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"Lágrimas de Cristal"
(Larmes de Verre)
Par Ludra-Jenova aka S.L.E
Traduit par Zephyy
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XxX•Notes de Ludra•XxX
Curiosités du mal partie 1:
1. Pouvez-vous croire que c'est la seule fic que j'ai écrit jusqu'à présent, qu'il y a eut plusieurs versions et que ça m'a causé beaucoup de frustration, de colère et de blocage? C'est vrai °A°
2. Vous savez que j'aime me compliquer la vie? Je n'aime pas les one-shot XDD c'est pour ça que j'écris des fics longues XDD
3. Cette fanfic je la sens looooooongue…principalement à cause de la pression de terminer dans quelques jours et de terminer sans ordinateur °A°…mais j'ai réussi.
4. Cette fic a eut trois noms, la première version était "Lágrimas" (Larmes), la seconde était "When I lost you" (Quand je t'ai perdu), la troisième version à eut le même nom et la dernière version s'est appelée "Lágrimas de Cristal" :3
5. Il s'agit de la version finale XDD et la troisième version était la plus longue, elle avait un total de 150 pages…sorry! La quatrième version en fait 89 -_- (police Calibri en taille 11)
6. J'ai raté deux ans de la série et je ne sais rien à propos d'Hetalia, j'ai raté beaucoup d'information sur cette série… J'ai créé mon petit monstre d'Hetalia qui est maintenant mon gourou…il sait ce que je demande :D
7. J'ai l'habitude de dire et d'écrire certains noms de pays en anglais et si je fais un mélange comme ça, si je ne le fais pas…je me sens mal ou frustré…sorry!
8. Les phrases que j'écris entre certaines parties du chapitre sont bien liées à la fanfic. Celles qui n'ont pas d'auteur sont anonymes, trouvées en ligne et dont je ne sais pas qui est le propriétaire. Celles qui indiquent S.L.E sont de moi :3 ce sont les initiales de mon vrai nom mouahahahahaha :3
Et plus de curiosités pour le prochain chapitre XDD ahahahahah… Sans en dire plus, rendez-vous à plus tard!
XxX•Notes de Zephyy•XxX
Yo~
Je poste assez tard ce chapitre, mais j'avais des précisions à demander à l'auteur, mais dans la mesure où malgré mes efforts elle est injoignable, je poste quand même en désespoir de cause tout en espérant qu'il n'y aura pas trop d'incohérence. ^^
Je remercie Akebono mimichan pour sa reviews, ainsi que tous les lecteurs anonymes qui ont lu le chapitre 1.
Bonne lecture!
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Profitez-en !
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II
-What hurts the most-
(Ce qui fait le plus mal)
J'avais toujours entendu durant toute ma vie des expressions de douleur, de perte, de chagrin, d'âmes vides…cependant jamais je ne m'attendais à m'engager dans l'une d'elle… J'étais trop aveugle pour remarquer ses larmes jamais versées, ses appels à l'attention de mon amour dans son propre silence, son corps qui réclamait mon contact et qui ne l'a jamais reçu.
Après des heures à marcher sur le même chemin bordé de neige, mon corps commence enfin à se sentir raide; le froid m'a finalement arrêté, m'affaiblissant, sans plus de douleur à l'intérieur. Comme je voudrai la supprimer, la congeler dans un souvenir et la jeter…
Je regarde à quelle distance est la maison…ma maison, que j'avais laissé pendant des années. Je m'approche de la porte sans intention d'entrer; j'observe la construction, si vide, sans vie, sans joie, couverte par la neige blanche. Je me souviens d'autres moments où j'avais l'habitude d'être tout aussi froid, plus étrangement j'avais toujours quelqu'un qui pouvait me donner de la chaleur et du bonheur.
Toute ma vie a toujours été un contraste, entre blanc et noir, si opposé, si étrange…j'ai toujours voulu me débarrasser de cette partie noire, de l'obscurité qui couvrait ma lumière. Mais qui aurait pensé qu'en réalité cette obscurité était ma lumière.
Gilbert a toujours été une nuisance, m'ennuyant quand il le pouvait, se moquant de moi, m'irritant, il était loin de me rendre heureux. Pour moi, tout aurait été mieux sans lui.
Sans m'en rendre compte, j'ouvre lentement la porte, j'ai l'impression que le métal froid perce le tissu de mes gants; j'arrête. La sensation de ce sentiment de chaleur et de froid me rappelle ces moments où j'étais toujours fâché avec Gilbert. Je laisse la porte, marche dans la cour.
