Merci à toutes pour vos reviews qui me font toujours plaisir , j'espère que vous continuerez à me lire et à me laisser des reviews ^^

POV Bella

J'eus du mal à m'arrêter de rire , c'était si bon et rien que la tête que faisait Edward suffisait à me faire repartir , enfin je m'arrêtai à bout de souffle …

Quel merveilleux sentiment de plénitude …

J'aime cet homme plus que tout …

Il t'aime aussi … comment pourrais-je être plus heureuse ?

Je me laissai aller dans ses bras et ses doigts jouèrent avec une mèche de cheveux. Nous restâmes sans rien dire pendant quelques instants, puis je me relevai sur mes coudes et le regardai dans les yeux :

« - et si on mangeait ? » proposais-je

« - ce n'est pas de refus » répondit-il alors que son estomac se manifesta de nouveau à l'aide de bruits étranges. Il me fit un sourire en coin, penaud, je l'embrassais furtivement puis me mis à genoux pour attraper le panier. Nous nous installâmes sur l'herbe, enroulé dans la couverture, côte à côte. Je lui tendis une assiette recouverte de papier aluminium qui laissa apparaître des cuisses de poulet. Je sorti également des bâtonnets de légumes et de la sauce… je trempai innocemment un petit bâton de carotte dans la sauce cocktail et le portai doucement à mes lèvres… Edward me dévorait des yeux… Je souris et lui tendis la main pour qu'il croque un morceau. Il entrouvrit ses lèvres et avala la carotte puis ses lèvres s'emparèrent de mon doigt… La caresse de sa langue réveilla mon désir. Je retirai mon doigt en douceur et unissait ma bouche à la sienne… Nous tombâmes à la renverse et mes doigts fourragèrent dans sa chevelure… ses doigts caressèrent mon dos, mes fesses, puis allèrent titiller mon intimité. Mon pied frotta son mollet. Il me fit basculer pour se retrouver au dessus de moi. Sa main droite enroba mon sein… il porta sa bouche à mon téton et aspira celui-ci… je fus aussitôt parcouru de frissons et je sentis mon sexe devenir humide, mais il ne semblait pas décider à me satisfaire de suite et cette attente était un doux mélange de torture et de plaisir. Ses lèvres papillonnèrent sur ma peau et s'attardèrent sur mon ventre. Mes doigts se crispaient de plus en plus sur les cheveux d'Edward et je me sentais sur le point d'exploser. Son sexe tendu frôla le mien provoquant une accélération de mon rythme cardiaque. J'attirai ses lèvres pour essayer de retrouver mon souffle et le contrôle de mes émotions. Ses yeux croisèrent les miens et je pu lire l'amour qu'il me portait dans ses yeux ...il murmura un « je t'aime » qui ne fit qu'accroitre mon envie et enfin il se décida à se glisser en moi:

il est si doux … si beau … est ce que je le mérite vraiment ?

« - … tu le mérites …Bella » murmura-t-il

J'écarquillais les yeux, cet homme arrivait toujours à me surprendre. Il se serra un peu plus contre moi et souleva mes fesses du sol. Ses doigts doux et chaud caressèrent leur peau. Il parcouru le creux de mon cou avec la pointe de son nez et se mit à donner des petits coups de reins. Mes mains se glissèrent naturellement dans sa nuque. Je me cambrai pour approfondir un peu plus notre union, lui offrant à nouveau ma poitrine dont il s'empara avec avidité. Je pris alors appuie sur mes bras et l'incitai à me laisser prendre le dessus. Je me redressai pour me retrouver assise sur lui, faisant pivoter mon bassin avec grâce. ça semblait le satisfaire car il mordilla ses lèvres et ses doigts s'emmêlèrent dans mes cheveux pour m'attirer à lui. Nos lèvres se scellèrent en un nouveau baiser puis nos langues se rencontrèrent à nouveau… sa main se posa sur ma joue… j'ouvris les yeux, il faisait un de ces irrésistibles sourire en coin…Nos corps se séparèrent quelques instants, je fis la moue mais il m'embrassa avec tant de douceur que je décidai de voir où il voulait en venir… il me retourna sur le ventre et caressa le dessin de ma colonne vertébrale. Ses doigts s'emparèrent des miens, de sa main libre il écarta les cheveux de ma nuque et y déposa ses lèvres. Je sentis sa respiration dans ma nuque et je fus parcouru d'un délicieux frisson… puis enfin nos sexes s'unirent de nouveau, me faisant découvrir de nouvelles sensations toutes aussi merveilleuses que la première fois. Son souffle se fit erratique… ses yeux était fermés… il avait accéléré le mouvement et je sentis les muscles de mon vagin se contracter, resserrant leur emprise sur son pénis… Le plaisir m'effleura quelques secondes puis m'envahit avec toute sa puissance. Nos voix, unis par un même bonheur, se répercutèrent dans la clairière.

