Coucou les mandragores !

Me voilà de retour avec cette fanfic sur Hamilton.

Bonne lecture ! =D


Chapitre 1 : Mister JDay, monsieur

JDay se rappelait parfaitement de sa rencontre avec Antoine Daniel, il y a un peu plus de vingt-cinq ans. Quel jeune homme plein de fougue et d'ambitions ! Bavard à l'excès, mais honnête, enthousiaste et volontaire.

Cela avait eu lieu en 1776, à Paris. La révolution grondait, le roi et ses hommes ne comprenaient guère l'envie du peuple de s'émanciper et de désirer un gouvernement plus démocratique, sans souverain despotique et héréditaire. Une armée de révolutionnaires s'était créée d'elle-même. Mais elle était encore désorganisée et disparate. La population était en général de leur côté, mais bien des gens refusaient tout changement. Puis les conflits armés avaient débuté un peu partout en France.

Tout le monde s'accordait pour dire que la situation était compliquée. Les armées royales étaient à l'image des insurgés : éparpillés un peu partout. On ignorait quand une prochaine bataille allait avoir lieu, qui était dans quel camp, qui allait l'emporter. Un gouvernement révolutionnaire se mettait en place, mais il n'était pas encore organisé. Et le roi, sa famille et son gouvernement en exil en Angleterre contestaient ce pouvoir qu'ils jugeaient illégal et usurpateur.

Paris était devenu un bastion révolutionnaire, et toute personne désirant participer à bâtir un nouveau pays devait aller jusque dans la capitale. Ce fut ainsi que la rencontre entre JDay et Antoine eût lieu.

- Excusez-moi. Êtes-vous Mister JDay, monsieur ?

Antoine l'avait abordé un jour, comme ça, dans la rue.

- Ça dépend. Qui me parle ?

JDay était parfois méfiant en ces temps douteux.

- Oh, bien sûr, monsieur ! Je suis Antoine Daniel, je suis à votre service, monsieur. Je vous cherchais.

- Je deviens nerveux.

- Monsieur… J'ai entendu votre nom à Orléans. Je cherchais un cours d'études accéléré quand j'ai rencontré l'un de vos amis. Je l'ai peut-être frappé. C'est un malhonnête, monsieur. Il gère les finances ?

Il avait dit quoi ?

- Vous avez donné un coup de poing au trésorier…

- Oui ! J'ai voulu faire ce que vous avez fait. Être diplômé et ensuite rejoindre la révolution. Il m'a regardé comme j'étais stupide, je ne suis pas stupide. Comment avez-vous fait ? Comment avez-vous terminé si vite ?

Antoine était terriblement honnête. Alors il allait l'être aussi.

- C'était le désir de mes parents avant qu'ils ne meurent…

Antoine afficha un visage désolé.

- Vous êtes orphelin. Bien sûr ! Je suis orphelin aussi. Dieu, j'aimerais qu'il y ait une guerre ! Ensuite, nous pourrions prouver que nous en valons plus. Que tout le monde a négocié...

JDay le coupa tout en l'entrainant dans un café.

- Puis-je vous offrir un verre ? demanda-t-il.

- Ce serait bien.

- Pendant que nous parlons, laissez-moi vous offrir quelques conseils gratuits. Parlez moins.

- Pardon ?

- Souriez plus.

- Ha !

- Ne laissez jamais savoir aux autres quels sont vos sentiments et ce pour quoi vous êtes pour ou contre.

Antoine semblait être sidéré.

- Vous ne pouvez pas être sérieux !

- Vous souhaitez aller de l'avant ?

- Oui !

- Les fous et les imbéciles qui courent dans les rues avec leurs paroles et leurs expressions sont des hommes morts.

Le jeune Antoine allait répondre quand trois hommes débarquèrent dans le café, l'air complètement excité.

- Yo yo yo yo yo ! Quelle heure est-il ? demanda l'un d'entre eux, de petite taille et aux yeux bleus.

Il répondit à sa propre question, accompagné des deux autres qui étaient entrés avec lui.

- C'est l'heure du show !

JDay soupira.

- Comme je disais…

Mais le petit homme le coupa une nouvelle fois.

- C'est l'heure du spectacle ! L'heure du spectacle ! Yo ! Je suis Mathieu Sommet et je suis là ! Deux pintes de Sébastien Rassiat, mais je travaille pour trois, hein ! Ces manteaux rouges ne veulent pas de ça avec moi ! Mais je suis libre !

- Oui oui, mon ami, je m'appelle LinksTheSun ! Le Lancelot de l'ensemble évolutionnaire ! Je suis venu de loin pour dire "Bonsoir !" et dire au roi "Casse toi !". Qui est le meilleur ? C'est moi !

- Brrrah brraaah ! Je m'appelle François Theurel. Et moi j'ai entendu votre mère dire : « Vous venez à nouveau ? ».

- Ayyyyy ! s'écrièrent Mathieu et Links.

- Bloquez vos filles et vos chevaux, bien sûr. Il est difficile d'avoir des rapports sexuels sur quatre ensembles de corsets..., rajouta François.

- Sensationnel, ne put s'empêcher de siffler Links.

- Plus de sexe, versez-moi un autre breuvage, fils ! exigea Mathieu. Élevons un couple puis ...

- À la révolution ! hurla le trio.

- Eh bien, si ce n'est pas le prodige du collège de Rennes ! s'écria tout à coup Mathieu.

- Mister JDay ! cinfirma François.

- Donnez-nous un verset, apprenez-nous quelques connaissances ! supplia Mathieu.

JDay n'en revenait pas : qu'avaient-ils tous à venir le voir aujourd'hui à réclamer son savoir ? Surtout que le trio, quoique pas méchant, l'avait interrompu dans sa conversation avec Antoine, alors qu'il lui apprenait les premiers conseils. Sa réponse représenta son état d'esprit.

- Bonne chance avec ça : vous prenez position. Vous crachez. Nous verrons où nous atterrissons.

- Boooo ! réagirent Links et François.

- JDay, la révolution est imminente. Quel est votre but ? demanda Mathieu.

- Si vous ne défendez rien, JDay, pour quoi tomberez-vous ? rajouta Antoine.

Le trio remarqua pour la première fois sa présence.

- Ooh ! Qui vous ? Qui vous ? Qui êtes-vous ? Ooh, qui est ce gamin ? Qu'est-ce qu'il va faire ?

Dire que c'était cette bande de gamins naïfs qui allaient jouer un rôle important dans l'avenir de la France. JDay s'en serait facepalmé.


Review ? :3