Chapitre 2

Avoir une prise.

BELLA POV:

Putain, ça fait presque 20 minutes! Qu'est ce qu'il fout merde! J'ai pas envie de sortir après le show au Box ce soir. Et j'ai besoin de baiser maintenant, pas après!

J'étais assise sur un banc situé dans le parc en face de l'hôtel, feuilletant pour la énième fois « les Hauts de Hurlevents » des sœurs Brontë.

Je connaissais les lieux comme mon propre appart. Enfin, celui d'Alice.

De là où je me trouvais, je pouvais voir toutes les allées et venues, en voiture ou à pied. Et même les sorties de tram...

Je ne pouvais pas le rater, s'il avait décidé de venir, bien sûr.

Je repensais à son beau visage angélique et mon sang allait dans deux sens bien distincts: mes joues et mon entrejambe...

J'étais sérieusement en manque et il me fallait baiser.

Au plus vite.

A moins de finir consumée, là sur le banc.

A ces pensées salaces, en compagnie de l'Apollon, je ne pus résister à la vague de culpabilité qui commençait à m'envahir. En vérité, je me dégoutais de me comporter ainsi.

Tous les hommes ne sont pas des James en puissance. Tous les hommes n'utilisent pas leur partenaire. Tous les hommes n'asservissent pas les femmes.

Malgré tout, il m'est impossible de leur faire confiance.

Je ne les prenait que pour ce qu'ils étaient à mes yeux: une queue munie d'une paire de couilles. Point barre.

Mes sombres pensées furent chassées au loin lorsque j'aperçus mon bel Apollon sortir d'une Aston Martin Vanquish noire.

Hum... Je ne me suis jamais faites prendre dans une telle bagnole... Un V8, décapotable... Bel engin. J'espère que le propriétaire est tout aussi prometteur.

Mon « petit » grand frère Jacob ( un mètre quatre vingt quatre, tout de même), m'avait transmis son adoration des bolides. Je ne pouvais m'empêcher d'apprécier davantage un homme qui roulait dans ce genre de voiture, frime ou pas.

Pensez ce que vous voulez, je trouve excitant d'entendre le doux ronronnement d'un puissant moteur... C'était ma part masculine qui s'exprimait dans ces moments là.

Je traversais la rue en quelques pas et le rejoignit à l'entrée de l'hôtel sans qu'il s'aperçoive de ma présence.

Je me glissais près de lui et pris sa main. Surpris, il sursauta et lorsque je me perdis encore une fois dans ses émeraudes, je ne vis que du désir et de l'envie. C'est ensemble que nous sommes entrés dans l'immense bâtisse.

T'es au même stade que moi, mon cochon!

EDWARD POV:

Alors que j'entrais dans l'hôtel, une douce chaleur m'enveloppa la main. Je regardais, surpris, et découvrit ma belle robe blanche, me souriant en me tenant la main comme une amoureuse.

Mon désir pour elle grimpa d'un cran. Elle me surprenait encore une fois et j'adorais cela.

Elle me rend fou et elle n'a pas idée à quel point...enfin, pas encore.

Incapable de prononcer un seul mot, je me contentais de la suivre, en parfait inconnue qu'elle était. C'est dingue de dire ça, mais j'avais le sentiment que je pourrais la suivre partout où elle irait...

Elle ne prit pas la peine d'aller à la réception. Je la regardais et découvris dans une ses mains, un porte clé portant le numéro de chambre.

Merde, Cullen! Elle devait être en manque... Ou alors c'est une sériale killeuse? M'en tape, au moins si elle me tue, j'aurais pris mon pied!

Je m'en foutais de savoir si j'allais terminer en morceau ou si elle était une cannibale. Tout ce que je voulais en cet instant précis, c'est de serrer son petit corps contre le mien, de saisir ses petites fesses dans mes mains, gouter à ses lèvres roses...

Arrête! Tu vas bander avant même d'arriver au palier!

Elle appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur et se tourna vers moi en souriant. J'ai vu ses yeux chocolat pétiller de désir. Elle mordilla sa lèvre inférieure et je sut que je n'étais plus connecté à la Terre.

