Disclaimer : Rien ne m'appartient, hormis l'histoire et les quelques OC qui vont apparaître.

Bêta-Correctrice : Kitty Madness

Statut : 14 chapitres, en cours d'écriture.

Merci aux revieweurs : ElwennSnape, Le Poussin Fou, LadyMaiShakespeare, DetectiveRan008, Woubidou, PetitLutin22, starck29, cora1005line, stormtrooper2, tsumy-malnewca, Muirgheal, Aya31, Lalyh, Rose-Eliade, NinLun12, Oxytomire, Miss Homme Enceinte 2, L'anonym, aussidagility, Aurelie Malfoy, regidormanu, Chacha folla, lylylou62, Guest, Lord Cornichon, noour, Le Ceerf-Pentard, lovelylove2016, Alphane, W D Marka, Poussy, Naelys, Maeva Cerise, PrekDeva.

Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en follow !


Réponses aux reviews anonymes :

Le Poussin Fou : Merci pour ta review ! :)

Aya31 : Merci à toi pour ta review ! :D

Lalyh : Merci pour ta review ! :)

L'anonym : Wow, quelle avalanche de compliments ! Contente de voir que tout te plaît autant, c'est vraiment cool ! Pour ce qui est de l'attente, on me demande souvent de mettre plus d'un chapitre par semaine, mais logistiquement, c'est vraiment pas possible ^^ Si je fais ça, j'aurais plus de chapitres a vous proposer, parce que je n'écris plus aussi vite qu'avant (les joies de la fac), mais ne t'inquiète pas, l'attente d'un samedi à l'autre passe vite ! Merci pour ta review ! :D

Aussidagility : Ahah, c'était le but ! Merci pour ta review ! :)

Guest : Merci pour ta review ! ;)


Voilà la suite, la réunion de Sirius et Remus avec Dumbledore !

Bonne lecture ! :)


Another Story, Nicholas Hooper


Chapitre Un :

- Laissez-moi résumer, fit Remus après le monologue de Dumbledore. Vous avez besoin d'un endroit pour faire office de QG de l'Ordre, et vous avez pensé au Manoir Black, qui est le mieux protégé. Et en plus de ces protections, vous voulez ajouter un Fedilitas, dont vous seriez le Gardien du Secret.

Sirius et lui étaient dans le Bureau de Dumbledore depuis une demi-heure, et le vieux mage avait argumenté pendant vingt bonnes minutes, appuyé par les Potter. Et autant le fait que le Manoir Black devienne le QG de l'Ordre ne les dérangeait pas, poser un Fedilitas avec Dumbledore comme Gardien du Secret, c'était autre chose.

- C'est ça, acquiesça le Directeur de Poudlard.

- Non, intervint Sirius.

- Non ? répéta Dumbledore, légèrement surpris. Vous ne voulez pas que le Manoir serve de QG ?

- Pas de problème pour ça. C'est le Fedilitas, qui me pose problème. Du moins, le choix du Gardien du Secret.

- Tu crois que je laisserais mon fils dans une maison à peine protéger ? s'indigna immédiatement Lily. Dumbledore est le plus puissant d'entre nous ! S'il faut un Gardien du Secret, c'est forcément lui !

- Ton fils n'est même pas en danger ! s'exclama Sirius avec colère. Voldemort se fout pas mal de lui ! Celui qu'il veut tuer, c'est Harry !

- Tristan est le Survivant !

- Lily… essaya d'intervenir James.

- Vous n'étiez même pas là ! s'écria l'actuel Lord Black. Alors que vos fils étaient menacés, vous preniez tranquillement le thé ici ! Alors ne crois pas savoir ce qu'il s'est passé, Lily ! C'est Harry que Voldemort a attaqué, et c'est Harry qui a survécu au Sortilège de Mort ! Et si ton arrogant de fils n'est pas mort dans ce cimetière, c'est uniquement grâce à Harry !

- On ne peut pas dire qu'il ait protégé le jeune Diggory, en tout cas ! rétorqua la rousse, acide.

- Lily ! s'exclama son mari, choqué.

