Coucou !

Ce premier chapitre est du point de vue de Solveig à Durmstrang. Évidemment, tout sort de mon imagination pour les détails de cette école étant donné qu'elle est très peu mentionnée dans les livres HP. C'est pourquoi je vous invite à relever des incohérences, etc...

Le prochain chapitre se passera à Poudlard et aura Beverly comme personnage principal.

Bonne lecture !

Titre: Suffisance & Présomptions

Résumé de l'histoire : Solveig Aaren est une élève de dernière année à Durmstrang. Hautaine et dédaigneuse, elle semble mépriser le monde entier. Beverly Samson est une élève de dernière année à Poudlard. Extravertie au possible, elle est la fille la plus populaire. Dans le cadre du tournoi des trois sorciers, elles seront amenées à se rencontrer et leurs entrevues feront... des étincelles !

16 Août 2024_Prestigieuse demeure des Aaren_9h52_Scandinavie

Le somptueux manoir des Aaren était situé en Suède, dans la partie sorcière de la ville de Stockholm. Ici comme ailleurs, chaque membre de cette famille méprisait le fait de devoir se cacher et de se laisser ainsi supplanté par les Moldus, ces idiots d'hommes préhistoriques qui grattaient la terre et chassaient des animaux avec de vulgaires lances pour se nourrir. En vérité, aucun des Aaren n'avait jamais vu le moindre Moldu. Jamais ils ne s'aventureraient là-bas, c'était trop risqué, trop... sauvage pour eux.

On approchait dangereusement les dix heures et c'est une grande blonde élancée qui sortit la première de sa luxueuses chambre pour s'avancer dans les couloirs richement décorés de la bâtisse. Elle descendit des escaliers d'un pas altier pour rejoindre le petit salon bleu situé juste en bas des escaliers, traversa un petit corridor, ouvrit une porte en bois et entra dans une cuisine typiquement sorcière. Des petites créatures aux yeux globuleux s'affairaient déjà à préparer le petit déjeuner. La jolie blonde leur adressa un signe de tête condescendant, s'assit majestueusement sur une chaise haute et releva dignement la tête. Elle avait un teint blanc, des cheveux blonds très lumineux ondulant paresseusement sur ses frêles épaules, des yeux gris perle envoûtants, des traits d'une finesse et d'une beauté inhumaines, un nez fin et droit, des sourcils fins et une bouche rosée et pulpeuse. Son menton délicat était sans cesse relevé dans une attitude méprisante et son corps était très fin. Elle était d'une beauté irréelle mais semblait inatteignable. Et, derrière la couche de mépris de ses yeux, on pouvait déceler une once de peur, présente en permanence. Seulement, après 17 ans de vie, Solveig Aaren avait pu se construire un masque absolument infaillible. L'absence d'émotions qu'elle affichait constamment était tout bonnement terrifiante.

Pavel, l'elfe principal de la demeure, apporta à Solveig des œufs à la coque et des biscottes fines. La jeune héritière picora dans son assiette puis s'en alla se préparer dans sa chambre. Elle était pressée car, dans moins de deux heures, le portoloin familial l'emmènerait vivre sa sixième et dernière année à l'école de magie de Durmstrang. Son école, même si elle ne le montrait en rien, c'était son moyen de s'en aller de chez elle, de s'écarter, de vivre enfin. Lorsqu'elle fut prête, elle appela Macha, son elfe personnel, et lui ordonna de porter ses affaires jusqu'au grand salon, où était situé le portoloin. Ses parents étaient tous deux présents et l'attendaient solennellement, affichant un visage froid, vide de toute expression.

« Père, mère, les salua Solveig sans afficher le moindre sourire.

- Solveig Daliborka Aaren, la salua à son tour sa mère, gardant la même expression froide. Je vous souhaite une bonne année et sachez que j'attends de vous les meilleurs résultats possibles. »

Antonina Aaren lança à sa fille un regard appuyé, lui faisant implicitement comprendre ce qu'il se passerait si jamais elle n'avait pas lesdits excellents résultats.

« Vous pouvez disposer. »

Aucune marque d'affection. Le père de la jeune fille n'avait lui-même rien dit, et c'était peut-être mieux, vu que la peur dans le regard de la jeune fille allait croissant lorsqu'elle croisait son regard. Solveig saisit son luxueux bagage et, sans aucune salutation, saisit la coupe en or qui lui servirait de portoloin. Cinq secondes plus tard, elle sentit une sorte de crochet la saisir au nombril et elle se sentit s'en aller. Enfin libérée de ses parents, un nœud sembla se défaire dans le ventre de la jeune fille tandis qu'elle partait enfin. Elle atterrit dans un vaste hall exclusivement dédié à l'arrivage des étudiants et, une fois qu'elle se fut rétablie complètement, sortit précipitamment de la salle. Solveig avait horreur de la foule, c'en était presque une phobie. Elle n'aimait pas être mêlée à tout un chacun elle voulait être seule, et regardée. Elle voulait qu'on la remarque.