Oh. Mon. Dieu. Ça y est...Je bande!

Je la suivais dans la cage d'ascenseur en réalisant que je ne connaissais même pas son prénom... C'était un détail en cet instant mais je me promis d'en savoir davantage sur ma petite et adorable allumeuse robe blanche.

BELLA POV:

Il avait ce sourire nais qui ne l'avait pas quitté depuis que je lui avais pris la main.

Trop mignon.

Je tenais fermement sa main dans la mienne et l'entraînais vers les ascenseurs. Il avait raffermit sa prise, sa main formant un doux étau. Il était encore plus beau de près. Tout transpirait le sexe chez cet homme. Je ressentais une émotion nouvelle que je mis rapidement sur le compte du désir physique.

Pourvu qu'il ne me demande pas comment je m'appelle. Pourvu qu'il ne me demande pas comment je m'appelle...

Comme en réponse à mes prières, un autre couple nous avait rejoint devant les ascenseurs. Il n'avait cessé de me dévisager et je ne pouvais détacher mon regard de ses émeraudes étincelantes de désir pour moi.

Nous entrâmes tous dans l'appareil. Il me tenait toujours la mains, je ne relâchais pas la prise. La proximité d'étrangers avait probablement contribué à son silence et derrière ses yeux malicieux, je perçus une interrogation se former sur son visage.

Pour apaiser ses doutes et affirmer mon envie de lui, de plus en plus pressante, je m'approchais de lui et attira son visage vers le mien. Il se laissa faire et c'est sans aucune résistance que je posais enfin mes lèvres brûlantes sur les siennes.

C'était encore mieux que je me l'étais imaginé, quelques minutes plus tôt, assise sur le banc du parc.

Ses lèvres étaient douces et avaient encore ce goût de café noir. Il réduisit le mince espace qui séparait nos corps et se colla doucement mais fermement à mon corps.

Ses mains enserraient ma taille à présent et je sentis une douce chaleur envahit mon entrejambe. Nos lèvres continuaient de se chercher et c'est avec un plaisir manifeste que j'accueillis sa langue chaude entre mes lèvres. J'ouvrais lentement la bouche afin de m'abreuver encore de lui.

Dieu qu'il embrasse bien... Doublement prometteur Bella!

Je jouais avec sa langue et me collais davantage à lui, posant mes paumes à plat sur son torse. Je me retint de gémir de plaisir pour ne pas gêner le couple qui partageait l'habitacle de métal avec nous. Et en même temps, je me foutais un peu de savoir si notre baiser langoureux les dérangeait.

Dans un imperceptible mouvement, il se frotta à moi et je sentis son membre gonflé à travers son pantalon tout contre mon bas ventre, provoquant en moi une ébullition supplémentaire à mon affolement général.

Ma petite culotte allait être trempée avant même d'avoir atteint la chambre.

Facile... Cela allait être facile... Et sûrement meilleur que ton dernier coup.

L'ascenseur arrêta sa course et libéra nos deux compagnons d'infortune. Nous n'avions cessé de nous embrasser.

Ma respiration se fit plus haletante. Enfin seuls, je plongeais enfin mes mains dans ses cheveux cuivrés.

Humm... Ça fait longtemps que j'attendais cela! Oh que c'est bon!

Comme nous étions seuls, je laissait échapper un gémissement sincère. Cela dut lui faire de l'effet car ses mains me soulevèrent afin de me coller à lui. J'ouvris mes jambes, généreuse afin de l'enserrer entre mes cuisses, me collant davantage à son sexe dur.

-Humm, tu es une fille stupéfiante, me fit-il.

-Tu n'es pas mal non plus, lui répondis-je avant de me jeter sur sa bouche une nouvelle fois, gourmande.

L'ascenseur s'arrêta brusquement, nous rappelant douloureusement à la réalité. Nous nous détachâmes à regret l'un de l'autre nous tenant encore la main, comme deux amants.

Nous étions seuls sur le palier et sans dire un mot, nous reprîmes là où nous étions quelques minutes auparavant.

