Bonne lecture!
Chapitre 2 :
Chat Noir attendait maintenant patiemment, assis sur le lit de sa camarade de classe, se demandant ce qui avait bien pu lui passer par la tête…
Ce moment de calme, le premier depuis qu'il avait atterri sur le balcon pour reprendre son souffle, lui permis d'observer autour de lui. Il fut mal à l'aise en rencontrant son propre regard le toiser depuis chaque mur de la chambre…
Marinette était remontée et elle remarqua que son Chaton semblait en pleine réflexion, il contemplait assidûment les photos du bel Adrien qui étaient placardé de toute part.
« Chat ? »
Le chat en question sursauta. Il ne l'avait pas entendu arriver ! Elle se tenait pourtant devant lui, un regard maternel sur le visage et une grosse boîte à pharmacie dans les mains.
« Je vais te mettre de la pommade et un bandage pour te soulager un peu… Mais, promet moi que quand j'aurais fini, tu rentreras chez toi te dé-transformer et tu fileras à l'hôpital le plus proche pour avoir de véritables soins. »
Chat Noir ne répondit rien. Il était toujours perturbé par les photos de lui, affichées partout dans la chambre de Marinette. Il avait une furieuse envie de savoir pourquoi.
Était-elle comme toutes ces filles en furie à chacune de ses apparitions en public ? Non… ça ne collait pas avec la personnalité de Marinette… Et encore moins avec celle de la Marinette qu'il venait de découvrir…
Et… Cette Marinette en question avait remarqué le lourd regard du héros sur les portraits qui ornaient ses murs et se sentit obligée de se justifier :
« Hum… Je… Je te rassure, je ne suis pas une de ces groupies fanatiques… Je l'aime pour ce qu'il est vraiment… Enfin, j'ose y croire… »
Chat Noir, surpris et les yeux aussi ronds que des soucoupes, la dévisageait.
S'il s'attendait à ça ! L'idée que son amie puisse avoir des sentiments pour lui ne lui avait jamais effleuré l'esprit.
Rougissant devant l'aveu qu'elle venait de faire, Marinette poursuivit :
« J'ai… J'ai beaucoup de mal à lui parler normalement… Alors, il ne doit même pas savoir que j'existe… »
Secouant sa tête pour chasser ses idées noires, Marinette reporta son attention sur Chat Noir qui était resté silencieux, mais qui tenait toujours son costume fermé au niveau de son torse. Plus par réflexe que par pudeur.
Dans le silence le plus total, la jeune fille saisi lentement les mains de son coéquipier pour lui faire lâcher les morceaux de tissu et laisser à nouveau à sa vue, la large ecchymose dont il souffrait.
Malgré la nouvelle vague de culpabilité qui l'envahissait, Marinette ne pu s'empêcher de rougir alors qu'elle appliquait consciencieusement de la pommade sur la quasi-totalité du torse du jeune homme.
Elle s'était agenouillée sur le sol face à Chat Noir qui était assis sur le bord du lit.
Ses doigts dessinaient à présent des cercles autour des muscles sculptés du héros. Jamais Marinette ne s'était sentie aussi gênée… Et le silence quasi religieux qui régnait dans la chambre n'arrangeait en rien la pauvre Marinette…
Sentant qu'elle allait craquer à cause de ce silence pesant… ou plutôt, à cause du regard perçant de Chat Noir qui analysait chacun de ses mouvements, elle se décida à amorcer une conversation :
« Et… Tu es certain de ne pas en vouloir à Ladybug ? Désolée, tu vas croire que je fais une fixette, mais j'ai vraiment du mal à lui pardonner personnellement… »
Chat Noir regarda Marinette d'un air bienveillant. Fidèle à elle-même, sa camarade se souciait toujours des autres. C'était ce qu'il appréciait le plus chez elle. Remarquant qu'elle se retenait de pleurer, il saisit ses mains, qui étaient restées contre son torse, et s'accroupit pour arriver à sa hauteur.
Doucement, il lui chuchota :
« Mari… Je ne pourrais jamais lui en vouloir… Je l'aime beaucoup trop pour ça. On pourrait même dire que je suis un chat-lkeur ! Et puis, chat fait pas si mal que ça ! Il en faudra plus que ça pour venir à bout de ce corps d'Apollon ! »
Chat Noir avait fini sa phrase avec un petit clin d'œil séducteur… Il riait, mais Marinette discernait bien qu'il souffrait malgré tout… Elle serra les dents.
Elle ne méritait vraiment pas un partenaire comme lui. Lentement, et à voix très basse, elle lui révéla ce qu'elle avait véritablement sur le cœur :
« Mais… Si ça avait été l'inverse Chat… Si c'était elle qui avait été blessée… Tu serais resté auprès d'elle, non ? »
Chat Noir fut surpris. Tellement qu'il n'osa pas répondre.
La voix tremblante de Marinette parvint à ses oreilles.
