Bonjour tout le monde voilà un nouveau chapitre de 'apprendre à aimer' :D
J'espère que le précédent vous a plu et j'espère que celui là encore plus, de plus je voulais m'exuser pour la newsletter, ce n'est pas la bonne donc pour ceux d'entre vous qui s'y serait inscrit désinscriver vous svp :S je ne pourrais malheureusement pas mettre de NL en place pour ce compte étant donné mon manque de temps. Donc mettez moi dans vos favoris google et regarder quand les nouveaux chapitres arrivent ;)
Sur-ce, bonne lecture.
Chapitre deux : l'ange
Bella's PoV
Une douleur lancinante sur l'arrière de mon crane me fit petit à petit rouvrir les paupières. Ma vision était floue, je voyais des gens s'agiter, tous mes membres étaient engourdis et je me rendis compte que j'avais froid. Ma vision redevint nette et j'aperçus un homme, pas plus de 20 ans, devant moi. Un ange. Mon ange. Je me rappelais alors ce qu'il s'était passé et je me rendis compte que j'avais perdu connaissance. Mon corps quitta le sol et l'ange disparut. J'essayais de me relever, complètement paniqué.
A la place, plusieurs autres personnes, la plus part des garçons l'avaient remplacée. Des images me revinrent en tête. Ses mains sur mon corps. Ma respiration se fit saccader. Sa bouche sur la mienne. Mon corps eu un soubresaut. Son sexe dur contre mes fesses. Un hurlement m'échappa. Tout, je revoyais tout, absolument tout. Tout était encore plus net que d'habitude.
- NE ME TOUCHEZ PAS !!! Hurlais-je pour la deuxième fois.
C'était comme si j'étais dans un monde externe. Où je voyais le diable partout, encore et encore. Partout. Je me débattis et je sentis mes yeux se noyer dans les larmes. Face à ma réaction j'entendais des « mais qu'es-ce qu'elle à », « qu'es-ce qui lui prend ? » fuser. Cela me mit encore plus hors de moi, car moi seule ici pouvait comprendre.
J'étais hors de moi, dans les deux sens. Puis, comme un sauveur, une voix d'ange se fit entendre, l'ange de toute à l'heure un ténor magnifique, une voix douce et mais sèche.
- Eloignez-vous d'elle !
J'avais l'impression de tout savoir sur la personne à qui appartenait cette voix, alors que je ne l'avais jamais entendue. C'était un homme mais sa voix m'apaisais, me berçait. Elle ne me faisait pas peur, elle noyait mes pires cauchemars. Mes soubresauts se calmèrent et je vis arriver au-dessus de moi l'ange. La voix ne pouvait que lui appartenir.
- Chut… Me souffla-t-il en caressant mes cheveux pour m'apaiser alors que je ne l'avais jamais vu avant et que lui ne n'avait probablement jamais rencontré non-plus. Mais pourtant on aurait pu croire qu'il me connaissait par-cœur, il avait sut comment calmer ma panique. Les gens autour de nous semblaient ne pas savoir se qu'il se passait mais peut m'importait, ils étaient des éléments sans importance, juste un arrière plan.
Mon cœur ralentit son rythme et ms larmes séchèrent lentement. Je pouvais enfin voir son visage et l'observer. Il avait une mâchoire plutôt carrée et une bouche fine que je voulais toucher du bout des doigts.
Ses cheveux étaient un mélange entre le roux et le brun, ce qui donnait une magnifique couleur cuivré. Ils n'étaient pas coiffés et partaient dans tout les sens. J'aurai voulu y passer la main. Quand à ses yeux… ses yeux… je n'en avait vu de semblables. Un mélange de bleu et de vert profond. Je m'y perdis un instant, jusqu'à qu'une voix, cette fois familière me fasse sortir de ma contemplation.
- BELLAAAA !
Je relevais la tête pour voir Emmett et Rosalie arrivés main dans la main en courant vert moi. Leurs visages étaient complètement paniqués. L'homme qui m'avait rassuré avait disparut, comme si ce n'avait été qu'un rêve, qu'un tour de mon imagination.
- Bella ? Tu m'écoutes ? Tu nous as fait une de ses peurs ! Tu vas bien ?? Emmett me secouait.
Je le regardais bêtement me posant plein de questions. Je ne comprenais plus rien. L'ange avait disparut me laissant une sorte de vide en moi. Un médecin me sauva en demandant à Emmett de se dégager.