Je fut projetée brutalement sur le mur du couloir. Mon désir augmenta encore d'un cran. A ce rythme, j'allais avoir un orgasme avant même d'avoir atteint la chambre.

Naan! Faut pas exagérer quand même!

Il me souleva une nouvelle fois, en me prenant les fesses à pleine mains. En me collant à son membre, je jurais que son érection avait triplé de volume.

T'affoles pas Bella, c'est le désir qui te fait perdre toute notion!

Je quittais un instant ses douces lèvres afin de lui indiquer sans un mot la direction de la chambre 102. Il continua de me porter et de m'embrasser à la fois.

J'avais l'impression que le monde tournoyait autour de nous. C'était une divine sensation enivrante.

J'étais terriblement excitée par cet inconnu. Ses gestes étaient doux mais fermes. Il était fort et soulevait mon corps avec aisance.

Il me portait maintenant d'un seul bras et l'autre main s'était perdue dans ma longue et folle chevelure, en remontant le long de ma colonne vertébrale.

Cette langoureuse caresse m'électrisa et je me raidis de satisfaction. Il eut un mouvement de recul mais s'apaisa, comprenant que c'était du plaisir que je ressentais. Il n'avait jamais cessé de sourire, de ce sourire à vous couper le souffle, quand ses lèvres et sa langue ne m'exploraient pas.

Nous arrivâmes, tous deux haletants devant la chambre. Il me déposa à regret pour me laisser chercher la clef dans mon sac.

Je me tenais face à la porte, les mains posées sur le chambranle, pour me maintenir en équilibre tant nos étreintes m'avaient grisée. Il se colla à moi, frottant sa hanche sur mes reins et plongeant sa tête dans mes cheveux, son souffle chaud et court sur ma nuque.

Je gémis de plaisir au contact de son sexe gonflé, prisonnier de son jean et manqua à deux reprises la serrure.

-Att... Oh...Attend deux minutes, j'essaie d'ouvrir la porte..

J'éprouvais beaucoup de difficultés à me concentrer et ce petit saligaud se délectait des sensations qu'il me faisait ressentir.

Il se décolla de mon corps et avec beaucoup de difficultés, je réussis enfin à ouvrir la porte avec une satisfaction que mon apollon partagea.

A peine entrés, il me colla à la porte, ses lèvres soudées encore aux miennes. C'était comme si nous nous retrouvions après une longue absence..

Nos corps, bougeaient en une exacte coordination et s'imbriquaient parfaitement que c'en était dingue...

Foutaise, Bella! C'est physique, purement physique...

Je m'étais accrochée encore une fois à ses cheveux cuivrés. Ses mains remontaient lentement le long de mes cuisse, relevant peu à peu ma robe blanche.

Il s'appuyait encore plus contre mes hanches, son désir saillant dans son jean. Nos voix n'étaient que gémissements et halètements.

D'un seul élan, il me souleva par les fesses pour me jeter sur l'immense lit king size. Il se maintenait au dessus de moi à califourchon au dessus de mes cuisses, me tenant les poignets au dessus de ma tête, tout en continuant de m'embrasser. Je laissais échapper un plainte de plaisir lorsque sa langue claqua contre mon palais.

Ce type a dû prendre des cours du soir, c'est pas possible autrement. C'est tout simplement torride, ce qu'il fait. Mais comment fait-il ça? Comment?

Les mots n'avaient plus leur place en cet instant. Nos yeux continuaient à s'accrocher, il maintint mes poignets dans une seule de ses puissantes mains. De l'autre, il me caressa lentement de mon cou, jusqu'au milieu de la poitrine. Mon corps était en ébullition, je me laissais faire comme un pantin, c'était trop bon pour résister.

Tout en soutenant mon regard plein de désir, il défit lentement ma large ceinture de cuir et la jeta dans un coin de la chambre. Toujours de sa main libre, il défit un à un les boutons de la petite robe blanche. Ce mec était en train de me torturer de plaisir, je ne savais même pas s'il s'en était aperçu...

