Wow, ça fait un bout de temps que j'ai pas donné signe de vie ici. Mais me revoilà.
Une petite histoire courte et pas très joyeuse mais je me sens d'humeur maussade alors voilà ^^
Ca fait si longtemps que je n'ai pas posté que je ne savais même plus à qui m'adresser pour faire corriger le chapitre et comme je savais que si je partais à la recherche d'une Bêta, j'aurai de nouveau la flemme de publier. Alors, voilà. J'ai essayé de me relire et d'éliminer ces saletés de fautes mais il se peut qu'il y en ait qui soient passées à la trappe ;)
Titre: Ca ne faisait pas partie du plan
Résumé: (ROMÉO) - L'amour, un délicat enfant ! Il est brutal, rude, violent ! il écorche comme l'épine.
On n'était pas plus cons que les autres, juste plus malchanceux…
Comment pouvait-il être aussi tranquille ? Comment pouvait-il avoir le sourire aux lèvres ? Ca allait tout gâcher, on allait tout gâcher. Jamais je n'aurai cru faire partie de ces idiotes, et pourtant…
On croit toujours que ce genre de choses ça n'arrive qu'aux autres, et puis un jour…
On croit toujours qu'il faut vraiment être stupide pour se faire avoir. On avait cru pouvoir duper la nature mais on avait juste été stupide. C'était stupide, c'était une erreur. Maintenant, il était trop tard. Il était trop tard pour intervenir et malheureusement, il n'y avait aucun moyen de retourner en arrière.
Edward détournait son regard de la route une seconde et vit mon visage décomposé. Il prit ma main, la nouait dans la sienne avant d'apporter mes doigts à ses lèvres pour les embrasser tendrement.
« Ca va aller, tout va bien aller, tu verras » Murmurait-il.
Mais il avait tord. Rien n'ira bien à partir de maintenant. Rien ne sera plus jamais pareil. Parce que j'n'avais même pas 15ans et que malgré tout, dans 5 mois, j'allais être mère.
Edward et moi avions une belle histoire, une de ces histoires qu'on ne voit que dans les films. Il était de deux ans mon ainé, le fils de la meilleure amie de ma mère. On se connaissait depuis la plus tendre enfance, et j'avoue toujours avoir eu un petit faible pour lui.
C'est l'été de mes douze ans, quand mes parents se sont séparés et que ma mère a décidée de déménager en Arizona, avec moi, m'éloignant de San Francisco. La veille de mon départ, Edward est venu chez moi. Il était en pleure, il m'avait supplié de rester et m'avait embrassé. Malheureusement, il n'y avait pas grand chose que je puisse faire. Le lendemain, je suis partie le cœur lourd. Je lui avais promis de l'attendre, de n'aimer que lui, comme on promet quand on a 12ans et qu'one st amoureux.
San Francisco n'était pas si loin et pourtant, j'avais l'impression qu'un océan nous séparait. On passait l'été entier ensemble et une dizaine de jours ensemble pour les fêtes de fin d'année, quand j'allais chez mon père. On se voyait rarement mais, d'une manière ou d'une autre, je m'accrochais à lui, désespérément. Je n'avais jamais connu personne d'autre que lui et depuis toute petite, je rêvais de finir mes jours avec lui, de fonder une famille. Je n'avais juste jamais cru que ça arriverait si vite.
C'était arrivé l'hiver dernier, chez lui. Déjà plus tôt cette année là, pendant l'été, notre relation avait commencée à évoluer. J'avais passé ces 2mois à lui tenir discrètement la main en voiture, lui volant un baiser au détour d'un couloir vide, le faisant venir chez moi dès que mon père partait travailler. On partait au cinéma voir des films quelconques juste pour pouvoir passer deux heures à se peloter. Dès qu'on se retrouvait seul quand ses parents quittaient la maison, on partait s'enfermer dans sa chambre pour s'embrasser, se peloter, s'exciter mutuellement sans pour autant aller plus loin. A chaque fois qu'on arrivait à se retrouver ne serait-ce que 5minutes sans parents, on s'allumait indécemment. Je ne me sentais pas prête à avoir se genre de rapports avec lui mais alors que mon départ approchait, je réalisais qu'ensuite on ne se reverrait pas avant des mois et j'ai pris peur. La prochaine fois que je le verrai, il aura fêter ses 17ans. A chacun de nos baisers, il semblait plus désireux, plus impatient. Il était excité pour un rien et en permanence. Il n'arrêtait pas de gémir à chacun de nos bécotages. Je savais qu'il respectait notre différence d'âge, qu'il ne voulait pas me pousser mais je voyais bien que parfois, je le torturais vraiment. Mais stupidement, cette semaine là, j'ai eu peur que si je ne lui offrais pas ça, il finirait par aller vers une autre. L'occasion ne s'est présentée que le dernier jour. Je passais l'après-midi chez lui et, alors que son père travaillait, sa mère était partie garder des enfants pour quelques heures, histoire de rendre service à une amie. Ce jour là, à cheval sur lui, sur son lit, je l'ai allumé et pour la première fois, je ne me suis pas défilé.
