Squalo au pays des merveilles
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la génialissime Akira Amano (et heureusement car s'ils étaient à nous le manga serait au rayon yaoi avec une jolie petite indication : « pour public averti » xD). L'histoire est très largement tirée du livre "Alice au pays des merveilles" de Lewis Carroll (surtout de son adaptation Disney en réalité).
Rating : K+ à cause du langage assez coloré des personnages.
Note : Nyaho ! Merci beaucoup pour les reviews sur le précédent chapitre ! Et merci à Luscinia pour sa correction ! On espère que ce chapitre ne vous décevra pas. Bonne lecture !
.
.
L'air était léger, portant des volutes de senteurs parfumées de fleurs irisées au doux parfum boisé. Squalo avançait, l'esprit libéré et fort de son idée d'aller retrouver sa proie embusquée. Il marchait entre les coquelicots coquets, les bleuets bleutés et autres fleurs bigarrées, quand soudain, deux ombres se jetèrent sur lui.
Il eut à peine le temps de bondir sur le côté pour esquiver les deux couteaux qui fusaient dans sa direction. Il se redressa, prêt à répliquer mais la surprise due à la vision de ses attaquants le déconcentra et il ne put éviter la deuxième salve de projectiles. Il se retrouva cloué contre le tronc d'un arbre, quatre couteaux plantés dans ses vêtements l'empêchant de bouger.
Devant lui se tenaient tout guillerets Bel et son frère jumeau, Raziel. Un immense sourire s'étirait sous leurs franges et ils étaient habillés de façon étrange. Ils portaient tous les deux un pantalon rouge vif et un t-shirt jaune canari surmonté d'un énorme nœud papillon bleu ciel. Sur leurs têtes, se trouvait leurs habituels diadèmes, bien que ceux-ci avaient pris une teinte rouge pour l'un et jaune pour l'autre.
« - VOII ! Retirez-moi ça de suite ! Et laissez-moi partir ! Hurla le squale qui avait vite repris contenance.
- Partir ? Mais tu commences par la fin manante ! Ushishishi !
- Oui ! Les gens polis, quand ils rendent visite, disent à leurs hôtes : votre santé est bonne ? Et puis vous serrent la main !
- Voilà la politesse ! dirent-ils d'une même voix.
- VOI ! Rien à carrer d'être poli avec toi Bel !
- Ushishishi ! La paysanne connaît mon prénom ! s'exclama Belphégor.
- Shishishishi ! Normal, nous sommes des princes, tout le monde nous connaît ! Enfin elle devrait t'appeler Ma magnificence, c'est plus correct ! répliqua son frère.
- C'est logique ! s'écrièrent-ils en cœur. »
Squalo poussa un long soupir. Super. Il fallait qu'il tombe sur ce psychopathe de Bel et au carré en plus. Putain de Karma ! Bon, la situation était mauvaise. Avec ces tarés il fallait s'attendre à tout.
« - Et toi paysanne, quel est ton nom ? demanda prince the Reaper.
- Pas que cela nous intéresse, hein ! Juste par curiosité ! renchérit l'autre.
- VOI ! Libérez-moi au lieu de poser des questions débiles !
- Shishishishi ! Quelle impolitesse ! Bien, c'est nous qui choisirons ! Tu seras…
- ALICE *! C'est un nom approprié pour quelqu'un qui crie comme une poissonnière ! Ushishishi !
- Quoi ? Il n'en est pas question ! Je suis pas une fille ! VOIII !
- Alice ! Alice ! Ce prénom lui va comme un gant ! Shishishishi ! Bien c'est décidé ! Tu seras Alice !
- Ishishi ! Jouons Alice ! Jouons ! s'exclama Bel surexcité. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas amusé avec quelqu'un, n'est-ce pas frérot ?
- Oui ! Au moins deux heures ! Et on commençait à s'ennuyer !
- Pas question ! s'écria leur prisonnier, mi-énervé mi-angoissé à l'idée de ce qui l'attendait.
- Pourquoi ? demandèrent-ils en penchant la tête sur le côté dans une synchronisation parfaite.
- J'ai pas que ça à faire déjà et-
- Pourquoi ? Questionnèrent ils en penchant leurs têtes de l'autre côté.
