Voici la deuxième partie de cette mini-fic si l'on peut dire !

Ecchymose : merci et pardon xD Je ne voulais pas te faire pleurer même si ça me touche d'avoir pu t'émouvoir avec mon texte. Pour les formules maladroites, quelles sont-elles ? C'est sur que de connaître ce genre de choses aide à comprendre, fait plus « toucher ». C'est mon cas et rien que de le relire… c'est difficile ! Encore merci !

Bonne lecture

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Déni, colère, dépression, résignation, acceptation

Etape n° 3 : la dépression

La lumière du soleil était éclatante. Il plissa des yeux malgré les lunettes de soleil posées sur son nez. Outil moldu qu'il adorait. Cela cachait son regard au reste du monde, aujourd'hui rougis, souvent froid. Il ne sait pas depuis combien de temps il était là ni pourquoi en fin de compte. Il aurait été mieux auprès de sa famille, au Terrier où tout le monde s'était réuni pour son anniversaire. Il avait accepté les embrassades, les cadeaux, les discussions à cœur ouvert sur des détails intimes de la vie des ses cousins et de ses cousines. Il avait fini par filer. Personne ne lui avait rien dit. Ils savaient tous où il allait. C'était une sorte de rituel pour lui. Le jour de son anniversaire, il allait la voir et passait quelques heures, près d'elle, à ne penser à rien parce qu'il ne le pouvait pas. Penser à ce que serait sa vie si elle était encore là était trop difficile penser à ce qu'était sa vie actuellement l'était encore plus.

Ce n'était qu'un monde de solitude, de cœur vide et de souffrance. Cela faisait pourtant plus de trois ans qu'elle était partie. Tout le monde s'en remettait peu à peu. Lui n'y arrivait pas. En le quittant, sa mère avait semble-t-il pris son cœur. Il n'en avait plus il ne ressentait plus rien. Ni joie, ni peine, ni colère. Rien. Bien sûr, il riait. Il le fallait bien. Parfois, il était même bien. Seulement, ce n'était qu'un moment éphémère. Après revenait le vide. Ce sentiment de ne plus rien ressentir de ne même pas être triste alors que tout le monde pleurait autour de lui de ne pas être en colère alors que sa sœur criait à tout va pour faire sortir sa peine. Rien. Elle le lui avait pris. Parce que sans elle, pourquoi continuer ?

Il continuait, sans aucune motivation. Il allait à Poudlard parce que c'était ce qu'on attendait de lui. Il avait des notes correctes pour qu'on lui fiche la paix. Il avait peu d'amis parce que peu avaient réussi à le comprendre, assez pour rester auprès de lui. Il avait pensé qu'un jour, il se réveillerait, qu'un jour, ça irait mieux. Mais rien. Les jours continuaient de passer et il ne ressentait toujours rien. Et il ne savait même pas s'il devait s'inquiéter de ça.

Il voyait bien le regard interrogatif de son père qui essayait parfois de le faire parler. Mais Ron Weasley n'avait jamais été celui qui savait manier les mots. Au moins, il le faisait rire. Et quand il riait, son papa riait aussi alors même si la joie n'était pas au rendez-vous dans son cœur, il riait pour son papa. Parce que pour son père, c'était beaucoup plus dur que pour lui. Parce que lui, Hugo Weasley arriverait bien à sortir de sa coquille vide, qu'il rencontrerait surement une fille qu'il voudrait épouser, à qui il ferait des enfants. Au moins, il avait encore de l'espoir. Qu'avait son père à part des souvenirs ? A part la solitude quand il rentrait chez lui le soir ? Là où aurait du être sa femme.

Il voyait aussi le regard de sa sœur. Rose. Si forte, si fragile, elle aurait aimé le secouer pour qu'il cesse de survivre au lieu de vivre. Il l'enviait tellement. D'avoir réussi à transformer sa peine en colère, sa colère en combat. Pour la mémoire de leur mère, elle se battait contre tout, les autres qui leur envoyaient des regards plein de pitié, les professeurs qui avaient voulu nous faciliter la vie, le monde tout simplement qui était parfois si cruel. Parce que même dans le monde sorcier, des gens meurent de maladie. Rose voulait combattre ça et il savait qu'elle allait y arriver. Maintenant qu'elle était sortie de Poudlard, elle allait créer des potions pour sauver les gens. Comme leurs parents avaient sauvé le monde sorcier.

Et lui, il en était réduit à retourner à Poudlard, à faire semblant de s'intéresser au cours, de rire aux blagues de ses amis, à survivre dans un monde qu'il ne reconnaissait plus, un monde dont il ne pouvait faire parti parce que sa mère, son héroïne à lui, n'était plus là. Parce que chaque jour il pensait à elle, au fait qu'elle aurait du être là pour lui, pour sa sœur, pour son père. Que la vie était bien injuste de leur avoir fait ça. Il savait bien que cela ne servait à rien. Il ne pouvait simplement pas s'en empêcher. Parce que rien, même pas l'amour de son père et de sa sœur, n'arrivait à lui faire oublier l'amour que sa mère ne pouvait plus lui donner.