- Parce que tu as su protéger Mary, peut-être ? lui rappela Sirius, le visage haineux. Tu étais là ! Et pourtant, Mary est morte pour te protéger ! Telle mère, tel fils, à ce que je vois !

- Sirius ! le réprimanda à son tour Remus.

Le Loup-Garou prit le bras de son compagnon, le faisant légèrement reculer. Ce dernier ne se calmait pas, le regard noir braqué sur la Née-Moldue.

- Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ? continua le Loup avec colère. Voldemort est de retour, il veut tuer notre fils et vous vous disputez comme des enfants de cinq ans ! Vous êtes des adultes, comportez-vous comme tels !

- Je n'ai aucun ord –

- Lily, l'interrompit sèchement James. Remus a raison. Nous sommes en guerre, ce n'est pas le moment de se déchirer. Il faut qu'on reste uni ! On reprendra ce genre de disputes quand Voldemort aura disparu.

- Sirius, vous disiez que le choix du Gardien du Secret était inapproprié, reprit Dumbledore après quelques minutes de silence. Puis-je savoir pourquoi ?

- Vous êtes une des principales cibles de Voldemort, expliqua-t-il une fois calmé. Le deuxième de sa liste, en fait. Vous prendre comme Gardien du Secret serait trop risqué. Il faudrait quelqu'un de moins exposé, de moins évident.

- Tu vas encore nous proposer de prendre Peter ? intervint de nouveau Lily, sarcastique.

- Si c'est pour dire des choses comme ça, tu ferais mieux de te taire, intervint sèchement Remus.

Il savait que son compagnon s'en voulait encore. C'est lui qui avait eu l'idée de faire de Peter le Gardien du Secret de James et Lily, mettant Harry et Tristan en danger. Sirius ne se l'était pas pardonné, même quatorze ans après.

- Il faudrait que ce soit quelqu'un que Voldemort ne voit pas réellement comme une menace, reprit ce dernier. Pas Severus, parce que cela ruinerait sa couverture d'espion pas Maugrey, les Mangemorts veulent tellement le tuer…

- Ce sera moi, intervint le Loup-Garou alors que son compagnon continuait d'énumérer chaque membre de l'Ordre.

- Hors de question ! s'exclama immédiatement l'Animagus.

- Ce notre Manoir, Sirius, on ne peut pas demander à quelqu'un d'autre de mettre sa vie en jeu pour protéger notre maison.

- Alors ce sera moi !

- Non, refusa son amant. Tu es toi aussi une cible. Bellatrix donnerait tout ce qu'elle a pour te voir mort. Moi, on ne veut me tuer que pour faire du mal à Harry.

- Mais…

- Ma décision est prise, le coupa fermement l'ancien Maraudeur avant de se tourner vers Dumbledore. Je serais le Gardien du Secret.

Le Vainqueur de Grindelwald acquiesça, n'essayant même pas de discuter.

- Quand serait-il possible de mettre le Sortilège en place ? demanda-t-il.

- Venez ce soir, lui dit Remus. Comme ça, les membres de l'Ordre pourront commencer à arriver dès demain. Nous ferons en sorte de préparer le Manoir à temps. Est-ce que certains y resteront tout l'été ?

- Les Weasley, les Lovegood, les Londubat, et nous, répondit James à la place de Dumbledore. Et il y aura aussi Hermione, elle séjourne chez les Weasley cet été.

- Est-ce que cela veut dire qu'Harry, Neville, Théo, Ginny, Luna, Elizabeth, Hermione, Tristan et Ron vont devoir se côtoyer pendant deux mois ?

- Théo ? releva Dumbledore en arquant un sourcil.

- Nott, explicita Remus. Il vit chez nous.

- C'est un fils de Mangemort ! se hérissa immédiatement Lily.

- Tu viens de le dire, un fils, cingla immédiatement Sirius. Il n'est en rien responsable des choix de son père. Théo est un des meilleurs amis d'Harry, et il a voulu quitter le domicile familial pour sa sécurité. Sa présence n'est pas à négocier. Il est au Manoir depuis leur retour de Poudlard, et il y restera le temps qu'il voudra.

