CHAPITRE 1

- Tentation, Chapitre 10, "La Clairière", page 253 ; 254

"Un sourire malicieux se dessina sur son visage .

- Malheureusement, tu tombes au mauvais moment, Bella. Je ne suis pas ici, dans ces bois, en mission pour Victoria . Je chassais figure-toi. J'ai soif, et tu dégages un parfum .. Tout bonnement alléchante.

Et il me jaugea d'un œil approbateur, comme s'il venait de m'adresser un compliment .

« Menace-le ! », m'intima l'illusion sonore avec des accents de frayeur .

- Il devinera que c'est vous, murmurai-je docilement . Vous ne vous en tirerez pas comme ça .

- Tiens donc ? s'esclaffa l'autre en examinant les environs . L'odeur sera balayée par les prochaines pluies. Personne ne trouvera ton cadavre. Tu auras disparu, comme tant de milliers d'humains. Il n'y a aucune raison pour qu'Edward songe à moi, en admettant qu'il prenne la peine de mener une enquête. Cela n'a rien de personnel, crois-moi, ce n'est que de la soif.

« Implore-le ! », m'enjoignit la voix.

- Je vous en prie.

Laurent secoua le menton.

- Regarde les choses ainsi, Bella, dit-il gentiment. Tu as beaucoup de chance que ce soit moi qui t'ai trouvée.

- Ah bon ?

Je titubai en arrière; il avança, agile et gracieux.

- Oui. Je te promets que ce sera rapide. Tu ne sentiras rien. Bien sûr, je mentirai à Victoria, juste pour la calmer. Si tu savais ce qu'elle t'a préparé, Bella... (Il agita lentement la tête, presque comme s'il était dégoûté.) Je te jure que tu me remercierais d'être intervenu.

Je le contemplai, horrifiée. Il flaira la brise qui poussait mes cheveux dans sa direction.

- Très alléchante, répéta-t-il en humant profondément.

Paupières à demi fermées, je me tendis, guettant le moment où il bondirait..."

Paupières à demi fermées, je me tendis, guettant le moment où il bondirait. Au lieu de ça, je le sentis s'approcher lentement vers moi. Arrivé à ma hauteur, d'un geste qui me sembla trop tendre pour être vrai, il me caressa la joue et chuchota au creux de mon oreille:

-Ton Cullen avait raison, tu es splendide.

Puis doucement, comme si je n'étais qu'une petite chose fragile néanmoins précieuse, il descendit le long de mon cou, repoussant délicatement mes cheveux. Puis d'une main froide sur ma taille, il approcha sa bouche de ma peau, inhalant une dernière foi, me faisant frissonner de son haleine gelée sur mon cou.

A partir de là, je ne saurais dire exactement ce qui se passa. La seule chose dont j'étais certaine, c'était la douleur fulgurante que m'avait procurée sa morsure au moment où ses dents d'acier m'avaient transpercé la peau, comme si celle-ci n'avait été qu'une vulgaire membrane aussi fragile qu'une bulle de savon...

Comme être marquée au fer rouge, la douleur était intense, se propageant dans tout mon corps, faisant couler une lave des plus brûlantes dans chacune de mes veines.

Je suppliais intérieurement que la mort arrive vite, qu'elle ne se fasse pas attendre, qu'elle m'emporte, ne laissant au final derrière moi que peine, déception, douleur et tristesse.

J'attendais encore et encore, en vain.

La douleur ne s'estompait pas, au contraire, elle se faisait de plus en plus présente, tel un feu crépitant, faisant de moi une torche inerte. Comment cela était-il possible?

Pourtant je m'étais sentie tomber au sol, tout mon corps n'étant plus qu'un poids mort reposant à l'endroit où Laurent m'avait laissée, à cet endroit où j'avais connu tant de bonheur avec Edward, mon Edward. - Je ne m'interdisais plus de penser à lui, je ne m'interdisais plus de cacher ma souffrance, la laissant s'allier avec la nouvelle, à l'heure qu'il était, je préférai passer mes derniers moments en compagnie des souvenirs les plus heureux de ma vie, ceux que j'avais de lui.- Cet endroit qui aujourd'hui était devenu mon bûcher.