Il resta quelques minutes contre mon dos… ni lui ni moi ne disions rien, le temps de reprendre notre souffle. Enfin il s'allongea à mes côtés et m'encercla de ses bras :

« - tu es merveilleuse … Bella » dit-il avec amour

« - Tu n'es pas mal non plus … Edward » répondis-je avec un sourire

Il caressa ma joue et m'embrassa :

« - Je t'aime » murmurais-je la gorge serré en logeant mon visage dans sa nuque. Son parfum envahit mes narines. Je fermais les yeux… sa main sur mes cheveux me tira de ma rêverie :

« - Je t'aime ... » répondit-il encore une fois… je ne me lassais pas de l'entendre, puis il se redressa sur un coude :

« - joue moi … un autre morceau ma chérie ... » demanda-t-il timidement

« - que veux tu que je joue ? » l'interrogeais-je le sourire aux lèvres

« - Une balade Irlandaise ... »me dit-il visiblement perdue dans mes prunelles

J'enfilai mes vêtements car je commençais à avoir froid et repris mon violon. Comme je l'aimai cet instrument … le cadeau d'Edward …. De nos familles. Je fis craquer mes doigts et posai l'instrument sur mon épaule. Je me levai pour être à l'aise. Mon esprit était littéralement possédé par l'archet qui virevoltait sur les cordes… la musique envahit chaque particule dans mon corps et malgré la gaité de la chanson je sentis les larmes couler sur mon visage. Ma mère avait toujours adoré m'entendre jouer du violon et elle aimait par dessus tout que je lui joue ce morceau… j'essayais de toute mes forces d'empêcher mes mains de trembler. Les larmes ne pouvaient plus s'arrêter de couler. Je sentis les mains d'Edward se poser sur les miennes. La musique sonna encore quelques instants dans le vent de la clairière. Je n'ouvris pas les yeux tout de suite… Edward me serra contre son torse et caressa mes cheveux :

« - excuse-moi ... » murmura-t-il

« - ce n'est pas ta faute … je ne peux pas la jouer sans penser à elle … elle adorait ce morceau »

« - Je suis sûre qu'elle … l'a entendu ... » hésita-t-il en essuyant mes larmes.

Il posa ses lèvres sur mon front et me prit la main :

« - Il est temps que nous rentrions … ma belle »

« - Attends moi, je range … notre violon »

« - Je t'ai déjà dis que c'était le tien ... »

« - Ce seras toujours le notre … » protestais-je en caressant son torse

« - ... »

Je glissai le violon et l'archet dans leur étui puis pliai la couverture. Nos doigts s'entremêlèrent une nouvelle fois… comme ça pouvait être agréable ! Je me sentais idiote d'avoir tant attendu pour tout lui dire.

POV Edward

Nous marchions dans le sous bois main dans la main, elle tenait fermement la couverture et son étui contre sa poitrine de peur qu'ils glissent. Elle semblait perdue dans ses pensées. Nous finîmes par arriver près de ma voiture. Bella glissa le tout dans le coffre et prit place à mes côtés. Je l'attirai dans mes bras pour profiter de sa chaleur. Elle sembla surprise mais se laissa faire :

« - ne soit pas triste je t'en pris.... »

« - je ne le suis pas … je pense à elle c'est tout ... »

« - Bella… je sais combien tu as souffert quand elle est partie ... »

« - tout va bien je t'assure » répondit-elle en rougissant

« - J'aimerais tellement te croire … ma puce »murmurais je en caressant sa joue encore humide de larmes.

Elle rougit de plus bel et se serra contre moi, les cheveux cachant son visage :

« - je … quand je pense à elle, il y a un mélange de tristesse et de joie qui m'envahit… la tristesse... de penser qu'elle n'est plus là et la joie de la faire revivre par mes pensées » articula-t-elle la gorge visiblement serrée , puis elle se tut et resta de longue minutes lové dans la magie de notre étreinte. Elle leva le visage vers moi, les yeux fermés et m'embrassa. Elle frissonna quelques secondes puis murmura à peine audible:

« - Ne.... m'abandonne jamais ... »

Cela sonnait comme une supplique et je ne sus quoi répondre. Je me contentais de plonger mon regard dans ses sublimes yeux marron. Jamais je ne pourrais abandonner cette fille ! Je l'aime ! Jamais je n'aimerais quelqu'un d'autre qu'elle, elle est si fragile… j'ai envie, j'ai besoin de la protéger … alors non jamais je ne pourrais l'abandonner !

«- Je ne te ferais jamais de mal … jamais »

« - Edward.... »

Ses doigts frôlèrent ma joue et ses lèvres s'unirent une nouvelle fois aux miennes avec une tendresse immense. Je sentis des larmes rouler sur ses joues et les chassai du doigt. Elle me sourit puis boucla sa ceinture. Nous roulâmes en silence et je me garai devant la maison. Elle semblait déserte :

« - Tu veux rester encore un peu ... »

« - Il faut que je demande à mon père ... » avoua-t-elle à mi voix

Je baisser les yeux. Il y avait de fortes chances pour que son père refuse, surtout que nous avions passé beaucoup de temps ensemble ces derniers jours ….Elle colla son téléphone à son oreille :

« - Papa ? » demanda-t-elle enfin

« - ….. »

« - Je suis encore avec Edward …. »

« -.... »

« - Oui je sais … je voudrais te demander si je pouvais passer la soirée avec lui …. »

« - …. »

« - Je te promets de te pas rentrer tard »

« -.... »

« - Je les ais déjà fait …. »

« - …. »

« - Promis ... »

« -.... »

« - Moi aussi papa … tu es le meilleur …. » elle lança une bise dans le combiné et raccrocha.