La rousse ouvrit la bouche, mais un regard de son mari la coupa dans son élan. Elle ne dit rien, mais ses traits se durcirent, signe de sa colère.

Il y eut un silence, Lily ruminant de son côté alors que les quatre autres réfléchissaient.

Remus songeait surtout à la future cohabitation des adolescents. Autant Hermione ne posait pas de problèmes, autant Tristan et le jeune Weasley, qui avaient l'habitude d'être vindicatifs envers les Serpentard, risquaient de ne pas comprendre ce qui allait leur arriver.

- Comment va Harry ? demanda finalement Dumbledore, un trait soucieux se formant sur son front.

Cela suffit à sortir les quatre adultes de leurs pensées. Sirius et Remus se firent plus attentifs alors que Lily renifla avant de sortir du Bureau, suivi de James qui adressa un signe de tête aux trois autres avant de fermer la porte.

- Harry…, hésita Sirius. Il ne va pas bien. Il…

L'Animagus se tut en grimaçant, ne sachant pas comment expliquer l'état de son fils adoptif.

- Il est triste, et en colère, poursuivit-il. Contre lui-même, contre Voldemort, et contre…

- Moi, devina le Directeur de Poudlard. Je peux le comprendre. Mon devoir est de protéger mes élèves, et je n'ai pas été à la hauteur, cette année.

- Ce n'est pas exactement ça, objecta doucement Remus. Harry sait que vous connaissiez Alastor Maugrey, que vous êtes amis tous les deux. Il vous en veut de ne pas avoir remarqué l'usurpateur… Il sait que ce n'est pas réellement de votre faute, que Croupton a fait en sorte de ressembler le plus possible à Maugrey, mais…

- Il a perdu un ami, l'interrompit Dumbledore. Il a vu un ami mourir devant lui. Il a parfaitement le droit d'être en colère, surtout que ce n'est pas la première fois.

- Par – pardon ? bégaya presque Sirius, ahuri. Qu'est-ce que vous venez de dire ?

- Que cela n'a pas été la première fois que votre fils voyait un ami mourir devant lui, répéta obligeamment Dumbledore.

- Comment est-ce que… ?

Aucun d'eux n'en avait parlé, à personne. Harry leur avait dit avoir mis Neville au courant pendant sa Troisième Année, sans savoir réellement pourquoi il l'avait fait puis le reste de ses amis le soir de l'arrivée des Delacour et de Sébastien à Poudlard, mais c'est tout. Personne d'autre n'est censé être au courant.

- Le jour de l'arrivée des Délégations Étrangères, l'année dernière, le jeune M. Latour a eu une discussion assez… animée avec Harry, leur révéla le Directeur. Ils parlaient français, mais j'ai parfaitement compris. Et le frère de M. Latour a été évoqué dans la conversation.

- Harry est-il au courant que vous… ? questionna Sirius, anxieux.

- Que je sais ? termina à nouveau Dumbledore. Oui, il le sait. Je ne lui en ai pas parlé, et je ne lui en parlerais pas, considérant que c'est un élément de son passé dont je n'aurais jamais dû être mis au courant.

Les deux Tuteurs d'Harry froncèrent légèrement les sourcils, étonnés.

- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Albus Dumbledore ? souffla finalement Sirius, sincèrement surpris par les paroles de l'homme en face de lui.

- Voulez-vous être plus précis, mon cher ? s'enquit ce dernier, une étincelle de malice dans les yeux.