J'étais dans l'incapacité de bouger ne serait-ce que le petit doigt, sachant pertinemment que c'était dû au venin, qui servait à paralyser ses proies. Pour ce qui était de ma voix, j'avais bloqué ma mâchoire, je ne pouvais me résoudre à hurler, même si je le souhaitais atrocement, de peur d'alerter quelqu'un qui deviendrait à son tour une victime. Souffrir en silence, n'était-ce pas ce que j'avais toujours fait ?

Je voulais supplier qu'on m'achève, qu'on mette enfin un terme à mon supplice, plutôt qu'endurer une minute de plus cette souffrance infernale, mais rien ne venait, ni la fin, ni le début d'autre chose, ni un changement quelconque.

Étais-je morte, finalement ? M'avait-on envoyée en enfer? Était-ce cela l'enfer? Un feu qui vous consume interminablement ? Ayant l'esprit d'une clarté intolérable, nous obligeant à ressentir dans les moindres détails tous les sévices que nous infligeait ce feu, sans pouvoir le combattre?

L'incendie se poursuivit, acharné...

Quand, petit à petit, je réussis à me concentrer assez, faisant de la place dans ma tête qui me semblait tout d'un coup plus vaste, pour pouvoir capter des choses autour de moi qui pourrait m'aider, laissant la douleur continuer son carnage dans un coin de mon cerveau.

Au début ce n'était qu'un bourdonnement à mes oreilles, puis...

-Combien de temps ça dure à ton avis? Dit une voix masculine.

Je n'étais donc pas seule, des personnes étaient autour de moi, mais de quoi parlaient-elles? De moi? De ce qui m'arrivait? Savaient-elles quand je mourrai enfin ?

- Nous aurions dû le tuer, Jacob ! Lui répondit une autre voix, plus forte.

Jacob, Jacob! Jacob?, était-ce possible qu'il s'agisse de mon Jacob?

-Combien? Répéta la première, impatiente.

Grognement puis:

- D'après nos légendes, trois jours.

Trois jours ?! Mais de quoi parlaient-ils ? Étais-je en train ... non je m'interdisais cette pensée. Ce n'était pas possible. Pourtant, la morsure, le venin, cette douleur interminable... Étais-je en train de me transformer? De me transformer en ...

-Que vas-tu faire de ce buveur de sang, Jake? Se moqua une troisième voix.

J'avais l'impression de la reconnaître, j'étais sûre de l'avoir déjà entendue quelque part, mais où? Cette voix, cette voix qui m'était devenue plus claire, plus affutée, Embry? Oui, Embry, cette voix lui appartenait, mais que faisait-il là lui aussi ?

Buveur de sang? Donc j'avais raison... Je me transformais, j'étais en train de devenir une autre. Dans moins de trois jours, j'ouvrirai mes yeux, de nouveaux yeux, ceux d'un nouveau vampire....

Quand la douleur commença à s'estomper au niveau de mes doigts et de mes chevilles, je me concentrai de nouveau pour préparer ma "renaissance ". Tout d'abord, j'entendis plusieurs personnes arriver. Jacob, qui ne m'avait pas quitter tout le long, se leva et asséna d'un voix lourde de sous-entendu;

- Transformez-vous, elle se réveille...

Transformez-vous, je savais aujourd'hui ce que cela signifiait. Moi qui pensais qu'au départ il s'agissait d'une bande de délinquants menée par Sam Uley, se droguant, séchant les cours et emmenant mon Jacob dans leurs cercle privé, aujourd'hui je savais qu'il était en fait question de tout autre chose, j'étais d'ailleurs bien loin du compte. Mais en même temps, comment moi, pauvre petite humaine que j'étais, j'aurais pû deviner que Jacob était devenu un loup-garou... Pas des loups-garous comme nous l'entendons, avec pleine lune, balle d'argent, corps mi-homme mi-bête. Non pas du tout, ces loups-garous là, étaient des tueurs, des tueurs de vampires, les "Protecteurs" c'est ainsi qu'ils se faisaient appeler... C'était d'ailleurs eux qui m'avaient "sauvée" des griffes acérées de Laurent. ' Sauvée", je n'étais pas vraiment sûr d'être sauvée, pour l'instant j'avais surtout l'impression d'être prisonnière, prisonnière d'une bande de destructeur de vampire, complètement seule au monde et torturée comme jamais. Néanmoins, s'ils avaient l'intention de me tuer, je pense qu'ils l'auraient déjà fait.