Décidément, personne ne pouvait résister à son charme !… ce charme qu'elle avait si souvent sous-estimé par le passé.

Je lui ouvris la portière et attrapai son violon. Je me hâtai d'allumer la cheminé et nous nous installâmes sur le canapé. Une fois de plus elle se lova dans mes bras. Profitant de la chaleur des flammes, je pouvais sentir son cœur palpiter dans sa poitrine et sa respiration calme et régulière. Nous n'avions pas besoin de parler pour nous comprendre. Nous étions simplement heureux d'être tout les deux… enfin sa voix magnifique troubla le silence de la pièce:

«- Joue-moi quelques choses ... » me demanda-t-elle à son tour en désignant le piano des yeux

« - Que veux tu que je joue ma belle ? »

« - ce que tu voudras ….tes doigts ne peuvent que jouer une mélodie enchanteresse »

Je me sentis rougir aussitôt ce qui la fit sourire. Je me levais avec délicatesse l'enroulant dans le plaid du canapé. Je me plaçai derrière le clavier et caressé les touches du bout des doigts … je lui jetais un regard soudain timide alors que j'avais joué des dizaines sinon des centaines de fois pour elle. Elle me sourit, emmitouflé dans le plaid, ses cheveux en bataille et ses doigts de pieds dépassant à peine de la couverture:

« - ce morceau … je te l'ai déjà joué … je ne sais pas si tu t'en souviens »

Mes phalanges dansant sur l'ivoire des touches formèrent une douce mélodie à la fois triste et gaie, lente puis rapide.... Je fermai les yeux comme Bella tout à l'heure et me laissai emporter par cette mélodie que j'avais composé pour elle … il y a longtemps de ça…enfin les dernières notes se turent et je rencontrai le regard étonné de Bella. Elle s'approcha de moi lentement et m'attira contre sa poitrine :

« - Je me souviens … tu le jouais toujours quand j'étais malade … ou triste ….après … ce qui s'est passé à la mort de maman … tu ne l'as plus fait »

« - Je l'ai composé pour toi …. à l'époque j'avais l'impression que même ça ne te redonnerai plus le sourire» murmurais-je émue qu'elle se souvienne

Elle me serra un peu plus fort et enfouit son nez dans mes cheveux cuivrés. Son odeur sucré me caressa les narines. Je déposai un baiser dans son cou et elle se détacha de moi :

« - tu n'as pas faim ? » demanda-t-elle avec entrain

« - Quand c'est toi qui cuisine j'ai toujours faim »

« - Que veux tu que je fasse ? »

« - quoi que tu fasses c'est toujours délicieux ... » murmurais je

« - Edward …. »

« - c'est la pure vérité ! Tu réussirais même à me faire manger de la terre » plaisantais- je à moitié ce qui l'a fit rougir de nouveau.

Elle disparu dans la cuisine et je décidais d'aller me changer. J'enfilai un jean et un t-shirt puis redescendais au salon. Je n'avais mis que quelques minutes à me changer mais quand j'aperçus la table du salon. Elle était dressée et deux assiettes fumantes nous attendaient sur celle ci :

« - Bella ? » l'appelais-je car elle n'était pas là

Je descendis les dernières marches qui me séparaient de la table et enfin elle fit son apparition. Elle avait quitté ses chaussures et avait rattaché ses cheveux. Elle s'installa en tailleur près de table et m'invita d'un sourire à la rejoindre. Je me rapprochai d'elle, piquai ma fourchette dans un morceau de poulet et le lui tendit.

C'est comme si nous avions retenu quelques choses de naturel depuis des années et qui s'épanouissait enfin…

Sa bouche fine et délicate se referma sur ma fourchette. Elle me tendit la sienne et nous mangeâmes ainsi, nous regardant dans les yeux sans prononcer un mot. Elle débarrassa la table et m'annonça qu'elle devait rentrer chez-elle. J'essayais tant bien que mal de ne pas montrer ma déception. Elle enfila son manteau et chaussures et m'attendit. Le voyage en voiture se passa en silence. Une fois sur le perron de sa maison, elle glissa sa main dans ma nuque et me donna un savoureux baiser auquel je me hâtai de répondre. Nous nous séparâmes haletant et le regard grisé par le désir :

« - A demain … » murmura-t-elle

« - A demain ... mon ange … je viens te chercher ? »

« - Avec plaisir … » sourit Bella

Elle m'envoya discrètement un baiser que je m'empressai d'attraper. Elle me fit un petit signe de la main et disparu dans la maison. Je soupirais et retournai chez moi.