Il finit par se relever, essuyant rapidement les larmes qui avaient coulé sur ses joues. Parce que seul cet endroit rempli de sépultures arrivait à lui tirer quelques larmes. Comme s'il attendait le jour où il allait la voir pour pouvoir vider toute sa peine. Il effleura doucement le haut de la sépulture et après un dernier murmure, il partit pour rentrer chez lui. Il espérait que son père et sa sœur ne soient pas encore rentrés. Il voulait être un peu seul avant de les revoir. Ce soir, il allait devoir faire bonne figure de nouveau pour une soirée entre « jeunes » organisés par Lily Potter, sa cousine et meilleure amie. Il ne voulait pas mais pour leur faire plaisir, pour leur prouver qu'il allait bien, il avait accepté. Il reverrait une bonne partie de ses amis de Poudlard, et des amis de ses cousins qui n'étaient pas vraiment ses amis à lui mais qu'importe si tout le monde s'amusait.

Il ne la vit qu'une fois arrivé devant chez lui. Elle était assise sur le porche, sa frange trop longue lui caressant les yeux.

-Salut Meg.

Megan, la meilleure amie de sa sœur.

-Salut Hugo. J'attends ta sœur, elle m'avait dit de venir à cette heure-ci.

-Elle doit être encore au Terrier.

-Oh, d'accord. Au fait, bon anniversaire.

-Merci, fit-il en grimaçant.

Il détestait le jour de son anniversaire. Déjà parce que sa mère n'était plus là pour le partager avec lui. Et puis, cela tombait un 7 et elle était partie un 7.

-Tu peux entrer pour l'attendre si tu veux. Elle ne devrait pas tarder si elle t'a donné rendez-vous.

-Je suis bien au soleil. Il fait bon ici. Au Nord, il fait bien plus froid.

Hugo hocha la tête sans rien répondre. Il ne savait pas quoi lui dire. Il ne savait jamais quoi dire aux gens, et elle était trop belle pour qu'il arrive à vraiment réfléchir. Il lui proposa néanmoins à boire, ce qu'elle accepta avec un sourire éblouissant. Il entra donc dans la maison pour lui servir un verre de jus de citrouille. Il s'arrêta un instant devant la photo de sa mère. Elle aussi était éblouissante quand elle était jeune, quand elle était heureuse.

-Je sais pas comment tu fais.

Il sursauta, ne l'ayant pas entendu entrer. Il haussa les épaules et lui tendit le verre.

-Alors, commença-t-il, la voix enrouée, fini Poudlard ?

-Ouais… je t'envie d'avoir encore deux ans à tirer.

Il tiqua un peu. Il adorait quand elle parlait comme ça.

-J'aimerais plutôt en avoir fini avec Poudlard.

-Pourquoi ? Demanda Meg, étonnée.

-La pression, je sais pas.

-Et tu veux faire quoi quand tu seras grand ? Dit-elle avec un sourire moqueur.

Il soupira. Il était déjà grand.

-Je sais pas. Toi ?

-Dans la justice.

-C'est vrai, Rose me l'a dit.

Elle se mordit la lèvre, se troubla un peu ce qui le mit mal à l'aise. Megan était d'habitude franche, souriante et très à l'aise. Aujourd'hui, elle semblait sur des charbons ardents, ce qu'il avait du mal à comprendre. De plus, il n'était pas à son avantage, il était mal parce que c'était son anniversaire, il avait les yeux rougis, ce qui n'avait pas du lui échapper. En même temps, s'il y a bien une fille qui avait quasiment tout vu de lui, à part sa sœur et ses cousines, c'était bien Megan. Elle avait été là pour sa sœur et pour lui après la disparition de leur mère. Elle avait subi les colères de Rose, les pleurs de leur père, ses silences à lui.

-Euh, tu viens à la fête ce soir ? Finit-il par demander pour couper court à ce silence gênant.

-Oui ! Bien sûr, c'est ton anniversaire. Je… j'aurais même un cadeau ! Je… vais y aller.

-Tu n'attends pas Rose ?

-Finalement non, en fait, je ne suis pas venue voir Rose, avoua-t-elle en rougissant, je voulais venir te souhaiter un bon anniversaire… plus tranquille que ce soir à la fête.

-Oh, ok.

-Bon et bien, j'y vais.

-Ok.

Hugo acquiesça d'un mouvement de tête, ne sachant que faire quand elle s'approcha, lui déposa un léger baiser à la commissure des lèvres. Alors, rougissante mais avec le sourire, elle transplana.

Hugo resta de longues minutes planté devant la cheminée, totalement stupéfait. Elle était venue, pour lui ? Quelque chose remua en lui. Quelque chose de différent. Cela n'était plus le désir qu'il ressentait pour elle depuis quelques années. C'était un peu plus fort, cela le remplit d'espoir et, en regardant une photo de sa mère, il se dit que c'était peut être le moment de recommencer à ressentir et de recommencer à vivre.

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Voilà, j'espère que vous avez aimé ! Je ne sais pas trop quand je posterais la suite et s'il y en aura une. Enfin « suite » d'autres étapes. J'ai peut être la résignation en tête !

Sinon, j'avoue avoir craqué sur le duo Hugo-Megan et ça me donne envie d'écrire sur eux, soit en OS un peu long, soit en mini-fic. J'ai déjà écris un petit quelque chose il me faut maintenant le temps de le continuer.

A bientôt et merci à vous !

Bises !