Comme une tragédie grecque...

Deuxième partie, par Mallory Quinn

Le duc s'attacha à Eleonor malgré son sarcasme. Elle pensa à séduire le duc rien que pour énerver la duchesse à cause de la façon dont elle avait traité son fils, mais elle se dit que la duchesse n'en valait pas la peine… Cependant, le dernier soir d'Eleonor à Londres, la duchesse de Grandchester les trouva ensemble au restaurant, où ils étaient entrain de dîner. Eleonor la vit de loin et elle se demandait qui était cette femme qui marchait vers eux. Elle était petite et ronde et elle avait une expression fâchée sur le visage.

- Richard, dit la petite femme ronde, alors, c'est ici que tu passes tes journées ? Avec ta prostituée ?!

Le duc ne répondit pas. Il avait une expression indifférente. Eleonor n'avait pas encore saisi ce qui se passait.

- Excusez-moi, madame, dit Eleonor, je vous connais ?

- Je suis la duchesse ! La femme de Richard et la mère de ses enfants… !

- Oh, et bien enchantée de faire votre connaissance, dit Eleonor, je suis la mère de son fils aîné…

- Quoi…quoi ? Eleonor Baker, l'actrice…

- En chair et en os…

La duchesse regarda la belle femme mince, qu'était Eleonor, elle ne semblait pas être assez vieille pour être la mère de Terrence… Elle eut un pincement au cœur.

- Richard, tu es retourné chez ta… ta… prostituée !!! Comment peux-tu me traiter ainsi en public ?

- Je dîne avec la mère de mon fils et nous parlons et discutons de son futur. C'est tout !

- Ouais c'est ça ! Ne me dis pas que tu ne veux plus la mettre dans ton lit ?! Dit sa femme en colère

- Chérie, tu fais une scène pour rien du tout, dit le duc calmement, vas à la maison rester avec les enfants

- Je ne vais pas te laisser avec elle !

- Tu ne vas pas me tirer d'ici comme un petit chien. Va a la maison, je vais bientôt être là…, dit le duc

- Comment peux-tu me faire ça ? Dit la duchesse

- Peut être que si vous aviez mieux traité mon fils, ça ne serait pas arriver, dit Eleonor

- Alors quoi ? C'est pour vous venger parce que j'ai maltraité ton bâtard ? Dit la duchesse

- N'appelez pas mon fils comme ça ! Dit Eleonor, je l'ai repris ! Vous n'avez plus à souffrir de sa présence ! Vous êtes une méchante femme qui ne pouvait pas traiter un pauvre bébé comme un être humain… Je n'étais pas fatiguée de mon fils, je le voulais avec moi…

- On m'a imposé le bâtard que mon mari a eu avec sa prostituée…

- Quand j'ai eu Terrence, Richard n'était pas encore votre mari. Je n'étais pas sa prostituée, mais sa petite amie. Il m'a laissé tomber pour obéir aux lois de votre mobilité, qui apparemment se fichaient de ses sentiments, de sa responsabilité envers la femme qu'il aimait et son fils… et votre apparence !

- Comment osez-vous me parler de la sorte ! Dit la duchesse

- Je n'ai pas peur de vous ! Je vous ai laissé mon homme. Ne vous en faites pas, je ne le reprends pas, même si le je peux… ! Dit Eleonor

- Quoi ? Richard, tu vas la laisser me parler comme ça ? Dit la duchesse

- Chérie, je t'en prie, dit le duc, vas à la maison, s'il te plait

La duchesse regarda autour d'elle, tout le monde les regardait. Elle n'eut pas d'autre choix que de quitter la scène, penaude, la queue entre les jambes…

- Et bien, dit Eleonor, d'habitude, je suis le point de divertissement sur scène, pas pendant mon dîner…

- Elle n'aurait pas du venir ici…

- Merci de m'avoir permis de crier sur elle… Je suis désolée, mais quand je pense à la façon dont elle a traité mon bébé…

- Tu en avais besoin…

- Tu es cruel avec ta femme, Richard

- Elle sait que je ne l'aime pas, alors sa jalousie est ridicule…

Ils se regardèrent. Il serait tellement facile de l'amener dans sa chambre et s'amuser….mais… comme s'il avait lu dans son esprit…

- Tu veux aller dans ta chambre pour parler ? Demanda le duc

- Je pense en avoir assez fait baver à la duchesse de Grandchester pour une soirée, dit Eleonor en souriant, bonne nuit Richard

- D'accord, di-il, bonne nuit Eleonor, fais un bon voyage

Il marcha avec elle jusqu'à l'ascenseur et il entra avec elle.