En revenant cet hiver là, excité, shooté aux hormones et plus amoureux que jamais, on n'a pas résisté. On avait cru que ce genre de trucs n'arrivait pas comme ça, mais au fond, on l'avait cherché. Ca aurait été mentir que de prétendre que oui, on s'était toujours protégé. Parce qu'il paraît que la première fois ça n'est pas possible, que si on se retire il n'y a pas de risques, qu'il y a des moments pendant le mois où c'est impossible. Mais on a apprit à nos dépend que tout ça, ce ne sont que des rumeurs de lycéens mal informés qui cherche à contourner l'usage d'un plastique un peu emmerdant par moment.
Depuis, tout partait en vrille.
Il m'avait fallut attendre presque deux mois mes règles avant de me rendre compte que quelque chose n'était pas normal avec moi et plusieurs semaines avant d'accepter la situation. Un soir, j'ai appelé Edward, en pleure au téléphone tandis que je fixais le test que ma meilleure amie m'avait achetée. J'étais perdue et hors délai. Il m'avait fallut encore une semaine de plus avant de l'avouer à mes parents. Par contre eux, ils ne leur avaient fallut plus d'une minute pour m'annoncer que je pouvais dégager.
Je n'attendais rien de moins qu'une réaction disproportionnée de la part de mon père, mais j'avais espéré que ma mère se rallie à ma cause. Je n'aurai jamais cru que Renée le prendrait si mal. Je n'aurai jamais cru qu'elle me dirait toute ces choses un jour. Et je n'aurai jamais cru avoir à traverser tout ça.
« TU AS VOULU JOUER AUX GRANDES ?! TU VAS SAVOIR CE QUE C'EST QU'ETRE ADULTE ! TU SORS D'ICI, TU N'ES PAS MA FILLE, JE N'AI PAS ELEVE UNE IRRESPONSABLE, UNE SALE PETITE ALLUMEUSE DE 14ANS ! »
Mon père s'était pointé chez les Cullen à la minute où il m'avait raccroché au nez, avait menacé de mettre Edward dans la base de donnée des délinquants sexuels alors que de mon coté, je passais la nuit chez ma meilleure amie alors que mon petit ami et ses parents avaient déjà passés la frontière pour venir me soutenir et essayer de raisonner ma mère.
Edward avait la chance d'avoir des parents bien plus compréhensifs. Ils n'avaient pas été ravis ça c'est sûre, mais ils avaient décidé de nous aider. Le lendemain avait scellé la fin de la grande amitié Cullen-Swan. Renée avait remis une valise et un carton remplis de mes effets personnels à Esmée avant même qu'on ait passé le seuil de la porte d'entrée.
Ca faisait environ un mois que je vivais chez les Cullen. Esmée m'avait scolarisée dans le lycée d'Edward et Carlisle s'était occupé de me choisir un obstétricien. Ils faisaient de leur mieux pour que je me sente chez moi avec eux.
Alors qu'Edward se garait devant sa maison, je partais directement m'enfermer dans la salle de bain, prétextant une envie pressante. J'ouvrais le robinet pendant que je tentais de respirer. J'entendais Edward parler avec sa mère, exhiber fièrement l'échographie qu'on venait de faire. Je n'avais même pas eu la force de regarder. Voir mon ventre gonfler de jour en jour était déjà trop.
J'avais fini par fondre en larme, je n'arrivais plus à m'arrêter. Je ne voulais pas de ça, je ne voulais pas de lui. Je voulais retrouver ma vie d'avant. Je détestais ce nouveau lycée, arpenter des couloirs inconnus en sentant tous ces yeux sur moi, entendre tous ces murmures à chaque fois que j'entrais en classe et me perdre parce que même un mois après, j'oublie où sont les salles.
