Salut à tous, j'espère que vous vous portez à merveille!
Je tiens à remercier chacun d'entre vous pour vos reviews, je suis ravie de constater que cet AU vous plaît.
Pour répondre à une charmante revieweuse qui se reconnaîtra, je n'ai malheureusement pas de planning fixe de sortie de chapitres, je suis tout simplement incapable de m'y tenir. En revanche j'essaye en général d'être le plus rapide possible, ne soyez donc pas étonnés si les chapitres prennent un voire deux mois à sortir (non ne me tapez pas!). Surtout que mes études me prennent pas mal de temps et drainent mon énergie. Je risque d'être absente pendant 5 semaines.
Mais assez parlé, je vous laisse lire ce deuxième chapitre!
L'odeur du feu et de l'essence, ce parfum fort et irritant parvenait à l'Assassin comme un douloureux rappel de ce qui allait suivre. Perché sur le plus haut toit alentour, il scrutait chaque détail minime du décor, les faits et gestes de chaque individu.
82 personnes dont 13 Templiers et le Grand Maître de l'Ordre, 50 membres issus de familles nobles dont la famille Xavier/Marko, la famille Frost et la famille McFassy. Etaient également présents 10 membres de l'église et 9 personnes qu'Erik ne parvenait pas à identifier.
La Tour de Londres étaient totalement encerclée de gardes postés au sol et des tireurs surveillaient l'horizon, prêts à faire feu. La mission s'avérait plus compliquée qu'il ne l'avait imaginé.
Puis un bruit de foule résonna dans la cour, les regards de mépris se tournant vers les deux individus qui venaient de faire leur entrée malgré eux. Jakob et Edie Lehnsherr. Ses parents. Solidement attachés par des chaînes forgées dans un épais métal. Leurs visages ne laissaient transparaître aucune expression, par même de la peur. Erik porta alors son attention sur l'homme qui venait de se lever, une cape blanche ornée d'une croix rouge tombant sur ses épaules et le début de ses bras. Il avait l'air foncièrement mauvais aussi l'Assassin n'eut aucune difficulté à l'identifier.
"Shaw..." murmura l'irlandais, serrant son poing inconsciemment.
Voici donc l'homme à la tête de l'Ordre, le grand maître Sebastian Shaw. Comment l'ignorer alors que celui-ci arborait un sourire en coin et un peu trop fier alors que les parents d'Erik étaient ligotés à un potto de bois, maintenus par chaînes et cordes. A leurs pieds, de la paille imbibée d'essence s'entassait. Un prêtre se leva et prononça son discours, citant une partie de la Bible.
"Et puissiez-vous être purifiés par le feu sacré de Dieu!" termina-t-il.
Ce fut à cet instant que l'Assassin descendit discrètement de son point d'observation, profitant d'une faille dans le système de sécurité des gardes pour s'approcher de la foule qui s'amassait dans la cour. Il s'y dissimula telle une ombre et attendit. Shaw se saisit alors d'une torche et la brandit, récoltant au passage les acclamations de ses fidèles. Mais avant même qu'il n'eut le temps de la jeter dans la paille, Erik s'élança, sortant des Ténèbres et bondit sur le Grand Maître. Malheureusement, ce dernier était bien plus malin et habile qui ne l'envisageait et il évita l'assaut sans la moindre difficulté, menaçant son agresseur par le feu qui consumait sa torche. Les gardes réagirent tout aussi vite et bientôt, Erik fut encerclé par l'ennemi, lourdement armé. Peu importe, il devait accomplir sa mission. Il neutralisa une quinzaine de gardes avec aisance avant de sentir une vive douleur lui déchirer l'épaule droite et irradier dans son bras et son flanc puis un liquide chaud vint teinter sa robe de lin de carmin. Il posa un genou à terre, blessé, luttant contre les gardes qui profitaient alors de sa faiblesse pour l'asséner de coups.
"Vas-t-en Erik!" hurla Edie à son fils. "Fuis avant qu'ils ne te tuent!"
