Un grand merci à : espe29 et Berenice pour le premier follow et la première review, merci de tout cœur ! Ainsi qu'à bibimauri.

Sur ce, bonne lecture !

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Chapitre 2 : Qui sème le vent...

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Le premier mois – Partie II

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Les premières lueurs de l'aube commencèrent à pénétrer dans la chambre par la grande fenêtre dont personne n'avait pensé à tirer les rideaux et vinrent chatouiller les visages des deux personnes encore endormies. Draco remua dans son sommeil et esquissa un sourire en sentant le corps d'Astoria lové contre lui. Il effleura du bout des doigts ses cheveux inhabituellement ébouriffés et songea que leur nuit avait dû être agitée. A cause des multiples verres de whisky ingurgités la veille - certes pas tout à fait comparable au Whisky Pur Feu mais qui eût cru que les Moldus fassent une boisson aussi bonne ? -, il ne se souvenait pas de grand chose. A part peut-être de sa surprise en réalisant qu'Astoria l'attendait dans la chambre qu'il occupait à l'hôtel depuis quelques semaines. Elle était venue finalement, c'était le plus important même si à l'évidence rien ne s'était déroulé comme prévu. Le jeune homme poussa un grognement satisfait en serrant davantage le frêle corps encore endormi de sa compagne. Il n'ouvrit pas les yeux, préférant savourer la tranquillité de ce moment et la sentit alors remuer contre lui en émettant un gémissement.

« Je suis content que tu sois venue quand même Astoria, marmonna-t-il.

- Comment ça venue ? Tu plaisantes, je t'ai attendu toute la soirée Ron. », répondit une voix ensommeillée.

Un bref silence suivit cet échange et les deux personnes encore enlacées tressaillirent.

« Qui est Astoria ?

- Comment ça Ron ? »

Hermione et Draco ouvrirent simultanément les yeux et se regardèrent d'un air abasourdi avant de pousser un cri d'horreur. Ils bondirent hors du lit comme si celui-ci était rempli de Scroutts à Pétards et manquèrent crier à nouveau en réalisant qu'ils étaient tous les deux totalement nus. Hermione attrapa d'un geste brusque le premier objet qui lui tomba sous la main, en l'occurrence le drap en satin blanc dans lequel ils avaient dormi, et l'enroula autour de son corps tandis que Draco prenait un oreiller pour le mettre devant lui.

« Qu'est-ce tu fais là ? s'écrièrent-ils dans un bel ensemble.

- C'est ma chambre ! firent-ils à l'unisson.

- Par les boules de Merlin, grommela Draco, regarde autour de toi Granger, tu crois vraiment que c'est ta chambre ici ? Regarde enfin ! »

Hermione remarqua alors qu'au lieu d'être vide, la chambre contenait une quantité d'affaires laissant penser que quelqu'un vivait là depuis quelques temps déjà. Cela ne pouvait signifier qu'une chose... La jeune femme se mit à fouiller fébrilement dans son sac à main qu'elle trouva sur le sol, pas très loin de sa robe d'ailleurs. Elle en sortit les deux morceaux de plastique qu'elle regarda d'un air mortifié et se souvint de son dilemme de la veille : 66 ou 99. Maintenant que l'alcool n'agissait plus, elle se rappelait clairement de ce que lui avait dit le réceptionniste : suite 99, huitième étage à droite en sortant de l'ascenseur. Et même si elle avait du mal à se rappeler sa soirée dans son intégralité, elle se souvenait néanmoins de la chambre dans laquelle l'avait faite rentrer l'employée, la 66. Pas la sienne donc.

« Par Merlin, je me suis trompée de chambre ! s'exclama-t-elle.

- Je ne te le fais pas dire Granger. Maintenant j'aimerais bien savoir comment tu as fait pour rentrer ici. »

Un peu honteuse, elle lui raconta toute l'histoire et sursauta lorsqu'elle le vit taper du poing avec force sur la table de chevet.

« Tu te souviens du nom de cette employée ? siffla-t-il. Je vais immédiatement la faire renvoyer.

- La faire renvoyer ? souffla Hermione.

- Ma mère possède cet hôtel, et si je lui dis de la renvoyer, crois-moi qu'elle le fera, répliqua Malefoy d'un ton acide.

- Si tu fais ça, il faudra sans doute que tu lui expliques pourquoi n'est-ce pas ? Je ne crois pas que ce soit dans ton intérêt. », dit Hermione en s'asseyant sur un fauteuil.

