'Rappelez-moi ce que je fout ici… grogna une jeune brune en chassant un moustique d'un revers de main.
-Rappelez-moi ce qu'ON fout ici. Grogna à son tour un jeune blond, en faisant la même chose que sa coéquipière mais plus brutalement.'
Elle ne répondit pas et se contenta de réajuster son casque, se replongeant dans les différents dossiers de l'ordinateur.
'Ino, tu me reçois ?
-Cinq sur cinq.
-Gérard ?
-Pareil. On doit aller par où ?
-Restez dans la cage de ventilation, et prenez la prochaine intersection à droite. Dévissez la quatrième bouche d'aération et vous arriverez dans une salle de réunion, vide. Vous n'aurez qu'une dizaine de secondes pour vous cacher dans un des placards muraux et que j'envoie une fausse image aux caméras. Attention, les placards sont cachés, à l'apparence se sont des murs normaux. Lorsque vous tomberez, frappez directement sur le mur à votre droite, un placard coulissera, entrez-y, et refermez le en quatrième vitesse. Si le timing est bon, la mafia et les terroristes arriveront quelques secondes plus tard pour commencer la réunion. Soyez prudent. Et activez, où vous n'aurez pas le temps de vous planquer !
-Compris. Acquiescèrent les deux espions.'
Jez soupira et enleva le casque qui lui permettait de communiquer avec son amie, et le dénommé 'Gerard' alias le 'PUTAIN DE BEAU GOSSE' pour citer les paroles d'Inori. La jeune brune fit un rapide bilan, en regardant la cabane dans laquelle elle devait se planquer. Petite, ne dépassant pas les 15m², dont 70% utilisés par le matériel électronique : ordinateurs, écrans, divers matériaux dont l'utilité allait du décryptage de signaux au moyen de communiquer en morse en passant par un traducteur instantané en toutes les langues mortes et vivantes possibles et inimaginables. Le tout contenu dans une minuscule cabane, paumée dans un marais, humide, et dont les planches, vieilles d'une centaine d'années d'après son 'adorable' coéquipier, qui avait fait dans l'ironie à ce moment-là.
'Noiraude, j'ai la dalle. Se plaint le dit coéquipier.'
La 'noiraude' eut un soupir désabusé et posa son regard sur le jeune homme avachit sur le second (et dernier) fauteuil de la salle, qui la regardait avec de la malice non dissimulée dans le regard. La brune prit sur elle pour ne pas s'enrager et se tourna vers Sting.
'Ecoute moi bien, 'votre Altesse de la connerie pure et dure' ne m'appelle plus noiraude. Et fermes-là, Gérard et Inori vont peut-être se faire descendre, alors arrêtes de me faire chier avec ton appétit.
-T'es pas marrante. Se lamenta-t-il, son ton étant tout de même moqueur.'
Jez était désabusée, elle reprit son casque, qu'elle enfonça dans ses oreilles.
'Jez, on va dévisser la trappe, prête ? Demanda la jeune blonde.
-3, 2, 1, GO !'
Inori dévissa les quatre visses en quelques secondes, et tomba souplement sur le sol, très vite suivit de l'homme aux cheveux bleus. Celui-ci la prit rapidement sur ses épaules, où elle se tint debout, le temps de revisser la plaque.
'Bad timing… annonça la brune. Vous avez moins de cinq secondes pour terminer de visser et de vous planquer, je ne peux pas craquer ces trucs pour mettre de fausses images longtemps… grouillez !'
5…
Elle se mit à taper fébrilement sur les touches, en quête de quelques secondes de plus.
4…
Inori se servait de son tournevis maladroitement, dut au stress.
3…
Le tournevis tomba.
2…
Gerard le ramasse, Ino a terminé. Ils courent.
1…
Une frappe sur le mur.
0.
Jez se laisse tomber lourdement sur son dossier, Sting fait rouler sa chaise jusqu'à côté d'elle.
Pile à temps. La blonde et le jeune homme à l'étrange tatouage étaient entrés au quart de secondes où les caméras reprirent leur visionnage normal, Jez leur envoyant précédemment de fausses images.
Des hommes en costumes hautes coutures, tous noirs, et aux cheveux –trop- laqués entrèrent quelques secondes plus tard.
'Maintenant, bouclez là, et écoutez. J'enregistre la conversation via vos micros. Intima Jez grâce à leurs oreillettes'
La jeune hacker craqua nerveusement différents codes, afin d'obtenir des images de la salle, les anciennes étant de fausses, envoyées par différents signaux électroniques aux caméras.