Depuis le début, Edward parlait de le garder et de l'élever. Mais je ne voulais pas de ça et je n'arrivais pas à le lui faire comprendre. Ca hantait mes journées, ça m'empêchait de dormir la nuit. Et s'il s'énervait, et que, lui aussi, décidait de me mettait à la porte ? Je n'aurai nul part où aller. Mais penser à élever un enfant, ça me faisait suffoquer. Etre enceinte, avoir un enfant qui grandit en moi, être responsable d'un autre, accoucher c'était déjà trop.
Accoucher. Rien que ce mot me faisait froid dans le dos. Je suis trop jeune, je suis trop petite. Même les médecins s'inquiétaient, ils disaient que j'étais trop chétive, ils avaient peur que l'accouchement ne se passe pas bien.
Je commençais à avoir du mal à respirer, je sentais mon estomac se contracter. Je sentais que j'allais craquer. Je me sentais prise au piège. Et si les Cullen m'abandonnaient eux aussi ? Et si, après l'accouchement, ils décidaient de me virer ?
Ce n'était pas dans le plan ! Edward devait finir le lycée, venir à l'université de Phoenix pour qu'on soit ensemble en attendant que je le rejoigne. On devait finir nos études, s'installer, trouver du travail et ensuite avoir des enfants. Pas maintenant ! Pas si tôt ! Ce n'était pas dans le plan ! 15ans, c'est bien trop tôt pour être maman.
Plus que 5mois, plus que 5mois, plus que 5mois… C'est trop tôt. Je suis trop jeune. Je ne veux pas. Pas maintenant. Mais pourquoi ai-je l'impression qu'il n'y a pas d'échappatoire ?
Je me précipitais vers la cuvette des toilettes en sentant mon estomac se contracter une fois de plus.
J'entendis les petits pas précipités d'Esmée s'approcher de la salle de bain en m'entendant vomir.
« Bella, est-ce que tout va bien ma chérie ? Est-ce que je peux entrer ? »
Je levais les yeux au ciel, exaspéré.
Et j'en avais marre de la gentillesse d'Esmée. Je voulais ma mère, aussi froide soit-elle, je voulais retrouver ma mère, ma maison, mes amies.
« Non » miaulais-je « Laissez-moi »
Et je me détestais d'être si méchante par moment. Avec elle, avec Carlisle et surtout avec Edward. Tous m'avaient accueillis à bras ouvert, m'aidant, me réconfortant et me soutenant. Ils m'avaient défendus face à mes propres parents, ils m'avaient hébergés et me prenaient en charge depuis plus d'un mois.
« Bella, tu peux m'ouvrir s'il te plait » Demanda Edward, inquiet.
Mais sa voix… J'avais beau détester ce qu'il avait fait de moi, à chaque regard, à chaque murmure, à chaque caresse… Il était Edward, il était le premier garçon à m'aimer, et chaque jour, à chaque minute passée avec lui, il me donnait l'impression qu'il serait le dernier.
Je m'essuyais la bouche, me rinçais et ouvris la porte. Edward avait le regard perdu mais les bras ouvert. Il savait que tout ce dont j'avais besoin, c'était lui. Sa chaleur, sa douceur n'avait jamais semblée si réconfortante.
« Tu es en sueur Bella ! » S'exclamait Esmée. « Ne reste pas comme ça, viens, va t'allonger dans la chambre »
Edward me prit la main et me conduisait vers sa chambre. Je n'arrivais pas à m'arrêter de sangloter, je paniquais.
Edward s'allongeait derrière moi et m'enlaçait tendrement.
« Ca va aller » Murmurait-il à mon oreille alors qu'il m'embrassait la tempe, caressant mon petit ventre rond.
« Non, ça ne va pas aller. Rien ne va aller. » Débitais-je, n'arrêtant pas de pleurer « J'ai pas encore 15ans, je suis enceinte, mes parents m'ont fichu à la porte. Comment veux-tu que tout se passe bien ? »
Je ne pouvais pas me retourner, parce que si je le faisais, je savais que ce que j'aurai vu m'aurait brisé le cœur. J'aurai vu la peine dans ses yeux, la culpabilité. Je l'avais blessé et ça faisait des mois que je passais mon temps à faire ça. Je l'avais détesté de m'avoir infligé ça, et je le lui avais fais comprendre bien trop de fois. Parce que c'était plus simple de l'accuser que d'admettre qu'on était tous les deux responsables. Je le blessais, encore et encore. Je l'aimais, je l'aimais vraiment et je m'en voulais de lui dire toutes ces choses mais je ne pouvais pas m'en empêcher.
