Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling.
Béta : BettyMars
Bonjour à tous et nous voici partis pour les 11 chapitres restants de cette histoire.
j'ai ordre du médecin de de ne pas forcer sur mon poignet (et donc d'éviter l'ordi et sa maudite souris) donc désolée si je fais court ...
à mercredi prochain pour la suite!
Vendredi 6 septembre
Mon cher journal. J'espère que tu vas bien. Je suis désolée de ne pas t'avoir écrit mes pensées hier soir mais ... Merlin que c'est quiche. Il n'y a que la Chang et sa tarte de copine pour écrire ça dans un cahier. Surtout que franchement, quand on moisit dans la pampa avec des tonnes de poussières et pas une goutte d'eau, c'est définitivement débile. Et oui, vous avez bien lu : on a toujours pas d'eau. Ces mecs sont des courges ce n'est pas possible autrement ! Et vous savez quoi ? Il fait plus de 40 ° dehors ... et dedans par la même occasion, car il n'y a pas de climatisation Moldue ... Et même s'il y en avait, ça marcherait pas il y a trop de trous dans les murs. On a voulu s'évader pendant un an au bord de la mer pour bronzer les orteils en éventail et finalement on se retrouve à jouer aux elfes de maison dans une baraque qui manque de s'effondrer à tout moment.
Oh tiens ça me fait penser. Hier, après qu'ils aient définitivement abandonné l'idée de réparer la tuyauterie, les mecs se sont attaqués à reboucher les tours dans les façades et le toit. C'est un manoir très vieux, tout est en bois. Dans un recoin ils ont dégoté des planches pas trop pourries et des outils. Bon les clous étaient un peu rouillés, mais bon, tant qu'ils ne se cassent pas quand on leur donne un coup de marteau dessus ... à oui et ça aussi c'était drôle, le marteau pourri. Mouhahaha. Il était tellement desséché que la partie en fer a glissé de sur son manche ... Sur les orteils de Finnigan. Pansy et Daphné ont dû s'asseoir avant que leurs jambes ne lâchent et qu'elles ne s'étalent au sol tant elles riaient. C'est marrant un Seamus qui fait la danse de la pluie en criant comme une fille. Enfin heureusement que Daph' était là et qu'elle leur a dit que pour arranger le marteau il suffisait de le remboiter et de le laisser tremper pour que le bois du manche gonfle et que la partie en fer tienne. Ah ils sont de fiers bricoleurs ... des bras cassés oui !
Tout ça m'amène à l'anecdote que je voulais raconter. Quand les gars ont frappé les murs du manoir, ils ont créé des vibrations. Nous autres, les femmes de ménage, on a pesté un moment car là où l'on avait enfin dépoussiéré, les vibrations ont fait tomber d'autres saletés et on n'a plus eu qu'à recommencer. Bon ça c'était pas drôle. C'est quand Fred est allé chercher de nouvelles planches à la cave ... ah oui ai-je oublié de préciser qu'à ce moment là ils étaient sur le toit pour colmater la toiture ? Donc quand il est descendu à la cave, on a entendu un bruit à réveiller les morts. On a tous paniqué et on a tous couru voir ce qu'il se passait. Et George a failli rejoindre son frère en bas des escaliers ... Avec les escaliers (-_-'). Le grand escalier central s'est royalement effondré alors que notre rouquin était dessus. Après avoir vérifié qu'il n'était pas encore totalement mort, Pansy a sorti une phrase digne de sa finesse :
- Tu sais Fred, je serais toi, j'arrêterais les gâteaux secs. Je crois que tu as pris du poids.
Il a fini par être transporter par les deux autres dans leur chambre pendant que Daphné est allée chercher une des grandes bassines qui par miracle étaient restées dehors. Pourquoi par miracle ? Parce que la nuit, il a plu. Et que c'est notre seule eau non salée à disposition. Alors déjà boire salée ... beurk ... mais soigner des blessures, même superficielles, à l'eau de mer ... excellent moyen de torture mais quand on doit se serrer les coudes, vaut mieux ne pas y penser ...
