Bonjour tout le monde!! Allez, c'est parti pour les deuxième chap, que j'ai eu le temps d'écrire entre deux gueulantes de ma mère (Elle vous aime pas) mais bon, be happy, don't worry disait l'autre shooté et il avait raison, enfin, moi et mes délires... Allez le chap, fait main... Pour vous.
Ps: Musique de fond: « Je suis un homme » de Zazie
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Elle se pressait seule sur la route, faible, trébuchante mais déterminée. Elle voulait juste partir. Même sa capacité à garder la tête froide dans les situations délicates ne suffisait plus, elle n'arrivait plus à raisonner correctement, des images lui revenaient, des sensations, et au plus profond, cette impression d'être sale et détruite.
Et sa petite silhouette malhabile taversait les paysages sans savoir ni mesurer, sans prendre garde, avec pour seul but de se cacher quelque part, de s'y blottir et de pouvoir oublier.
Elle gardait la tête haute malgré tout, et dans son voyage, restait farouche à tout contact.
Après avoir pris un petit pécule à Gringotts, elle s'était fait transplaner en Cornouailles, où les évènements étaient moins violents, plus éloignés. De taverne en auberge, elle restait pratiquement muette, utilisant sa voie avec parcimonie, ses cris étaient enfermés. Les étrangers qui l'abordaient se heurtaient à une falaise blanche, qui ne cèderait pas, qui n'avançait plus.
Et en l'espace d'une quinzaine de jours, elle avait foulé des sentiers qui étaient devenus semblables et familiers, à force. Et son esprit était toujours aussi torturé, ses gestes toujours aussi méfiants et sa voix toujours aussi rauque.
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-C'est une plaisanterie, j'éspère...
-Pas du tout.
Albus et Severus se faisaient face. Seuls dans le bureau faiblement éclairé par les flammes qui grondaient allègrement dans la cheminée. Dehors, la nuit sévissait encore.
-Vous allez partir à sa recherche.
-Petite sotte! Qu'est-ce qui lui a pris de partir comme ça? Et où est-ce que je vais devoir aller la repêcher, cette idiote?
-Précisément Severus... Les yeux du directeur se firent à la fois durs et las, comme s'il bouillonait intérieurement, sa colère était palpable dans les pièce, les murs semblaient se rétrécir autour d'eux. Rogue comprit.
-Vous n'avez vraiment aucune idée? Demanda sèchement le professeur de potions, qui était nerveux.
-Absolument aucune, j'ai contacté ses parents, qui ne savent rien, et...
-Et ses... Petits amis sont introuvables également, je suppose... Assèna-t-il en levant un sourcil de dédain.
Le directeur ne répondit pas et se leva pour lentement aller caresser son phoenix. Rogue s'impatienta:
-Mais bon sang, Albus, vous êtes si... Omniscient d'habitude, et vous ne savez pas ce qui a pu se passer pour provoquer un tel départ!
Ses mots étaient durs et sa voix impérieuse, mais s'approchant plus près du directeur, il articula et appuya ses mots pour obtenir ce qu'il voulait:
-Ou... Peut-être le savez-vous, mais vous ne voulez pas admettre que quelque chose ait pu se passer sous vos yeux et que vous ne voulez pas admettre que vous étiez impuissant face à cela...
Le directeur sortit soudain de son loisir éphèmère pour fixer les yeux sombres et éléctriques du Maître Occlumens avec toute l'autorité dont il était capable. Durant quelques instants, un simple et obscur professeur eut l'ascendant sur son aîné, et le combat muet et terrible dura jusqu'à ce que MacGonagall entre dans le bureau. Aucun des deux n'avait cédé.
Elle avait toujours été si solide, et sévère, une femme forgée dans l'étau ferme des traditions qui l'avaient rendue aussi inflexible et tranchante qu'une épée affûtée. Et elle était inquiète. Plus sensible, et les voir si près l'un de l'autre, leurs deux regards de jais et de lapis-lazuli si brûlants et tendus, elle eut un frisson avant de les rejoindre en silence, l'oeil alerte de la lionne braquée. Le silence s'assombrit d'avantage après les mots qu'elle prononça de sa voix rauque:
-Drago Malefoy vous attend dans mon bureau avec Lucius Malefoy.
Dans tous ces corps gênés dans leur impuissance et leur vain combat, le sang pulsait violement. Et le silence qui laissait deviner leurs reflexions ne fit que durer, comme s'il pouvait se rapprocher une catastrophe, imminente.
Enfin, Albus fit un mouvement pour sortir du bureau, et se vit saisir le bras par le professeur, sous l'oeil mécontent de la directrice des Gryffondors:
-Malefoy est-il lié à son départ?
-Severus... Sa voix était celle d'un homme scrupuleux et traqué. Mais son interlocuteur ne céda pas d'une once:
-Minerva, je pense qu'il serait plus avisé que je l'interroge...
MacGonagall eut un hoquet de surprise, et Dumbledore commença d'une voix éxaspérée:
-Non...
Rogue se retourna vers lui et leurs deux regards se firent plus durs, l'un parce qu'il savait qu'il allait gagner, l'autre parce qu'il éspérait encore limiter les dégâts par l'illusion. Alors, d'une voix doucereuse, il lui susurra:
-Vous-même avez décidé de mon départ, et je ne pourrais pas aller bien loin si je n'ai pas en main toutes les cartes pour la retrouver.
Puis distinctement, comme un clairon triomphant:
-Je vais donc interroger le jeune Malefoy...
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Voilouuuu, oui, les chap seront plus courts mais bon, personne n'est parfait... Roôoôoôo me regardez pas avec ces yeux là...