Il écarta l'étoffe de coton, offrant ainsi à sa vue mon corps chaud et brûlant. Je portais des dessous de dentelle noire de Victoria's secret. Je n'étais pas fan de mode, contrairement à ma colocataire Alice, mais je savais apprécier la belle lingerie, qui plus est, avec mon métier temporaire de danseuse, cela se révélait être un atout majeur...

Au regard lubrique que portait ma proie sur les dentelles que je portais, je compris qu'il semblait apprécier la vue.

Il aime faire languir... Et j'adore ça... C'est fou ce que c'est bon!

Il enfouit sa tête au creux de ma poitrine et sa main libre fit sauter les derniers boutons de mon soutien gorge noir à balconnet qui faisait barrière avec sa peau et ses lèvres avides.

Je pouvais sentir son odeur et m'enivrais de lui, telle une droguée face à son shoot. Des mèches cuivrées me chatouillait les narines et je m'arquais complètement lorsque ses lèvre s'emparèrent d'un de mes tétons.

-Ooo.h, lâchais-je

Il aspirait alternativement et doucement mes mamelons qui durcissaient à chacun de ses assauts. Je fermais les yeux de satisfaction pure. Il savait parfaitement comment me faire réagir.

Le ballet de ses lèvres et de sa bouche sur ma poitrine et le haut de mon corps dura quelques instants.

J'étais devenue toute chose, mon entrejambe une vraie fontaine, mon cerveau avait buggé depuis notre entrée dans cette chambre. Je me sentais parfaitement bien.

J'aurais dû en temps normal m'alarmer de ces sensations inédites mais ma soif de jouissance et de plaisir était trop forte pour que je m'en soucie à cet instant précis.

Il libéra mes mains et me prodigua de langoureuses et sensuelles caresses sur l'ensemble de mon corps et j'en fit de même avec le sien. Je n'avais pas pu défaire sa chemise, je me contentais de le caresser en remontant autant que je pouvais l'étoffe de coton blanc.

Comme je l'avais deviné quelques heures auparavant, son torse se révéla être musclé et mes doigts parcouraient chacun de ses abdominaux parfaitement dessinés jusqu'au V de sa hanche que j'entraperçus.

Oh putain que c'est sexy!

Mon petit shorty serait hors d'usage, j'en était certaine à présent. J'osais glisser quelques doigts à la lisière de son boxer Calvin Klein, jouant ainsi sur ses nerfs. Je l'entendis gémir d'extase et sourit fière de moi.

On frémit bel Adonis?

Ne se laissant pas distraire pour autant, il fourra sa main dans ma culotte et je frémis lorsque ses doigts touchèrent mon intimité. Je le vis sourire de satisfaction alors que j'écartais mes mains et me courbait en arrière pour accueillir ses doigts au plus profond de mon être.

-Tu es déjà humide, belle inconnue...

Il semblait se parler à lui même, tout en enlevant délicatement mon shorty déjà hors d'usage depuis un moment. L'effeuillage était tellement sensuel que des milliers de frissons me parcouraient le corps.

-Humm... fis-je pour toute réponse, car aucune réponse cohérente ne me venait à l'esprit.

J'étais incapable lui répondre, concentrée sur ses doigts qui fourrageait mon antre. Il le savait le saligaud et me parla de nouveau:

-J'ai envie de te goûter... Je peux?

Me goûter? Évidemment! J'attends ça depuis que j'ai bavé sur ton petit cul au Starbucks, tout à l'heure!

-Ou...Oui!

Je lâchais cette laconique réponse entre deux soupirs d'extase. Il continuait de me pénétrer de ses longs doigts et je me sentais déjà proche de l'orgasme.

Je sentis sa tête se poser sur ma poitrine et descendre lentement sur mon ventre, parcourant mon nombril de sa chaude langue, puis atteindre chaque côte de ma hanche. Je ne sentais plus mes jambes, je ne sentais plus rien du tout. Mes nerfs semblaient s'être concentrés sur chaque baiser qu'il posait sur la surface de ma peau.