- Je suis à la recherche du gamin Vongola et-
- Pourquoi ?
- Pour le massacrer et je-
- Le massacrer ! s'écria Raziel dont la voix vibrait de joie à la simple évocation du mot massacre. C'est de suite plus intéressant, n'est-ce pas mon frère ?
- Oh oui mon frère ! Ushishishishi ! Anchois* et massacre, ça me rappelle la fois où on s'est amusés avec un paysan qui avait osé nous servir des huîtres avariées !
- Qu'est-ce que c'était amusant ! Shishishi ! Tiens ! Si on la racontait à notre nouveau jouet ! s'exclama t'il en se tournant vers Squalo, toujours cloué à l'arbre.
- Excellente idée ! Alors : Les princes et le cuisinier …
- Ou l'amusante histoire d'un massacre assaisonné ! compléta Raziel, avant de commencer son récit. Le chaud soleil d'un jour d'été scintillait doucement. Et sur la mer aux vagues bleues s'ébattait monsieur vent.
- C'était curieux car c'était inouï ! Ça se passait à midi ! continua Bel. Le prince Bel et le prince Raziel erraient dans les parages. Ils devisaient allégrement tout en suivant la plage…
- Mon cher frère, dit le prince Raziel, que diriez-vous d'aller manger ? Pour nous rassasier… »
Et s'ensuivit trente longues minutes de récit majoritairement composé de description de torture, de rires étranges et de mises à mort toutes plus horribles les unes que les autres. Squalo dut se faire violence pour ne pas vomir à certains moments du récit tant celui-ci était gore, même pour un assassin tel que lui. Il accueillit la fin avec un grand soulagement.
« - … et c'est ainsi que nous repartîmes vers d'autres horizons ensanglantés ! Ushishishi ! Alors Alice, qu'as-tu pensé de notre histoire ?
- Marrante non ? Une autre ? »
Sans lui laisser le temps de répondre, les deux psychopathes entamèrent un débat pour savoir quelle autre charmante histoire raconter. Mais cela se changea très vite en dispute sur la pertinence de telle ou telle histoire et ils se mirent à se battre, sans plus faire attention à leur proie.
L'épéiste en profita pour tenter de s'échapper et au bout de quelques minutes il réussit à retirer les quatre couteaux de ses vêtements. Il s'éclipsa discrètement, bien que de toute manière, les deux princes étaient trop occupés à essayer de s'entretuer pour remarquer quoi que ce soit.
Quand il jugea être hors de danger, Squalo ralentit et s'adossa contre un tronc pour reprendre son souffle. Il avait beau se douter que tout ceci n'était qu'un rêve, il ne pouvait s'empêcher de frissonner à l'idée de ce qui l'aurait attendu s'il ne s'était pas enfui. Bel était chiant mais mieux valait l'avoir dans son camp. Il plaignait vraiment ses adversaires.
Après s'être un peu reposé, il repartit, sans trop savoir quelle direction prendre, à la recherche de ce maudit lapin à cause de qui tout avait commencé.
Les bois s'éclaircissaient et bientôt il arriva dans une vaste clairière tapissée de fleurs, baignée par le soleil. Il laissa les rayons lui caresser le visage, les yeux clos, en inspirant profondément. L'air était saturé de fragrances de fleur. Alors qu'il reprenait sa marche, son pied buta contre quelque chose. Il se baissa et vit qu'il avait percuté un éventail qui gisait dans l'herbe. Intrigué, il le prit et se mit à s'éventer avec. Tout à coup, il se sentit rapetisser rapidement, et bientôt il ne mesura qu'environ dix petits centimètres. L'éventail, devenu immense, gisait à côté de lui.
Squalo poussa une bordée de jurons colorés. Déjà qu'il était en galère maintenant il se retrouvait aussi grand que les fleurs qui l'entouraient. C'était à peine s'il arrivait à distinguer le ciel. Ça devait être à cause de ce fichu éventail ! Il ne voyait que ça comme explication ! Mais maintenant il avait retenu la leçon : il ne fallait toucher à rien ! Chaque objet, aussi innocent qu'il semblait être, pouvait vous mettre dans la merde jusqu'au cou !