La salle des arrivages était en vérité un bâtiment entier. Solveig en sortit et arpenta les chemins tortueux de Durmstrang, sereine. Confiante. Tant qu'elle serait ici, rien ne pourrait lui arriver. Elle était chez elle. Elle portait une robe verte cintrée à la taille et brodée d'argent, évasée après la taille et aux manches amples. L'avantage à Durmstrang, selon elle, c'était que chacun pouvait s'habiller comme il le voulait, sans devoir obligatoirement porter un costume atroce. Si les costumes gommaient au mieux les inégalités sociales, Solveig trouvait que cela gommait également la personnalité. Seule règle de son école : les filles devaient porter des robes. Il ne serait de toute façon jamais venu à l'idée à la jeune femme blonde de venir vêtue d'un... pantalon. C'était beaucoup trop vulgaire et si peu féminin.

Alors qu'elle arrivait au niveau du réfectoire, elle sentit un bras se saisir du sien avec gaîté et elle adressa à la nouvelle venue un soupir exaspéré. Sinead Holger ou comment lui faire perdre toute crédibilité. L'agacement apparent de Solveig ne fit qu'accentuer le sourire de Sinead.

« Oui, toi aussi tu m'as beaucoup manqué Sol, ironisa-t-elle.

- Mais je le sais, mon chou, pas besoin de le dire sans cesses, railla Solveig.

- Tu m'as trop manqué, patate ! Répéta Holger avec amusement.

- Toi aussi, répliqua sincèrement Solveig. »

Et elle ne mentait pas. Toute compagnie était préférable à celle de ses parents. Rien que d'y penser, elle en avait des frissons.

« On va rejoindre Valda ? Questionna Sinead.

- Oui, répondit simplement Solveig. »

Sinead avait changé pendant les deux mois de vacances qui venaient de s'écouler. Elle avait coupé ses cheveux blond platine au carré et avait grandi de quelques centimètres. Ses yeux marrons foncés gardaient par contre le même éclat joyeux et inquisiteur qu'auparavant. Sinead n'était pas jolie, elle était charmante. Immensément charmante.

Valda, Sinead et Solveig avaient pour habitude de se rejoindre à la troisième table du réfectoire en partant de la gauche. L'avantage à Durmstrang, c'était qu'on n'avait pas à perdre de temps en faisant de longs voyages il suffisait de prendre un portoloin et, une minute plus tard, on était arrivé. La salle des arrivages était solidement fermée tous les jours de l'année, exceptés les jours de départ et de retour de vacances, pour conserver une sécurité maximale et éviter l'afflux de visiteurs inopportuns. Tout le reste de l'enseigne était muni d'une protection empêchant le transplanage il n'aurait plus manqué que les élèves les plus âgés s'échappent à la nuit tombée !

Toujours est-il que les élèves pouvaient manger le repas du midi dans l'enceinte de l'établissement. Les trois filles restaient tout le temps ensembles. Si Sinead avait beaucoup d'amis, c'était avec elles qu'elle préférait rester car, comme elle le disait si bien : qui, sinon, mettrait l'ambiance ?

Les deux filles bifurquèrent à droite, montèrent un escalier de bois et empruntèrent enfin un chemin terreux bordé de rosiers. Le chemin serpentait longuement avant d'enfin desservir sur un immense bâtiment récent dont deux murs communiquants étaient constitués de baies vitrées. Elles entrèrent par la porte de verre et retrouvèrent Valda Kjell qui les y attendait.

Valda, par contre, n'avait pas changé le moins du monde. Sa peau d'albâtre était toujours encadrée de sa sempiternelle broussaille de cheveux bruns, reliés tant bien que mal en un chignon relâché. Elle accorda aux nouvelles arrivantes un sourire radieux. Les trois jeunes filles se saluèrent, s'assirent sur les sièges de plastique transparent et attendirent que les mets apparaissent. Lorsque tout le monde se fut assis, anciens élèves comme nouveaux arrivants, les plats volèrent à travers la double porte menant aux cuisines et se répartirent sur les dix tables longilignes qui meublaient la pièce. Le directeur, Argus Borje, ne discourait jamais avant que les élèves ne soient rassasiés.