Malgré tout, je réussis tant bien que mal à prendre appui sur mes coudes afin de le regarder à l'œuvre. Il perçut mon mouvement et releva la tête pour me regarder, un sourire carnassier s'affichant progressivement sur son visage.

Ce regard... C'est trop excitant... j'en peux plus!

Ses émeraudes quitta les miens, hagards et perdus par le plaisir qui s'était emparé de moi depuis que nous étions dans cette chambre et sa tête plongea au milieu de mes cuisses depuis longtemps offertes, prêtes rien que pour lui.

Un courant électrique me parcouru l'échine. Je venais de sentir sa langue douce et chaude effleurer mes lèvres intimes humides de désir. Je m'abandonnais à l'ivresse et me laissais mollement retomber sur le matelas, levant mes bras au dessus de ma tête. Je fermais les yeux, soupirant et haletant de plaisir à présent, afin de pouvoir ressentir parfaitement ses coups de langue, experts, je devais bien l'avouer, sur mon intimité en perdition.

-Oooh... Oui... Humm...

J'étais incapable de prononcer plus que ces mots.

Il me léchais, me mordillais l'entre jambe. Je n'étais plus que gémissements, halètements et soupirs.

Putain que c'est bon! C'est encore plus bon que je ne me l'étais imaginé...

Instinctivement, mes mains s'agrippèrent à ses cheveux cuivrés. Je lui tirais les cheveux, il ne semblait ressentir aucune douleur.

Sa langue me pénétrait de façon régulière et de plus en plus profondément. Je sentis ses doigts m'investir en même temps. Son pouce caressait doucement mon clitoris et je reçus une décharge de plaisir supplémentaire.

Je sentais que je n'allais tarder à atteindre l'orgasme. Je ressentais les parois de mon vagin commencer à se contracter par le plaisir naissant.

Il devait le sentir car il tint fermement mes hanches de ses puissantes mains, poursuivant ses délicieuses agressions.

Une douce chaleur m'envahit alors que je me laissais aller au premier orgasme de ce long après midi. Je ne pus retenir les alanguissements qui s'échappaient de ma gorge en m'accrochant aux draps de toutes mes forces.

-Ooohhh!...Ouiiii!... Ouiiii!

Les yeux fermés, je jurais avoir vu des milliers d'étincelles derrière mes paupières.

OH MON DIEU!...OH LA VACHE!...OH PUTAIN DE MERDE!...

Il me laissait reprendre mon souffle tout en picorant mon ventre, mon nombril, mes seins, ma gorge de baisers.

Lorsqu'il arriva à mon visage, il m'embrassa la langue la première et je goutais avec lui mon suc en l'aspirant dans ma bouche.

Ayant à présent retrouvé un peu de mes jambes, je le basculais d'un coup de hanche et me retrouvait au dessus de lui. Je lut de la surprise dans ses belles prunelles et je mordais, pour la millième fois depuis notre rencontre ma lèvre inférieure.

Je compris qu'il devait aimer cela car il laissa échapper un doux gémissement.,

Tout en continuant à l'embrasser, je repoussais doucement son torse musclé et encore habillé, sur les draps blancs à présents froissées.

Je quittais à regrets ses douces lèvres pour parcourir sa mâchoire saillante de baiser, le goutant parfois avec la pointe de ma langue. Je mordillais le lobe de son oreille et je le sentis frémir sous mon corps nu.

Je me relevais lentement, m'offrant à sa vue et défit un à un les boutons de sa chemise que j'avais tâché de cappuccino. Malgré mon envie plus que pressante de voir enfin son torse nu là devant moi, offert et à ma merci, je prenais un pied d'enfer ( façon de parler, hein) à le déshabiller en prenant mon temps.

L'attente fut enfin récompensée. Je ne cessais d'admirer le corps de cet homme.

Merde! Ce mec est un fantasme à lui seul...

Je déposais de petits baiser mouillés sur son torse, ses abdominaux et prit un plaisir manifeste à lécher chaque côté du V de sa hanche. Il se laissa faire, à mon plus grand bonheur.