POV Bella

Quand je me levais le lendemain, j'étais d'excellente humeur bien que ce soit une journée de lycée. Edward et moi avions toujours étaient dans la même classe jusqu'à maintenant, après tout je n'avais que trois mois à peine de retard sur lui. Malheureusement depuis que nous étions au lycée nous avions que peu de cours en commun. Je m'étirais, je n'avais jamais aussi bien dormi ! Le souvenir de la veille fit rougir mes joues. J'appartenais tout entière à Edward … il avait mon cœur, mon âme et mon innocence. J'enfilai le premier jean qui me tomba sur la main une chemise et un petit pull. Je dévalai les marches, mon sac sur l'épaule et chaussai des ballerines. Mon père apparu il avait déjà revêtu son uniforme :

« - Bonjour … tu m'as l'air bien pressée »

« - Bonjour papa …. oui je vais être en retard ... »

« - Edward viens te chercher ? » demanda dit il la voix neutre

« - Oui » dis-je avec un peu trop d'enthousiasme

« - Tout va bien … ? » s'étonna-t-il

« - Oui tout va bien papa » dis-je en déposant un baiser sur sa joue. Je le vis rougir puis il retrouva son sérieux

« - Ce soir rentre directement après le lycée … nous recevons du monde »

« - qui donc ? » m'étonnais je

« - des vieux amis … qui avait du quitter la région il y a dix ans »

« - D'accord, je ferais la cuisine… papa soit prudent au travail »

« - promis » dit-il avec un de ces doux sourires qui avait du faire fondre ma mère en son temps

Je fis un dernier signe de la main et fermai la porte derrière moi. Edward était déjà là. Il me fit un sourire irrésistible et m'ouvrit la portière. Je me laissai tomber sur le siège avant et quand il m'eut rejoint, je l'embrassai avec passion. J'avais une soif inextinguible de ses lèvres:

« - bonjour monsieur Cullen …. »

« - Mademoiselle Swan » murmura-t-il en m'embrassant à son tour

Une fois que nous fûmes arrivé au lycée, il posa son bras sur mon épaule et m'attira vers lui. Tous les regards, surtout les filles, se rivèrent sur nous. Je cachai mon visage grâce à mes cheveux :

« - Ne te cache pas, ils devront se faire à l'idée que la fille la plus belle fille du lycée n'est plus un cœur à prendre »

« - … Ed... Edward »bafouillais-je plus rouge que jamais

« - tu es magnifique … n'en doutes jamais » murmura-t-il en caressant ma joue

Le reste de la journée se passa lentement puisque ce jour là nous n'avions aucun cours commun. Je le retrouvai à la cafétéria comme toujours où l'on mangea en tête à tête, les yeux dans les yeux. Malheureusement le temps de se séparer de nouveau arriva bien trop vite à mon goût. Il me déposa devant la maison. Mon père n'étant pas encore là, j'en profiter pour le serrer dans mes bras et partager un dernier baiser qui n'eut de fin quand nous n'eûmes plus de souffle:

« - a demain ... » murmura tristement Edward

« - a demain …. » répondis-je sur le même ton

Ses doigts effleurèrent ma joue, nos fronts collés l'un contre l'autre… je fermai les yeux pour profiter de ce contact :

« - Je dois faire la cuisine ...je suis désolée »

« - ne le soit pas … fais attention à toi ... »

« - Toi aussi …. »

« - essaye de n'empoissonner personne »

« - très drôle Cullen » protestais-je en lui donnant un coup dans le ventre. Je secouai ma main endolorie ce qui le fit rire. Il prit ma main dans la sienne, chaude et douce et déposa ses lèvres sur la mienne. Il me sourit et mon cœur s'arrêta de battre quelques instants … cet homme était un appel au viol. Nous dûmes nous séparer et il monta dans sa voiture tandis que je disparaissais dans la maison. Je me mis aussitôt à la cuisine. La viande alla dans la marinade que j'avais préparée la veille, tandis que le gâteau cuisait dans le four. J'enroulai les pommes de terre dans du papier aluminium. Un peu plus tard Charlie poussa la porte en sifflotant et suspendit sa veste au porte manteau de l'entrée. Il prit une douche et une fois changé il me rejoint dans la cuisine:

« - besoin d'aide ? »

« - nos invités arrivent bientôt ? » questionnais-je à mon tour

« -Ils ne devraient pas tarder »

« - Tu veux bien mettre la table s'il te plait »

« - bien sûr »

A peine deux minutes plus tard la sonnerie retentit. Je posai mon tablier et me précipitai sur la porte. Un jeune homme apparu. Il avait de longs cheveux noirs et une peau magnifiquement bronzée. Je baissais la tête pour apercevoir un homme plus âgé, il était assit dans un fauteuil roulant, sans doute son père. Ils se ressemblaient beaucoup. Je me sentis stupide de les dévisager ainsi et je tendis la main :

« - bonsoir... »

« - tu dois être Bella … Charlie n'avait pas mentit … tu as beaucoup grandit depuis la dernière fois qu'on s'est vu... » Commença l'homme en me serrant la main :

« - Je suis Billy Black et voici mon fils Jacob »

« - enchanté » bafouilla l'adolescent

« - Je … On se connait non ? Mais je vous en prie, entrez, Charlie est dans le salon entrain de dresser la table »

« - Charlie … dresse la table » ricana Billy

« - Oui » dis-je en refermant la porte derrière eux.

Ils me suivirent jusqu'au salon et nous passâmes aussitôt à table. Je servis l'entrée, un assortiment de bouchés que j'avais trouvé dans le congélateur. Jacob ne parlais pas, il se contentait de me regarder et dès que je croisais le regard il détournait le sien ce qui me faisait rougir aussitôt:

« - Alors Bella tu te souviens de moi ...? » demanda Billy en me regardant dans les yeux.