Le reste de la journée s'est passé calmement. Les deux garçons valides ont dégoté une échelle dans les dépendances afin de quand même avoir accès à l'étage supérieur, avant d'aller désherber le jardin laissant le rebouchage pour une autre fois. De notre côté, on se relayait au côté de Fred pour surveiller que son état ne se dégradait pas. Les trois autres continuaient toujours de faire le ménage. Le soir, on s'est tous regroupé dans la même chambre, au rez-de-chaussée ... des fois que le plancher s'émiette, on tombera de moins haut.
On s'est d'ailleurs réveillé un peu en vrac. Avec, encore une fois, une douce voix mélodieuse :
- Putain mais c'est pas vrai ? Tu ne peux pas me lâcher les guenilles non ?
Et oui, Ginny au réveil, ça décoiffe. Faut dire que se réveiller et se retrouver avec un Finnigan blotti dans ses bras, ça a de quoi choquer. Fred lui, était aux anges, Pansy et Daphné l'avaient pris pour un oreiller et son regard lubrique ne cachait rien de ses pensées matinales. Il semblait aller beaucoup mieux le blessé ! Moi j'ai découvert que quoi que je fasse je ne pourrais pas me lever. J'étais indéniablement attachée au lit par un bras viril qui encerclait ma taille. Etant donné que j'avais Fred et Seamus en ligne de mire, j'ai supposé qu'à part un inconnu, c'était le bras de George. Me suis pas trompée d'ailleurs. Et tout comme son jumeau, en me retournant pour vérifier son identité, j'ai vu dans ses yeux que ses pensées n'étaient autorisées qu'à un public averti et surtout adulte. Je dois avouer que me réveiller dans les bras d'un beau garçon c'est sympa, mais là avec sa bave au coin de la bouche, il était un peu effrayant ...
Le petit déjeuner s'est passé comme d'habitude avec des noix de coco et des mangues ramassées dans les alentours. On a échappé de peu à devoir pêcher pour déjeuner. Dire que si on avait su qu'on ne pouvait pas faire de magie ici, on aurait pris des vivres ... nous, on comptait bien pouvoir transplaner régulièrement pour se nourrir ...
Alors qu'on est parti en groupe non mixte pour se laver dans l'eau de mer ... Enfin se laver ... un bien grand mot ... Se mouiller et enlever toute la poussière qui malheureusement restait collée à notre peau grâce aux bienfaits du sel. Alors que je pense que je vais finir par me suicider avec nos poissons carbonisés, Ginny pète un câble et prononce tout haut ce qu'on pensait TOUS tout bas.
-Maison à la con ! Vacances à la con ! Si je ne peux pas me laver correctement bientôt je vais faire un malheur ! ET J'EN AI MARRE DE CETTE PUTAIN DE POUSSIERE !
Et là, notre petite rousse sort des vagues, se rhabille et part d'un pas décidé vers les dépendances sous notre œil intrigué et sous celui terrifié des garçons. Elle a disparu pendant cinq bonnes minutes avant de revenir avec la même hargne et une pelle. Elle s'est installée dans un coin du jardin et a commencé à faire des trous en maugréant tant qu'elle pouvait.
-Ras le bol de se laver avec les poissons ! Je veux de l'eau chaude ou froide m'en tape, mais de l'eau propre, de l'eau non salée, du savon, du shampoing et surtout POUVOIR ENFIN VIRER CETTE PUTAIN DE POUSSIERE !
Deux heures après, Ginny avait changé de coin, mais creusait toujours. Pourquoi ? Mais pour trouver de l'eau bien sûr ...
Les garçons faisaient profil bas. Ils désherbaient le terrain en gardant un œil sur notre furie de poche. Avec Pansy et Daph', on avait décidé de les aider afin de surveiller que Gin' ne s'étouffe pas avec ses gros mots. Avec tout ça, on n'a pas réagi que le temps passait et qu'elle n'a pas été notre surprise d'entendre des voix venant du chemin. Là on s'est souvenu que le bateau de ravitaillement passait aujourd'hui. Sans prévenir, Pansy est partie à la course et criant un MANGEEEEEEER très expressif. Elle a renversé les quatre nouveaux arrivants afin d'allez chercher de quoi se nourrir pendant quelques jours.
