L'économie n'est pas ma matière préférée, l'enseignant est digne d'un militaire et la classe est dispersée dans chaque recoin de la salle. Je me demande souvent pourquoi est-ce l'option que j'ai choisi. Ha oui c'est vrai, mon établissement est spécialisé dans le commerce. Si j'avais fais le souhait de prendre une autre option j'aurai été dans l'obligation de changer de lycée. Ou alors j'aurais du prendre l'option maths approfondie mais je ne suis vraiment pas douée dans cette matière.
La salle 150 est celle qui est réservée à l'option, seuls les premières et les terminales y ont accès. Nous sommes quatre classes de premières dont deux faisant économie et trois classes de terminales dont deux faisant aussi économie. Il n'y a qu'un seul professeur d'économie, à mon grand damne.
Ma classe, première 4, est la plus nombreuse de toutes les premières. Nous sommes 33. Sachant que la salle 150 comporte 32 places, nous sommes obligés de sortir une table pliante en bois du grand placard beige du fond de la pièce. Etant quelqu'un de plutôt malchanceuse je suis celle qui occupe cette table tous les jours. De plus, notre professeur voulant faire régner l'ordre, nous ne pouvons changer de place durant l'année.
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Lundi, 8h30, tel un robot, dès mon entrée dans la salle 150 je me dirige vers mon placard bien aimé et sors ma table dépliante qui possède sa propre chaise intégrée. Je me laisse tomber sur celle-ci tout en sortant mes cours de manière monotone. Notre emploi du temps est assez spécial concernant cette option.
Nous avons une heure et demie d'économie par jour, divisée en trois demies heures . Sois disant pour nous aérer l'esprit et nous permettre de mieux apprendre. Deux demies heures le matin et une l'après midi. Nous alternons avec les terminales.
Avec précision ce serait comme cela :
8h : cours terminale
8h30 : ma classe
10h : cours terminale
10h30 : ma classe
13h30 : cours terminale
14h : ma classe.
Je pensais réellement que ma classe était la seule possédant plus de 32 élèves. C'est pour cela que, en voyant des dessins de nuages sur ma table je fus très surprise.
Les cours avaient commencé depuis déjà trois mois et je n'avais jamais vu une autre trace de vie que la mienne sur ce bureau. La personne ayant fait ce dessin faisait donc obligatoirement partie de la classe de terminale qui a eu cours juste avant nous . Une des deux terminales faisant l'option économie possédait donc elle aussi 33 élèves...
Je ne sais pas pourquoi je suis si obsédée par cela.
C'est quelque chose d'insignifiant que ne changera rien à ma vie. Je baissais les yeux sur ma table, l'observant sans y prêter une trop grand attention.
J'aime bien utiliser ce possessif quand je parle de ce bureau. Étant donné que je suis la seule, enfin je croyais, a l'utiliser, j'ai développer une certaine affection pour cette table. C'est un comportement plutôt étrange, soit, mais lorsqu'une chose fait partie de votre quotidien, que ce soit une personne ou un objet, vous êtes habitués à celui-ci. Je me doute que, si un jour ma table venait un disparaître j'éprouverai une certaine tristesse.
Le crissement du feutre contre le tableau me fit relever la tête avec une grimace. Je pris quelques notes et replongeais dans mes pensées. L'avantage avec mon positionnement dans la salle est que je ne suis pas dans la ligne de vue du professeur. Je peux donc vaguer a mes occupations sans être dérangée.
Je baissais de nouveau la tête et observais le bois maintenant décoré de ma table.
Le nuage de mon coéquipier, car c'est comme cela que j'ai décidé d'appeler la personne qui s'assiéra ici à la prochaine demie heure, est simple. Je le trouve vraiment trop simple. J'attrape rapidement un crayon et commence a dessiner autour de celui-ci. Je dessine vite, imaginant la réaction de cette autre personne lorsqu'il verra mon œuvre.
Le il pourrait être un elle, mais je trouve cela plus excitant de mettre en scène un personnage masculin.
J'ajoute des flocons de neiges sous les nuages, un sol et une esquisse de personnage se trouvant sous l'un d'eux.
J'entends les élèves se lever et comprend que la demie heure est finie.
Je me lève et remet mes affaires dans mon sac en toile gris et en attrapant mon crayon j'hésite quelques instants... Je ne peux pas laisser notre dessin sans une légère signature, un petit mot, quelque chose qui vient de moi directement.
La porte ouverte amène un courant d'air jusqu'à moi et un frisson parcourt mon échine. Je jette un coup d'œil rapide dans la pièce et écrit rapidement à côté du petit personnage, dans une mini bulle :
-J'ai froid
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Voici donc le premier chapitre de ma nouvelle histoire ! celui d'avant n'était pas vraiment un chapitre, c'est pour cela qu'il était très court.
Pour répondre aux questions, j'écris l'histoire au fur et à mesure donc elle n'est pas encore finie. Je vais essayer de poster toutes les semaines et sinon au bout de deux semaines mais pas plus ! promis !
Merci merci zoub