- Ne le prenez pas mal, Albus, mais vous avez été toujours été plus… manipulateur, dirons-nous, développa Remus, choisissant ses mots avec soin. Vous ne vous gênez pas pour vous mêler des affaires des autres, et vu que vous avez découvert qu'Harry est le véritable Survivant, nous pensions que vous essayeriez d'interférer dans sa vie comme vous l'avez fait avec Tristan. Prendre en charge un éventuel entraînement, vous placer en tant que mentor, ce genre de choses…

- Je mentirais si je vous disais que je n'y ai pas pensé, dit Dumbledore. Mais j'ai déjà assez interféré dans la vie d'Harry. Même s'il dit ne pas m'en vouloir, et même si je pensais réellement bien faire, c'est moi qui suis à l'origine de son abandon. De plus, vous l'avez entraîné depuis qu'il est tout jeune, et vous vous en sortez très bien. Je sais aussi que Severus gardera un œil sur lui, et je lui fais confiance. Il n'y a aucun besoin que je me mêle de son entraînement ni de sa vie en général. Harry Potter-Black-Lupin est mon élève, que je surveillerais surement un peu plus que les autres, mais il reste qu'il est seulement mon élève. Et un futur collègue au Magenmagot.

Les yeux du Président-Sorcier de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers pétillèrent encore plus en voyant les visages étonnés de ses anciens élèves.

- Maintenant, Messieurs, si vous voulez bien m'excuser, j'ai plusieurs choses à organiser avant ce soir, enchaîna-t-il, un sourire au coin des lèvres. Vous pouvez utiliser ma cheminée pour retourner au Manoir Black, évidemment.

Les deux hommes acquiescèrent distraitement, prenant la direction de la cheminée de Dumbledore sans réfléchir, toujours étonné par le discours que le vieux mage leur avait tenu.

En voyant leurs regards vides alors qu'ils atterrissaient dans la cuisine, Harry se leva de sa chaise, inquiet :

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il, presque hystérique. Il y a eu une attaque ? Voldemort s'est montré ? Quelqu'un est mort ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien, Harry, tout va bien, le rassura immédiatement Remus en le prenant par les épaules.

- Sûr ? insista l'adolescent.

- Sûr et certain, intervint à son tour Sirius. Dumbledore nous a juste dit quelque chose qui nous a étonnés.

A la mention de Dumbledore, les yeux d'Harry étincelèrent de colère, lui faisant perdre son air inquiet. Il se réinstalla près de Théo, le visage impassible.

- Alors, cette réunion ? demanda-t-il finalement.

- Il a été décidé que le Manoir serait le QG de l'Ordre.

Les deux garçons acquiescèrent, ni l'un ni l'autre n'ayant besoin qu'on leur explique ce qu'était l'Ordre. Autant Harry avait grandi bercé par les histoires datant de la Première Guerre, autant Théo avait entendu son père parler avec certains de ses collègues. L'Ordre du Phénix n'était donc un mystère ni pour l'un, ni pour l'autre.

- On va faire installer un Fedilitas sur le Manoir, et certains membres vont venir habiter ici, continua le Loup-Garou.

- Qui ça ? s'enquit le Survivant.

- Les Londubat, les Lovegood, les Weasley et les Potter, répondit Sirius, observant avec soin la réaction de son fils adoptif.

Les épaules de ce dernier se crispèrent légèrement à la mention des Potter, mais il ne laissa rien paraître de plus. Sirius échangea un regard rapide avec Remus, mais aucun d'eux ne commenta.

- On va devoir préparer la maison pour leur arrivée, enchaîna donc l'actuel Lord Black. Préparer les chambres, faire un peu de rangement… Les Elfes vont nous aider, mais on aura besoin de vous pour que tout soit prêt, les garçons.

Théo acquiesça, de même qu'Harry, qui songeait qu'aider à préparer la maison l'aiderait peut-être à penser à autre chose qu'à ce qu'il s'était passé dans le cimetière il y a moins d'un mois.

- Quand arrivent-ils ? demanda le jeune Lord Nott.

- Dumbledore vient ce soir pour l'installation du Fedilitas, et les autres commencent à arriver demain, répondit Remus. Alors au travail, tout le monde !

Les adolescents se levèrent sans rechigner, prenant la direction des étages pour préparer les chambres alors que Sirius prenait la direction du salon, sûr d'y trouver leurs Elfes.

- Kreattur ? Dobby ? appela-t-il.

Deux « Pop » l'avertirent de l'arrivée des deux Elfes, et il se retourna.