Padma, Draco, Ron et Dean venaient d'arriver et se sont pris la deuxième furie dans la figure. Et pas au sens figuré ... Dean a volé pour atterrir le cul le premier dans le premier trou de Ginny, Draco a juste eu le temps de s'écarter en faisant une grimace de dégout très comique et Ron aurait basculé au sol s'il ne s'était pas raccroché à Padma. Padma qui d'ailleurs, après avoir réagi de l'endroit où Ronnie avait posé ses mains pour se rattraper, lui a collé une gifle retentissante pour l'envoyer valdinguer au sol. Daphné et moi-même sommes parties dans un ricanement digne des plus macabres psychopathes. Ginny continuait de creuser son trou alors que les trois autres garçons hésitaient entre rire eux aussi ou se faire plus petits pour pas attiser la fureur de la jeune fille à la pelle.
C'est Draco qui voulut savoir ce qu'il se passait ici. Faut dire qu'on n'était pas beaux à voir, couverts de poussière car pas bien lavés de plusieurs jours, on n'avait d'ailleurs pas changé de vêtements et on était tous échevelés ... une vraie vitrine d'halloween ... Il s'était alors avancé vers Ginny pour voir ce qu'elle faisait et avant d'avoir prononcé son troisième mot, il fut pris dans un geyser d'eau potable. Daph', Fred, George, Seam' et moi-même avons poussé un cri de pure joie avant de nous coller sous les retombées d'eau en nous frottant de partout. Le tout sous le regard noir de la fouine et l'œil perplexe des trois autres.
-Vous pouvez nous dire à quoi vous jouez ? demanda Padma.
-Manoir pourri, pas d'eau, pas d'électricité, des trous partout, plus d'escalier, trop de poussière, pas de nourriture et ça fait trois jours qu'on est là !
Résumé clair net et précis de Daphné, ponctué d'un « PUTAIN DE POUSSIERE » par Ginny. A la tête de nos amis, j'ai cru bon rajouter :
-Oh et la vieille bique de tante machin a cru bon de lancer un sort anti magie sur sa ruine ... donc pas de magie non plus.
AHAHAH ... la tronche des autres. Ron est tombé dans les pommes, pauv' chou. Padma s'est retrouvée assise dans la boue. Oui avec toute l'eau qui sort du sol, ça fait une sacrée flaque de boue. Draco a tellement pâli que j'ai cru un instant qu'il allait disparaître ... espoir envolé. Seul Dean ne semblait pas trop choqué. D'ailleurs il fut le premier à reprendre la parole.
-Alors si je comprends bien, on a hérité d'une ruine pendant un an et il faut la réparer de nos mains si on veut en profiter.
Ah il comprend vite quand il veut. Faudrait qu'il le veuille plus souvent. Et le revoilà sur pied, remontant les manches inexistantes de son tee-shirt.
-Ben alors, qu'est-ce qu'on attend ?
Les jumeaux, et Finnigan se sont un peu reculés. Dire qu'ils ont fui derrière ce qui doit être une tonnelle est un peu faible comme description. Et oui car Ginny-je-suis-en-pétard-et-prête-à-exploser était sortie de son trou, la pelle bien en évidence.
-A ton avis Thomas, qu'est-ce qu'on fait depuis trois jours ? TROIS PUTAIN DE JOURS ? TU CROIS QU'ON SE LA COULE DOUCE A PATAUGER DANS CETTE PUTAIN DE POUSSIERE?
Et bang, un coup de pelle sur la tête. Et rebang, là elle a carrément projeté Dean quatre mètres en arrière. Le pauvre. Le pire c'est qu'il a atterri dans la poitrine de Pansy qui revenait chargée comme une mule. D'ailleurs elle a tout échappé au sol de surprise, avant de claquer le garçon qui a fini la course le cul dans le premier trou de Ginny ... Il aurait mieux fait de pas en sortir ça lui aurait fait gagner du temps et épargner quelques bosses.