C'était à moi maintenant de lui faire perdre ses moyens. Il allait être servi.

Lentement et en continuant de l'embrasser, je baissais son boxer sexy. Le vêtement me révéla le plus beau membre de ma vie sexuelle. Elle était longue et large, son gland ressemblait à une cerise démesurément énorme et rosâtre, une veine saillait sur le dessus et elle palpitait au contact de l'air conditionné de la chambre.

Divine... Sa queue est tout simplement divine!

Je me léchais les lèvres anticipant le moment où j'allais le prendre entier dans ma bouche déjà chaude. Je me baissais et le prit à pleine main, en bougeant de haut en bas.

-Hummm... C'est tellement bon... Ooohh...

Il gémit, les mains sur ses yeux.

Ah non! Pas question que tu ne ME regarde PAS!

-Tuut, tuut, tuut... Enlève tes mains de tes yeux et regarde moi... Je veux que tu me vois... Je veux que tu vois ce que je vais te faire, bel inconnu.

-Tout ce qui te plaira...

Sa voix n'était qu'un murmure, je souriais devant tant de vulnérabilité de la part de cet homme. Il mit les oreillers afin de surélever sa tête et je me remit à l'ouvrage.

Je descendais ma main lentement le long de sa hampe, m'aidant de son suc pour lubrifier le mouvement. Il me regardait de cet air un peu idiot mais que je ne pouvais m'empêcher de trouver adorable. Je quittais ses yeux et me penchais vers son pénis depuis longtemps à l'agonie.

Je suçais son gland un petit instant comme une sucette, enroulant ma langue sur le bout rose et boursouflé.

-Oh mon dieu, c'est bon...

Attends t'as pas fini de gémir, mon coco.

Il ne devait pas s'y attendre ou alors il ne pensait plus cohérent et poussa un soupir de plaisir mêlé de surprise lorsque je le pris à pleine bouche, jusqu'au plus profond de ma gorge.

-Oooohh...

Je le suçais lentement, prenant moi même un pied que je n'avais plus ressenti depuis... Depuis James en fait.

Focus Bella, focus! CE n'est PAS James!

Je rassemblais mes esprit afin de chasser ce funeste souvenir et m'enfonça sa queue encore plus profondément dans ma gorge brûlante.

Putain que sa queue est bonne!

Mes mains posées sur chaque côté de ses hanches le maintenaient fermement sur le lit. J'aimais savoir que cet homme était à ma merci, là sur le lit, sa queue gonflée à bloc dans ma bouche, vibrant et au bord de l'orgasme.

Le mouvement de mes lèvres se firent plus rapides. Je sentais qu'il n'allait pas tarder à jouir et je ralentissais le rythme, le laissant échapper des lamentations de frustrations.

A regret, je l'avoue sans honte aucune, je me relevais et me retournais pour chercher au fond de mon sac, posé au pied du lit, un préservatif.

Je sentis ses mains me parcourir le corps, pour lentement me retourner dos à lui.

-Qu'est ce que... Qu'est ce que cela représente?

Il avait aperçu mon immense tatouage qui arborait le milieu de mon dos, des pivoines roses et rouges, sur un lit de feuillage vert foncé.

-Ce sont des pivoines.

Je me replaçais au dessus de lui, toujours aussi brûlantes. La vue des dessins indélébiles dans le creux de mon dos l'avaient émoustillés. Il n'avait pas débandé, pour mon plus grand bonheur.

-Et qu'est ce qu'elles représentent pour toi?

-C'est une partie de ma vie...

Je ne voulais pas m'étendre sur le sujet, il y avait plus urgent pour moi.

Et comme je ne devais pas le revoir, je jugeais inutile de lui raconter ma sordide vie. Je continuais à lui prodiguer des caresses le long de son membre bien dur.

-Et?...

-Et je crois savoir que nous avons plus important à faire là, maintenant...

Je le repris encore une fois en bouche, avant de dérouler le latex.

-Oooh... Je vois oui...