« Évidemment que tu serais resté… Jamais tu ne l'aurais laissée seule… »
Marinette se sentait misérable. Chat Noir ne savait pas quoi faire. Il ne pouvait rien répondre… Effectivement il serait resté avec sa Lady. Jamais il ne l'aurait laissé, cela ne lui aurait même pas traversé l'esprit une seule seconde ; identité secrète ou pas… Mais, vu l'état dans lequel était son amie, il ne pouvait pas dire ça. Elle avait déjà l'air au bord des larmes.
Soudain Marinette se redressa. Déterminée. Chat Noir la suivie du regard alors qu'elle commençait à faire les cents pas dans sa chambre.
« Chat. »
« Euh… oui ? »
« Faisons un marché. »
« Euh ? »
« Moi, Marinette Dupain-Cheng, je m'engage à m'occuper de toi, quand Ladybug ne le fait pas. »
« Pardon ? »
Chat Noir ne comprenait pas ce qui était en train de se passer. Le regard perçant et rempli d'assurance de Marinette ne le rassurait justement pas. Voyant son déconcertemment, Marinette se sentit obligée de s'expliquer :
« Je veux être là, prés de toi à chaque fois que tu en as besoin. À chaque fois que Ladybug te blesse, que se soit volontairement ou pas. À chaque fois que tu te sens seul.
Je me doute qu'être un super héros signifie connaître une certaine forme de solitude… Je ne veux pas que tu te sentes seul ou abandonné… Jamais ! »
Chat Noir était touché. Profondément touché. Il détaillait Marinette du regard, se demandant s'il était en train de rêver. Marinette repris donc son monologue :
« Je comprends la décision de Ladybug sur vos identités, et je suis sincèrement heureuse que tu la respectes. Mais si cela doit te faire souffrir de quelque manière que ce soit, physiquement ou moralement, alors, je veux être à tes côtés pour t'aider et te soutenir. Après tout, si personne ne sait qui tu es en réalité, auprès de qui tu trouveras du réconfort ? Alors… Laisse-moi être cette personne-là… S'il te plaît… »
Elle avait prononcé ce dernier mot dans un soupir, presque en le suppliant.
Chat Noir sentit son cœur se serrer. À cet instant, la solitude qu'il ressentait quotidiennement, sa souffrance due son manque d'affection chronique… Tout sembla disparaître d'un coup.
Une larme solitaire, seule témoin extérieur de ce qu'il ressentait au plus profond de lui, roula sur sa joue. Il l'essuya rapidement avant que Marinette ne s'en aperçoive.
Sentant qu'il était à fleur de peau, il se cacha derrière la personnalité de Chat Noir :
« Eh bien Princesse, on dirait que ce soir, le chevalier servant n'est pas celui qu'on croit ! »
« Chat ! Je suis sérieuse ! »
« J'en suis conscient, et je ne te remercierais jamais assez pour cela Princesse ! J'accepte ton marché avec joie et te promets qu'en échange, je serais le plus adorable des chats adoptifs ! »
Un sourire solaire illumina le visage de la jeune styliste. Chat Noir senti son cœur faire un bon à l'instant même où il la vit sourire.
Les deux jeunes gens discutèrent encore un moment, avant que Marinette ne soit appelée par ses parents pour aller dîner.
Le héros de Paris la quitta donc, non sans déposer un léger baiser sur le sommet de sa tête, et lui promis de revenir la voir souvent.
En vérité, il n'était pas encore parti qu'il voulait déjà revenir… Les différentes facettes qu'il avait découvert chez Marinette ce soir et qui lui était inconnues jusqu'à présent l'intriguait énormément.
Il désirait plus que tout apprendre à la connaître dans les moindres détails…
Il la regarda jusqu'au dernier moment. Jusqu'à l'instant où elle disparut dans les escaliers la menant à la salle à manger. Un sentiment inconnu l'entoura, un sentiment de bien être, comme s'il avait trouvé quelque chose de valeur qu'il ne fallait surtout pas perdre.
Était-ce de l'admiration ? Peut-être… Il n'avait pourtant pas souvenir d'avoir déjà ressenti cela auparavant.
Chat Noir rentra finalement chez lui prudemment, pour ne pas aggraver sa blessure. D'autant qu'il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas aller à l'hôpital sans éveiller des soupçons… Et ce même si c'était ce que Marinette lui avait demandé…
Marinette…
Il ne pouvait s'empêcher de repenser à cette incroyable soirée. Sa camarade si timide d'ordinaire, s'était révélée être quelqu'un d'incroyable… et avec un sacré caractère !
La personne qui gagnerait son cœur serait vraiment chanceuse…
Une minute…
Il avait également appris que Marinette avait des sentiments pour lui… Il rougit d'un coup.
Jamais il ne s'en était rendu compte.
Mais comment réagir ? C'était Ladybug qu'il aimait !
Merci d'avoir lu jusque ici!
J'espère que ce 2eme chapitre vous plaît !
En attendant vous pouvez retrouver mes 3 autres fics via mon profil !
Dont la petite dernière " Chat-alors!" Qui est bien plus dans l'humour que celle-ci ! Du moins... pour l instant !