Le reste de la journée s'est passé comme dans une routine rapidement bien ancrée. Dean, Ron et les jumeaux ont apprivoisé notre eau courante. Et oui on avait retrouvée notre eau courante ... Et non ce n'était pas une source que Gin' a déterré, c'est la canalisation d'eau qui a cassé sous le coup de pelle furieux de la jeune fille. Du coup il a fallu l'arranger pour que l'eau ne se perde pas et qu'on puisse l'utiliser quand on voulait. Ils ont démonté une partie de la tuyauterie des dépendances pour nous faire une sorte de robinet en deux parties : un premier robinet bas pour se laver les mains, prendre de l'eau etc ... et un deuxième en hauteur pour pouvoir prendre une douche. Là je les félicite. Ils nous ont épatés sur ce coup.
Quoi ? C'est une douche avec de l'eau froide ? Et alors ? Même la nuit la température ne descend pas en dessous de 30 °. Bon pendant ce temps, Pansy, Daph' et Padma sont allées dépoussiérer quelques pièces et surtout des matelas de plus pour nos quatre amis. Seamus et Ginny désherbaient. Moi j'ai fait bande à part mais mon idée fut très appréciée ensuite. Ben oui parce que notre eau courante, on l'a devant le manoir au milieu des herbes folles certes, mais à la vue de tous. Du coup avec des bouts de bois, de ficelles et autres feuilles de bananiers, je nous ai fabriqué un paravent. Si on doit se doucher dehors, autant avoir un peu d'intimité. Draco nous a regardé un moment avec dédain avant que d'une fenêtre la douce voix de Pansy résonne :
-Hé, Drakichou ! Tu vas bouger ton cul d'aristo et bosser comme les autres sinon on t'enferme dans une des pièces pas encore nettoyée !
Ah oui, depuis qu'il s'était amusé à sortir avec elle pour la larguer comme une merde en quatrième année après le bal de noël, Pansy ne peut plus le voir. Pourtant il a fait ça à tellement de filles ... Bref, la perspective de stagner dans la crasse n'a pas dû lui plaire car il est venu m'aider. Faut dire que c'était le moins salissant. Oh c'est vrai je ne vous ai pas dit, Draco et moi sommes sortis ensemble pendant environ un an entre notre sixième et septième année. Et il y a quelques mois, il a batifolé avec Chang, cette pétasse qui pourtant avait quitté Poudlard, alors que je l'attendais tranquillement dans son lit. Moi forcément j'étais furieuse. Et je crois qu'il n'a pas du tout apprécié ma tentative pour le castrer. Du coup on n'est plus ensemble et entre nous ça à tendance à faire des étincelles. Je vous laisse imaginer ce qui s'est passé alors qu'il était sous mes ordres ... Il a fini le cul dans le premier trou de Ginny avec quelques mots que ma plume ne voudra jamais écrire sans s'autocensurer ...
La journée s'est finie autour d'un feu de bois, après que chacun ai pu prendre une douche. Bénis soient Ginny, les jumeaux, Dean et Ron (Prenez note, je ne suis pas prête de refaire les louanges à autant de Gryffondors d'un coup). Tous en train de manger de la nourriture meilleure que les poissons cramés qu'on avait ingurgités ces deux derniers jours. Oh et chose tout aussi exceptionnelle, la soirée s'est passée dans un silence religieux.
Maintenant on est tous dans la chambre. L'unique chambre suffisamment nettoyée pour qu'on puisse y dormir. Tous les matelas miteux ont été posés au sol genre tatami géant et nous voilà poser en vrac, en short ou bermuda et tee-shirt à attendre que Morphée nous emporte. Et moi je suis là à écrire nos mémoires en retardant le plus possible le moment de sombrer dans le sommeil car je suis en plein conflit cornélien. Soit je me colle à George et ses regards lubriques pour éviter la fouine, soit je me colle à Draco pour ne pas tenter l'obsédé et ça va être la guerre toute la nuit ... Tant pis, on va affronter le trop plein d'hormones du rouquin, l'autre cornichon peut se gratter pour que je l'approche de plus près ...
Merlin, pourvu qu'on se réveille dans un hôtel de luxe !