« Si on n'avait pas été si stupide, si on avait pas agit comme des idiots, en ce moment, je serai probablement chez moi à faire mes devoirs avec Angela. »
Je ne pouvais plus m'arrêter de pleurer, je commençais à avoir du mal à respirer. Je n'allais jamais y arriver. Je ne voulais pas de ça, je ne voulais pas vivre ça.
Le silence d'Edward me brisait le cœur. Je savais qu'il avait fini par se faire à l'idée de devenir papa même si ça l'effrayait.
Quand finalement son silence devint insupportable, je me retournais pour l'observer. Lui aussi avait fini par verser une larme. Je posais ma main sur sa joue et essuyais ses pleurs.
« Je suis désolé. Je suis tellement, tellement désolé Bella. » Confessait-il « Je ne voulais pas gâcher ta vie, je ne voulais pas t'infliger ça. J'ai jamais cru un seul instant que ça arriverait. »
« Je sais » Murmurais-je avant de l'embrasser.
Je caressais sa joue en l'embrassant, essayant de lui prodiguer un peu de tendresse.
Notre couple n'était pas au meilleur de sa forme. Je passais mon temps à pleurer, à lui crier dessus. On s'embrassait rarement et on n'avait pas été physique depuis tout ça. C'était difficilement envisageable.
Depuis que je vivais chez lui, on se faisait du mal, oubliant trop souvent de se montrer que malgré tout on s'aimait.
Edward reposait sa tête sur l'oreiller. On se fixait, les yeux dans les yeux, tristement.
Qu'allions-nous faire ?
On était que deux gosses, on ne pouvait pas en avoir un.
Je lui caressais la joue, la nuque, l'épaule, sa mâchoire. Avec mon pouce j'effleurais ses lèvres. Je l'observais, mémorisant son visage. Allions-nous survivre à ça ?
« J'ai peur » Murmurais-je
« Je m'en veux… » Répondit-il, caressant mes cheveux. « Depuis l'été dernier, quand on s'est revu, je t'ai trouvé si belle, j'en ai oublié que tu étais si jeune. J'avoue que la seule chose qui m'obsédait, c'était toi, tu étais si désirable, si mignonne. J'en ai oublié que 14ans, c'est pas l'âge idéale pour avoir une sexualité. T'as pas idée comme je m'en veux. De te faire endurer ça. Si je pouvais retourner en arrière et changer ça, je le ferrai. »
Je lui pris la main, nouant nos doigts ensemble.
« Malgré tout… je suis contente de l'avoir fait avec toi. Même si je n'ai jamais voulu que ça finisse comme ça… C'était toi. Tu as été mon premier. Et au fond, je n'aurai jamais voulu vivre ça avec quelqu'un d'autre. Que ce soit le sexe ou la maternité. »
Edward finit par esquisser un sourire triste, le caressant la joue avec douceur.
« Je t'aime Bella. Je t'ai toujours aimé. D'aussi loin que je me souvienne, il n'y a qu'à toi que j'ai toujours pensé. Tu es dans ma vie depuis si longtemps. J'n'ai jamais envisagé de vivre ça avec quelqu'un d'autre. Même si j'aurai préféré qu'on soit plus vieux. Que tu sois plus vieille… »
Je m'approchais de lui pour l'embrasser, essayant d'oublier deux minutes la situation.
« C'est arrivé, et c'est vraiment bête. Mais maintenant, c'est trop tard, et il faut que tu l'acceptes » m'expliquait-il en me caressant les cheveux. « Il faut que tu arrêtes de te rendre malade pour ça. On n'est pas les premiers, on ne sera pas les derniers. Qu'on soit jeune ne veut pas dire qu'on ne sera pas de bons parents. D'ici quelques mois, on sera trois et il faut que tu arrêtes de voir ce bébé comme quelque chose de mauvais. On peut être heureux. Trois ce n'est pas un mauvais chiffre tu sais. »
Edward m'embrassait encore avant de se déplacer plus bas pour embrasser mon ventre.