Et puis je ne me sentais pas vraiment changer, j'étais toujours Bella, certes mon ouïe et mon odorat me flanquaient la frousse tellement ils étaient développés, à part ca j'aimais toujours autant entendre Jake me raconter des blagues ou l'entendre se chamailler avec Embry, même si son odeur, comment dire... Pouah, me dégoûtait. Je ne comprenais d'ailleurs vraiment pas ce phénomène. Comme si mon corps entier m'obligeait à le repousser, comme s'il était dangereux, il l'était sûrement d'ailleurs...

Même si je n'arrivais pas à imaginer un vampire se faire détruire par un animal.

Quand le feu avait fini par consumer le reste des organes que je possédais encore humains dans ma poitrine, et qu'il avait fini par faire mourir les derniers battements de mon cœur à l'aide d'une fulgurante brûlure à m'en faire arquer le dos sous la douleur, je restais encore un moment allongée, pour ne pas risquer de faire un faux mouvement et de me retrouver morte dans l'instant.

Donc, je décidais de mettre en premier lieu assise, ce fut tellement rapide, que si j'avais pu, j'aurais eu le tournis, avant même que je n'ai décidé de me mettre complètement assise en tailleur, je l'étais déjà.

Puis, j'ouvris les yeux...

Quel choc !

Clair. Très Clair. Trop clair et affuté.

Je n'avais jamais vu pareil spectacle. Je distinguais tout, absolument tout, mais ce qui attira mon attention furent les quatre énormes loups qui m'encadraient, à une dizaine de mètres de moi. Je n'arrivais pas à en croire mes yeux, ils devaient bien faire dans les deux mètres. Leurs gueules, ouvertes en un rictus mauvais me procurèrent un frisson. Elles étaient larges et les muscles masticateurs assurément développés, la pression de cette mâchoire sur un corps humain devait sans l'ombre d'un doute être fatale, mais sur un vampire ?

Jacob, qui était resté humain, approcha d'un pas, puis s'arrêta sous le grognement autoritaire d'un gigantesque loup noir, bien plus grand que les autres, que je reconnus comme étant Sam Uley, le chef de meute.

Apparemment il s'inquiétait pour Jacob, je ne vois pas pourquoi, certes le son de son cœur, les battements humides et attirants provenant de son torse nu attirèrent mon attention me brûlant la gorge par la même occasion, mais c'était Jacob, je ne me permettrais pas de lui faire du mal...

- Salut Jake, lançais-je, feignant l'enthousiasme pour alléger l'atmosphère tendue.

Ma voix me déstabilisa, ce n'était pas la mienne, je ne savais pas qu'on en changeait. J'en fus carrément abasourdie! Comme c'était étrange, je passais du calme à l'inquiétude vraiment trop facilement, comme si je sentais les choses beaucoup plus fortement dans ce nouveau corps.

- Comment va Bella? Me demanda Jacob.

J'avais noté qu'il avait tressaillit à ce moment là.

Son regard était empreint de tristesse, je ne voulais pas qu'il soit triste. Je préférai lui dire la vérité. Quand je le regardai en face pour lui répondre, il détourna la tête, que voyait-il ? Le dégoûtais-je tellement ?

- Ça va mais c'est vraiment bizarre, et puis... j'ai mal à la gorge, elle me brûle... dis-je hésitante.

Il parut vraiment écœuré en m'entendant dire ces mots, les loups autour se tortillaient beaucoup, impatients, ils l'étaient, mais de quoi ? Me détruire ?

- Je ne compte pas me ruer sur Jacob. Assénais-je pour clarifier les choses. Il put tellement de toutes façons…, rajoutais-je en souriant.

Un loup de taille moyenne laissa échapper un son, se rapprochant du ricanement.

- C'est fort de café venant de toi ,me répondit Jacob en se pinçant le nez de façon théâtrale. Un sourire malicieux sur les lèvres.

- Ah bon, parce que je sens mauvais moi ? répliquais-je irritée.