Alors qu'il reprenait sa route, résigné, il entendit des chuchotements venir de derrière lui. Il se retourna d'un bloc mais ne vit rien d'autre que des fleurs se balançant doucement sous une brise légère. Peu rassuré, il se remit en marche mais au bout de quelques pas, les chuchotements se firent entendre de nouveau tout autour de lui. Squalo avait beau tordre le cou, il ne voyait rien ni personne à part des fleurs. Et si c'était elles ? Non ! C'était stupide ! Ce n'est pas parce que les portes parlaient dans ce monde de dingues qu'il en était de même pour les fleurs n'est-ce pas ? Il eut un petit rire nerveux. Si, en fait si, il était sûr que si les portes parlaient, les fleurs n'allaient pas être en reste…
« - VOI ! Si vous avez quelque chose à dire, dites le moi en face ! cria t-il en direction des fleurs qui se balançaient toujours doucement. »
Après un court instant pendant lequel seul le silence lui répondit, il poussa un bref soupir.
«- Tss, je suis ridicule ! Comme si les fleurs pouvaient parler…
- Je regrette, vous faites erreur. Nous savons parler ! Dit soudain une marguerite sur sa gauche.
- Quand nous trouvons quelqu'un qui en est digne ! renchérit une autre. »
Le gardien de la pluie Vongola resta bouche bée quelques instants. Tout autour de lui, des visages étaient apparus au milieu des corolles et les fleurs discutaient avec animation, agitant leurs feuilles comme s'il s'agissait de bras. Toutes les plantes portaient un bout de tissu rouge sur l'une de leurs feuilles, comme un espèce de brassard. Certains des visages lui étaient familiers, et plus particulièrement celui d'un imposant iris. Un des pétales lui faisait une sorte de coiffure banane qui lui disait vraiment quelque chose.
« - Dans quel jardin vous cultive-t-on ? lui demanda une primevère.
- VOI ! Mais je viens pas d'un jardin !
- Oh ! Croyez-vous que ce soit une fleur sauvage ? demanda la primevère inquiète à l'iris.
- Quoi ? Mais je suis pas une fleur sauvage ! Je-
- Et avez-vous remarqué ses pétales ? coupa une violette en montrant ses cheveux. Ils ont une couleur bizarre !
- Et aucun parfum ! renchérit une azalée.
- VOI ! Mais je ne suis pas une fleur ! s'écria le squale qui commençait à s'énerver.
- Oh oh ! J'en étais sûr ! déclara l'iris. C'est ce qu'on fait de plus commun dans le genre herba vulgaris !
- Quelle horreur ! s'exclamèrent les fleurs de concert.
- Herba vulga quoi ? Je suis une quoi ?
- Une mauvaise herbe des champs ! Du chiendent ! »
A ces mots toutes les fleurs se mirent à discuter frénétiquement entre elles tout en lui jetant des regards mauvais. Alors que le brouhaha était à son comble, une voix retentit faisant taire toutes les autres.
« - Je vais vous piquer à mort si vous continuez ce vacarme ! »
Squalo se tourna vers la source de ces mots et faillit s'étrangler lorsqu'il reconnut la personne qui avait parlé. Devant lui se trouvait une grande rose rouge qui arborait le visage de Hibari Kyoya qui le regardait d'un air sévère. Il portait lui aussi un brassard accroché à l'une de ses feuilles. Ses épines luisaient dangereusement.
« - Hibari-sama ! Cette mauvaise herbe vient troubler la paix de notre jardin ! s'exclama l'iris.
- Faites la partir avant qu'elle ne monte en graine ! lui demanda une marguerite.
- Allez-vous en, ne prenez pas racine ! cria un camélia à l'épéiste quelque peu dépassé par la tournure des événements.
- Pas de mauvaise herbe à Namimori-Land ! grogna la rose Hibari en lançant des piquants sur Squalo. Sale graine bruyante ! Je vais te piquer à mort ! »
Le pauvre gardien de la pluie partit en courant, tout en évitant les assauts des fleurs, bien décidées à le réduire à l'état d'engrais.