Pendant un bref moment qu'il jugerait par la suite ridicule, il se demanda s'il ne s'agissait pas là du plus vieux piège du monde destiné à le faire chanter. Il porta une main à ses tempes douloureuses, jamais la petite Miss-Parfaite de Poudlard ne ferait ce genre de choses. Se sentant soudain nauséeux, il s'assit sur le sol, à bonne distance du fauteuil qu'occupait Hermione. Tous deux avaient évité de s'approcher du lit, comme si l'ignorer allait faire disparaître ce qui s'y était produit.

« Ça ne serait pas dans mon intérêt non plus, ajouta la jeune femme d'un ton désabusé. Il ne faut pas que qui que ce soit apprenne ça. »

A ces mots, Draco se sentit presque vexé. Bon nombre de filles auraient aimé être à la place de Granger en cet instant, il était tout de même un des partis les plus intéressants d'Angleterre. Il n'eût pas l'occasion d'approfondir ses pensées que quelqu'un toqua à la porte. Alarmé, le jeune homme jeta un regard à l'horloge de la chambre qui indiquait sept heures du matin et il se souvint alors qu'il avait commandé un somptueux petit déjeuner pour Astoria et lui. Avant qu'il n'ait eu le temps de réagir, la porte s'ouvrit à la volée et un chariot poussé par un des managers de l'hôtel pénétra dans la pièce.

Hermione poussa un petit cri apeuré en l'apercevant et se recroquevilla sur son fauteuil tandis que l'homme se tournait vers Draco, un sourire radieux aux lèvres.

« Votre fiancée est très jolie, félicitations Monsieur Malefoy, fit-il en positionnant le chariot au milieu de la pièce. Profitez-bien de votre matinée. », conclut-il d'un air entendu en quittant aussitôt la chambre.

L'air ahuri, Draco semblait incapable d'émettre le moindre son et se contentait de fixer le chariot. Sans rien dire, il s'avança et sentit une contraction douloureuse dans son ventre lorsqu'il aperçut un gâteau en forme de cœur, où on pouvait voir les initiales D&A entremêlées. Normalement, en cet instant, il aurait dû être terriblement heureux, fiancé à une femme parfaite. Un reniflement le tira de ses pensées et il constata que Granger essayait à grand peine de retenir ses larmes.

« Il n'y a pas de quoi pleurer, marmonna-t-il en se laissant tomber sur le fauteuil à côté d'elle, après tout n'importe quelle fille serait heureuse d'avoir terminé au lit avec moi ! »

Ce n'était de toute évidence pas ce qu'il aurait fallu dire car la jeune femme releva aussitôt la tête pour le regarder droit dans les yeux et Draco y lut une intense colère. Ironiquement, il se rappela une de ses dernières prises de bec avec Astoria (« Draco, tu es la personne la plus insensible que je connaisse ! ») et passa une main nerveuse dans ses cheveux blonds.

« Je n'aurais pas dû dire ça. », grommela-t-il en secouant la tête.

Hermione essuya ses yeux humides et l'observa d'un air intrigué.

« J'imagine que c'est ce qui pour toi se rapproche le plus d'excuses.

- Euh... Ouais, fit-il.

- Je suppose qu'il faut qu'on en parle hein ? Je tiens à te dire que j'avais trop bu, je ne me souviens pratiquement de rien après être entrée dans ce que je croyais être ma chambre...

- J'étais un peu dans le même état, avoua Draco en sentant poindre le début d'une migraine. Je ne me rappelle pas de grand-chose non plus.

- J'aimerais croire qu'il ne s'est rien passé. », souffla-t-elle.

Draco l'observa sans rien dire un moment tandis qu'une idée terriblement dérangeante germait dans son esprit.

« Tu... Tu n'avais jamais... ? commença-t-il maladroitement.

- Ah si mais... Euh...

- Pas dans des circonstances comme celles-là c'est ça ?

- Non, fit-elle en enfouissant son visage dans ses mains, prête à subir les remarques moqueuses qui allaient probablement suivre.

- Je vois. »

La jeune femme lui lança un regard profondément surpris.

« Quoi ? Tu croyais que j'allais me moquer de toi ? dit Draco en haussant un sourcil.

- Oui, je dois dire que oui.

- Je ne suis pas le même crétin que celui que j'étais à Poudlard. », répliqua-t-il.

Hermione songea en son for intérieur que passer la nuit avec la première venue alors qu'il avait visiblement déjà quelqu'un dans sa vie démontrait qu'il était justement un sacré crétin. Mais comme elle avait fait exactement la même chose, elle se sentait mal placée pour donner des leçons à qui que ce soit.

Ils restèrent un long moment silencieux et Hermione finit par se lever.

« Je crois que nous sommes d'accord pour dire qu'il ne s'est rien passé, n'est-ce pas ?

