. Quoi ? Oh, c'était déjà à moi ! Sortant de mes pensées, je pris une bonne poignée de poudre et m'avança dans la cheminée. Ouf, ce n'était pas chaud, j'avais eu peur à cause des flammes et j'avais émis cette supposition totalement infondée.

-N'oublie pas. Parle fort et très clairement.

-Chaudron Ba… tchoum, veur.

Un petit éternuement et hop, voilà qu'à mon tour, je disparaissais dans une pluie d'étincelles vertes. C'est vrai que c'était rapide. Je n'eus pas le temps de réaliser que j'avais mal prononcée le nom à cause de mon éternuement que déjà, je ressortais autre part. Et pour être autre part, je l'étais car d'après ce que je voyais je n'étais pas du tout dans un bar. Plutôt dans un charmant petit village du nom de Batchoumveur d'après la plaque qui trônait en gros sur un mur qui faisait face à la cheminée d'où je venais de jaillir. Mon visage se décomposa rapidement en faisant rapidement le lien qui m'avait conduit jusqu'ici. Stupide éternuement ! Soudain, une fille me fonça droit dessus.

-Pauvre idiote, tu ne peux pas regarder où tu vas ?

La fille aux cheveux bruns chocolatés et aux yeux bleus turquoise incroyablement hypnotiques cracha cette phrase avant que j'ai pu m'excusez ou dire quoique se soit. Elle portait des jeans moulants bleu à bordure jaune avec une ceinture avec une étoile qui pendait ainsi qu'un débardeur noir très sexy, trop sexy pour une fille de son âge. Âge que j'estimais être le même que le mien. Elle était accompagnée d'un garçon à la peau noir qui devait avoir le même âge qu'elle et d'une femme noire à coupée le souffle.

-Tu ne la reconnais donc pas gamine ? C'est la célèbre Hildegarde –Hilda- Zabini.

-La ferme Malicia, rétorqua la mère. Tu es perdue petite ?

-Oui, je devais… Me rendre au Chaudron Baveur.

-Encore une imbécile qui n'est pas capable d'articuler correctement, maugréa la jeune fille qui avait pourtant eu l'ordre de se taire.

-Très bien. Attendez-moi ici les enfants.

Ni un, ni deux, la femme se saisit de mon bras et par réflexe je fermai les yeux. Quand je les ré ouvrit, j'étais dans un bar, la tête qui tournait et je faillis bien de vomir sur Dulcéa qui arriva à la course près de moi.

-Oh Sély ! J'ai eu tellement peur que tu te sois perdue. Papa m'a dit comment tu as éternué et je pensais que… Enfin, tu es là et c'est ce qui compte. Tiens, mais d'où tu viens d'ailleurs ?

Je lui expliquai alors que j'avais jaillis dans une cheminée dans la mairie de Batchoumveur et que j'étais tombée sur une drôle de famille.

-Quoi ? S'écria Sakura en arrivant avec le père de Dulcéa. Tu as bien dis Hilda Zabini ? C'est une sorcière hyper célèbre ! Notamment pour sa beauté et parce qu'elle s'est mariée sept fois ! Non, mais tu te rends compte, wahou trop la chance…

Dans ma tête, je n'étais pas chanceuse mais bon, je m'abstins de la contredire et m'empêchai de dire ma façon de pensée de la réaction de la fille de la sorcière célèbre. M'enfin, elle m'avait ramenée et c'est tout ce qui comptait. Après s'être assurée que j'allais bien, on passa par une porte de derrière et arrivâmes devant un mur de brique. Génial, et maintenant qu'allait-t-on faire ? Prendre de la poudre pour traverser le mur ? Rick Medjaï sortit alors un long bout de bois.

-C'est une baguette magique, annonça joyeusement Sakura. J'ai hâte d'avoir la mienne.

Il tapota quelques dalles précises et soudainement, le mur s'anima. Les briques bougèrent et un passage s'ouvrit devant nous comme par magie, révélant ce qui se cachait derrière. Une longue allée bondée de boutiques et grouillants d'individus se dévoila devant nous. Les yeux écarquillés, j'avançai avec mes amies et ensemble nous traversâmes la croisée des deux mondes. Je n'avais pas assez de mes deux yeux pour tout regarder. Les objets dans les vitrines étaient étincelants et divers, des enfants tiraient la main de leurs parents pour aller dans telle boutique, des vendeurs faisaient la présentation de leurs marchandises, bref, le Chemin de Traverse était vraiment un endroit très animé.

-Bon les filles. Notre premier arrêt sera chez Gringotts, la banque des sorciers. Ensuite, nous irons chez Fleury et Bott pour vos grimoires. Nous ferons ensuite un tour par l'apothicaire et la boutique de chaudrons. Je crois aussi me rappeler de vous emmener faire un tour à la ménagerie magique car vous avez le droit à un animal. Je pensais terminer cette journée chez madame Guipure ou chez Tissard et Brodette pour les vêtements.

Après avoir énuméré l'itinéraire qui était prévu, Rick voulu continuer à avancer car il nous avait obligé à arrêter pour nous faire part du plan de la journée, mais Sakura l'arrête de manière assez brusque en criant et en l'attrapant par le bras. Dulcéa et moi échangeâmes un regard avant d'éclater de rire. On savait que notre amie voulait corriger le père Medjaï.

-Vous avez oublier un arrêt chez Ollivander , qui est par la barbe de Merlin, le plus important à ce qui me semble.