Quand il fut suffisamment éloigné, il marqua un temps d'arrêt. Heureusement que les fleurs ne pouvaient pas se déplacer ! Si l'autre taré en chef et ses sous-fifres avaient pu lui courir après, il mangerait les pissenlits par la racine à l'heure qu'il est.
Il se remit à avancer péniblement entre les herbes. C'est fou comme tout devenait compliqué lorsqu'on ne mesurait qu'une petite quinzaine de centimètre. Tout pouvait se révéler dangereux. D'ailleurs il ne verrait plus jamais les escargots de la même façon. Sa rencontre avec l'un de ces spécimens l'avait traumatisé pour les années à venir. Cette chose d'apparence si inoffensive était en fait un horrible monstre gluant qui tentait de recouvrir de bave tout ce qui se dressait sur son passage. Heureusement que la bestiole était lente et qu'il courait vite, sinon il aurait été recouvert de bave des pieds à la tête.
Il cheminait donc cahin-caha en faisant bien attention à ne pas croiser la route d'un quelconque animal –sa rencontre avec l'escargot l'avait suffisamment dégoûté comme ça-, vers ce qui lui semblait être le nord, direction que le lapin avait prise quand il l'avait rencontré. C'était un peu léger mais il était bien forcé d'avancer, de toute façon, et il n'avait pas d'autre indication. Alors qu'il escaladait une brindille –qui pour lui, avait plutôt l'apparence d'un énorme tronc-, il vit une colonne de fumée qui s'élevait doucement dans les airs, un peu plus loin sur sa droite. Intrigué il décida d'aller y jeter un œil.
Sur un large champignon se trouvait Fran, fumant tranquillement un long cigare. Enfin, une espèce de chenille verte avec la tête de Fran pour être plus précis. Elle était allongée nonchalamment sur le champignon, la tête tournée vers le ciel, des volutes de fumée l'enveloppant. Il ne semblait pas encore l'avoir vu.
Le mieux était de se barrer d'ici avant qu'il ne le repère, pensa le squale. Pour l'instant, chaque rencontre avait été dangereuse pour lui ou pour ses nerfs.
Mais alors qu'il se retournait pour continuer sa route, la voix traînante de Fran se fit entendre.
« - Oh… Quel air étrange…
- VOI ! C'est de moi que tu parles l'insecte ?
- Et stupide avec ça… souffla l'autre en tirant deux bouffées de son cigare.
- Quoi ? Putain ! Même en chenille t'es toujours aussi horripilant !
- Que voulez-vous jeune fille ? demanda Fran en s'étirant langoureusement, le visage toujours aussi impassible.
- Mais rien ! Et pour la centième fois, je ne suis pas une fille ! J'ai rien à te dire ! C'est toi qui m'as parlé ! Ah ! En fait si tiens ! Tu vas pouvoir m'aider ! Je me demandais comment retrouver le gamin aux oreilles de lapins parce que-
- Jésus, ça m'a l'air très saugrenu…
- Mais ta gueule ! Laisse-moi finir !
- Stupide et vulgaire hein… soit, expliquez-moi depuis le début…
- Enfoiré ! Enfin, si ça peut m'aider… Je me trouvais dans le jardin quand le gamin Vongola est apparu, je l'ai suivi et je suis tombé dans cet espèce de trou. Alors j'ai-
- Assez. Vous accumulez les stupidités. Ce n'est pas assez intéressant… Ecoutez plutôt : C'est l'heure où le long crocodile languissamment s'étire et baille et fait glisser les eaux du Nil sur l'armure de ses écailles. Il ouvre gaiement sa gueule mutine et sort une griffe ainsi qu'un gros chat. Avale trois poissons qui passaient par là et va digérer sur l'onde opaline…
- Euh… c'est très original mais c'est quoi le rapport là ?
- Aucun. Vous m'ennuyez… je vous ai assez vu…déclara la chenille avant de lui souffler de la fumée dans le visage.
- Keuf, keuf ! Putain enfoiré ! Je vais t'éclater ! s'écria Squalo furieux. Oh et puis merde ! Je vais pas me battre avec une chenille ! Je me casse !
- Hum… attendez. Dites-moi avec exactitude quel est votre problème… déclara Fran en soupirant.