- C'est en effet préférable, répondit Draco d'une voix tendue.

- Je... Je vais m'habiller et m'en aller, je t'avoue que j'ai envie de rentrer chez moi.

- Je comprends. »

La jeune femme attrapa ses vêtements et s'enferma dans la salle de bains pour se rhabiller. Elle en sortit quelques minutes plus tard et se mit à chercher ses escarpins.

« Jolie robe. », commenta Draco d'un ton impossible à déchiffrer, aussi préféra-t-elle ignorer sa remarque.

Elle réussit à retrouver ses chaussures qu'elle enfila en grimaçant et se saisit de son sac à main. Draco n'avait quant à lui pas bougé d'un pouce, son regard à nouveau tourné vers le gâteau. Il leva les yeux en entendant la porte s'ouvrir.

« Tu ne transplanes pas ? fit-il sincèrement interloqué.

- J'aime bien faire les choses à la moldue, expliqua Hermione.

- Tu veux dire que tu vas prendre les transports en commun dans euh... dans cet état ? »

La jeune femme jeta un regard dans le miroir de l'entrée, le résultat d'une telle nuit n'était effectivement pas brillant. Elle referma la porte d'un geste las et hocha la tête.

« C'est sûrement mieux que je transplane, reconnut-elle. Bon. Je... Je vais y aller alors.

- D'accord. »

Hermione disparut dans un petit pop sonore et Draco resta seul dans la chambre encore embaumée par le parfum sucré de son ancienne ennemie de Poudlard. Pensif, il s'approcha de la fenêtre. C'était une belle journée ensoleillée comme on n'en voyait pas souvent à Londres. Il colla son front contre la vitre tiède et poussa un long soupir.

Qu'allait-il bien pouvoir faire maintenant ?

Lorsque Hermione se retrouva dans son appartement, elle s'empressa de se ruer sous la douche, comme si le jet d'eau brûlant pouvait faire disparaître ce qui s'était produit. Elle savait qu'elle aurait dû se sentir terriblement mal à l'idée que Malefoy et non pas Ron ait passé la nuit avec elle mais aussi curieux que cela puisse paraître, Hermione se sentait désormais relativement calme. Néanmoins, son estomac se serra lorsqu'elle pensa à Ron, il lui était impensable de continuer leur relation - aussi compliquée fut-elle - après ce qui venait de se produire. Elle sortit de la douche et entendit alors la sonnerie de son téléphone résonner dans l'appartement. Nouant sa serviette de bain autour de son corps, elle attrapa le combiné d'une main légèrement tremblante et la voix de Ron déclencha en elle une vague de culpabilité mortifiante.

« Ron, il faut qu'on parle. », murmura-t-elle.

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Quatre semaines s'étaient écoulées depuis sa nuit avec Draco Malefoy et chaque jour ou presque voyait des souvenirs de cette soirée resurgir dans son esprit. Maudite mémoire. Lorsqu'il lui arrivait d'y repenser, Hermione sentait le rouge lui monter aux joues et estimait qu'elle ne serait plus jamais capable d'affronter le regard de Draco Malefoy. Elle parvenait généralement à retrouver son calme assez rapidement en songeant qu'en toute logique il y avait peu de chances qu'ils se recroisent un jour, après tout, cela n'était arrivé qu'une fois en plusieurs années. Pas de quoi paniquer en somme. Avec une pointe d'amusement, Hermione songea à la tête qu'aurait eu Ginny si elle lui avait raconté cette histoire. Mais personne ne devait être au courant. Et de toute façon, elle jugeait préférable de ne pas trop fréquenter la famille Weasley depuis sa rupture avec Ron. Une séparation nette et sans effusions, il n'avait pas manifesté d'émotion particulière et Hermione avait alors pleinement réalisé que leur histoire était terminée depuis bien plus longtemps que ce qu'elle s'était imaginé. Si cela apaisait quelque peu sa culpabilité envers Ron, le constat n'en restait pas moins désolant.

La mort dans l'âme, elle apposa un tampon sur un des dossiers traité par William Betchley et le plaça sur une pile de documents. Outre la culpabilité qu'elle éprouvait vis-à-vis de son ex-petit ami, Hermione en ressentait également envers Malefoy. Après tout, même si la faute leur incombait à tous les deux, c'était bien elle qui s'était trompée de chambre et non l'inverse. Son corps semblait d'ailleurs lui faire payer cette erreur au centuple. Ces derniers jours, elle passait le plus clair de son temps libre à dormir tant elle se sentait épuisée et une grippe intestinale refusait de la quitter depuis plus d'une semaine.