- Richard, qu'est-ce que tu fais ? Dit-elle

- Je t'accompagne à ta porte…, répondit-il

- Ok…

Quand ils arrivèrent finalement devant la porte, elle le regarda. Il la prit dans ses bras… Elle lui manquait tellement. Eleonor ferma les yeux. Le duc lui vola un baiser rapidement, se retourna et s'en alla, avant qu'Eleonor ne puisse réagir. Elle entra dans sa chambre et elle était un peu triste. Le devoir, le devoir était venu entre Richard et elle, il y a toutes ces années. Et son devoir envers elle et son fils ? Ne méritait-elle pas qu'il prenne ses responsabilités envers elle et son fils ? Il l'avait mise enceinte… Enfin, au moins elle avait un beau fils, qu'elle aimait par-dessus tout… et il lui manquait tellement. Elle avait hâte de le voir. Elle n'avait aucune idée que son fils était entrain de vivre un véritable enfer, comme son père, à cause du devoir…

A Chicago, Candy travaillait toujours avec le docteur Martin à la Joyeuse Clinique et elle continuait à cacher sa boisson. La vie continuait, ses journées étaient remplies, ce qui lui permettait de ne pas trop penser à son cœur brisé. La douleur était toujours là, mais elle devait vivre avec. Un jour, le Dr. Martin l'appela dans son bureau.

- Candy, comment allez-vous ce matin ?

- Je vais bien Dr. Martin

- Vous semblez triste, quand vous ne faites rien

- Je fais bien mon travail

- Je ne me plains pas de votre travail, Candy, mais de votre état mental

- Ça ne va pas affecter mon travail, je vous assure

- Je le sais. Pourquoi n'allez-vous pas rester avec Albert pour un petit temps ?

- Albert ? Pourquoi Albert ?

- Parce qu'il vous aime bien et il veut vous protéger …et ne m'avez-vous pas dit qu'il était votre père adoptif ?

- Oui, mais…

- Pourquoi n'allez-vous pas habiter avec lui, au lieu d'habiter seule ? Vous aurez de la compagnie au moins

- Dr. Martin, Albert est très gentil, c'est juste que…

- Il éprouve des sentiments pour vous ?

- Comment pouvez-vous savoir ça ?

- Je suis un homme et je connais ces choses…

- Alors vous voyez pourquoi je ne peux pas aller vivre avec lui ?

- Candy, Albert peut être très bon pour vous…

- Il est mon père adoptif, Dr. Martin, c'est… le moins qu'on puisse dire ; immoral !

- Oui, mais, il peut toujours être votre… ami et votre père…

- Je me sens bizarre en sa présence ; je ne peux pas vivre avec lui pour le moment…

- D'accord alors. J'ai une proposition pour vous

- Laquelle ?

- Vous aimeriez aller à New York pour 6 mois ?

- New York ?

- Oui, il y a un programme spécial pour les infirmières ; un cours spécial pour les infirmières en chirurgie…

- New York ? Répéta Candy

- Oui, seulement pour 6 mois, par pour de bon…

« New York, pensa Candy, c'est là que Terry habite avec Susanna qui était maintenant sa fiancée… »

- C'est un bon programme, dit le Dr. Martin et nous sommes chanceux d'avoir été sélectionné pour en faire parti…tous les frais sont payés… vous avez besoin de changement, Candy. C'est pour ça que j'ai pensé à vous…

- New York? Dit Candy encore, oh Dr. Martin, mais…

- Ne me donnez pas votre réponse tout de suite, pensez-y.

- Et vous ici à la clinique ?

- Je vais me débrouiller, ne vous en faites pas. Je vais engager une autre infirmière jusqu'à ce que vous reveniez…

- Je vais y penser alors… d'accord ? Merci beaucoup d'avoir pensé à moi…

- De rien. Maintenant, retournons travailler…

Albert aidait la clinique ; il était entrain de la rendre plus grande avec des travaux de construction et il faisait aussi des dons régulièrement d'argent, de nourriture, meubles, draps de lits…le docteur Martin fut en mesure d'engager plus de personnel. La Joyeuse Clinique devenait plus joyeuse… Tout ça bien sur, c'était pour Candy, il voulait rendre son endroit de travail plus commode.

Après le travail, Annie vint chercher Candy et elle marcha avec elle jusqu'à chez elle. Archie n'était pas là. Une fois dans l'appartement de Candy, Annie prépara quelque chose pour son amie. Elle avait remarqué que sa sœur avait perdu beaucoup de poids. Candy était entrain de lire son courrier. Il y avait des factures et… une lettre… le cachet de la poste disait « New York »…Son cœur battait à la chamade. Ce n'était pas l'écriture de Terry… elle l'ouvrit ;

Chère Candy,

J'espère que tu vas bien. Je regrette beaucoup la façon dont tu as dû quitter New York. Maintenant, je sais où se trouve le coeur de Terry. La seule chose qui me reste à faire, est d'attendre qu'il m'aime un jour. Je ne peux plus marcher désormais, et je réalise aujourd'hui que Terry est ma vie et mon âme. J'attendrai toujours près de lui, si c'est ce que je dois faire. Je l'aime tant ! Je resterai toujours à ses côtés, pour prendre soin de lui.

