Bonsoir tout le monde !
Non, vous ne rêvez pas ! Aussi miraculeux que cela puisse paraître, le chapitre suivant est là ! Je ne sais pas comment ça se fait moi-même. En tout cas, je suis pire motivé pour cette fic :D
Cela dit, je ne sais pas si je vais pouvoir garder ce rythme. Sûrement pas. Parce que je viens de supprimer tous mes mercredis après-midi de libre en m'engageant à créer tout le décor pour la comédie musicale de mon collège (lycée) en l'honneur des 400 ans de Calvin. Merveilleux, bravo Lara. Mais ça a l'air pire fun, quand même ! Je vais dessiner, peintre, créer une voiture et faire des petits films !
Bref, je suis très très contente de voir que mon premier chapitre a plu ! Parce que c'est très particulier, je sais. Et si vous ne comprenez plus rien et que ça devient flou, dites le moi. J'ai parfois tendance à m'emporter, vu que moi je sais ce qui va se passer (héhé).
Donc, merci à : Rosaleis, miss DS, Crayoline, Nabil0u, Mamzel'lvl, Jenn, Ayanne, Littlebeattle, Alyssa-JK, Guymiokis, Myrka, Moonylau, Caella, Dame Angelique Malfoy, s0leil, Petitefolle,Khalya et Margaux.R. !
En espérant que la suite aussi vous plaira !
Disclaimer : Tout à JKR, rien à moi.
Titre : Go ask Alice
Certains l'auront reconnus, d'autres pas, donc je précise : ça vient de la chanson White Rabbit, de Jefferson Airplane. Allez l'écouter en lisant, c'est en tout cas cette chanson qui m'a inspiré la fic et, tout naturellement, le prénom de la fille !
Résumé : Drago esquissa un geste, mimant un chapeau imaginaire, et s'inclina sans la lâcher du regard : 'Je ne doute pas qu'Alice te fascinera. Tu as toujours aimé ça, les secrets de famille.' HGDM
Rating : K.
Bonne lecture !
Alice s'est assise au fond de son lit de glace. Elle observe la pièce, blanche et fade. Elle se sent fatiguée et baisse les yeux sur ses mains. Cette nuit, elle a serré ses poings tellement fort qu'il y a eu du sang partout sur ses draps. Narcissa n'a pas aimé ça. Elle a pincé les lèvres et murmuré « C'est la dernière fois ». À présent, la voilà.
Son corps est rempli de petites cicatrices. Tendres douleurs. Quand elle ferme les yeux, l'autre revient. Elle la hait tant qu'elle l'aime.
Et parfois, elle l'appelle.
Ce n'est plus Alice. Alice qui court, non. C'est Alice qui se noie. Parce qu'Alice n'est rien. Rien qu'un corps, une légère âme qui s'en va puis qui revient. Qui se lasse.
Alice, Alice, tais-toi.
Parce qu'après, il y a toujours Melissa.
« J'ai besoin de prendre une pause. Annule mes rendez-vous jusqu'à… disons jusqu'à treize heures trente. Ensuite, j'irai voir la petite Malefoy.
– Mais… Mais qu'est-ce que je leur dis ?
– N'importe quoi. Que j'ai besoin de réfléchir. »
Astoria n'eut pas le temps de s'étonner davantage qu'Hermione Granger avait déjà franchi la porte principale et dévalait les petites marches en pierre.
L'air frais s'explosa sur son visage. Et maintenant ? Elle avait le cœur battait et les lèvres sèches. Alors, après un court instant de réflexion, elle décida de marcher droit devant.
Narcissa souffla sur la fumée volute qui s'échappait de sa tasse de thé et s'alluma une première cigarette.
Pour l'éteindre presqu'aussitôt.
Elle soupira et contempla le parfait silence qui régnait au manoir. C'était… étrange. Cela faisait bien des années qu'elle ne s'était plus retrouvée seule, assise au milieu de son salon, sans savoir quoi faire de son temps. Brusquement, son paquet de Winston bleu n'avait plus le même goût. Elle se sentit comme perdue.