Solveig se servit du saumon frit et des baies tandis que Sinead jetait son dévolu sur les harengs à l'aquavit, son pêché mignon, et que Valda, étant végétalienne, ne se servait que des pâtes aux herbes. Pour le dessert, les trois filles dégustèrent un tiramisu à la pomme.

Une fois que les élèves eurent terminé leur repas, ils sortirent calmement de la salle à manger et se rendirent dans le bâtiment des discours situé à seulement quelques mètres. C'était également en ce lieu que les élèves étaient répartis en début d'année. La pièce était grande et circulaire, et le toit faisait comme un dôme au dessus de leurs têtes. Il y avaient plusieurs étages où des rangées de chaises surplombaient une grande estrade. Les élèves s'installèrent et le directeur commença son discours :

« Bonjour à tous et à toutes, j'espère que vous avez passé de bonnes vacances, dit-il. Sans nous attarder davantage sur des retrouvailles annuelles, nous allons commencer la répartition des élèves. Nous enchaînerons, lorsque celles-ci seront finies, sur un petit récapitulatif du règlement intérieur de notre noble école Durmstrang. Nous allons appeler les nouveaux élèves par groupes de dix dans l'ordre alphabétique et ils devront entrer dans la salle limitrophe pour répondre à un quiz de logique qui, rassurez-vous, ne s'appuie aucunement sur des connaissances. Grâce aux résultats, nous pourrons vous diviser en cinq groupes de différents niveaux et nous pourrons ainsi vous transmettre notre savoir en prenant en compte vos capacités. Le but étant que chacun arrive au même résultat, mais à un rythme différent. Ne vous inquiétez pas, vous pouvez toujours changer de groupe si nous nous apercevons que celui dans lequel vous êtes ne vous correspond pas. Je le rappelle, le but est de vous regrouper par capacité, et non pas par affinité. Nous allons commencer.

Le premier groupe fut appelé, puis le second. Un sort de ralentissement temporel avait été appliqué à la salle attenante, de sorte que le temps passait trois fois plus lentement que dans le dôme. L'attente en était donc réduite de trois fois et chaque série d'élève ne prenait que cinq minutes en moyenne.

Solveig, Sinead et Valda étaient toutes trois dans le groupe A, le plus fort et le plus performant. Solveig y était obligée car ses parents voulaient les meilleurs résultats pour leur image, même si, une fois mariée, elle ne travaillerait pas. Sinead avait d'incroyables facilités, surdouée de nature, et n'avait rien besoin de faire pour obtenir d'excellents résultats. Valda, quant-à elle, n'avait de cesses de travailler pour égaler ses amies et rester dans la même division qu'elles. C'était pour elle un combat permanent. La répartition fut enfin terminée quelques dizaines de minutes plus tard. Chaque année, c'était près de deux cent élèves qui rentraient dans la prestigieuse école de Durmstrang. Il y avait un pullulement de sorciers dans les pays Scandinaves et il n'y avait qu'une école. De plus, sa renommée était telle que certains sorciers de l'autre bout du monde inscrivaient leurs enfants à Durmstrang. Davantage d'élèves signifiait une quantité phénoménale de professeurs, et donc lesdits professeurs n'étaient pas tous des 'lumières'. Une fois que tous les nouveaux élèves se furent installés dans la pièce principale du bâtiment des Discours, le directeur monta sur l'estrade et amplifia magiquement sa voix avant de commencer son discours :