'Merde… il faut que je craque un autre mot de passe.
-Laisse faire, noiraude, c'est pas pour les débutants.
-Sting, salop ! Je ne suis pas une débutante !'
Il ricana, et prit la sourie de la main de Jez, il se pencha, et tapota sur le clavier.
'Eh ! C'est moi la hackeuse, dégage, c'est MON boulot !
-Je t'ai dit que ce n'était pas pour les bleus. Ironisa le blond.
-J'vais le tuer… mon Dieu, je vous jure que j'vais le tuer.
-Croyante ?
-C'était une métaphore.
-T'es en S, pas en L…
-Je sais. Maintenant : DEGAGE !'
Il la nargua un certain temps, tout en prenant le contrôle des caméras de la salle. Une fois ça fait, Jez lui donna un coup de poing, ni fort ni amical, sur l'épaule. Il ricana, alors que la jeune femme se sortit un sandwich. Elle mordit dedans, se délectant, et le faisant clairement comprendre au jeune homme qui mourrait de faim à côté d'elle.
'Noiraude, ça se fait pas ! Gémit Sting. J'ai faim !
-M'en fout !'
Il attrapa le sandwich et le croqua. Jez se leva de la chaise à roulette, pour sauter afin d'attraper son repas, que l'homme gardait en hauteur. Mais du haut de son mètre soixante-douze, elle ne pouvait clairement pas rivaliser face au mètre quatre-vingt du jeune homme, et il le savait pertinemment. Elle abandonna finalement et partit se replonger dans ses ordinateurs.
'Tu boude ?
-La ferme.
-Tu boude. Déclara-t-il.
-La ferme le blond.
-Le… quoi ?
-Le blond.'
Bref, laissons ces deux-là se disputer, pour passer dans un autre coin, là où le silence devait être maître entre les deux adolescents. Là où leur voix ne devait pas être plus qu'un murmure. Dans le placard.
'Je capte que dalle à ce qu'ils disent… murmura Inori.
-Moi non plus. C'est du Russe je crois. Répondis le jeune homme sur le même ton.
-Tu… tu pourrais pas te pousser un peu s'il te plait ? Demanda la blonde, remerciant intérieurement qu'il fasse beaucoup trop sombre dans le minuscule espace pour qu'il remarque sa jolie couleur cramoisie.
-Non, désolé, je suis coincé.
-ah…..'
Au bout d'une heure dans cette position, tous deux étaient pleins de courbatures. Les paroles en russe cessèrent, et des bruits de chaises se firent entendre.
'La voie est libre, vous pouvez sortir. Prévint Jez.
-Alléluia ! Souffla la mage aux cheveux blonds.'
Un coup dans la paroi, et elle s'ouvrit, ils sortirent, et se massèrent le coup, en s'étirant. Puis, Gerard prit Ino sur ses épaules, elle dévissa la plaque du conduit de ventilation monta, Gerard monta, ils refixèrent la plaque, et firent le précédent trajet en sens inverse. Une bonne heure plus tard, ils étaient tous dans un cabanon, au bord d'une plage paradisiaque.
'Voilà, c'est CA les caraïbes ! S'exclama la brune en observant la mer turquoise. Ino, on va se changer et se baigner ?
-Ouaissssssssssss !'
Les deux filles partirent dans leur chambre commune, dans le grand et somptueux cabanon, pour en revenir, la blonde avec un maillot de bain de pièce blanc, et la brune avec un bikini marin, à rayures noires et blanches. Jez portait à la main un sac où se trouvait leurs serviettes, de l'argent, des produits solaires, et d'autres choses inutiles. Elles partirent sur la plage privée à quelques mètres de là. Inori partit directement dans l'eau, et son amie la rejoignit très vite.
'On y va aussi ? Proposa le jeune homme aux cheveux bleus.
-Ca me va.'