Je regarde la cour; je ne l'avais jamais fait de ma vie, bien que j'y ai vécu longtemps. Elle est grande, plus que dans mes souvenirs…tout est plus grand et plus vide sans lui. Je marche à l'intérieur, la parcourant lentement, je regarde les plantes désormais mortes de leur abandon; une seule était encore debout…une belle rose blanche près de la fenêtre.
Ce sont ses roses non? Oui, il les a laissé en dépit de sa lutte contre tout, y compris moi. Je peux voir son reflet en elle; quand je l'ai abandonné cette nuit-là, les jours qui ont suivis furent les pires de ma vie.
-FLASHBACK-
La journée était claire, resplendissante, la brise chaude, les oiseaux chantaient joyeusement, tout était si beau et parfait. Pourtant, c'était la pire journée jamais imaginée.
En face de lui, il y avait une pierre tombale en marbre, si finement sculptée qu'il pouvait voir les détails du portrait de Prusse; plusieurs bougies étaient allumées, beaucoup de branches avec les drapeaux des différents pays qui lui avaient rendu visite, et au milieu de tous, une photographie.
Roderich observait la photographie sans perdre aucun détail, debout là depuis des heures…
La cérémonie avait eut lieu il y avait quelques jours. En tant que nation, sa disparition ou sa mort, ils étaient différents des êtres humains, ils disparaissaient tout simplement, leur essence disparaissait et ils n'étaient plus jamais en mesure de retourner dans ce monde ou de se matérialiser sous forme humaine comme ils le faisaient. Telles étaient leurs règles, telle était leur vie…
La tombe était une geste de son frère Ludwig qui voulait un souvenir du prussien, se souvenir de sa forme humaine. Personne ne lui reprocha son attitude, au contraire, tous les pays étaient à l'enterrement, la preuve de leur respect pour l'argenté et aussi, leur douleur en voyant l'un des leurs se faner.
Les larmes, les visages graves, tristes et respectueux qu'ils affichaient durant tout le rituel funéraire. Hongrie pleurait lamentablement avec Italie; France, Espagne et Japon sanglotaient ensemble, rejoints par Canada, Corée, Ukraine, Liechtenstein, Lettonie, Pologne, Finlande et Danemark; secrètement, des larmes cristallines montaient aux yeux d'Allemagne, Amérique, Angleterre, Grèce, Suède, Chine…d'autres observaient seulement avec sérieux.
C'était fini pour cette nation exubérante…personne ne pouvait le croire, encore moins Autriche qui était resté caché loin de la foule; aucune larme, aucun son ne s'échappaient de lui, seulement…il ne voyait rien.
Il était resté longtemps, jusqu'à ce que les pays repartent peu à peu, laissant la tombe seule. Et Autriche aussi, seul. Son attention était fixée sur la photographie.
Prusse souriait avec ce sourire singulier, unique, de quelqu'un de sûr de lui, d'une personne forte et en même temps chaleureuse…ainsi était connu l'argenté, mais Roderich savait la vérité, sous ce masque de protection, de fausse joie et de puissance; c'était une âme noble, blessée par les années, solitaire. Comment pouvait-il connaître tant de lui et en même temps si peu?
C'était ce qui faisait le plus mal…
Il était là, à côté de cet homme depuis des années, ils l'étaient tous…amis, rivaux, ennemis, compagnons…mais jamais comme il le souhaitait…amants.
Il voulait tant lui dire, mettre son cœur à nu, crier son amour, être à nouveau son ami, être cette personne qui était toujours là, être avec lui…tout cela ne servait plus à rien maintenant, tout espoir avait disparu dans l'éternité du temps. L'amertume et la tristesse régnaient dans son cœur.
Ses jambes tremblaient, incapables de supporter le poids de la douleur, il se rendit devant la tombe blanche, muet. Enfin, les larmes coulèrent. Elles coulèrent en petites gouttes; ses sentiments, son âme, tout ce qu'il lui restait. Pourquoi ne pouvait-il pas l'éviter?
Il n'avait jamais put lui dire qu'il l'aimait, lui dire combien il était important pour lui; sans lui, il n'était rien, seulement un pays solitaire, il se sentait perdu sous son masque d'aristocrate, les bonnes manières, la discipline, l'honneur, le courage…son comportement auprès des autres. Il aimait Prusse, ils étaient deux âmes qui avaient besoin d'amour, besoin de compagnie…leur vie était si solitaire. Tout deux étaient si différents et pourtant si semblables.
Gilbert était mort et lui…un mort en vie.
