A/N : J'espère que ça vous fera rire un peu, et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
T/N : Nous y voilà, le 1er chapitre !
CHAPITRE 1 : IL ETAIT UNE FOIS
C'est au beau milieu d'une journée nettement décrite à partir d'un dictionnaire des synonymes complet que Sue Swan se préparait à laisser derrière elle son trou à rats ridiculement chaud pour un autre trou à rats ridiculement pluvieux cette fois.
Sa mère s'était récemment mariée, et comme toutes les mères aimantes, elle cherchait maintenant à faire sortir sa fille du paysage. C'est ainsi que Sue avait gracieusement proposé de se sacrifier pour le bonheur de sa mère. Elle s'inquiétait terriblement pour celle-ci, qui comme toutes les présences féminines de ce charmant bouquin était totalement dépendante des autres pour l'empêcher de se tuer par accident. Sue n'aurait JAMAIS pu imaginer être comme cela. Mais maintenant que sa mère avait un homme pour veiller sur elle, tout irait pour le mieux. Le mariage était donc la solution à tous les problèmes.
En tout cas, Sue serait forcée de vivre à Sporks, dans l'état de Washington, pour ses deux dernières années de lycée. C'était une nouvelle terrible, car comme tout le monde le sait le lycée ce n'est pas rien. Et à Sporks, le lycée serait certainement une étape bien plus horrible qu'elle ne l'est déjà en règle générale.
Le vol pour Sporks était excellent, même si Sue n'avait pas eu droit à des cacahuètes gratuites, et qu'il y avait des hommes enturbannés dans l'avion. Etant une brave petite patriote, Sue les avait gardés à l'œil tout le long, juste pour être sûre qu'ils ne fassent pas exploser l'avion.
Bien pire que les terroristes, le trajet en voiture avec son père. Dans sa longue et illustre carrière en tant que chef de la police, il avait laissé passer pas mal de choses : une tripotée de vampire s'étaient installés en ville, sa fille avait été séduite par lesdits vampires, un gang de jeunes loups garous rodait en foutant le bordel un peu partout, deux petites guéguerres de vampires, et sa fille avait failli se tuer une bonne quinzaine de fois. Et il était le meilleur chef de la police que Sporks ait jamais eu.
Quand Sue arriva dans la maison qui allait lui servir de refuge où elle allait balancer tous ses malheurs pour les deux prochaines années, elle fut surprise de voir que son père lui avait réservé un cadeau qui illuminait un peu le gouffre d'angoisse qu'elle ressentait : une voiture. Elle était d'un rouge éclatant, du genre de ceux où on voit à peine le sang quand on tue un cycliste.
Sue entra dans la maison, qui était pratiquement un mausolée à la gloire de sa pauvre mère, qui avait laissé tomber son père il y avait genre neuf mille ans. De toute évidence, l'incapacité de Sue à vivre dans le présent venait de ses gènes paternels. Enfin seule dans sa chambre, Sue se recroquevilla dans un coin de la pièce et se lamenta sur sa triste vie.
Elle prit aussi un moment pour réfléchir à son étrange ressemblance avec un certain auteur dont le nom commençait par « Stephenie Meyer », et que la raison pour laquelle elle était une espèce de monstre asocial n'était PAS qu'elle insupportait tout le monde à n'être qu'un trou du cul sans relief, mais parce qu'elle était, en réalité, un délicat flocon de neige.
Et du fait qu'elle était un si délicat flocon de neige, tout le monde fut captivé par Sue quand elle arriva au lycée le lendemain, au lieu d'être le centre de toutes les moqueries typiques comme le sont 99,99% des nouveaux élèves.
Son premier cours était celui d'anglais. Et comme Sporks était une ville de stupides bouseux ignorants, Sue avait déjà lu tous les livres qui allaient être étudiés cette année-là. De toute évidence, avec son intelligence SUPERIEURE, elle allait se retrouver parmi les meilleurs étudiants de l'école.
Après le cours, elle fut immédiatement assaillie par des élèves qui mourraient tous d'envie d'être amis avec elle. Une espèce de geek s'incrusta pour lui proposer une visite après son prochain cours. Après lui avoir fichu une gifle, Sue se fit une joie de se frayer un chemin à travers la horde de fans qui restaient dans son sillage.
La journée se déroula plus ou moins de la même manière jusqu'à l'heure du déjeuner. Sue alla s'asseoir à la table des thons, qui étaient nettement moins jolies qu'elle. Sue ne prit pas la peine de se souvenir de leurs noms, elle utilisait le même pour toutes les filles moches et grosses.
Elle ignora leurs tentatives emmerdantes de faire le minimum pour lui faire se sentir la bienvenue parmi eux en faisant la conversation. Le geek lui fit un signe de la main de l'autre bout de la cafétéria. Il avait une marque de main écarlate plutôt spectaculaire sur la joue.
C'est alors que Sue les vit.