Ils allèrent à leur tour se changer, pour rejoindre les filles dans l'eau. S'en suivit d'une bataille d'eau, où Jez essayait de couler Sting, où Sting arrivait à couler Jez (bien que celle-ci n'arrive pas à le couler…) et où Inori aspergeait Gerard, celui-ci en faisant de même. Bref, ils s'amusèrent comme des gosses pendant un certain temps. Puis Inori eut la MAGNIFIQUE idée de faire un barbecue, elle avait juste oublié qu'il n'y avait pas de viande. Jez, dans un élan de générosité, avait proposé de "bouffer le blond". Sa partenaire, affamée, avait trouvé l'idée merveilleuse, à l'inverse dudit blond qui, un peu apeuré devant ces deux folles avait fini par implorer demander stoïquement l'aide de Gerald qui lui avait répondu avec un grand sourire "chacun sa merde, vieux". Sting fut finalement sauvé par - croyez-le ou non - une mouette qui avait héroïquement - hem - volé la seule et unique tablette de chocolat que Inori avait emportée. Cette dernière se mit alors à lui courir après avant de découvrir, en s'étalant - encore - par terre, que le sable n'était vraiment pas comestible. Puis, se rendant compte d'un touuuuut petit problème, Jez se décida à contacter Makarov.
'Hey le vieux, c'est quand tu veux que tu nous ramènes ! hurla-t-elle.
-Ramen ? saliva presque la jeune blonde.
-Oh, commença le vieil homme visiblement stressé, comment vous dire ça... Les pilotes sont en grève, le seul que j'ai réussi à convaincre d'aller vous récupérer s'est crashé.
-Q...quoi ? balbutia Jez, sous le choc.
-Rassurez-vous, il va bien !
-JE M'EN FOUS QU'IL AILLE BIEN ! Vous allez pas me laisser ici avec ces trois...choses ?
-Voyez ça avec les pilotes. Ou allez convaincre le président de remettre la retraite à 60 ans. D'ici là, vous pouvez peut-être vous fabriquer un radeau. Ciao !
-ESPÈCE DE...'
Afin de ne pas choquer les plus jeunes, nous allons faire une petite ellipse sur les mélodieuses insultes de la jeune fille. Bref, le soir même, la joyeuse petite troupe parcourait la dense forêt tropicale, leurs ventres criant famine. Ils avaient bien tenté, sous le conseil de la petite blonde, de tirer à la courte paille pour savoir qui passerait à la casserole, mais le malheureux élu, soit le blond le moins chanceux du monde, était monté tout en haut d'un palmier et y était resté jusqu'à ce que Gerald arrive à le convaincre qu'ils allaient se débrouiller autrement. Par la suite, Jez avait lancé "va chasser, homme" à Sting qui, ayant trop la flemme de le faire sérieusement, n'avait rien trouvé de mieux à faire que de proposer au groupe de faire griller une énorme migale - venimeuse - qu'il avait trouvée sous une pierre - allez savoir ce qu'il cherchait à la base. Quelqu'un aurait peut-être dû le prévenir que Inori était arachnophobe. C'est ainsi qu'ils s'étaient retrouvés à tenter de retrouver la blonde qui avait pris l'initiative de s'enfuir en voyant l'araignée que Sting, tout ignorant qu'il était, avait un peu trop approché de son visage.
'Raaaah j'en ai marre ! s'écria Sting au bout d'environ dix petites minutes. J'me casse, elle retrouvera son chemin toute seule !
-On voit que tu la connais mal, soupira Jez en songeant au déplorable sens de l'orientation de sa partenaire. Mais moi aussi je rentre, une nuit dehors ça lui fera les pieds.'
C'est ainsi que Gerald se retrouva seul à la recherche d'Inori. Car oui, il avait décidé d'aller la chercher, LUI - devinez qui écrit ce paragraphe. De leur côté, les deux lâcheurs - vous avez deviné ? - regagnèrent ce qui leur servait temporairement d'appartement et Jez partit prendre une douche. Mais la tranquillité ne dura pas très longtemps. Après tout, le pauvre blond s'ennuyait, tout seul ! Son côté suicidaire et emmerdeur reprit le dessus et il s'introduit dans la salle de bain pour voler les vêtements de Jez, puis partit se cacher tel le gamin qu'il semblait être du haut de ses dix-huit ans. La noiraude, sortant de sa douche, remarqua l'absence de ce détail essentiel - elle pense à ses fringues là, hein, Sting elle s'en fout - et, repassant dans sa tête des milliers de possibilités pour mettre fin à la vie de ce stupide blond, elle enroula une serviette autour de sa taille et sortit de la pièce.
'MONTRE TOI ENFOIRÉ DE BLONDE ! s'écria-t-elle en accentuant le "e" de "blonde".'