Susanna

Candy lut la lettre et au lieu d'être en colère, elle lui donna du courage. Terry l'aimait toujours ! Après tout ce temps. Mais alors, pourquoi s'était-il fiancé à Susanna ?! Et pourquoi Susanna lui avait-elle écrit ? Pour lui retourner le couteau dans la plaie ? Elle avait Terry, ça ne lui suffisait pas ? Elle devait le lui rappeler qu'elle avait gagné ?

- Voila Candy, mange ceci. J'ai aussi une tarte aux pommes pour dessert, dit Annie

Elle mit de la nourriture sur la table. C'était des spaghettis avec des boulettes.

- Annie, je vais bien

- Tu as perdu trop de poids, chérie

- D'accord, si tu le dis

- Candy tu dois te nourrir comme il faut, tu as beaucoup maigri

- Je n'arrête pas de penser à lui Annie

- Terry ? Oh ma puce…

- Il s'est fiancé avec elle… il va l'épouser

- Je suis désolée Candy, mais tu dois être forte, la vie continue

- Je n'aurai jamais pensé que la vie était inutile, sans lui… je l'aime tellement

- Je sais que tu l'aimes, Candy, mais pourquoi n'es-tu pas rester à New York et trouver une autre solution ?

- Quelle autre solution ?

- Candy, cette solution ne peut pas être la meilleure… tu es malheureuse et je sui sure que Terry est malheureux aussi…

- Vraiment ? C'est peut être pour ça qu'il s'est fiancé à elle ? Dit Candy ironiquement

- Candy, c'est ce que l'on attendait de lui…

- Ce que l'on attendait de lui ? Même si ça ne faisait pas parti de ses projets ? Je commence à regretter d'avoir quitté New York si vite… peut être que j'aurai dû rester et attendre que Terry me demande de partir…pourquoi étais-je si pressée ?

- Candy, tu dois arrêter de te faire souffrir comme ça !

- Je sais, je pense avoir une solution à mon problème…

- Quelle solution ?

- Dr. Martin veut m'envoyer à New York pour 6 mois, pour un cours spécial pour les infirmières en chirurgie

- New York ? Candy, c'est la que Terry habite…

- Je sais Annie, j'ai suivi l'histoire, dit Candy ironiquement

- Tu ne penses pas sérieusement y aller ?

- Et bien c'est une merveilleuse opportunité…

- Mais Candy…

- New York est une grande ville, je peux passer 6 mois là-bas sans tomber sur Terry ou elle…

- Candy… je sais que tu ne pourras pas rester là-bas sans les voir…

- Mais si je tombe sur eux par hasard, peut être que je peux trouver un peu de paix et mettre toute cette histoire derrière moi…

Annie regardait sa sœur. Elle avait quelque chose en tête. Annie connaissait Candy suffisamment pour savoir que rien n'allait lui faire changer d'avis.

- Tu penses vraiment aller à New York et y vivre pour 6 mois ?

- Oui…

- Tu es folle…

- Peut être…

- Tu peux tomber sur Terry et souffrir

- Plus que je ne souffre maintenant ? Je ne pense pas être en mesure de souffrir plus, que je le voie ou pas

- Mais Candy…

- Annie, je vais aller prendre ce cours de 6 mois à New York, peut être qu'a la fin, j'aurai guéri mon cœur dans le processus…

- D'accord, alors… Je viendrai te voir autant que je le peux

- Merci Annie, merci pour le repas, c'est vraiment très bon. Je peux en avoir encore ? Et cette tarte aux pommes semble vraiment très délicieuse !!!

Annie regarda Candy et elle sourit. L'appétit de Candy était de retour. Elle avait un plan, un plan débile, mais ça lui donnait de l'espoir. Candy avait besoin continuer à vivre, si c'est 6 mois à New York qu'il lui fallait pour y arriver, alors tant mieux !

La lettre de Susanna donna de l'espoir à Candy ; le cœur de Terry se trouvait avec elle. Susanna était prête à attendre pour toujours que Terry tombe amoureux d'elle…Pourquoi se faisait-elle souffrir de la sorte ? Le cœur de Terry était avec elle ? Peut être qu'elle devait le lui rendre… Elle allait aller à New York et…advienne que pourra !!!!