Ça lui avait prit dès l'aube, lorsque les pleurs d'Alice l'avaient réveillé. Elle avait ouvert les yeux et avait eu envie de fumer. Ce n'était plus dans ses habitudes.
Elle s'était doucement levée et avait rejoint la petite dans sa chambre. Jusque là, elle gérait. C'était bien Alice, la vraie, avec ses yeux pâles et ses lèvres tremblantes, qui avait peur de s'en aller. Un peu par sa faute, elle devait l'avouer. Sauf qu'il y avait du sang. Du sang partout qui tâchait sa peau blême. Du sang sur ses mains, sur ses joues. C'était comme un déjà-vu et Narcissa avait eu envie de vomir.
Alors elle l'avait haïe. Elle s'était reculée jusqu'à la porte en suffoquant, sans lâcher du regard cette gamine qui avait entaché leur nom. Cette fillette sortie de nulle part, cette erreur qu'ils n'avaient pas réussis à cacher.
Et Alice l'avait senti, elle le savait. Parce que la magie qui émanait de cette enfant la faisait parfois trembler de l'intérieur. Narcissa la voyait devenir dangereuse. Il y avait au bord de ses lèvres comme un trop-plein de magie qui n'allait pas tarder à s'exploser.
Fallait-il qu'elle soit de leur famille, fallait-il que son fils ait un jour eu dix-neuf ans, un chagrin d'amour et une furieuse envie envers la première venue.
Beau résultat.
Ce matin, elle était partie. Elle s'était accroupie dans un coin de sa chambre et avait attendu que Lucius et Drago se réveillent et aillent calmer Alice. Elle, elle s'était contentée de se mordre les lèvres. Fort.
Elle n'était pas méchante. Oh non… C'était autre chose.
D'un coup de baguette, Narcissa enclencha le tourne-disque posé sur la commode du salon. Une musique douce s'éleva. Remontant son châle sur ses épaules, elle tenta de se détendre. Alice était mieux là-bas. Mais il restait quelques problèmes à régler. Il y avait cette Granger qui risquait de trop fouiner et elle refusait de prendre le moindre risque qui puisse entacher à nouveau leur réputation.
Elle sourit vaguement, tentant de rassembler ses pensées. Puis décida de se rallumer une cigarette et de prendre un verre.
Drago se glissa silencieusement à l'intérieur du manoir. De loin, il aperçut sa mère assise en tailleur sur le canapé du salon. Une épaisse fumée l'entourait et il se rapprocha lentement :
« Tu fumes, maintenant ? »
Elle sourit sans répondre.
« Et tu bois à onze heures du matin ?
– N'est-ce pas… »
Il fronça les sourcils et prit délicatement place à côté d'elle. Narcissa tourna la tête vers lui. Tendant une main, elle lui frôla tendrement la joue. Il se crispa involontairement. Elle baissa les yeux et se racla la gorge :
« Comment s'est passé l'entretien ? »
Drago haussa les épaules :
« Plutôt bien.
– Vraiment ? Ainsi tu es totalement sûr que confier Alice à Hermione Granger est une bonne idée ?
– Maman…
– Je sais, je sais ! Ça ne me regarde pas ! Mais figure-toi que, de façon mystérieuse, dès qu'un futile problème surgit, alors ça me concerne à nouveau immédiatement et c'est à moi de trouver une solution. Tu t'en rappelles ?
– Nous avons déjà eu cette discussion. Je veux que ce soit Granger et personne d'autre.
– Malgré tout ce qui s'est passé entre vous pendant la guerre, souviens-toi que tu ne lui dois rien. »
Il poussa un soupir et appuya sa tête contre le dossier du canapé. Narcissa reprit d'une voix plus vive :
« Sais-tu que cette nouvelle a fait la une de la Gazette, ce matin ? Regarde ! Ton père ne s'en remet pas et j'ai déjà reçu cinq lettres de Frigga Parkinson ! »
Drago balaya d'un geste le journal que sa mère venait de lui lancer.