« Bonjour à tous et à toutes, sorciers inscrits ici dans le but d'apprendre l'art noble qu'est la magie. Nous sommes réunis une année encore dans l'humble but de progresser et d'obtenir nos diplômes universellement reconnus, les A.S.P.I.C.s. Une fois ces diplômes obtenus, vous aurez accès au monde du travail et pourrez débuter une nouvelle histoire. Les deux meilleurs élèves de la promotion de l'année dernière, de chaque année, s'occupera d'un devoir bien spécifique dont il prendra connaissance à la fin du discours. Tout sera mis en place dans l'idée de faciliter l'intégration de nos nouveaux étudiants. Oh, et, avant que j'oublie, cette année aura lieu un événement très important : Le tournoi des trois sorciers. Silence ! S'écria-t-il quand résonnèrent les murmures intrigués des élèves. Seuls les élèves qui auront atteint la majorité sorcière, soit 17 ans, pourront y participer. Le nombre d'élèves qui peuvent postuler sera restreint aux trois premières divisions, les deux dernières étant trop soucieuses d'éviter un éventuel redoublement. Silence ! Répéta-t-il pour faire taire les murmures réprobateurs. Je vous rappelle qu'il vous est toujours possible de changer de division au cours des trois mois qui restent. Maintenant, qu'est-ce que le tournoi des trois sorciers ? C'est une succession de trois épreuves qui seront choisies aléatoirement par moi-même, la directrice de Poudlard, celle de Beauxbattons, le Ministre de la Magie anglais et le Ministre des jeux et sports magiques anglais. À la clé de ces épreuves, le champion recevra une solde de 1000 Gallions, équivalent de 3500 NOK, ainsi qu'une reconnaissance éternelle. Ce tournoi aura lieu à Poudlard pour la deuxième fois consécutive car nous tenons à garder notre emplacement secret et que l'académie de Beauxbattons sort à peine d'une guerre qui a ravagé l'école. Seul un élève de chaque école sera sélectionné, en fonction de ses capacités. Le juge sera impartial, ce sera la Coupe de Feu, que les postulants auront l'occasion de voir lorsque nous irons en Angleterre. Dans trois mois, les postulants qui auront passé le test de capacité se rendront dans l'école de Poudlard où ils passeront le reste de l'année et passeront leurs examens. Je pense avoir fait le tour. Je finirais par rappeler qu'il est strictement interdit de dépasser les limites du domaine de Durmstrang qui, s'étendant sur près de 700 hectares, devrait vous contenter. Nous comptons sur les élèves les plus âgés pour s'assurer de la bonne installation de nos nouveaux élèves. Sur ce, je vous souhaite une bonne année et, n'oubliez pas, la devise de notre école est 'Le travail est la clé de la réussite'. Tâchez d'y faire honneur. Profitez bien de votre journée de libre, les cours recommencent dès demain. »

Les élèves applaudirent à tout rompre et, cette fois-ci, personne ne fit cesser les murmures extatiques qui s'étendaient de tribune en tribune sur les éventuels participants au Tournoi des Trois Sorciers et le potentiel vainqueur dudit Tournoi. Naturellement, le nom de Yuri Freyja, le premier sorcier de la promotion, revenait souvent. Il avait de grandes capacités et un grand potentiel. Malin et rusé, il avait effectivement tous les atouts pour réussir. En plus de cela, Dame Nature lui avait accordé une physionomie charmante. Il avait la peau assez mâte, ce qui était assez rare ici, des yeux d'un bleu envoûtant et des longues mèches de cheveux bruns qui retombaient sur son front. Autant dire que, lui et son meilleur ami, Jerzy Ludvig, qui était très beau également, ne manquaient pas de faire tourner la tête des filles en fleur. Le nom de Solveig revenait souvent également. Elle était la deuxième de sa promotion. Toute surdouée soit-elle, Sinead n'arrivait pas à d'aussi bons résultats. En même temps, elle n'avait pas la même 'motivation'. Beaucoup pariaient sur le couple que pourraient former Solveig et Yuri. Deux personnes surdouées, l'un indéniablement beau et l'autre littéralement splendide. Sauf que ce jour n'était pas près d'arriver. Ils n'étaient attirés ni l'un ni l'autre et s'en tenaient à une entente cordiale et un soupçon de rivalité. Ils étaient beaucoup à fantasmer sur Solveig. Une jeune femme d'une beauté inénarrable, si froide et si hautaine, si intelligente... aucun n'avait jamais osé l'approcher.

« Tu vas te présenter ? Interrogea Sinead.

- Évidemment, répondit Solveig. Et vous ?

- Aussi, répondit Valda pour elles deux.

- Tout prétexte pour partir d'ici est de toute façon bon à prendre, marmonna Solveig pour elle-même.

- Et puis ce serait l'occasion de faire de nouvelles rencontres ! S'enthousiasma Sinead.

- Et de voir du pays ! Ajouta Valda. »

Mais surtout de partir d'ici, pensa Solveig. Les trois jeunes femmes attendirent que les autres élèves aient quitté la Salle des Discours pour arpenter les couloirs et enfin s'en aller. Solveig n'aimait pas être mêlée à la populace, Valda n'aimait pas qu'on lui froisse sa robe et Sinead restait pour être avec ses amies. Solveig s'approcha de l'estrade et saisit une enveloppe à son intention avant de s'en aller. Tout en marchant, elle se saisit d'un coupe papier en argent qui restait tranquillement dans son sac et déchira soigneusement l'enveloppe afin d'en sortit une lettre. Une fois qu'elle l'eut finie, elle soupira.