-Ah mais oui ! Où avais-je la tête ! Se reprit Rick qui d'après moi avait intentionnellement omit d'énoncer la boutique des baguettes magiques car il devait savoir que c'était le magasin qu'on avait le plus hâte de faire toutes les trois.

Il ajusta donc l'itinéraire et Ollivander se ferait après le magasinage de vêtements. Poursuivant enfin notre route, on arriva près d'un tournant où un énorme édifice surplombant les boutiques alentours nous accueillit. Visible de loin étant donner son énorme façade aussi blanche que la neige et son portail de bronze gigantesque une drôle de créature en uniforme attendait en haut des marches de marbre blanche. On prit cette direction et Sakura me glissa :

-Ceci est un gobelin, les gardiens de la banque. Ils ne sont pas très affables donc évite de t'attacher à eux. D'ailleurs, je me rends compte que Mr Medjaï ne t'a pas vraiment expliqué comment les coffres fonctionnaient.

Elle m'expliqua alors que toutes les familles de sorciers possédaient des comptes chez Gringotts avec de l'argent à l'intérieur. Pour y accéder, il fallait posséder une clé mais comme j'étais une moldu, je pouvais en ouvrir un et échanger de l'argent moldu pour en obtenir en sorcier. Ouf, j'avais bien fais de prendre les maigres économies que j'avais réussis à amasser au compte-goutte. Franchissant le portail après que Rick ait donné nos noms au gobelin, on se retrouva dans un genre de sas ou deux autres gobelins étaient postés devant des grandes portes d'argent. Un message frappant était écrit sur celles-ci.

« Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »

-Il n'existe pas un seul endroit plus sure que Gringotts à ce qu'il y parait, me murmura Sakura qui était ravie de m'en apprendre d'avantage à chaque nouvelle découverte que je faisais.

-Si, la contredit alors le père de Dulcéa à voix base. Poudlard.

Dulcéa hocha la tête et pénétra la première dans l'immense hall. Fait tout en marbre, un énorme comptoir avec des centaines de gobelins travaillant sur des tabourets nous accueillit. Il y avait pleins de portes qui devaient mener plus loin, probablement aux coffres forts. Dulcéa et son père se dirigèrent alors vers un guichet ou un gobelin n'était pas occupé. Sakura et moi attendîmes notre tour alors que le père et la fille disparaissaient avec le gobelin derrière une porte.

-Est-ce que tu veux aller changer ton argent Séléna ?

-Ah oui, bonne idée. Comme ca, ce sera fais.

À notre tour, on s'approcha d'un guichet. Le gobelin leva lentement la tête et me regarda attentivement.

-Bonjour… Euh, je voudrais changer mon argent s'il vous plait…

-Donnez, dit-t-il d'une voix grincheuse.

Je fouillais dans mon porte-feuille et en sortit les 100 livres sterling que je possédais. J'ignorais ce que ca allait donner en sorcier, mais c'était tout ce que j'avais. Le gobelin me regarda de nouveau comme s'il pensait que je me moquais de lui. Voyant que ce n'était pas le cas, il descendit de son haut tabouret, mit sa paume sur un tiroir qui s'ouvrit et revint avec d'étranges pièces.

-Voilà pour vous.

Il me déposa devant moi vingt pièces en or.

-Euh… C'est tout ? Ne puis-je m'empêcher de dire.

J'avais donné 100 livres quand même. Je m'attendais à recevoir à peu près le même montant ou peut-être un peu moins, mais pas en bas de 80 quand même. Et quels étaient cette drôle de monnaie ?

-1 Gallion = 5 livres sterling. 1 Mornille = 0,29 livres et 1 Noise = 0,010 livre.

Gallion ? Mornille ? Noise ? Encore du vocabulaire sorcier qu'il allait falloir que j'apprenne. Quoiqu'il en soit, le taux de change m'apparaissait vraiment très étrange mais j'eus la bonne idée de me taire et laisser Sakura passer. Elle tendit une clé en or et le gobelin la regarda de manière méfiante. Finalement, il soupira, redescendit et invita Sakura à le suivre. Je préférai rester dans le hall à attendre mon amie au cas où les Medjaï reviendraient. Sakura eu beau dire que je manquais quelque chose à descendre dans les coffres, mais je lui souris en lui rappelant que je n'étais pas très curieuse. M'éloignant j'attendis près des portes lorsque je fus bousculé par une fille.

-Encore toi ! Me Grogna la voix de la fille que j'avais rencontrée à Batchoumveur.

Son regard turquoise me dévisagea de haut en bas et s'arrêta sur l'argent que je tenais dans la main. Un sourire mauvais se dessina sur son visage.

-Je le savais bien. Tu n'es qu'une minable sang-de-bourbe qui est encore plus idiote qu'un gobelin. Tu n'as pas d'affaire ici.

M'apprêtant à répliquer quelque chose, n'importe quoi, même si je ne savais pas la définition de ce qu'elle venait de me dire, je savais que c'était forcément une insulte, sa mère arriva d'une porte accompagnée du garçon noir.

-Malicia, ne traine pas. Ton frère et moi sommes déjà prêts à partir.

C'est alors qu'elle me vit. Elle me fit un sourire mais ne m'adressa pas la parole et s'en alla accompagner de ses deux enfants dont la fille me fit un doigt d'honneur avant de partir. Ne comprenant pas très bien ce que j'avais pu lui faire, je soupirai et attendit que mes amies reviennent.