"Mais.."
"Maintenant!"
A contrecœur l'Assassin saisit une bombe fumigène et la projeta sur le sol, dispersant à son contact un épais écran de fumée qui plongea la cour toute entière dans le brouillard. Les gardes avaient cessé leurs assauts et tentaient par tous les moyens de se dégager du nuage de gaz. Alors libre, Erik disparut du champ de vision et se réfugia sur un toit voisin, loin des lignes de mire des tireurs. Il n'avait que quelques minutes de répit avant que ses ennemis ne retrouvent sa trace, aidés par le sang qu'il laissait derrière lui sur les pavés froids. Ses yeux bleus se posèrent sur sa mère alors que l'écran de fumée s'était dissipé. Elle ne laissait aucune émotion transparaître sur son visage, elle restait digne tout comme Jakob, son mari. Et finalement, les regards de mère et fils se croisèrent et Erik sentit son cœur être broyé dans un étau froid comme de la glace. Ils ne quittèrent pas des yeux jusqu'à ce que Shaw mette feu à l'essence, embrasant la paille qui en était imbibée. Edie ferma ses yeux alors que les flammes glissaient contre sa silhouette, consumant tissus et chairs. Autour d'eux Templiers et nobles laissaient leur joie s'exprimer oralement, ainsi résonnaient cris et applaudissements. Le Grand Maître observait ses ennemis brûler au cœur d'un brasier mortel, d'un air fier et hautain, un rictus aux lèvres. Bientôt il serait le guide de l'humanité et son sauveur, et s'il devait réduire chaque assassin en cendres, il le ferait.
Erik assista à la scène, impuissant. L'odeur de chair brûlée s'infiltrait en lui, et ses yeux furent bien vite agressés par ce parfum nauséabonde. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux jamais elles ne coulèrent. Des larmes de tristesse et par dessus tout, de colère et de haine. Il obtiendrait vengeance, il tuerait Shaw et récupérerait l'artefact. Mais pour se faire, il devait survivre et établir un plan d'attaque complet et réfléchi afin abattre le Roi de l'échiquier.
Il jeta un dernier coup d'œil à la cour de la Tour de Londres où les corps carbonisés des Assassins, toujours attachés par des chaînes désormais chaudes comme la braise, reposaient. Puis il quitta sa cachette et prit la fuite, entendant les pas des gardes se rapprocher dangereusement de sa position. Il usa d'une nouvelle bombe fumigène pour faciliter sa disparition et gagner du temps. Aussi il arracha un pan de sa robe de lin et fit compression sur sa plaie, stoppant le saignement.
Erik se retrouva au bord de la Tamise, son capuchon avait été retiré, et tomba à genoux sur le sable, rendu faible par l'hémorragie qui le frappait. Il était peut-être hors d'atteinte et n'avait pas péri par la main de ses ennemis, mais il allait vite succomber à sa blessure s'il ne recevait pas vite une aide médicale. Ses paupières étaient lourdes et une sensation de vide le gagnait peu à peu, comme s'il perdait progressivement le contrôle de son corps et de son esprit.
Un jeune homme aux cheveux bruns légèrement bouclés vint à ses côtés. Un bel homme élégamment habillé dont les yeux bleus le fixaient avec insistance. Il s'accroupit et se mit à son niveau. Erik distingua une croix rouge en boutonnière. Un Templier. C'était bien sa chance, malgré tous ses efforts ils avaient retrouvé sa trace. Il tenta alors de se relever mais son corps ne répondait plus à aucun ordre. Incapable de se défendre, il adressa à son ennemi un regard empli de mépris, ce à quoi son vis-à-vis répondit.
"Je ne veux pas vous tuer Erik, je veux vous aider." fit l'étranger.
"Ne..."
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, il venait de tomber inconscient, aux mains de la vermine.
Tout était noir, froid.
Le néant.
Les Ténèbres.