Il y avait quelques choses d'effrayant et de troublant dans ses pupilles noires :

« - Oui … je crois bien …. »

« - Mon fils et toi jouiez souvent ensemble quand vous étiez petit »

« - Vraiment » m'étonnais-je

« - Oui … je m'en souviens » interviens pour la première fois Jacob en plongeant son regard dans le mien

La discussion avait prit un tour bizarre. Je ne savais pas dire quoi mais il y avait quelques choses de bizarre dans l'attitude des Blacks, Charlie éclata de rire :

« - ne t'en formalise pas Jacob … Bella n'a pas aussi bonne mémoire que toi... »

« - papa !!! » protestais-je

« - Charlie … tu as fille magnifique » coupa Jacob les yeux toujours rivés sur moi.

Je baissai les yeux vers la nappe confuse et surtout gênée.

« - Oui …. Je suis d'accord avec toi … mais tu ne l'avais pas oublié n'est-ce-pas Jacob ... »

« - Papa » protesta ce dernier.

Je me sentais de plus en plus mal à l'aise pour Jacob et moi … je me souvenais effectivement très vaguement avoir déjà vu ces visages. Visiblement nous avions était amis par le passé et j'espérai qu'il en serait de même aujourd'hui. Je me levais et bafouillais :

« - je vais débarrasser et apporter le dessert »

« - Attends Bella … je vais t'aider » proposa Billy

« - Ce n'est la peine ... »

« - non … non j'insiste » continua Billy sur un ton qui n'appelait à aucune contestation.

Il posa les assiettes sur ses genoux et me suivit à la cuisine. Je posais les couverts et le plat dans l'évier et me retournai pour prendre les assiettes et ouvrit le frigo pour y prendre le gâteau:

« - Que penses-tu de mon fils Bella ? »

« - comment... ça ? » bègueillais-je surprise

« - Trouves-tu mon fils à ton goût petite ? » demanda-t-il le regard brillant

« - Je … il à l'air gentil ... » répondis-je confuse

« - Ce n'est pas ça que je te demande » coupa-t-il

« - C'est … que …. J'aime quelqu'un d'autre ….. » Avouais-je piteusement

« - Edward Cullen, c'est ça ? » affirma-t-il froidement.

Mon cœur se mit à battra plus vite dans ma poitrine… comment pouvait-il savoir ça ?

« - mais ... »

« - Je sais bien plus de choses que tu ne peux l'imaginer … mais je te conseille de l'oublier »

« - Billy … j'aime Edward … nous sommes ensemble ... »

Il me saisit brusquement le poignet et prit mon menton entre ses doigts, m'obligeant à le regarder dans les yeux:

« - tu n'as pas compris Bella … je te conseille ça pour … SON bien … ne veux-tu pas son bien ? » demanda-t-il froidement

« - Bien sur... » Répondis-je effrayée … si bien que je fus à peine audible

« - Alors … il vaut mieux pour lui que tu le quittes ... »

« - mais pourquoi ? » Questionnais-je bêtement

« - Parce que Jacob t'aime … et j'ai bien l'intention que tu l'épouses … le plus vite possible ... »

« - quoi??? » glapis-je.

Il raffermit un peu plus son étreinte sur mon poignet et je senti la douleur envahir celui-ci. Je grimaçais

« - Je te garantis que si tu refuses … cet Edward auquel tu as l'air tenir aura des ennuis … et crois moi quand je te le dis … c'est une promesse » et ce que je pu lire dans ses yeux me le confirma. Mon cœur s'affola de plus en plus dans ma poitrine et mille images horribles défilées dans mon esprit …il était évident que je ne pourrai pas supporter qu'il arrive quoi que ce soit à Edward:

« - Alors Bella …. » gronda-t-il menaçant

« - Je …. » hésitais-je

« - Dois-je te prouver que je ne plaisante pas ? » demanda-t-il sur un ton menaçant.

Mon cœur manqua un bâtiment quand je vis un éclair de haine passer dans les prunelles de Billy

« - non … je vous en supplie !... mais comment ... »

« - c'est ton père qui décide de cela mais je suis sûre qu'il n'aura pas le cœur à refuser quand il verra que tu y tiens »

« - mais … on vient à peine de se revoir … » bafouillais je

« - ne t'inquiète pas pour ça … vous aurez de nombreuses occasions de vous revoir … la demande attendra bien deux ou trois semaines »

Je déglutis difficilement. Comment ma vie pouvait-elle basculer comme cela ?… je n'avais pourtant pas d'autres choix que d'obéir …

« - bon alors qu'est ce que vous faites ? Ça fais un quart d'heure qu'on vous attend » protesta la voix de Charlie dans le salon.