Au moment où la jeune femme s'apprêtait à tamponner un nouveau dossier, une nausée plus violente que les autres la fit se lever pour courir aux toilettes. Elle eut à peine le temps d'y arriver qu'elle vomissait déjà. Tremblante, Hermione se releva et tira la chasse. Elle s'aspergea le visage d'eau froide après s'être lavé les mains et resta un moment les yeux fermés, une main posée sur son ventre récalcitrant. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle remarqua qu'une femme plus âgée se tenait juste à côté d'elle et commençait elle aussi à se laver les mains. Elle lui lançait des regards en coin qu'Hermione finit par trouver dérangeants. Finalement, la femme se tourna vers elle.

« Excusez-moi mais je vous ai entendu être malade il y a quelques instants.

- Oui, je ne me sens pas très bien depuis quelques temps, avoua Hermione en reconnaissant la secrétaire personnelle de William Betchley.

- Vous êtes très fatiguée ?

- Oh oui, je dors bien plus que d'habitude, confessa-t-elle, ravie de pouvoir en parler à quelqu'un.

- Et vous avez souvent des nausées ?

- Exactement. Pourquoi ça vous arrive aussi ? Je pensais bien que c'était un virus ou quelque chose comme ça mais je n'ai pas eu le temps d'aller consulter un docteur. »

La secrétaire éclata d'un rire cristallin qui laissa Hermione perplexe.

« Un virus ? Mais pas du tout. Ma chère, je pense que vous êtes enceinte !

- Hein ? fit Hermione avec un air de totale incrédulité.

- J'en ai eu deux et le troisième est en route, poursuivit la femme en tapotant avec douceur son ventre légèrement rebondi. Je ne suis pas Médicomage mais vous feriez bien de vérifier, je suis quasiment sûre de ne pas me tromper. Oh par Merlin, s'exclama-t-elle soudain, je parle encore à tort et à travers. Si je ne retourne pas à mon bureau rapidement Monsieur Betchley risque encore de me sermonner quant au temps exact que prend selon lui un aller-retour aux toilettes. Il a chronométré. », chuchota-t-elle d'un air morose.

Elle disparut dans le couloir, laissant seule une Hermione au regard vitreux.

« Enceinte ? murmura-t-elle en secouant la tête. Non, c'est impossible. »

La jeune femme s'efforça de maîtriser la vague de panique qui menaçait de la submerger. Un rapide calcul lui fit écarquiller les yeux avec horreur. La tête se mit à lui tourner et elle s'appuya contre le mur. Il était trop tard pour prendre rendez-vous à Sainte-Mangouste mais elle se rappela que pas très loin du Ministère de la Magie se trouvait une petite pharmacie moldue. Ni une ni deux, désormais indifférente à la nausée qui était pourtant toujours présente, Hermione se précipita hors des toilettes et grimpa dans un des ascenseurs aux portes dorées qui desservaient les différents étages du Ministère de la Magie. Au diable si Mr Betchley s'apercevait de son absence.

Hermione pénétra en trombe dans l'officine et sursauta lorsque le pharmacien lui demanda ce qu'il lui fallait. Les joues rougissantes, elle resta muette et l'homme, qui avait l'âge d'être son père, eut un sourire compréhensif.

« Un test de grossesse peut-être ? », hasarda-t-il

La jeune femme hocha frénétiquement la tête et lui paya ce qu'il demandait avant de disparaître sans demander son reste, le petit sachet en papier serré contre sa poitrine. Une fois dans l'ascenseur, elle essaya de retrouver son calme sans pour autant y parvenir. Elle eut soudain un haut-le-cœur particulièrement violent.

« Niveau 2 Département de la Justice Magique. », annonça une voix.

Peu lui importait qu'il ne s'agisse pas de son Département, il fallait absolument qu'elle trouve des toilettes. La main crispée sur son sac en papier, elle sortit presque en courant de l'ascenseur, bousculant au passage plusieurs employés qui lui lancèrent des regards courroucés. Alors qu'elle s'engouffrait à toute vitesse dans les toilettes, elle vit du coin de l'œil un homme blond qui faisait les cent pas dans le couloir.

Une fois son estomac dans de meilleures dispositions, Hermione se dirigea d'un pas incertain en direction des lavabos et resta bouche bée en apercevant une jeune femme occupée à se remaquiller devant le miroir. Les cheveux bruns tombant en cascade sur ses épaules, la taille élancée, Hermione songea qu'elle était resplendissante et se sentit presque déplacée en observant son propre reflet dans le miroir. Plus maigre encore qu'à l'accoutumée et avec des cernes sombres sous ses yeux, le tableau n'était guère glorieux. Elle se lava les mains rapidement et sortit de la pièce pour ne plus souffrir de cette comparaison mortifiante.