« Ca arrive, et on survivra. On s'aimera plus fort, on sera plus fort. »
J'avais encore du mal à l'écouter parler comme ça. Il se réjouissait tellement, il ne comprenait pas. Lui n'avait rien perdu dans cette histoire, au contraire. J'avais fini par venir vivre avec lui et bientôt, il allait avoir un bébé à câliner quand il rentrera de l'université. Moi, je n'avais plus de parents, plus de maisons, plus de repères. Je n'avais plus que lui et plus le temps passait, plus je me demandais si notre couple allait supporter ce changement.
« Mes parents sont là, et ils nous aideront pour qu'on puisse finir le lycée. Et aujourd'hui, il y à des universités qui ont des crèches pour des gens comme nous. Avoir ce bébé ne veut pas dire qu'on va devoir renoncer à tous nos projets. Ca veut juste dire que certains de ces projets arrivent plus tôt que prévu. »
Edward remontait pour se mettre à ma hauteur, m'enlaçant, me tenant au chaud contre son torse. Il caressait mes bras avant de prendre ma main pour la poser sur mon ventre.
« On est deux dans cette histoire. Tu n'es pas seule et tu ne seras plus jamais seule » Murmurait-il en me faisant caresser mon ventre gonflé.
A mesure que le temps passait, mon ventre et l'enthousiasme d'Edward étaient de plus en plus imposants.
Je n'avais pas réussis à aborder le sujet de l'adoption avec lui et je devais avouer qu'il avait fini par me faire envisager de le garder.
De son coté, et du coté de ses parents, c'était tout vu. La tapisserie du bureau d'Esmée avait été arrachée et un berceau avait déjà été acheté. A peine le mot petit garçon avait été prononcé par l'obstétricienne qu'Esmée avait dévalisée les magasins de prêt-à-porter pour bébé.
Petit à petit, alors que le nid commençait à se former, je me faisais à l'idée.
Je n'aurai jamais cru qu'Edward puisse se montrer si responsable, qu'il s'investisse à ce point et désir autant cet enfant. Edward allait être un bon père, c'était une évidence. La question que je me posais encore était, allais-je être une bonne mère ? Le voulais-je ?
J'étais allongé sur le lit d'Edward, l'observant distraitement s'amuser sur mon ventre.
« Alex. Evan. Lucas. Sean – non, ça c'est nul. Euh… Luke. Raphael. » Il s'amusait à faire une liste de prénoms au feutre sur mon ventre, attendant une réaction de la crevette qui n'en état plus vraiment une aujourd'hui. J'allais arriver à mon 6e mois et je ne voyais déjà plus mes pieds. J'étais énorme et épuisée. Il me restait plus de 3 mois à faire et pourtant, j'avais l'impression d'être à terme. Je ne voyais pas comment il allait pouvoir prendre plus de place.
Je revins sur terre en sentant la main d'Edward sur mon visage. Il plongeait ses yeux dans les miens, me donnant l'impression de me noyer sous l'amour et la tendresse que j'y voyais. Je glissais ma main à la base de son cou, l'attirant à mes lèvres. Il les capturait volontiers, se laissant emporter pour un baiser passionné. Je m'accrochais à mon T-shirt, caressant la peau de son ventre avec mon pouce. Je le sentais se contracter et m'embrasser plus fermement.
Quand il voulut me caresser la poitrine, je gémis de douleur.
« Désolé » Murmurait-il avant de reprendre son baiser. « C'est pas juste » Reprit-il en embrassant mon cou « Ils sont gros maintenant, et je ne peux même pas en profiter » Complétait-il en souriant.
Il fit un bon en entendant sa mère frapper à la porte de sa chambre.
« Oui » Répondit-il rapidement, essayant d'avoir l'air le plus naturel, debout, au milieu de la pièce.
« Tes affaires de sports sont prêtes pour demain. » Expliquait-elle en déposant sur son bureau un tas de linge propre. « Et il est l'heure de vous coucher » Conclut Esmée
Elle vint vers moi pour m'embrasser sur le front.
« Tu devrais nettoyer ça avant de dormir » Dit-elle en pointant mon ventre. Mon débardeur était toujours relevé pour qu'Edward dessine. « Bonne nuit Bella »
Puis elle déposait un baiser sur la joue de son fils toujours aussi gêné quand elle faisait ca devant moi. Au fond, Edward restait un garçon de 17ans qui n'aimait pas que sa mère soit trop tactile avec lui devant les autres.