Irritée? Pourquoi l'étais-je ? Je n'avais aucune raison, c'était notre jeu à nous avec Jake, de nous lancer des répliques provocatrices. Oh là là, ce nouveau cerveau était d'un compliqué!

Je reportai mon attention sur Jake, qui me regardait intensément, il prit une profonde inspiration et se lança.

- Bella, je crois qu'il faut que tu chasses, et ensuite nous verrons ce que nous allons faire de toi. Si nous estimons que tu ne représentes aucun danger pour la société, nous te laisserons mener ta vie comme tu l'entends du moment que tu ne mords pas d'humain. Dans le cas contraire, nous te ferons exactement la même chose qu'à celui qui t'a infligé ca, tu mourras. Penses-tu pouvoir devenir un vampire aux yeux jaunes ?

Je tressaillis à ses dernières paroles, néanmoins il avait raison.

- Je suis d'accord, je me laisserai faire si je représente une menace. Et pour ce qui est de chasser, je n'ai pas la moindre idée de comment m'y prendre, lui répondis-je soudain assez anxieuse à l'idée de devoir boire du sang animal.

Très vite l'atmosphère se détendit. Jacob ainsi qu'un autre loup poussèrent un soupir de soulagement.

- Bon, eh bien suis nous, ce n'est pas compliqué, les loup eux-mêmes le font en cas de besoin... me dit-il en se mettant à courir.

Je m'élançais derrière lui, à une vitesse vertigineuse, quand je sentis un violent coup me percuter dans le dos, sur le coup je me retournai et envoyai valdinguer le loup qui m'avait frappé, allant se percuter sur un immense arbre qui se cassa dans un déchirement de bois infernal, à plusieurs mètres de là. J'avais envie de me jeter sur lui, de le faire souffrir avec ce venin qui inondait ma bouche au lieu de ca, je respirai un bon coup, me brûlant affreusement la gorge et les narines au passage et me recroquevillai sur moi-même.

- Paul qu'est ce que tu fous! s'écria Jacob revenu sur ses pas.

- Elle se ruait sur toi! hurla l'intéressé, qui apparemment avait repris forme humaine, néanmoins j'entendis qu'il avait du mal à respirer, pourvu que je ne lui aie pas fait mal, en plus, depuis quand étais-je dans la capacité de faire preuve d'autant de force ? Elle allait te bouffer ! Continua Paul, enragé.

-Menteur ! Jacob m'a dit "suis-nous" c'est ce que j'ai fait! criai-je à mon tour, sans relever la tête.

- Tu ne vas pas réussir à m'embobiner sale buveur de sang! J'aurai ta peau.

- Ouais comme tu as essayé de l'avoir y a deux minutes! Ah mais non! J'oubliais, c'est moi qui t'ai encastré dans un arbre.

Jacob éclata de rire, moi je me tassai encore plus sur moi-même. Je venais de l'énerver encore plus, nom d'un chien...

- Bon on se calme ok ? Surtout toi Paul, Bella n'a rien fait de mal. Jacob emmène la chasser. Prends Embry avec toi, j'arrive.

Je relevai la tête, c'était Sam qui lui aussi avait repris forme humaine. Il ne me regardait pas, je savait qu'ils étaient tous dégoûtés par ce que j'étais.

Jacob s'avança vers moi me tendant la main comme pour m'aider à me relever. Je m'en emparai, très doucement au cas où, je n'avais pas encore pleinement conscience de ma force. Sa peau était brûlante, carrément désagréable, j'avais l'impression que son contact me faisait mal. Lui aussi parût très déstabilisé, comme moi je trouvais la peau d'Edward froide, Jacob devait trouvait la mienne gelée? Edward... La bête sanguinaire que je croyais morte en même temps que mon humanité refit surface m'arrachant un gémissement que j'étouffai. Non n'y pense pas Bella! Puis je me relevai et nous partîmes en direction de ma future proie.


Vous savez ce qui fait vraiment plaisir à une auteure ( hein, rien que ca ! ) comme moi ?

ce sont les reviews ! ^^

Merci pour les trois filles ( I love fanfic 07: Enaalya : Celine68990 ) qui m'ont laisser des reviews, très peu de temps après la publication de mon premier chapitre.