- Avec exacti, avec exac,… pour être un peu plus précis, on va dire que je voudrais être un peu plus grand pour commencer.
- Pourquoi ?
- Ca tombe sous le sens ! Avoue que dix centimètres c'est une taille ridicule et-
- Je fais dix centimètres de la tête à la queue jeune fille et j'estime que c'est une bonne taille… vous n'avez aucun tact n'est-ce pas ?
- Ouais, hum, c'est que je n'en ai pas l'habitude, dit le gardien de la pluie légèrement gêné. De la taille s'entend hein ! Pas du tact !
- Cependant je consens à vous donner un renseignement, reprit la chenille. Un coté vous fera grandir et l'autre au contraire vous fera rapetisser…
- Un coté de quoi ?
- Du champignon pauvre sotte ! »
Et Fran disparut dans un nuage de fumée, laissant le squale quelque peu dépité, seul en face de l'immense champignon. Il hésita quelques instants à s'en approcher. Après tout, à chaque fois cela entraînait des emmerdes et un changement de taille impromptu. Il décida tout de même de tenter sa chance. Sa taille actuelle ne lui plaisait vraiment pas. Il coupa un morceau de chaque côté du champignon. Maintenant la question était de savoir lequel des deux bouts le ferait grandir. Putain de chenille indifférente ! C'était bien beau de lui dire ça, mais il aurait pu lui dire quel côté faisait quoi !
Il mordit dans le bout prélevé sur le côté droit. Mais rien ne semblait se passer. Alors qu'il allait balancer les morceaux en insultant Fran et ses conseils pourris, il se mit à grandir d'un coup, atteignant les dix mètres de haut. Il était à présent aussi grand que les arbres qui l'entouraient. Il pouvait d'ailleurs à peine bouger, coincé entre les arbres. Décidément, le changement de taille n'était pas son fort.
Soudain un cri strident retentit près de son oreille gauche.
« - Hahi ! Un serpent ! Seerpeeeent ! Au secours ! »
Un oiseau portant un bonnet de nuit rose se mit à voleter frénétiquement autour de lui en piaillant à tue tête. Cette voix agaçante lui rappelait vaguement celle d'une gamine qui traînait avec le gosse Vongola. Une petite brune s'il se souvenait bien.
« - Voi ! Je ne suis pas un serpent !
- Hahi ? Et alors qu'est ce que vous êtes ?
- Je suis un homme, même si j'avoue qu'avec ce putain d'accoutrement je comprends qu'on puisse avoir un doute...
- Et vous allez prétendre que vous ne mangez jamais d'œuf ! déclara l'oiseau en pointant vers lui une aile accusatrice.
- Voi ! Ben si mais-
- Hahi ! J'en étais sûre ! Serpent ! Seeerpeeent !
- VOI ! Mais putain mais ferme là ! J'ai vraiment pas une tronche de serpent merde ! A la limite qu'on m'appelle requin ça a une certaine logique mais là...
- Seeeerpeeeent ! Seeerpeeeeeeeeent ! »
Il ferma les yeux de dépit. Cette espèce d'emplumée avait vraiment une voix stridente. Et vu comme la bestiole avait l'air têtue, c'était même pas la peine d'essayer de la raisonner. Il plaignait presque le gamin Vongola de devoir supporter tout ça...
Il mordit en soupirant dans l'autre côté du champignon, en faisant bien attention d'en prélever un petit bout, histoire de ne pas être réduit à la taille d'une puce. Il se mit à rapetisser et bientôt il retrouva sa taille initiale, se débarrassant par la même occasion de l'autre piaf bruyant toujours en train de voleter au dessus de la cime des arbres.
C'est donc très satisfait qu'il reprit sa route, écrasant tous les escargots qui se trouvaient sur son passage. Mais au bout d'une heure, sa bonne humeur s'était envolée pour laisser place à une grande lassitude. Il avait beau suivre le chemin, il se trouvait toujours dans la forêt et toujours pas un signe du gamin Vongola. Il commençait à désespérer.
Il arriva à un carrefour. Trois chemins s'offraient à lui.
« - VOI ! Où je dois aller maintenant ? Ils pourraient mettre des indications putain ! se mit à pester le squale tout haut.