« Qu'est-ce qu'il y a ? S'étonna Valda tandis que Sinead lisait par-dessus son épaule.

- Je vais devoir faire une visite guidée de l'école aux gamins de la division C cet après-midi, expliqua-t-elle.

- Toutes mes condoléances, se moqua Sinead.

- C'est ça, rigole, pesta Solveig. En attendant, ce n'est pas toi qui vas devoir materner une quarantaine de gamins.

- Toute seule ? S'étonna Valda.

- Non, j'ai la grande chance d'être accompagnée de Yuri Freyja, maugréa-t-elle.

- Ça tombe bien, tu vas pourvoir le draguer et donner un sens aux paris ! Ricana Sinead.

- Eh, faut pas confondre ! S'offusqua Solveig. C'est toi qui le trouve mignon !

- Et bien ? Répliqua Sinead. C'est tout à fait vrai, tu pourrais quand même le reconnaître !

- Peut-être mais il n'est pas du tout mon genre, se défila Solveig.

- Mais quel est ton genre alors ? Maugréa Valda. Personne je suppose ?

- Exactement, asséna Solveig. Personne. Et je ne vois pas en quoi c'est un problème.

- Tu ne peux pas continuer comme ça, pleurnicha faussement Sinead. Tu dois bien être la seule fille de sixième année à ne pas avoir eu ne serait-ce qu'un seul petit copain de toute ta vie !

- Et je le vis bien, répliqua Solveig. Je vous laisse, je dois m'occuper des gosses, se défila-t-elle finalement. »

Elle partit de son pas altier en direction de la cour Principale dans laquelle les élèves de première année de la division C s'étaient amassés et l'attendaient. Durmstrang était immense. Indubitablement, ils allaient se perdre, de toute façon. 300 hectares étaient occupés par une forêt dense dans laquelle personne n'osait s'aventurer. Si les élèves avaient la permission de s'y rendre, c'était à leurs dépends car il n'était pas rare que quelque créature anthropophages fassent leur apparition. Il y avait également un lac gigantesque quoique peu profond et verdâtre qui volait une grande quantité d'espace. Il y avait évidemment le terrain de Quidditch, les grands jardins et de multiples potagers qui alimentaient en partie les élèves de l'école. Au final, les bâtiments en eux-mêmes ne s'étendaient que sur 3 hectares tout au plus, si on excluait les dortoirs qui étaient un peu plus loin. Inutile de préciser qu'il fallait être un bon marcheur, ou ne pas avoir le vertige et prendre son balai. Après que la visite ait pris fin, elle abandonna les élèves dans leurs dortoirs, les laissant à leur ahurissement, et rejoignit son propre dortoir, à l'aile Ouest du cinquième étage, troisième porte à droite. Elle le partageait avec Sinead et Valda, ainsi que deux autres filles prénommées Elvi et Malena Melker, deux jumelles d'une grande intelligence qui restaient tout le temps entre elles et n'adressaient jamais la parole à une autre personne. Les autres filles de la division A de sixième année étaient placées dans deux autres dortoirs.

Valda et Sinead étaient sur leur lit et semblaient avoir terminé de vider leur valise. Le dortoir était grand et blanc, et un grand lustre doré pendu au milieu de la pièce lui donnait une allure majestueuse. Les lits étaient doubles et très confortables. Le confort était évidemment meilleur chez les A que dans les autres divisions, pour inciter les élèves à travailler davantage.

« Ils sont tous vivants ? S'informa Valda.

- Je ne promets pas de ne pas en avoir égaré quelques uns dans la forêt... répondit vaguement Solveig.

- A mon avis tu ferais mieux de nous laisser ce job, affirma Sinead. À moi en tout cas, précisa-t-elle.

- Et renoncer à ma deuxième place ? S'offusqua Solveig. Même pas dans tes rêves les plus fous, très chère, répliqua-t-elle.

- Bien, tu connais mon avis, la balle est dans ton camp chérie, ironisa Sinead. »

Les trois filles sortirent dans un des jardins et s'assirent sur un banc de bois. Il faisait encore relativement doux et elles profitaient du soleil tant que celui-ci était encore là. Une fois en Angleterre, elles avaient très peu d'espoir de le revoir souvent.

ooo

Oui je sais ce chapitre est beaucoup plus courts que ceux de mes autres fictions mais je vous jure 7000 mots par chapitre c'est intenable ! Là je suis à peine à la moitié et je vais m'en contenter je crois.

Bien, je vous invite à me donner vos impressions, à relever des incohérences, à me donner vos avis tout simplement.

À la prochaine, bisous !