Je me redressai et Billy me lança un regard glacial, je sentis un frisson parcourir mon corps. Le frigo était toujours grand ouvert, j'attrapais le gâteau et me retournais vers Billy qui me fixait toujours:

« - essuies-moi ces larmes, tu ne voudrais pas que ton père s'inquiète ? »

Je remarquais tout à coup que des larmes avaient coulées sur mes joues. Je les essuyai d'un revers de la main et suivis Billy dans le salon. Après avoir servis tout le monde, je repris ma place, quand mon père me dévisagea :

« - Ça va, Bella ? » s'inquiéta mon père

« - Oui ...papa » articulais je

« - tu es sûre ? Tu es toute pâle » insista-t-il

Je jetais un coup d'œil à Billy et Jacob. L'un avait froncé les sourcils et l'autre semblait sincèrement s'inquiéter. Comment un garçon qui avait l'air si gentil pouvait il avoir un père comme celui-ci ? Je déglutis en voyant l'air de plus en plus menaçant de Billy :

« - excusez-moi, je suis fatigué …. J'aimerais aller me coucher ... »

« - Bien sur Bella ne te dérange pas pour nous » rassura gentiment Billy en se tournant vers mon père avec un superbe sourire

« - D'accord, je débarrasserais ne t'en fais pas » ajouta Charlie

« - merci papa … au revoir Jacob … Billy »

Je sentis le regard de Billy me bruler le dos jusqu'à que je fusse dans ma chambre. Je jetais mes vêtements en boule par terre, enfilai mon pyjama et me jetais sous les couvertures. Aussitôt des larmes envahirent mes joues. Je tremblai et essayais tant bien que mal d'étouffer mes sanglots, quand soudain je me rendis compte que mon téléphone portable clignotait. Je tendis le bras et appuyai pour faire apparaître le message:

Bella … merci pour le cadeau … tu m'as fait confiance, je ne pourrais jamais oublié cette première fois, je t'aime … à tout jamais. Edward

Je sentis mon cœur se déchirer en mille morceaux. Billy avait été très clair et bien que je ne sache rien de lui, il ne faisait pas le moindre doute qu'il valait mieux prendre ses menaces au sérieux. Quelque chose chez lui ne me laissait aucun doute sur ce qu'il comptait faire si jamais je n'acceptai pas d'épouser son fils … mais mon cœur refusait de dire non à Edward. Mon cœur hurlait son nom, mais je savais parfaitement que je n'avais pas le choix :

Que vas-tu dire à Edward ?…

Je ne sais pas …

Je ne peux pas lui dire …

Tu n'as pourtant pas le choix …

Je sais …

Je me roulai sur le côté … pleurant toutes les larmes de mon corps. Le lendemain j'allais voir l'homme que j'aimais plus que tout et j'allais devoir lui briser le cœur … mais il m'oubliera, il trouvera une fille moins banale que moi, il sera heureux … tout cela valait mieux que le savoir mort …. Par ma faute … ma faute. Les heures s'égrainaient lentes et douloureuses sans que je ne pusse trouver le sommeil.

POV Edward

La sonnerie stridente de mon réveil me tira de mes rêves. Je clignai des yeux en grognant et abattis mon bras sur le radio réveil. Je me redressai dans le lit et me passai la main dans les cheveux. Mes yeux se posèrent sur la photo de Bella qui trônait sur ma table de chevet. Un sourire apparu sur mon visage et une irrésistible envie de siffler s'empara de mon cœur. Je me dirigeai vers la salle de bain, cédant à cette envie, me glissant sous le jet brulant:

Tu aimerais bien que Bella soit là …

Oui... elle a un corps magnifique …

Imagine l'eau ruisselant sur ses fesses sublimes

La ferme !

Je chassais ces pensées avant d'être obligé de me satisfaire moi-même. Je me glissais dans le dressing et enfilai ce qui me passa sous la main. Je dévalai les marches en sifflant quand je tombai nez à nez avec Emmett et qu'il me dévisagea :

« - eh bien… qu'est qui t'arrives ? »

« - je n'ai pas le droit d'être de bonne humeur ? »

« - mais je te connais bien Eddiechouchou … il y a une fille là-dessous ! »

Cette réplique eu le malheur de me faire rougir et Emmett le remarqua immédiatement. Il fit un de ses sourires qui pouvait vous faire craindre le pire. Je me glissais derrière lui et fit comme si de rien n'était :

« - excuses-moi, Emmy … mais je vais être en retard si je ne vais pas déjeuner tout de suite … et tu connais maman elle ne me laisserait jamais partir sans manger »

Emmett ne répondit rien, les yeux ronds comme des soucoupes à l'entente de ce surnom débile. J'en profiter pour disparaître dans la cuisine où ma mère attendait. Elle avait déjà couvert la table de choses diverses, je pris place sur l'un des tabourets et commençai doucement par un verre de jus d'orange :

« - et voilà tes œufs et ton bacon, chéri » s'exclama ma mère en posant une assiette devant moi, elle me dévisagea à son tour et eu un petit sourire, puis se retourna sans rien dire.

Je jetai un regard à ma montre et me rendit compte que j'allais être en retard et que Bella m'attendait déjà surement. J'avalai le tout en quatrième vitesse et ramassai mon sac :

« - a ce soir maman ... »

« - A ce soir » répondit ma mère en déposant un baiser sur ma joue.