- Ma~Maou~ ! Pauvre petite chose égarée ! dit soudain une voix sortant de la pénombre.
- Voi ! Qu'est-ce que ça peut bien être encore ? »
Squalo avait beau observer autour de lui, il ne voyait rien ni personne. Pourtant, il sentait un regard posé sur lui. Soudain, il sentit un souffle chaud près de son oreille. Il se retourna d'un bond, prêt à attaquer. Devant lui se trouvait Lussuria, dans une combinaison de cuir moulante noire. Il portait des oreilles et une queue de chat rose fluo.
« - Grrr ! Salut belle gosse ! dit-il en se frottant langoureusement contre le tronc d'un arbre. Vous avez perdu quelque chose ? Maou !
- Mais, mais, t'es en chat ?
- Oui ! En chatfoin ! Ne craignez rien ! Je ne vais pas vous croquer ! Maou ! Vous n'êtes pas assez morte pour moi ! déclara-t-il en lui envoyant un baiser de la main.
- Yeurk ! Bref, je m'en fous en fait que tu sois en chat ou en je ne sais pas quoi ! De toute façon ce n'est qu'un rêve ! Je dois savoir quel chemin je dois prendre…
- Et bien… cela dépend… de l'endroit… où vous désirez vous rendre ! ronronna-t-il en s'approchant du gardien de la pluie d'une démarche sensuelle.
- Rien à foutre ! L'essentiel est-
- Alors inutile de vous tourmenter, le coupa le chat, un chemin vaut l'autre ! »
Sur ces mots, Lussuria se mit à grimper à un arbre en fredonnant, arbre dans lequel il s'installa de façon languissante, tout en faisant des clins d'œil au squale resté au sol.
« - Oh, à propos, si vous tenez vraiment à le savoir c'est là, qu'il est passé… dit-il en montrant le chemin qui se trouvait le plus à droite.
- Mais qui donc ?
- Un certain gamin aux oreilles de lapin…
- T'en es sûr ?
- Sûr de quoi ?
- VOI ! Qu'il est allé par là !
- Qui donc ?
- Et bien le lapin !
- Quel lapin ?
- Mais tu viens de dire il y a à peine une minute- VOIII ! C'est putain d'agaçant !
- Voulez-vous que je vous fasse un petit massage pour vous détendre ? demanda le chat en se passant la langue sur les lèvres de façon suggestive.
- VOIIIIIII ! Hurla Squalo excédé.
- Maou~ Toutefois si moi je cherchais un mignon petit lapin… j'interrogerais le Chapelier Tocqué.
- Le Chapelier Tocqué ? Euh non, je préfère pas non ! Les fous j'ai déjà donné !
- Ou alors le lièvre de Mars en allant dans cette direction. Déclara Lussuria en pointant le chemin du milieu avec sa queue.
- Mouais, je vais aller voir le lièvre, ça m'a l'air moins dangereux !
- Naturellement… il est fou lui aussi ! ronronna le chat.
- VOI ! Mais j'ai aucune envie de voir des gens complètement cinglés !
«- Putain de taré ! Penser à ne jamais laisser quoi que ce soit devant Lussuria qui puisse lui donner envie de s'habiller ainsi ! Je pourrais pas voir ça deux fois ! Voi ! »
Squalo partit donc dans la direction que lui avait indiquée l'espèce de chat. Il espérait vraiment que cette fois ci il ne tomberait pas sur un autre pollué du bulbe. Il commençait vraiment à saturer…
A suivre…
* « Alice » en italien signifie Anchois ^o^ C'est une sacrée perte de grade de passer de requin à anchois mais bon, cela reste dans le domaine aquatique xD
.
Merci d'avoir lu ce chapitre ! Le prochain sera le dernier et arrivera quand il aura été corrigé (ce qui croyez moi prend du temps vu le nombre de fautes d'orthographes u.u).
La choix du personnage du Chat de Chester a été un vrai dilemme entre Bel et Lussuria mais finalement comme Bel était également impec' pour le rôle des Tweedle's c'est Lussuria qui s'y est collé xD
N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires qu'ils soient positifs ou négatifs (même si on avoue avoir une nette préférence pour les positifs … xD) !