« Que veux-tu que j'y fasse ? Les gens parlent trop.
– Et notre réputation ?
– Elle se porte aussi bien qu'elle le peut.
– Mais tout de même, une Sang-de-Bourbe…
– Je suis fatigué, marmonna-t-il en se relevant. Je vais aller faire une sieste, d'accord ? Alors dès que tu seras calmée… et que tu auras arrêté de te saouler… préviens-moi. »
Narcissa se releva d'un bond en voyant son fils s'éloigner et fit tomber un paquet de cendre sur son tapis d'Orient :
« Drago ! Reviens ici ! C'est un jeu dangereux, tu le sais ! Elle peut parler ! Elle peut tout apprendre et tout raconter ! »
Le jeune homme se retourna et sourit d'un air las :
« Non. Même si c'est dur à croire, j'ai confiance en Granger. Quoi qu'Alice lui dise, quoi qu'elle se souvienne, personne n'en saura rien. Et puis, qui la croira ? La guerre l'a détruite. Et moi aussi. »
Il disparut au détour du couloir, claquant la porte derrière lui et Narcissa ne put s'empêcher de penser à nouveau qu'il ressemblait terriblement à son père. Ils étaient aussi têtus l'un que l'autre, butés dans leurs idées et terriblement orgueilleux. Dès qu'on les contredisait de façon trop explicite, ils se bloquaient et refusaient d'entendre n'importe quel argument. Alors elle devait toujours faire le ménage derrière eux. Les redresser, les rassurer et réparer les erreurs.
Comme pour Alice ou pour Granger…
Et Melissa.
Alors Hermione se sentit minuscule. Elle contempla l'immensité du ciel et se mit à trembler. Elle essaya de ne chercher personne, de ne pas penser à la guerre mais tout lui revint au fond du ventre. Harry, Ron. Et elle. Elle qui avait survécu à leur place. Saluer ses morts, avait-il dit.
Elle regarda derrière. Parfois, elle aurait aimé que quelqu'un vienne la chercher. Pour le plaisir du geste, pour sentir une main dans la sienne.
Elle avait beaucoup marché. Trop peut-être elle devait rentrer.
Les routes avaient changées depuis la fin de la guerre. On avait tout reconstruit, tout embelli et elle se sentait dans un autre monde. Combien de fois avait-elle eu envie de fuir… À la fin de la guerre, elle avait passé trois années en France et lorsqu'elle était revenue, elle avait eu l'impression de s'être perdue au milieu du chemin.
À l'hôpital, les infirmiers tourbillonnaient partout dans le couloir. Certains étaient en pause, ils mangeaient en riant innocemment. On lui lançait des sourires, des bonjours polis et des mots sans importance auxquels elle n'accordait qu'une courte réponse.
« Mademoiselle Granger ! Madame Narcissa Malefoy a appelé et… »
Hermione fit taire Astoria d'un geste :
« Je ne veux pas savoir.
– Elle est furieuse, elle veut vous parler.
– Vous lui direz que je n'ai pas le temps en ce moment.
– Bien… »
Lorsque la jeune femme poussa la porte de la chambre 329, elle mit plusieurs secondes avant de trouver la petite fille. Alice était recroquevillée sur elle-même au fond de son lit, dans un coin du mur. Ses yeux gris fixaient le drap immaculé qui couvrait le matelas et elle ne réagit pas quand Hermione entra, ni quand elle tira une chaise et s'approcha d'elle.
« Bonjour Alice. Je m'appelle Hermione Granger, c'est moi qui vais être avec toi tant que tu seras ici. »
Elle n'obtint aucune réponse.