Ledit blond(e ?), bien que soudainement furieux, n'avait pas l'intention de se trahir aussi facilement. Par ailleurs, il se maudissait de n'avoir pas pris d'appareil photo avec lui. Quand même, ça aurait été un très bon moyen de la faire chanter. Bah, il trouverait bien autre chose. La furie brune avait commencé à renverser tout le mobilier en criant des "JE VAIS TE TUEEEER" quelque peu effrayants. Elle renversa une table et un objet glissa jusqu'au blond qui failli pousser un cri de joie. L'appareil photo d'Inori ! Il allait s'en saisir mais quelque chose le retint. Outre le boucan que faisait Jez, il entendait quelque chose d'anormal. Des pas humains. Plusieurs personnes s'approchaient.
'MONTRE TOI ! continuait la brune.
-Ferme-la, putain !'
Jez se figea. Certes, Sting était suicidaire, emmerdeur et terriblement gamin, mais elle ne l'avait jamais vu s'énerver. Et encore moins être sérieux. Un schéma se mit en place dans sa tête : Sting sérieux égal alerte rouge et possibilité de fin du monde. Elle se prépara mentalement aux pires scénarios qui pourraient arriver. Elle se concentra mais n'entendit rien, jusqu'à ce que la porte soit enfoncée par des hommes en costard cravate noir avec des lunettes de soleil - cliché, certes - qui entrèrent dans la pièce avant de braquer leurs armes sur eux.
'они! s'écria l'un d'eux.' (Traduction - bancale - : 'ce sont eux !' se prononce 'aïni')
Mais les deux jeunes gens ne l'écoutaient visiblement pas, occupés comme ils l'étaient à se crier dessus.
'A quoi ça t'aura servi de les entendre venir si c'était pour rester planté là ? hurlait Jez.
-Mais fous-moi la paix ! J'étais pas sûr ! Si t'avais pas foutu tout ce bordel je les aurais entendus plus tôt ! répliqua Sting avec le même nombre de décibels dans la voix.
-N'empêche que t'as osé me dire de la fermer !
-Si t'avais continué on les aurait même pas entendus entrer !
-заткнись! Intervint l'homme. (traduction : 'taisez-vous !', se prononce approximativement 'zat'kliss')
-...Qu'est-ce qu'il raconte lui ? demanda Jez.
-Следуйте за нами без сопротивления! Мы, не колеблясь,стреляйте! (traduction : 'suivez-nous sans résistance ! Nous n'hésiterons pas à tirer !', et ne comptez pas sur moi pour la prononciation cette fois)
-Aucune idée, répondit le blond, mais je dirais que c'est pas gentil.
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-Молчать! Я сказал вам следовать за нами! (traduction : 'silence ! Je vous ai dit de nous suivre !')
-Euh... Leurs armes ?
-Хватит!' (traduction : 'ça suffit !')
L'homme sembla donner un signal à ses collègues qui levèrent leurs armes. Jez commençait un peu - mais un tout petit peu - à paniquer, quand elle entendit Sting crier :
'SOUFFLE DU DRAGON !'
Elle entendit alors un bruit assourdissant et préféra fermer les yeux - logique, pour ne plus entendre, on ferme les yeux, saluez l'intelligence de l'auteure. Quand elle les rouvrit, elle vit... des cocotiers. Et la mer. Et le ciel. Et aussi quelques cadavres et les restes d'un mur. Elle tourna la tête vers Sting qui la regardait avec une certaine méfiance.
'Sting... souffla-t-elle.
-Quoi ? Cracha le blond.
-...ABRUTI DE BLOND ! T'as tout détruit ! On va dormir OU nous ce soir ? Mais t'es vraiment CON ! ...Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-Euh... Là t'étais plutôt censée dire "oh my god, un mage, quelle horreur, il faut vite que j'aille le dénoncer !" ou un truc du genre...
-...Vu comme ça... Bon, je t'explique : je suis mage, moi aussi.
-HEIN ?
-Oh, toi pas comprendre. Lis sur mes lèvres. Moi. Être. Mage. Espèce. De. Blond.
-J'avais compris, merci... Noiraude.
-Raaah, ta gueule !'
Le regard de la jeune fille alla des cadavres des hommes russes - Google Traduction est notre ami - aux ruine qui furent autrefois leur logement temporaire. Note mentale : ne jamais braquer une arme sur un blond, surtout si on est russe - non, ça n'a rien à voir, mais que voulez-vous, même Jez a les neurones secoués après un truc pareil. Puis elle se rappela de quelque chose d'assez important, à savoir qu'elle était toujours en serviette.
'Hé, le blond.
-Mh ?
-Les bouts de tissu déchirés, là, c'est ce que je pense ?
-...Si tu penses à tes fringues, alors je crois que oui.'