- Maître Sirius à appeler Dobby ? babilla l'ancien Elfe des Malfoy. Qu'est-ce que Dobby peut faire pour Maître Sirius ?

- Est-ce que vous pourriez nous aider à préparer les différentes chambres du Manoir ? demanda-t-il. On va avoir des invités.

Les deux Elfes acquiescèrent, et alors que les oreilles de Dobby frétillèrent d'excitation, Kreattur se contenta d'une courbette raide avant de disparaître.

En revenant dans cette maison, Sirius avait cru que le vieil Elfe essayerait de lui mener la vie dure. Mais il était Lord Black, et Kreattur se devait de lui obéir. De plus, l'Animagus avait fini par comprendre que sa mère avait laissé des ordres très stricts à son serviteur, l'obligeant à le servir fidèlement si jamais Remus et lui revenaient vivre ici.

Et autant la présence de l'Elfe avait rappelé de mauvais souvenir à Sirius au début, autant à présent, l'avoir avec lui ici était quelque chose de réconfortant. Il était le seul lien avec son passé – le portrait de sa mère ne comptait pas –, donc l'ancien Maraudeur avait décidé de le laisser tranquille, tant que l'Elfe lui obéirait.

Ils passèrent la journée à organiser le Manoir, et le soir, Dumbledore se présenta dans leur cheminée pour exécuter le Sortilège Fedilitas. Après une bonne demi-heure de rituel, et après avoir tracé des arabesques complexes avec sa Baguette, le Directeur fit de Remus le Gardien du Secret du QG de l'Ordre. Ce dernier leur avait immédiatement transmis le secret avant d'écrire une même phrase sur trois parchemins différents, pour leurs invités.

« Le quartier général de l'Ordre du Phénix est au Manoir Black, 12 Square Grimmaurd. »

Le lendemain, Sirius, Remus, Harry et Théo se tenaient dans le Hall, attendant les membres de l'Ordre. Il avait été décidé que pour plus de discrétion, ils passeraient par la côté Moldu.

Comme si une bande de roux débarquant de nulle part, c'était discret, pensa Harry en voyant les Weasley et Hermione entrer dans le Manoir, introduits par Dumbledore.

Et alors que Ron le fusillait du regard, Ginny courait le prendre dans ses bras, le serrant à l'étouffer quelques secondes avant de le relâcher pour saluer Théo.

Harry salua les autres d'un signe de tête alors que Remus invitait Arthur, Molly et leurs enfants à s'installer dans le salon. Alors que le Hall se vidait, la porte s'ouvrit à nouveau, laissant passer Neville et sa Grand-Mère, ainsi que Luna et son père.

L'Héritier Black eut un sourire intérieur en voyant ses deux amis, mais il ne laissa rien paraître, leur adressant un signe de tête. Autant Neville lui jeta un regard étrange, autant Luna lui retourna son salut, prenant ensuite la main du Gryffondor pour rejoindre le salon.

Enfin, les Potter arrivèrent, et alors que Potter Mère le fusillait du regard et qu'Elizabeth le fixait avec de grands yeux, Harry se contenta à nouveau de faire un signe de tête avant de tourner les talons, prenant la direction des étages.

Lily eu un reniflement dédaigneux, mais elle suivit Dumbledore au salon, rejoignant les autres.

- Où est Harry ? demanda Ginny en voyant la famille Potter entrer dans le salon.

- Il est monté, répondit Lizzie. Il semblait… fatigué.

La Serdaigle avait hésité, mais les amis d'Harry comprirent. Les regards se dirigèrent vers Théo, qui leur fit rapidement signe qu'ils parleraient de cela plus tard.

- À ce que je vois, on a pas enseigné la politesse à ce garçon, railla Lily.

Sirius se tourna vers elle, apparemment sur le point de lui répondre vertement, mais quelqu'un d'autre le fit à sa place :

- Parce que vous vous inquiétez de l'éducation d'Harry, maintenant, Mrs Potter ? C'est étrange, étant donné que vous avez voulu le renier…

Tout le monde se tourna vers l'origine de la voix, pour voir Neville fusiller Lily Potter du regard, le dos droit et la posture fière.