Elle la dévisagea un court un instant, le souffle coupé. Mais elle n'était pas Drago. Elle n'était que son ombre, qu'une enfant qu'il avait déchiré sans le vouloir. Qu'avait-il pu se passer… Il ne lui dirait jamais. Silencieusement, elle fit le tour de son petit visage pâle, de ses cernes bleutées et de ses cheveux clairs. S'arrêta sur ses lèvres crispées. Détourna le regard.
Alice, elle a son nez, ses yeux, sa bouche et son visage. Elle a tout de lui, jusque dans ses manies, ses sourires et cette façon de ne rien vouloir voir en s'aveuglant lamentablement au fond de sa colère et de son désespoir.
Mais Alice, quand elle a peur, c'est pour de vrai. Et ses pleurs, c'est dans ses draps qu'elle les laisse couler. Quand elle regarde cette dame, là, qui essaie vainement de lutter contre ses vieilles rancunes, ça lui fait de la peine. Elle a son cœur qui se gonfle et elle aimerait qu'elle n'ait jamais existé. Puis elle se dit que si ça avait été elle au lieu de Melissa, peut-être que ça aurait pu être bien.
Mais Melissa, c'est la sienne. La sienne toute entière et de toute façon, elle n'a plus peur lorsqu'elle est là. Ce n'est plus comme avant et elle a moins mal.
« Tu sais, ton papa va venir très souvent. Il t'aime beaucoup et il s'inquiète. Tu lui en veux ?
– Oui.
– Il ne faut pas. »
Mais la voix d'Hermione trembla. Elle se reprit :
« Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à m'appeler. Il y a un grand parc, tu pourras t'y promener très bientôt. Et, nuit et jour, si tu as un problème, il y a les infirmières, d'accord ?
– Oui. »
La jeune femme marqua un temps d'arrêt puis demanda doucement :
« Alice, tu sais pourquoi tu es ici ? »
Elle leva la tête vers elle et lui sourit :
« Oui. »
Hermione attendit la suite qui ne vint pas. Elle croisa ses yeux vides et hocha lentement la tête. C'était un sentiment particulier. Alice n'était pas comme ses autres patients, elle n'arrivait pas à la séparer de son père. Malefoy. Elle eut presqu'envie de rire. D'elle-même, de sa bêtise et tuu passé qui s'accrochait toujours à son cœur.
Elle regardait l'enfant en se disant qu'il avait eu raison. Que parfois, elle aurait voulu qu'elle soit la sienne, à elle toute entière. Alice ou une autre, pourvu qu'elle existe. Et son sourire disparut lentement parce que de toute façon, c'était trop à présent et elle ne pourrait jamais avoir d'enfant.
« Le repas va bientôt être servi. Je vais te laisser t'habituer un peu à ta chambre et au système. Je reviendrai demain, ça te va ? Tu verras. C'est très joli ici. », murmura-t-elle en se relevant.
Alice acquiesça lentement d'un signe de tête.
La chaise crise. Une ombre.
Est-ce qu'elle tremble ? Elle aussi alors. Elle aussi, oui… et la porte qui s'ouvre, son cœur qui bat trop vite elle s'aperçoit qu'elle ne veut pas, que derrière il y a Melissa et elle a menti. Elle a peur, parfois. Un peu, beaucoup.
Elle aimerait la retenir.
« Je sais qui est ma mère et je sais où elle est, moi. »
Hermione se figea dans l'embrasure de la porte. Se retourna. Lentement, s'arrêta de respirer.
« Ah oui ? »
Alice sourit. Et ce fut glacé, ce fut désespéré :
« Mais c'est un secret. »
Héhé. Alors, alors, quelqu'un a-t-il une idée sur le comment du pourquoi du qui ? C'est pas bien compliqué, pourtant. Enfin, ce n'est que mon humble avis, évidemment :)
Cela dit, si quelqu'un a une théorie, je serai ravie de l'entendre ! Et si ça devient trop brouillon, compliqué et tout, dites le moi aussi, que je puisse arranger ça.
Et l'éternelle petite demande de review... Huhu.
A tout bientôt, bisous à tous !
Ana'