C'est ainsi que Sting se fit taper dessus par une brune en colère en furie parce qu'il avait détruit l'appart' ET les fringues de Jez. Mais le fait qu'il n'ait pas essayé d'enlever la serviette de cette dernière nous prouva qu'une part de son esprit tenait encore à la vie.
Bref, laissons ce pauvre blond dans les mains de la dangereuse très gentille Jez, pour nous intéresser aux deux autres plus normaux.
'Inori ! Cria Gerard'
Il soupira en entendant son écho entre les arbres. Une forêt de cocotier. Partout. Palmier. Cocotier. Palmier. Cocotier. Partout autour de lui, ces deux arbres se confondaient. Et aucune trace d'une blondinette trop gourmande. Il continua à marcher, tournant la tête de tous les côtés jusqu'à en avoir un torticolis. Un grand bruit de fracas se fit entendre. De suite, il reconnut le souffle du dragon de son coéquipier. Loin de s'inquiéter, il se mit plutôt à prier intérieurement tous les Dieux qu'il connaissait, allant de Dieu à Zeus en passant par Jupiter, que leur maison tienne encore debout, bien qu'après réflexion il se dit que ça relèverai du miracle. Il secoua la tête, désormais blasé. Un hurlement retentit dans la forêt. Le cri d'hystérie se prolongea cinq bonnes minutes, alors qu'en courant vers la source du bruit, le jeune homme complimentait mentalement le coffre de la fille (car en toute vraisemblance c'en était une). Il ne fut même pas étonné de trouver une Inori qui hurlait. En revanche, la toile d'araignée aux proportions monumentales le laissa pantois. Il ne savait même pas qu'il en existait des aussi grandes. C'est le cri d'Inori –encore plus fort que les précédent- qui le fit revenir sur Terre. Aussitôt il se précipita vers elle.
Pour expliquer, d'une façon assez brève, Inori l'arachnophobe était collée à une toile d'araignée géante dans laquelle –vu comme elle est douée- elle avait foncé.
Il la sortit en vitesse de la toile, alors que larmes aux yeux, la jeune fille lui sauta dans les bras –et refusa de le lâcher d'ailleurs. Un très léger blush se plaça sur les joues du joli bleu, alors qu'il réconfortait une petite blonde traumatisée. Au bout d'une dizaine de minutes, ils prirent le chemin de la maison. Ou de la ruine d'un seul mur qu'elle était devenue.
' O.o euh… juste pour savoir, c'est notre cabanon de rêve là ? Demanda une Inori ayant momentanément oublié son traumatisme.'
Sting passa en courant devant eux, Jez au trousse, qui vociférait un 'JE VAIS TE TUEEER SAL BLOND !' des plus effrayants.
'Je crois que tu as la réponse à ta question. Répondit Gerard en haussant les épaules, blasé.
-Ouais. Mais, accessoirement ça serait trèèèèès gentil de m'expliquer POURQUOI NOTRE MERVEILLEUSE MAISON AUX CARAIBES S'EST TRANSFORMEE EN UN MUR EN RUINE !'
Jez s'arrêta en s'approcha d'eux, alors que Sting se laissa tomber genoux dans le sable, et, illuminé d'une lumière divine, il se mit à remercier tous les saints qu'il connaissait –ce qui faisait beaucoup vu le nombre de pays qu'il avait visité grâce à son statut d'espion.
'Pour la simple raison que Sting est un dragon Slayer. Déclara Jez, comme si être un mage était la chose naturelle du monde, et que les mages n'étaient pas censés être morts.
-Aaaah. Ca explique tout alors ! Acquiesça Inori sur le même ton.'
Gerald en tomba à la renverse.
'Je suppose que tu es mage aussi. Avança Jez en parlant au pauvre garçon aux cheveux bleus, et choqué.
-Ou-ouais. Vous aussi.
-Ouais ! Lança gaiement la blonde. Nos magies sont compliquées, alors vous verrez quand on les utilisera !'
Bref, la joyeuse petite bande, discutèrent tranquillement –si on ne tient pas compte des tentatives d'assassinat d'une certaine brune en serviette envers un certain blond qui commençait à se dire qu'il ne partirait pas vivant de l'île. Ils furent interrompus, lorsqu'ils se gelaient tous (à savoir à minuit) par un hélicoptère. Jez se releva d'un bond, et fit tomber une serviette qu'elle raccrocha avant que quiconque ne puisse voir quoi que ce soit.
Ils arrivèrent vers cinq heures du matin chez eux. Ils bénissaient tous le fait qu'on était dimanche.