-FIN DU FLASHBACK-
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…Le bonheur est si éphémère, un jour il est avec nous, et l'autre il disparaît…
S.L.E
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Je reste à l'écart des fleurs, décidé à entrer dans la maison. Je m'approche de la porte, hésite, je ne veux pas entrer, je sais qu'une fois à l'intérieur toutes mes forces vont disparaître et je tomberai dans la détresse. Les souvenirs amer du retour, le retour de mon incapacité à partir, incapable de m'échapper.
Pourquoi je le fais? Je me le demande…la vérité est si simple à dire: Je le mérite. Je l'ai perdu; et cette souffrance, cette douleur…c'est ma condamnation.
J'ouvre la porte, le craquement du bois fait écho dans toute la maison. Tout est sombre…comme ma peine.
-FLASHBACK-
"Qu'est-ce qui s'est passé?"
Sa voix rauque était tellement forte, on pouvait y entendre toute l'amère douleur à l'intérieur de lui.
Après l'enterrement de l'argenté, personne ne savait ce qu'il était arrivé à Autriche pendant près d'un an. L'homme avait quitté sa maison et avait disparu du monde même.
Tout le monde le croyait mort, son attitude avait changée et tous connaissaient son immense chagrin –ne vous attendez pas à le voir fou-. Plusieurs pays ont voulus l'aider, le réconforter, et il se repliait encore plus sur lui-même, ne voulant pas d'aide, et sans prévenir, il disparu.
Après avoir surmonté la douleur, Ludwig, avec Hongrie, avait prit en charger les affaires d'Autriche, dans l'espoir de le revoir. Et croyez-le, là, en face de son bureau, se tenait l'autrichien.
"RODERICH!" cria avec enthousiasme le blond, affichant un grand sourire. "C'est bon, quelle joie de te voir!" Il essaya de l'approcher et de le prendre dans ses bras mais le regard grave de l'autre homme l'arrêta.
"Qu'est-il arrivé?" demanda-t-il, la voix mélancolique.
Allemagne déglutit, il pouvait voir à l'état de l'homme qu'il n'avait pas encore dépassé la perte.
"Je me demandais toujours pourquoi tu n'es jamais venu me le demander avant, pourquoi as-tu disparu Roderich?" dit-il à voix basse. Dans ses yeux on pouvait voir la compassion.
"Je voulais être seul…tu n'as toujours pas répondu à ma question Allemagne." murmura-t-il, le regard perdu.
"Oui…je, c'est que…" Il ne savait pas par où commencer. Une année s'était écoulée et si elle semblait passée, la douleur était toujours là. "Assied-toi."
Autriche hocha la tête et s'assit sur une chaise dans la pièce.
"Roderich…" Il toussa, essayant de s'éclaircir la gorge. "Tu sais aussi bien que moi que mon frère a vécu plus que ce qui lui était permit." L'autre homme hocha la tête. "Nos règles maintiennent que…une nation devrait disparaître une fois son pouvoir et ses terres disparus; le royaume de Prusse a prit fin il y a des années, mais il n'a jamais voulu partir."
"Je sais…" dit-il doucement. "Il a toujours été têtu."
"Oui."
Soudain, les deux hommes restèrent silencieux un long moment, jusqu'à ce que le blond rassemble ses force pour continuer son explication.
"…Mon frère…" commença-t-il, sa voix à peine audible. "Aucune nation ne peut rester, à moins que quelque chose ne le retienne." Il le regarda dans les yeux, Autriche fit de même.
"Sa haine pour moi, non?" demanda le brun.
"Haine?" Il sourit faiblement. "Non Roderich, c'est tout le contraire." Le châtain le regarda perplexe. "Mon frère est allé très loin pour faire croire que c'en était mais…la vérité est différente." Il sourit. "Mon frère t'admirait, te considérait comme un ami."
Autriche le regardait perplexe, sans voix devant ce qu'il lui disait.
"Quand il pensait que personne ne le voyait, il admettait sa fascination pour toi." Il rit un peu de la surprise de l'autre homme. "Un jour je l'ai confronté, et j'ai voulu savoir comment il se sentait, ses véritables sentiments…il m'a avoué qu'il t'aimait."
Roderich était choqué, ses yeux ouverts autant qu'ils le pouvaient. Qu'il comprenne ou pas, c'était trop beau pour être vrai, c'était une blague? Ça devait être une blague!
"Contrairement à beaucoup, sa façon d'obtenir ton attention le dérangeait, quand tu combattais il était jaloux et devenait insupportable…" Il soupira. "Beaucoup de ses attitudes présomptueuses étaient parce qu'il voulait te montrer ses sentiments, il était tellement certain que tu ne l'aimais pas, il devait maintenir l'illusion car c'était sa seule façon d'être avec toi."
"P-pourquoi il ne me l'a jamais dit?"