Ils étaient six, assis seuls à leur table. Ils avaient tous un plateau repas qu'ils n'avaient pas touché en face d'eux, et ils regardaient tous dans des directions différentes. Ce n'était pas comme s'il était évident qu'ils étaient des vampires, avec leurs yeux rouges et leur peau super pâle, et le fait qu'ils ne mangeaient rien. La fille avec les courts cheveux noirs tenait quelque chose qui ressemblait étrangement à un joint. Le garçon blond à ses côtés était secoué de spasmes incontrôlés, et il portait un T-shirt à l'effigie du drapeau confédéré. La blonde semblait en contemplation devant des photos de bébés. Le grand mec aux cheveux noirs ne faisait rien de particulier, alors autant l'oublier. Et ensuite il y avait le garçon aux cheveux de la couleur du bronze (vraiment ? bronze ?).
Il était en train d'embrasser le dernière personne assise à leur table, une fille quelconque. Et il avait l'air d'être vraiment dans son truc. On avait pratiquement l'impression qu'il essayait de manger la pauvre fille, il suçait son cou avec tant de force ! Alors que Sue regardait, il leva les yeux vers la fille, qui était elle aussi vraiment dans son truc, avec ses yeux exorbités, et les tourna vers Sue. Elle fut immédiatement troublée par sa beauté, qui sera décrite encore, et encore, et encore, et encore, au cas où on n'aurait pas compris dès le premier passage. Et ses lèvres, oh ses lèvres, elles étaient aussi rouges qu'une rose. Ou que du sang frais, du reste. Le rouge de ses lèvres semblait même couler sur sa peau. Il envoya un clin d'œil suggestif à Sue, et retourna son attention sur la fille qui l'accompagnait.
« Qui c'est ? » demanda Sue en interrompant ce que faisait la Grosse Vache assise à côté d'elle.
Grosse Vache leva les yeux pour voir de qui Sue voulait parler. « Oh ! » fit-elle, ses yeux se posant sur le garçon. « C'est Edward Cullen. Hum, je resterais loin de lui si j'étais toi. Presque la moitié des filles du lycée sont en procès pour viol contre lui en ce moment, et il y a des rumeurs qui disent qu'il est le principal suspect dans les meurtres de ses trois dernières copines. »
Futée comme elle était, Sue réalisa immédiatement que Grosse Vache avait certainement été rejetée par Edward et qu'elle avait simplement une dent contre lui.
Le prochain cours de Sue était celui de biologie et, coïncidence, Edward était dans ce cours lui aussi. Autre coïncidence, la seule place libre de toute la classe se trouvait être celle à côté d'Edward. A peu près cinq secondes après qu'elle se soit assise, une main se posa sur sa cuisse. Et quelle merveilleuse main c'était. Elégante, avec des doigts longs et blancs, scintillant même lorsqu'elle était exposée à la lumière. Elle leva la tête pour voir Edward se tenir très proche d'elle.
« Hey bébé, tu es comme une drogue pour moi », dit-il.
En entendant le son de sa voix, comme du velours, qui émet un son comme chacun sait, Sue faillit défaillir. Elle se perdit dans ses beaux et bienveillants yeux rouges et sut qu'il était son âme sœur.
Pendant ce temps-là, Edward commençait à se préparer à entrer dans le lit de cette fille. Elle était déjà à lui. Il pouvait le jurer au regard dans ses yeux. Il pourrait la traquer sans répit qu'elle trouverait ça romantique. Ça promettait d'être amusant.
Après le cours, un AUTRE type fit son apparition. Nous essayons toujours de trouver quel est son rôle dans cette histoire, à part faire passer Sue pour un être encore moins véridique. « Bonjour, c'est toi Mary Sue Swan ? », demanda-t-il.
« Juste Sue, » répliqua-t-elle. Sue détestait qu'on l'appelle par son nom complet. Elle accorda ensuite à ce garçon l'immense privilège de l'accompagner au prochain cours.
A la fin de la journée, Sue retourna au secrétariat pour une mystérieuse raison. Quand elle ouvrit la porte, elle eut le souffle coupé.
Elle n'était pas la seule étudiante dans le bureau. Edward Cullen était là, assis sur le comptoir, jouant avec une mèche des immondes cheveux de la réceptionniste.
« Je te le dis, chérie, » commença-t-il de sa charmante voix de velours, ce qui n'avait toujours aucun sens. « Tu es comme une drogue pour moi », finit-il.
Puis il se retourna, ses yeux tombant sur Sue. « Oh non, » dit-il en sautant du comptoir. Il fit un clin d'œil coquin à la réceptionniste et ajouta « Je te vois plus tard ».
Il se concentra ensuite sur Sue. « On se voit plus tard aussi, » murmura-t-il à près de son cou alors qu'il se dirigeait vers la sortie.
La main de Sue toucha son cou, elle était en sang quand elle l'enleva.
C'était le début d'une histoire d'amour « épique ».
Et voilà pour cette semaine, dites-nous ce que vous en pensez, ne vous gênez pas ! Et à la semaine prochaine ^^
Joyeux Halloween à tous ! Gros bisous =)
