« C'est la dernière fois… »

Alfred envoya une nouvelle cuillérée catapultée sur le visage de son daddy.

« J'ai dit… »

Alfred rechargea sa cuillère, l'arma avec son doigt et appuya sur la détente.

« AMERICA ! »

L'enfant rit de voir son daddy aussi furieux qu'après dix tirs d'armes à distance.

« Tu te caches où ! », enragea son père anglais.

Alfred laissa l'adulte fulminer et changea de fenêtre de tir. Il était temps de ruiner son costume.

« Quand je vais t'attraper, ça va barder ! Encore !, se plaint Arthur. Je te jure que tu n'échapperas pas à cette fessée. »

Matthew se cachait sous une couverture, attendant la fin des hostilités, tremblant d'appréhension. Il n'aimait pas quand sa famille se disputait.

« On ne joue pas avec la nourriture ! Flint Mac Bunny, cherches Alfred et amène-le ici », dit Arthur un doigt en l'air et parlant visiblement à son lapin domestique volant et imaginaire.

Le manège de son daddy amusa Alfred jusqu'au moment où il se fit transporter dans les airs par il ne savait quoi et il ne voyait quoi. C'était vraiment flippant !

Une fois posé à terre, Alfred fondit en larmes, ce qui attendrit son père. Apparemment, le jeune Américain avait eu la peur de sa vie. C'était une punition suffisante.

« Qu'est-ce que tu as fait à mes chéris ? »

Arthur, alors qu'il consolait Alfred contre son torse, se figea en entendant Francis arriver.

« Papa, pleura Matthew, utilisant tout son potentiel « adorable », en tendant les bras vers le Français.

- Mais c'est pas vrai !, cria Francis en prenant Matthew contre lui. Je te les laisse une heure et tu arrives à les traumatiser ! Avec ta cuisine ! Tu leur as fait à manger !

- Je n'allais pas les laisser mourir de faim en attendant ton retour !, tenta de se justifier Arthur.

- Oh, mes sucres d'orge !, dit Francis en retirant Alfred des bras de son daddy. Qu'est-ce que vous diriez d'un bon repas équilibré, avant que je vous raconte une histoire pour vous endormir ? »

Le pauvre Arthur resta les bras ballants, tandis que Francis emmenait ses deux petites merveilles vers la cuisine.

Francis pouvait être pire que lui en papa gâteau !

C'est la dernière fois qu'il se ferait avoir !