"Parce qu'il a apprit à se cacher…dire ce qu'il ressentait était vraiment étrange pour lui, la dernière c'était une catastrophe non?"
"Je pensais qu'il se moquait de moi!" Il souffla. "Ce jour-là il m'a fait mal comme jamais."
"Je sais. Non seulement tu as été blessé, mais mon frère est revenu dévasté ce jour-là." Il se massa les tempes. "Ce n'était pas la première fois qu'il essayait de te dire combien il t'aimait."
"Qu'est-ce que tu veux dire?"
"Il a essayé plusieurs fois mais…" Il baissa les yeux. "Il craignait de voir ta réaction. Je l'ai convaincu de te le dire, il a paniqué et la première chose qu'il a fait a été de changer sa déclaration en blague. Aux réclamations ou autres il pouvait utiliser son attitude hautaine et arrogante pour se sentir mieux…c'était les jours où mon frère et toi vous disputiez horriblement."
Autriche le regardait perplexe, il se souvenait de chacun de ces moments. Il s'était toujours demandé pourquoi Gilbert devenait parfois très agressif ou cruel, causant à chaque fois des discussions échauffées et même parfois ils en venaient aux mains –il n'avait pas l'habitude et Prusse savait tout les endroits de son corps qui faisaient mal-. Maintenant, tout semblait si évident.
Il garda le silence, analysant les informations, n'y croyant toujours pas.
Pendant ce temps, le blond sortit un cahier de son tiroir et le remit à l'autrichien qui le prit sans comprendre ce que cela voulait dire.
"C'est son dernier journal." Autriche le regarda sans trop comprendre. "Tout y est, ce qu'il pensait vraiment…si tu le lis tu comprendra mieux."
"J-je persiste à dire…" Sa voix était cassée. "Pourquoi est-il mort?...je…je l'aimais…"
"Je sais." dit-il simplement, surprenant le brun. "Eh bien, je le sais depuis ce jour, ta réaction à la mort de mon frère…c'était évident que tu l'aimais." expliqua-t-il. "Mais ton amour n'était pas ce qui maintenait mon frère ici, mais son amour pour toi."
"Je ne comprends pas."
Allemagne se leva de sa chaise et alla lentement vers la fenêtre, observant le paysage devant lui. La journée était belle, ensoleillée…
"Mon frère t'aimait, cet amour était le seul lien qui le maintenait dans ce monde, avec ce qu'il était il ne pouvait pas être avec toi." Il croisa ses bras derrière lui. "De la même manière, il craignait ton refus s'il te le disait, tout serait…il ne le supporterait pas. C'est pour ça qu'il préférait rester comme tu le connaissais, cette relation amitié/haine entre vous, au moins ainsi il pouvait être à tes côtés et pour lui c'était tout ce qui comptait." Ses yeux devinrent humides.
Autriche resta silencieux, n'osant parler. Il voulait tant dire, mais il ne pouvait pas exprimer ses sentiments par des mots. Son regard se perdit sur l'allemand.
"Ce jour-là, quand mon frère t'as finalement dit qu'il t'aimait, la peur l'a fait se rétracter et te faire croire qu'il s'agissait d'une blague." Sa voix était éteinte. La lumière éclaira son visage abattu. "Ta réaction, ce que tu as dis…a tué tous ses espoirs."
En réponse, l'homme retourna à ce jour-là, ce jour fatidique où tout avait empiré, alors qu'il avait finalement décidé d'oublier Prusse.
«… "qui pourrait aimer quelqu'un comme TOI"…»
Les mots lui revinrent à l'esprit, en écho, aussi meurtrier que le poison qu'ils contenaient.
«… "TU NE VAUT RIEN, TU N'ES PLUS UN EMPIRE, PERSONNE NE TE SUPPORTE, PERSONNE NE T'AIME"…»
Il sentait tout son être s'écrouler après s'en être rappeler…il avait été si cruel avec Prusse, la personne qu'il aimait tant, et maintenant il ne pouvait plus rien faire, pas même…demander pardon.
"Ce jour-là mon frère a su que tu ne l'aimais pas, son espoir a disparu tout comme le lien…il n'y avait plus rien pour le garder." Il se tourna vers Autriche.
"POURQUOI TU NE ME L'AS PAS DIS! POURQUOI TU N'AS RIEN FAIS?!" Il hurla, jetant toute sa frustration et toute sa colère au blond. "POURQUOI…?!"
"Parce que je ne savais pas!" grogna-t-il. "Crois-tu que mon frère serait mort si j'avais put faire quelque chose pour le sauver!" Une larme coula. "N'ESSAYE PAS DE ME BLÂMER AUTRICHE!"