- Neville ! s'exclama Augusta, indignée. Excuse-toi immédiatement !

- Non, refusa de suite le futur Lord Londubat.

- Neville ! répéta sa Grand-Mère, offusquée.

- Je ne m'excuserais pas, répéta le Gryffondor, ne quittant pas des yeux la Professeur d'Étude des Moldus. Cela fait quatre ans que nous sommes à Poudlard, et cela fait quatre ans que cette… femme s'acharne sur Harry ! Au cas où vous l'auriez oublié, vous l'avez abandonné, vous n'avez rien à redire de son éducation ou de son comportement ! Et soit dit en passant, Sirius et Remus ont bien mieux élevé Harry que vous n'avez élevé Tristan !

L'actuelle Lady Potter ouvrit la bouche, prête à répondre, mais une autre voix la coupa :

- L'accuser du meurtre de M. Croupton n'a pas suffi, n'est-ce pas ? fit Luna, la voix inhabituellement claire et sérieuse. Vous ne pouvez tout simplement pas le laisser tranquille ?

La plupart des personnes présentes haletèrent, pas au courant de l'accusation des Potter envers Harry. De suite, le regard d'Augusta, qui était toujours braqué sur son petit-fils, se dirigea vers la femme de James Potter.

- Vous avez fait quoi ?! s'indigna-t-elle.

- Pour information, Harry a vu son ami mourir devant lui, reprit l'Héritière Lovegood, il est donc normal qu'il ne soit pas d'humeur à supporter vos remarques. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un ami qui a besoin de moi.

Elle sortit ensuite du salon, prenant à son tour la direction des étages. Ginny, Neville, et Théo la suivirent de suite. La cadette Potter sembla hésiter quelques instants avant de prendre le même chemin.

- Elizabeth, reste ici ! lui ordonna immédiatement sa mère.

- Non, maman, répondit-elle sans se retourner. Harry est mon frère, au même titre que Tristan, et il a besoin de moi.

Elle sortit ensuite du salon, suivant les amis de son frère en direction de la chambre de ce dernier.

Quand ils entrèrent, ce fut pour voir l'Héritier Black allongé au milieu de son lit en fixant le plafond. Lizzie n'hésita pas avant de monter sur le lit, se calant contre lui.

Harry sursauta légèrement en la sentant se coller à son flanc, mais il ne fit rien pour se dégager. Luna suivit l'exemple de sa condisciple de Serdaigle, se plaçant de l'autre côté de l'aîné Potter. Les trois autres prirent également place sur le lit, mais personne ne rompit le silence.

Ils restèrent ainsi toute la soirée, ne descendant que pour le dîner. L'Héritier Lupin ne dit pas un mot de tout le repas, mais il mangea plus que d'habitude, ce que Théo et ses Tuteurs remarquèrent tout de suite.

Ils passèrent la soirée tous les six dans la chambre d'Harry, et ils finirent par s'endormir ensemble, toujours sans qu'aucune parole ne soit échangée.


Voilà pour le premier vrai chapitre de ce Tome, j'espère qu'il vous a plu !

Comme vous pouvez le voir, Harry ne va pas très bien (euphémisme), et cela n'ira pas mieux tout de suite ! Ce qui peut être compréhensible, en prenant en compte la fin du Tome IV, mais je pense que je n'ai pas besoin de vous rappeler ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ?

Oh, et concernant Dumbledore... Sa mea culpa n'était pas réellement prévu, au début, je l'ai écrit sans vraiment m'en rendre compte, mais au final, je trouve ça logique... Ce cher Directeur sait quand même reconnaître ses erreurs, donc je me suis dit pourquoi pas ! Des commentaires ? ^^

Et sinon, que pensez vous de cette colocation ? Ennuis en vue, ou les choses vont se calmer d'après vous ?

Je pense que le reste est plutôt clair, mais comme toujours, si vous avez des questions, n'hésitez pas !

On se retrouve la semaine prochaine (le 28/01) pour la suite !

SauleMarron19427, pour vous servir !