Hermione manqua pousser un cri en tombant nez-à-nez avec Draco Malefoy qui l'attrapa par le bras sans ménagement et l'entraîna un peu plus loin.

« Ma... Malefoy, bredouilla-t-elle, prise au dépourvu.

- Mais qu'est-ce que tu fabriques ici Granger, tu peux me le dire ? fit celui-ci, les sourcils froncés.

- Je travaille ici enfin. », s'offusqua-t-elle, sentant une vive colère monter en elle.

Draco écarquilla les yeux, voilà qui n'allait pas faciliter les choses si elle travaillait au même niveau qu'Astoria. Il jeta un regard à la porte des toilettes qui resta néanmoins fermée, Astoria prenait toujours un temps infini à chaque fois qu'elle s'y rendait. Cela le dépassait complètement d'ailleurs. Il reporta son attention sur Hermione Granger, qui lui parut plus frêle et maladive que jamais, même si à dire vrai il ne l'avait jamais vraiment bien regardée. Un doute insupportable s'insinua dans son esprit et il la saisit par les épaules.

« Est-ce que tu serais... ?

- J'ai une grippe intestinale, le coupa-t-elle en se dégageant de son étreinte avec fermeté. Ce n'est rien, explique-moi plutôt ce que tu fais au Ministère ?

- J'attends Astoria, répondit-il en désignant les toilettes d'un geste du menton.

- Ah, elle travaille ici, fit Hermione en souriant d'un air crispé, devinant sans qu'il ait besoin de lui expliquer de qui il s'agissait.

- Oui. Je ne savais pas que toi aussi.

- Oh non, moi je travaille au niveau 4. D'ailleurs je dois y aller, j'ai beaucoup de travail. Au revoir. », fit-elle précipitamment.

Elle partit presque en courant pour rejoindre les ascenseurs et Draco resta seul, le regard perdu dans le vague. Pendant un instant, il avait cru qu'elle était enceinte mais c'était impossible n'est-ce pas ? A ce moment-là, Astoria sortit des toilettes et se serra contre lui en souriant. Il oublia ce à quoi il pensait tandis qu'il posait une main sur ses cheveux soyeux.

Hermione sentit des sanglots monter dans sa gorge lorsqu'elle arriva au niveau 4. Elle était de toute façon à fleur de peau ces derniers temps. Pourquoi ne lui avait-elle pas confié ses doutes au sujet de son hypothétique grossesse ? Après tout, ce n'est pas quelque chose qu'elle avait fait toute seule. S'il lui avait déjà été pénible d'apprendre que Malefoy fréquentait quelqu'un, la voir en chair et en os était cent fois pire en termes de culpabilité. Tant qu'elle n'était pas sûre de son état, mieux valait ne rien dire. La fin de la matinée se passa dans une attente qui lui vrilla les nerfs et à l'heure de sa pause déjeuner, elle se précipita aux toilettes pour faire les tests de grossesse, par mesure de précaution elle en avait pris deux. Assise sur la cuvette, elle attendit les trois minutes préconisées qui lui parurent être des heures et prit une profonde inspiration lorsque le délai fut écoulé. Une bande, faîtes qu'il y ait seulement une bande, pria-t-elle en silence.

Son cœur manqua un battement en voyant que les résultats des deux tests étaient identiques. Deux. Il y avait deux bandes.

« Par Merlin, je suis enceinte. », s'écria-t-elle en jetant les tests dans la poubelle.

Choquée, elle se lava les mains presque sans s'en rendre compte, continuant à marmonner :

« Je suis enceinte, je suis enceinte...

- Toi ? Tu es enceinte ? Ça veut dire que quelqu'un a bien voulu passer la nuit avec toi ? », fit alors une voix moqueuse qu'elle reconnut aussitôt.

Pansy Parkinson.

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Voilà c'est tout pour cette fois !
N'hésitez pas à me laisser votre avis !

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Faits divers

- Hermione ne semble peut-être pas plus choquée que ça après ce qui s'est passé car je ne voulais pas tomber dans le dramatique. Mais je ne veux pas minimiser quand même, c'était un peu irresponsable hein !
- J'ai choisi de faire en sorte qu'Hermione fasse un test de grossesse moldu parce que je n'avais tout simplement aucune idée de comment faire pour une version sorcier de ce test. Potion ? Sortilège ? Puis ce n'était pas la chose la plus importante de toute façon.
- Je déteste Pansy Parkinson mais c'était le personnage de commère idéal pour mon histoire.

A la prochaine !