Je jetai le sac dans le coffre et bouclai ma ceinture. Plus je me rapprochai de chez-elle plus mon cœur cognait fort dans ma poitrine. C'en était presque douloureux. J'avais toujours eut ce genre de réaction quand je m'apprêtai à la retrouver mais depuis que nous nous étions avoué nos sentiments mutuel, mon cœur avait parfois quelques ratés. Je me garai devant chez elle, la voiture de Charlie n'étant déjà plus là. Je me permis d'aller frapper à la porte. La maison était silencieuse ce qui n'était pas courant, d'habitude la maison bouillonnait des cris de Bella ou des rires de son père et elle. J'allais frapper de nouveau à la porte quand elle s'ouvrit. Bella passa à côté de moi, elle avait le visage baissé. Je saisis son poignet et elle leva son visage vers moi. Elle souriait mais je voyais dans ses yeux et aux cernes qui s'étalaient sous eux que quelque chose n'allait pas :

« - tu es malade ? »

« - non … tout va bien » répondit-elle en souriant plus franchement

« - tu es sûre … »

« - oui ne t'inquiète pas pour moi »

Elle se dégagea de mon étreinte et alla s'installer dans la voiture. Nous ne parlâmes pas du trajet. Bella semblait perdu dans ses pensées, le front appuyé contre la vitre. Nous ne tardâmes pas à arriver au lycée. Comme elle semblait ne pas s'en être aperçue, je posais ma main sur la sienne. Elle sursauta comme si elle avait reçu une décharge électrique. Ses yeux évitant soigneusement les miens, je posais mes mains sur ses joues et m'emparai de ses lèvres. Elle se laissa faire et je sentis son cœur s'affoler dans sa poitrine puis elle sorti de la voiture et me fis un petit signe de la main :

« - à tout à l'heure ….. »

Elle s'éloigna rapidement et je sentais l'inquiétude envahir chaque parcelle de mon corps. Elle disparu de mon champ de vision et la première sonnerie retentit. Je me rendis rapidement en cours mais malgré mes efforts je n'arrivai pas à chasser ce malaise, je n'arrivais pas à oublier le regard triste de Bella … ni son silence… Les heures de cours passèrent avec une effroyable lenteur Je n'entendais pas ce que disait les professeurs trop obnubilé par mes retrouvailles avec Bella. Enfin la sonnerie retentit et je me rendis compte que je courrais presque pour la retrouver. Elle m'attendait à notre table habituelle et ne se rendit même pas compte que je m'asseyais en face d'elle:

« - Alors ton cours de maths c'est bien passé »

Elle sursauta de nouveau et je la vis rougir :

« - Oui … pas trop mal » répondit-elle

Mon cœur se serra… quelque chose n'allait pas et visiblement elle ne voulait pas en parler. Je remarquai qu'elle n'avait pas touché à son assiette. Le regard vissé sur ses mains, elle n'osait pas croiser mon regard :

« - tu n'as pas faim ? ... »

« - non …. pas vraiment »

« - explique moi ce qui ne va pas … je t'en prie …. »

« - Je … je vais très bien » hésita-t-elle

« - Bella… »

« - ne t'inquiète pas pour moi »

« - tu sais très bien que ce n'est pas possible » répondis-je en posant ma main sur la sienne.

Elle ne la retira pas et nous restâmes de longues minutes comme ça quand la sonnerie nous tira de ce moment angoissant et intime. Elle se leva, ouvrit la bouche plusieurs fois avant de la refermer puis elle sembla prendre son courage à deux mains pour dire:

« - après les cours … il faut que je te parle »

Mon cœur manqua un battement et l'angoisse coula dans mes veines me coupant tout appétit. Elle disparu rapidement et j'en fis de même. L'après midi fut pire que le matin, mon ventre se tordait douloureusement et mes yeux se perdaient dans le vague, les doigts crispés sur le bureau pour ne pas hurler :

Que peut-elle avoir à me dire ?

Et si c'était grave ? …

Si elle était malade ?…

et Si elle ne voulait plus de toi ?…

Je déglutis difficilement et essayai malgré tout de me concentrer. Je passai d'une classe à une autre sans réfléchir, mécaniquement. Malheureusement … ou heureusement la sonnerie de mon dernier cours me ramena à la réalité. Mon cœur s'affola dans ma poitrine et je sentis mes mains trembler. J'avançais à grande enjambé, Bella m'attendait près de la Volvo. Les yeux baissés, elle se tortillait les mains. J'essayai de faire bonne figure et m'approchai d'elle avec un sourire en coin. Elle leva les yeux vers moi et me fit un pâle sourire avant de détourner le regard de nouveau:

« - On rentre ? » la questionnais-je faisant mine d'avoir oublié ce qu'elle m'avait dit

« - Il faut que je te parle … Edward »

Elle se tourna et fit mine de me suivre. Nous nous enfonçâmes peu à peu dans le bois attenant au lycée. Elle s'arrêta au bout d'une vingtaine de minutes et se tourna vers moi sans toutefois me regarder. Elle prit une profonde inspiration et mon ventre se contracta douloureusement:

« - Edward … je… je suis désolée ... »

« - de quoi tu parles ? »

« - Je … »

« - Tu es malade c'est ça … qu'est qui ne va pas ? Dis-le-moi ! » La coupais-je anxieux

« - non … non tout va bien …. je … j'ai rencontré quelqu'un d'autre …. » Murmura-t-elle

« - Quoi ... » marmonnais-je

« - Je … je suis désolée Edward … je ne suis pas une fille pour toi »