- Il faut que nous l'emmenions à l'hôpital pour voir s'il n'y a pas de commotion cérébrale.
Hôpital ? Mon cœur tambourina très fort dans ma poitrine, ma respiration se fit saccader. NON ! Pas d'hôpital, plus jamais d'hôpital. Mes mains tremblèrent.
- Non ! NOOON !!! Criais-je.
Les gens ici présents, de plus en plus nombreux, devaient me prendre pour une folle mais peut m'importais, je m'étais toujours promis de ne jamais remettre les pieds dans un hôpital.
Je me relevais brusquement du brancard et me débattis. Plein de main essayaient de me remettre en place. Mais je cognais plus fort. Je voyais Emmett complètement paniqué et très en colère, Rosalie, elle, semblait vouloir pleurer, ou pleurait déjà.
- NE-ME-TOUCHEZ-PAS ! Articulais-je.
J'assenais un coup de poing dans la figure d'un médecin et partit en courant. Ma tête me faisait mal, de plus en plus mal mais je continuais à courir encore plus vite. C'était comme si mon instinct de survit c'était tout d'un coup réveiller. Mon corps tremblait et j'entendais des pas affolés derrière moi, à moins que ce soit les miens ?
J'avais soudain l'impression d'être suivit. Les souvenirs affluèrent dans ma tête. Je doublais l'allure, coupant les routes, les voitures klaxonnaient et pilaient mais plus rien ne m'importait. Je ne savais plus ou j'étais, plus qui j'étais, plus ce que je faisais là, à courir. Mais je savais juste qu'il fallait que je coure. C'était devenu vital. J'essayais de faire se que je n'avais pas réussi à faire un an plutôt : m'enfuir. Des images que j'avais mises tant de temps à faire disparaitre remontèrent à la surface.
Je le voyais. Son souffle frôlant mon cou, ses mains créant des bleus sur mon corps meurtrit. J'avais tellement honte. Mes pieds se croisèrent et je tombais au sol. La douleur dans ma tête était insoutenable, les souvenirs étaient insoutenables, le mal que me faisaient mes jambes à force de courir était insoutenable mais j'essayais de me relever quand même. Mon corps fut pris de soubresaut. Mes mains, ensanglantées relevaient mon corps douloureux. Je me remis à courir, les voix derrière moi se firent plus présentent, il me rattrapait.
N'y tenant plus, j'abandonnais, je lui laissais mon corps, encore une fois? Une partie de ma tête me hurlaient que j'avais tord, que ce n'était pas lui, pas encore une fois, et ça je le savais que dernière moi il n'y avait pas une personne pas plusieurs, dont les deux personnes les plus importantes de ma vie. Mais ce n'est pas que ça, le déjà vécu à déclenché quelque chose que je ne peux pas contrôler. Mon corps ne veut pas resouffrir. La peur d'être attaqué n'est pas vraiment la raison pour laquelle j'ai couru mais c'est fuir, juste fuir, tout fuir. Je me laissais tomber à genoux en plein milieux de la route, priant pour que la prochaine voiture ne m'épargne pas.
Je voulais mourir, comme la première fois. Je savais à quoi m'attendre alors cette volonté était encore plus forte. Plus forte que tout. Je me roulais en boule, entourant mes genoux de mes bras et pleurait, hurlait, comme jamais. Je laissais échapper tout ce que j'avais retenu ces dernier mois. Je ne pensais pas qu'il y en avait autant. Alors je continuais. Je n'entendais plus aucun bruit. Peut-être que j'étais morte ? Peut-être que la voiture que j'attendais avait enfin réalisé mon vœux ? À cette pensée je me calmais et relevais la tête, complètement paniquée, NON, je ne veux pas mourir ! Mais j'étais toujours dans rue.
Il y avait des voitures arrêtées, les passagers me regardaient comme si j'étais complètement folle. Le suis-je peut-être ? Personne n'osait klaxonner. Puis, je croisais son regard. L'ange. Je voyais son visage et mon cœur se serra. Cet inconnu dont je n'avais vu le visage que quelques secondes, dont je n'avais entendu la voix que pour que quelques phrases me fassent de la peine. Son visage semblait torturé, comme si il avait mal de ma propre souffrance. Plus rien n'existait autour de moi à par ce visage et ses yeux fabuleux.
Une bulle nous enveloppait et je ne pouvais pas sortir mon regard du sien, c'était vital comme si quand ce regard vert hypnotisant me faisait vivre, comme courir quelques secondes plus tôt. Je ne l'ai pas vu s'approcher de moi, je sentis juste sa paume se poser sur ma joue délicatement, en une douce caresse douce et tiède. Il me sourit et m'aida à me relever.