Devant ce qu'il dit le châtain le regarda abasourdi, sans rien dire il baissa son regard vers le sol, les larmes menaçant de sortir.
Ludwig souffla, essayant de se calmer…ce n'était pas de sa faute, et même si parfois son esprit lui disait que le seul coupable était Autriche, ce n'était pas vrai, l'homme ne connaissait pas les sentiments de son frère. En fin de compte, même si ça semblait incroyable…le véritable coupable de tout ce gâchis, c'était le prussien.
"J'ai découvert par le biais d'une lettre…" il reprit la parole, attirant l'attention de l'autre homme. "…depuis ce jour, mon frère n'est pas rentré, j'ai essayé de le contacter, je t'ai demandé à plusieurs reprises pour savoir s'il était avec toi, me tu ne me répondais pas…après quelques jours, une lettre est arrivée pour moi." Sa voix était étrangement calme. "Il me disait le mal qu'il avait eut ce jour-là, s'excusait pour toutes les fois où je m'étais mis en colère, pour tous ses caprices…pour tout. Il me souhaitait le meilleur et…" Il marqua une pause puis continua. "…un adieu."
Un silence de mort emplit l'atmosphère. Les deux hommes étaient perdus dans leurs souvenirs…et continuèrent un moment sans bouger, jusqu'à ce qu'Allemagne ai assez de forces pour continuer son histoire.
"Après deux mois…une autre lettre est arrivée." Son regard tomba sur Autriche qui regardait toujours le sol. "Une lettre des "Dirigeants" m'informant que…l'inexistante nation de Prusse, qui était encore dans notre monde, avait finalement décidé de laisser ce lien qui le liait à la terre. Gilbert Beilschmidt, connu en tant que Prusse, prédécesseur d'Allemagne, est décédé, son âme et son être resteront à jamais dans l'histoire de l'humanité et dans nos mémoires." Une petite larme parcourue la joue du blond qui citait avec exactitude le contenu de la lettre, laquelle qu'il n'arrêtait pas de maudire encore et encore. Encore une fois, le silence régnait entre les hommes. Aucun ne semblait vouloir parler. Soudain, l'aristocrate se leva, son corps tendu tandis que son visage était couvert de larmes. "Tout est de ma faute…"
-FIN DU FLASHBACK-
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…C'est ma faute de t'aime de tout mon cœur, et c'est aussi ma faute de te perdre…
S.L.E
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Le chemin est noir, le peu de lumière m'aide à voir la maison…ma maison où j'ai passé tant d'années de ma vie, avec toi… C'est drôle comment plusieurs années peuvent s'assombrir avec toi qui n'es plus à mes côtés. Rien n'est plus pareil et continuera…sans doute pour l'éternité. Mes pas sont lents, je veux tout observer et me souvenir de ces merveilleux moments ensemble. Quand nous discutions, quand nous rions, quand nous nous battions –même si tu étais le coupable, je suivais seulement le courant-… J'arrive à la salle, comme prévu, identique à quand je suis parti; les mêmes plats sales, maintenant recouverts d'énormes couches de poussière. Ne rien toucher ne me dérange pas. Ce jour-là je voulais seulement m'en aller loin de cet endroit, de ton essence; toute ma maison était la tienne depuis cet instant où tu as osé marcher dans mon lieu sacré, il a cessé d'être mien pour devenir tien, à tel point qu'être ici pressait simplement mon cœur. Je suis assis sur le canapé, peu m'importe de me salir. Il grince fortement; cependant il réussit à me supporter, après tout c'est un bon canapé, un des meilleurs. Je vois tout, mes peintures, les vases contenants maintenant des fleurs mortes, certains avec seulement des tiges…au loin je vois des blattes et des rongeurs courir vers les coins, essayant de se cacher de moi. Je souris amèrement, maintenant cet endroit est une porcherie… Je tourne mon regard vers la table, je vois un livre, le journal! Les mains tremblantes, je prends ce carnet, la poussière tombe de sa couverture et remplit ma main. Je suis stupéfait, tout ici est tel que je l'avais laissé quand j'ai tout abandonné. Je me souviens si clairement, ce souvenir qui me dévorait le cœur, où pour la première fois après avoir lu ces pages j'ai découvert la vérité cachée derrière le masque d'arrogance, de fierté, de vanité…de…Gilbert.
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…Un million de mots ne te ramèneraient pas, je le sais, je le sais parce que j'ai essayé. Pas plus qu'un million de larmes, je le sais, parce que je les ai pleurées…
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A suivre :D
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Xx:::xXLudra Tao JenovaXx:::xX