« - Mais ... Bella… non ! Tu es la femme de ma vie ! ... » Avouais-je les jambes tremblante

« - J'ai rencontré un autre homme et je l'aime »

Ce fut comme un coup de poignard en plein cœur… Je m'appuyai contre un arbre pour ne pas tomber à genoux, serrant le poing pour ne pas hurler

« - je suis désolée, tu trouveras une fille … qui t'aime …qui te mérites »

« - je ne veux personne d'autre que toi …. »

« - tu mérites mieux que moi »

« - arrête …. » murmurais-je

« - Je vais te laisser … ne sois pas triste … je t'en prie … »

« - Bella...tu me quittes ? » suffoquais-je

« - Je l'aime … lui » dit-elle fermement

« - Non !.... »

« - S'il te plait … fais attention à toi … trouve une femme bien … »

Elle s'approcha doucement de moi et approcha ses doigts de moi sans me regarder. Je pris son menton entre mes doigts et la regardai dans les yeux ...ils brillaient, emplies de tristesse :

« - Edward ... »murmura-t-elle la voix tremblante

« - Bella dis-moi ce qui se passe ? » demandais-je inquiet.

Elle se mordit la lèvre et se dégagea de mon emprise

« - Je ne t'aime pas ! … » lâcha-t-elle

Je dus avoir l'air horrifié car elle pâlit et déglutit difficilement:

« - ça change tout … » murmurais-je faiblement

« -...adieu Edward » Elle caressa mon visage du bout des doigts avec douceur puis tourna les talons et parti en courant.

Elle disparu de mon champ de vision. Je ne pouvais plus bouger tandis que mon cœur, en battant, envoyait la douleur se propager dans chaque fibre de mon corps. Je sentis mes jambes céder sous mon poids et mon hurlement déchirant se répercuta sur les arbres. J'enfouis mon visage dans mes paumes, tremblant et j'éclatai en sanglots bruyant.

POV Bella

Je courrais aussi vite que mes jambes me le permettaient, trébuchant ça et là, m'écorchant les paumes, mais je m'en fichais ! Un hurlement douloureux retentit dans le bois et je sentis mon estomac se tordre. Je tombais à genoux dans la terre… mon ventre se contracta douloureusement et mon repas bien que peu consistant, se retrouva mêlé à la mousse verte du sous bois. Les larmes coulèrent sans que je le remarque sur mes joues. Je frappai le sol et me roulai en position fœtale :

« - Mais ... Bella… non !... Tu es la femme de ma vie ... »

Tu es ma vie mon amour, mais je le dois … je le dois pour ta vie, pour ton bonheur

« - Bella...tu me quittes ? »

J'aimerais tellement que tout ceci ne soit qu'un horrible cauchemar ! Je voudrais me réveiller dans tes bras et crier combien je t'aime !

« - Bella dis-moi ce qui se passe ? »

Cette souffrance que j'ai lu sur ton visage… ce cri que tu viens de pousser… jamais je ne pourrais me le pardonner ! Je ne pardonnerais jamais de t'avoir fait du mal ! … et toi… toi mon merveilleux Edward tu t'inquiètes pour moi, moi qui viens de te dire la pire des choses…qui te traite avec cruauté … toi que j'aime …. je suis un monstre !

La nuit commençait à tomber quand je me décidai de lutter contre ma volonté et de lutter contre mon dégout. Je me redressai et me dirigeai lentement vers la maison. La voiture d'Edward n'était plus là …. Comment allais-je supporter de ne plus le voir ? De ne plus lui parler ? Mon cœur se serra douloureusement à cette pensée. J'arrivais à la maison… J'avais à peine franchit la porte que Charlie apparu …. Il semblait furieux mais dès qu'il me vit, il changea totalement d'expression :

« - mon dieu Bella … »

« - papa »

Je fus surprise d'entendre ma voix si rauque. Il s'approcha de moi et posa sa main sur mon front :

« - tu as l'air malade, je vais t'aider à te changer … tu es couverte ... » il laissa sa phrase en suspends.

Je me laissais guider jusqu'à ma chambre.

Sans Edward ma vie avait perdu tout intérêt …

Charlie m'enleva mes vêtements. Il allait me voir nue mais je m'en fichais. Il m'aida à enfiler mon pyjama et m'allongea dans le lit. Je fermai les yeux. Mon cœur semblait sur le point de s'arrêter…

« - je vais appeler le docteur Cullen »

« - Non! » hurlais-je

« - mais enfin Bella »

« - Je t'en supplie ... » marmonnais-je

« - Bon …mais si demain ça ne va pas mieux ... »

Je vis dans ses yeux combien il était inquiet.

Demain … demain, verrais-je seulement ce jour …

N'oublis pas … tu dois tenir le coup … pour Edward …

Le lendemain, j'irais au lycée… le lendemain, je serrai seule au monde … le lendemain … je devrais faire face ... à l'homme que j'aime …. Je devrais faire semblant d'en aimer un autre …

Mais ...ta vie est sauve et c'est tout ce qui compte !

Je fermai les yeux pour tranquilliser mon père. Il ferma la porte derrière lui. Je me roulai en boule et éclatai en sanglot que j'étouffai dans mon oreiller.