Sans un mot, je déchirais l'emballage et m'appliquais à dérouler la capote sur sa queue tout en continuant à le caresser.

Il me bascula d'un coup de hanche et je me retrouvais sous lui, prête à subir l'assaut qu'il me promettait dans son regard. L'air était électrique, remplit de tension sexuelle. Nous n'entendions que nos halètements et nos yeux reflétaient de désir l'un pour l'autre.

Je gémis lorsqu'il posa le bout de son sexe à l'entrée ma chatte en feu, me cambrant comme pour l'inviter à me prendre.

Je retins ma respiration lorsque son gland me pénétra et ne pus retenir un soupir de réel plaisir à ce contact enivrant.

-Humm...

-J'ai tellement envie de toi, c'en est dingue...

Il poussai doucement en moi lorsqu'il prononçait ces mots. Je me cambrais, les yeux révulsés de plaisir. Il dut sentir mon impatience car il entra en moi d'un coup de rein m'emplissant entièrement de son superbe membre.

-AAAHH!

Il dominait le rythme et je me laissais faire avec délice. Ses coups de rein étaient tantôt brutaux tantôt doux... Il aimait jouer le chaud/froid...Et j'adorais cela. J'étais en train de vivre le meilleur sexe que j'ai pu connaître, jusqu'à présent.

-Hummm, tu es si serrée... J'aime ça!.. Je ne sais pas si je vais pouvoir résister tellement c'est bon... Oooh...

J'étais incapable de parler. Je n'étais que soupirs et gémissements. Afin de mieux le sentir en moi, je serrais mes jambes autour de ses hanches, comme un étau. Il pouvait me pénétrer à sa guise. Mes hanches bougèrent en réponse à ses coups de butoir.

-Oui... Encore.. Encore...

-Plus fort...Dis le plus fort... je veux t'entendre me le demander, c'est trop excitant!

-ENCORE!...OUI!.. OOOH!..

Je me lâchais totalement, criant mon désir, ne faisant qu'accroître le sien. Il pris une de mes jambes et la plaça au dessus de son épaule. J'étais ainsi entièrement offerte à lui.

-Plus fort!... Encore plus fort... OUI!

-Je vais jouir... Tu es tellement belle et excitante...

Il releva l'autre jambe et la pénétration se fit plus profonde et intense.

-Oui...Oooh... Oui...

-Vas-y... Jouis... J'ai envie de te voir jouir...

Il accéléra ses mouvements et je pouvais sentir sa queue buter au fond de mon ventre. Il plaça une des mains sur mon intimité et s'appliqua à masser mon bouton de plaisir...

Oh putain! Ses doigts... Ses putains de doigts... Il fait ça trop bien le salopard!

-OOOOhhhhh... Ouiiii!

Je sentis l'orgasme m'envahir, mes parois se contracter autour de son sexe turgescent. Il donna encore une ou deux poussées, je ne sais plus ,et me rejoignit dans le plaisir.

-Ahhhh... OUI!...

Il s'écroula doucement veillant à ne pas m'étouffer, son sexe encore enfouit dans mes profondeurs. Nous tentions de recouvrer notre souffle. Ses lèvres se posèrent sur les miennes, m'embrassant longuement comme en remerciement, je lui rendais la pareille.

Il se positionna à mes côtés, j'entendis son souffle se calquer au mien en reprenant une certaine régularité.

Nous étions épuisés.

Épuisés mais pleinement satisfaits.

Je n'en demandais pas plus.

Nous nous sommes à peine parlés. C'était ce que je voulais.

Baiser, sans un mot.

Juste notre envie mutuelle de l'un et de l'autre...

Je crois que je sombrais dans une demi léthargie...

Ses mains parcoururent mon corps nu et pantelant. Mes nerfs s'étaient soudainement ravivés. J'avais encore envie de lui et visiblement, il partageait ce point de vue.

Nous reprîmes les hostilités...

Cet après midi là, j'ai joui un nombre incalculable de fois. De ses mains, de sa bouche, de sa queue...

C'était assurément le meilleur sexe que j'ai jamais eu dans ma putain et misérable vie.