La bulle se brisa et je revins à la réalité mais j'étais calmée et sereine. Emmett, le visage baignée dans les larmes s'approcha de moi et me serra fort dans ses bras. Quelques sanglots s'échappèrent de sa gorge et se dirigèrent droit dans mon cœur. Je me sentais si coupable de le faire souffrir autant. Il me lâcha environ une minute après et je lui souris faiblement. Les voitures, qui regardaient toujours les spectacles commençaient à s'impatienter.
Je passais dans les bras de Rosalie qui sanglotait elle aussi à chaudes larmes. Me murmurant des paroles rassurantes. On se déplaça sur le trottoir et les pompiers - agacés - partirent après s'être assuré que j'allais bien. Je cherchais l'homme aux yeux verts pour finalement le trouver main dans la main avec Emmett qui semblait le remercier.
Rosalie me prit par les épaules et je ne le vis plus, il avait disparut. Je ne réagis pourtant pas, mes jambes tremblaient et mes mains ensanglantées commençaient à me lancer. Emmett revint vers nous et me prit dans ses bras. Je plongeais mon visage dans son torse, me délectant de sa chaleur rassurante.
Je dus m'endormir car quand je me réveillais j'étais dans ma chambre, dans mon lit avec mes sous-vêtements et mon T-shirt de la veille. Mais à peine eu-je le temps de virer au rouge que mon esprit repassa en boucle la scène avec l'homme inconnu. Ses yeux bleus-verts et ses cheveux pas coiffés m'obsédaient. Je ne pensais pas pouvoir redire ça d'un homme aujourd'hui, étant donné les circonstances.
Mais pourtant en le voyant, en entendant sa voix rassurante et en sentant ses mains sur mon corps aucune alarme me criant de m'éloigner vite ne se déclenchait dans ma tête. Au contraire il était tout le contraire de quelque chose qui fait peur, d'un homme qui fait peur. Il est comme un aimant, il m'attire et m'apaise.
Coupant cours à mes réflexions une grosse carrure imposante entrât dans la chambre sans faire de bruit. Emmett devait croire que je dormais encore. Je bougeais légèrement et me mis dos à lui en fermant les yeux. Un petit sourire était installé sur mon visage.
J'avais l'habitude de faire ça avec Emmett, et le pauvre n'y voyait que du feu, croyant que je dormais encore profondément. Mais ses moments pour moi avec mon frère était des moments privilégiés que je ne voudrais en aucun cas gâcher car je sais que tout ce qu'il fait en croyant que je dors il ne le ferait jamais en sachant que je suis réveillée.
Comme prévu Emmett se glissa sous les couettes et m'approcha doucement de lui. Je me mordis la langue pour arrêter de sourire et me délectais du moment. Mon dos était collé contre son torse et ses mains caressaient tendrement mes cheveux. La culpabilité de le faire souffrir qui m'avait envahie hier de le faire souffrir avec Rose remonta doucement en moi.
Je n'eu bientôt plus besoin de me mordre la langue et les larmes me montèrent aux yeux. Pourtant, je résistais ne voulant pas le voir souffrir encore plus. Emmett était la personne la plus importante de ma vie, venait ensuite Rosalie. Avant la mort de mes parents Emmett et moi étions de simple frères et sœurs, se chamaillant (gentiment) et qui rigolaient ensemble. Mais les moments de tendresse étaient vraiment rares. Emmett a toujours été très protecteur envers moi-même si il essayait de le montrer le moins possible.
Je sais par exemple que c'est lui qui allait voir avec ses amis mon petit-amis du moment et le menaçait. Le lendemain était souvent le jour de la rupture. Je ne lui en ai jamais voulu car mes petit-amis (très peu nombreux) étaient aussi des petit-imbéciles et ça ne me faisait ni chaud ni froid de devoir me séparer d'eux.
Emmett du voir que j'étais réveillée car il me tourna contre lui et me serra très fort dans ses bras. Les larmes effluèrent de mes yeux à ce geste car je sais qu'il avait eu très peur.
- J'ai eu tellement peur. Souffla-t-il dans mes cheveux.
Des sanglots firent tressauter mon corps.
triste, triste, triste hein ?
dites moi ce que vous en penser et surtout commenter ;)
RDV au prochain chapitre
PS: si vous avez une question, ou des questions, surtout n'hésitez pas !!