L'Assassin ouvrit finalement les yeux, ébloui par la lumière qui filtrait à travers les minces rideaux de tissu. Son corps bougeait lentement, engourdi. Il était allongé sur quelque chose de mou et doux. Un bandage ceinturait son épaule meurtrie et un verre d'eau trônait sur une petite table juste à côté de lui. Il n'était pas dans sa chambre d'auberge, ce lit et ce mobilier ne lui étaient pas familiers. L'irlandais plongea alors dans ses souvenirs, essayant de se remémorer les derniers événements. La Pomme, Shaw, l'exécution de ses parents, l'hémorragie, puis un homme, et la suite était flou. Il se redressa dans le lit malgré la douleur lancinante et constata avec effroi que ses armes lui avaient été retirées.
Un homme brun frappa à la porte avant de faire son entrée, adressant un sourire à Erik. Il le reconnut immédiatement.
"Comment vous sentez-vous?" commença l'étranger.
Erik resta silencieux, sur ses gardes, prêt à bondir si nécessaire. Son regard était braqué sur l'autre, à la recherche du moindre signe de danger.
"Vous aviez perdu beaucoup de sang et vous êtes évanoui." continua-t-il calmement, debout à côté du lit, les mains jointes dans son dos.
"Quel jour sommes-nous?" demanda finalement l'Assassin.
"Nous sommes jeudi, vous étiez inconscient pendant quatre jours."
"Comment?"
"L'hémorragie a entraîné une importante altération de votre état général, ce qui explique votre coma. De même qu'il est certain qu'il va vous falloir un moment de convalescence afin de vous remettre totalement de 'vos' blessures."
" 'Mes' blessures?"
"La souffrance physique n'est pas la seule cause de votre plongeon dans l'inconscience, le choc psychologique de la perte de vos parents y a joué une part importante."
"... ils sont morts à cause de gens comme vous!"
"Nous voulons la même chose, Templiers et Assassins recherchent le même but, seules nos méthodes diffèrent. Nous ne sommes pas si différents." argumenta le brun.
"Nous ne soumettons pas l'humanité, nous cherchons à préserver sa liberté." rétorqua Erik.
"Ce qui est respectable je le conçois."
L'inconnu fit un pas en avant, paisible. L'Assassin chercha un objet qui pourrait faire office d'arme si les choses venaient à se dégrader.
"J'ai pris la liberté de faire nettoyer vos vêtements. Ils sont dans la commode, ainsi que vos armes." fit-il.
Erik lui adressa un regard méfiant, toujours sur la défensive. Cet homme était particulièrement étrange. Il était du camp ennemi et pourtant il ne voyait pas de menace en lui.
"Pourquoi m'aidez-vous?"
"Nous ne sommes pas ennemis Erik, je ne cherche pas à vous faire du mal." expliqua le Templier. "Vous pouvez prendre le temps de récupérer ici, les Templiers ignorent votre présence en ces lieux."
L'homme lui adressa un dernier sourire tranquille avant de tourner les talons, se dirigeant vers la porte avant qu'une voix ne l'arrête.
"Quel est votre nom?" demanda l'Assassin, son vis-à-vis tournant légèrement la tête pour croiser son regard.
"Je m'appelle Charles Francis Xavier, mais appelez moi Charles." répondit-il en souriant doucement.
Puis il quitta les lieux, plongeant Erik dans l'incompréhension la plus totale. Pourquoi un Templier, son ennemi depuis toujours, cherchait-il à l'aider? Pourquoi ne l'avait-il pas éliminer lorsqu'il était vulnérable? Il avait tant de questions mais le temps pressait, il devait retrouver la Pomme d'Eden et assassiner Shaw. Ses pensées allèrent vers ses frères et sœurs Assassins, restés défendre la ville. Il devait vite accomplir sa mission et retourner auprès d'eux. La Confrérie était tout ce qui lui restait.
Voilà voilà c'est tout pour ce chapitre! Il n'était pas bien long mais j'aime faire durer le suspens ;)
Rendez-vous au prochain!
N'hésitez pas à laisser une review et me dire ce que vous en avez pensé.
Vittoria Agli Assassini