Je me levais difficilement du lit et partis vers la salle de bain pour me nettoyer. Quand je revins, Edward était installé sous les couettes et m'attendait pour dormir. Je me changeais pour me mettre en pyjama avant de venir me blottir contre lui. Je m'installais en cuillère contre lui, comme souvent. Mon gros ventre ne nous permettait plus de nous blottir de beaucoup de façons. Et alors qu'il vint m'embrasser dans le cou, essayant de reprendre là où on s'était arrêté, je me cambrais un peu, désireuse de l'exciter d'avantage.
On avait du mal à être intime, on n'était pas parvenu à refaire l'amour, là dessus, on bloquait encore l'un comme l'autre. Edward de son coté avait encore un peu de mal à me toucher, surtout depuis qu'entre lui et moi, l'espace devenait de plus en plus envahit. Il était perturbé par mon ventre et avait du mal à occulter le fait qu'en mois, il y avait son bébé. Ca le bloquait par moment, et d'autres fois, prit dans le feu de l'action, il oubliait complètement.
Même si ma libido était au beau fixe, mon humeur, elle, était changeante. Mes hormones me travaillaient et il m'arrivait de fondre en larme quand on était tous les deux, sans raison. Nos moments étaient rares, entre ses parents, mes pétages de plombs et nos blocages, on ne se câlinait qu'occasionnellement. Mais dès qu'une occasion se présentait, Edward ne lâchait pas l'affaire. Je voyais bien que ça lui pesait. Que ce soit en se réveillant ou en se couchant, je le sentais excité. Je savais que ça devenait dur pour lui de dormir avec moi et de se tenir.
Ce soir là, je me laissais aller à la ferveur de ses baisers, à la douceur de ses caresses et à la persistance de ses frottements. Ce soir avait été une de ces fois où Edward avait réussit à oublier ma condition de femme enceinte et où je me sentais bien.
Comme toujours, on se fit silencieux et discret, sachant que ses parents étaient en bas et encore réveillés. Installé en cuillère, il avait su comment me faire gémir. Il avait frémit en sentant que je me frayais un chemin dans son short, hoquetant et étouffant ses gémissements avec des baisers. Ses mains se perdaient sur mon dos, agrippant mes fesses puis mes cuisses, essayant de me rapprocher au plus près de lui.
Ces moments étaient rares mais doux et j'adorais me blottir contre lui en sentant qu'il était satisfait. On discutait quelques minutes, somnolant.
« Quand tu auras fini le lycée, on pourra s'installer tous les trois près du campus. J'ai regardé et les loyers sont corrects » Murmurait Edward à moitié endormit
« Ce serait bien. » Répondis-je, somnolente
« On aurait notre chez nous » Complétait-il
Pour la première fois de la semaine, je me blottis contre lui, me sentant emporté par le sommeil, légère.
« J'aime bien Luke » Chuchotais-je avant de m'endormir.
Et puis, au milieu de la nuit, je sentais Edward remuer contre moi. De plus en plus. Quand il alluma la lumière, je lui grognais dessus, enfouissant ma tête dans le coussin.
« Bella » M'appelait-il
« Tu fais chier… »
« Bella, mon coeur, réveille-toi, tu saignes… »
Une claque, un ouragan.
Il paraît qu'à la première grossesse c'est courant. Qu'on le perde, comme ça, sans prévenir.
Je pensais au bureau d'Esmée qu'on avait déménagé pour rien, à l'argent qu'avait investi Edward dans des vêtements bleus, duveteux. Il aurait été au chaud là dedans pourtant…
Avait-il sentit quelque chose ? Est-ce qu'il pouvait ressentir la douleur ?
Je l'avais désiré, très fort, très longtemps. Qu'il s'en aille, comme ça, pendant la nuit. Je n'avais juste pas cru que ça soit possible, que ça soit si douloureux. Est-ce qu'il s'en était allé parce qu'il savait que je n'avais pas toujours voulu de lui ? Où bien est-ce que, quand il avait comprit que finalement, j'avais décidé de ne pas l'abandonner, il avait décidé qu'il ne voulait pas que je sois sa mère ?
Pour l'instant je n'ai pas d'autres idées de fictions courtes alors je ne pense pas publier quelque chose avant quelques temps.
Mais j'espère que ça vous a plus, malgré une histoire un peu sombre et une fin de merde ^^
J'attend avec impatiente vos impressions, allez, à votre tour de m'écrire un truc ;)
