Salut les gens !

Me revoilà avec le deuxième chapitre ! :) J'espère ne pas avoir été trop lente, c'est vrai qu'en ce moment j'ai du temps libre, mais un peu de flemme aussi :P Merci beaucoup à Ananimny, chiyahara, Le Visiteur, Buttercup-61 et Assassine pour leur review ! Ca me fait toujours très plaisir de connaître votre avis :D

Pour ceux qui se le demande, je me suis enfin décidée pour la suite de l'histoire. Law apparaitra bel est bien, mais plus tard dans la fic, je vais faire voyager Hikui un peu avant. Il y aura même probablement du Law X OC, mais ça restera léger. Voila j'espère que j'ai fait un bon choix et que ça vous plaira, et merci à tous ceux qui m'ont donné leur avis sur la question !

Aussi, comme je ne peux pas répondre aux non-inscrit par message, je vais le faire ici à partir de maintenant ;)

Assassine : Alors ? j'espère pas trop déçue que Law n'arrive pas tout de suite, mais il arrivera au bout d'un moment, promis juré ;) Je suis soulagée que tu ne trouves pas mon OC trop mary-sue, c'était un peu mon objectif principal en m'attaquant au mizu mizu no mi, puisqu'en plus, à la base je n'aime pas trop les fruits du démon :D Je suis très contente que mon premier chapitre te plaise, ça réchauffe mon petit cœur d'auteure, et j'espère de tout mon cœur que la suite te plaira autant ! Et pour les fautes d'orthographe ne t'en fais pas, je serais bien la dernière à te critiquer xD. Sur ce, je te souhaite une très bonne lecture !

Il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre, mais c'est malgré tout un chapitre très important car il marque un tournant déterminant dans l'évolution du personnage d'Hikui. Je vous souhaite donc une bonne lecture !


Inconvénient 2 : T'enfuir du devras

Tout est noir autour de moi. Ou suis-je ? Je ne sens plus rien, ai-je perdu connaissance, suis-je morte ? Je l'ignore, mais ça n'a pas d'importance. Je ne veux pas me réveiller, je suis fatiguée, épuisée de cette vie qui ne fait que m'enfoncer chaque jour un peu plus dans les ténèbres. Je ne veux plus me battre, je n'ai plus la force de lutter contre cette prison qu'est devenue mon corps. J'abandonne juste, tout simplement. C'est peut être lâche... je suis peut être lâche... mais je n'en ai que faire. Je veux juste me libérer de toute cette souffrance, de cet enfer qu'est progressivement devenue mon existence. J'aimerais être comme tout le monde, courir, sauter, rire, hurler, aimer et être aimée. Mais je suis seule, désespérément seule... et je me rends compte que je l'ai toujours été.

J'aimerais rester loin de toute cette douleur pour toujours, mais je sens que mon corps me rappelle à lui, aspirant ma conscience contre ma volonté... je m'en vais.

. . .

Les sensations me reviennent peu à peu alors que je reprends doucement connaissance. Mon corps comme anesthésié sent difficilement un vent froid lui caresser la peau et des brins d'herbe lui chatouiller les pieds. Je tente de serrer ma main mais j'arrive seulement à bouger le bout de mes doigts. Mes paupières sont lourdes, paralysées, et ce n'est qu'au prix d'un effort qui me parait surhumain que j'arrive à entrouvrir les yeux pour tomber nez à nez avec un ciel noir sans étoiles. Je n'est aucun souvenir expliquant la raison pour laquelle je suis allongée par terre, dehors en pleine nuit et incapable de bouger.

Je fixe la lune pendant plusieurs minutes, attendant patiemment d'être capable de me relever. Mes sens s'éveillent lentement en même temps qu'une douleur sourde qui se met à gronder dans chaques parcelles de mon être. L'ignorant, je tente de me redresser quand une douleur fulgurante traverse mon corps et me stoppe dans mon élan. Je ne peux pas m'empêcher de laisser sortir un petit couinement de douleur. Je n'ai vraiment pas du y aller de main morte.

Je continue de me redresser en serrant les dents. Une fois posée sur mes coudes je relève la tête dans l'intention d'observer les alentours. Mes yeux s'agrandissent de stupeur. Devant moi gisent trois corps inertes tandis que mon poignard taché de sang repose à mes pieds. Les souvenirs affluent et en quelques secondes je récupère ma mémoire entièrement.

Merde, qu'est ce que j'ai fait !?

Je me redresse vivement, passant la douleur au second plan, et m'approche à pas de loup des bandits. Heureusement qu'ils n'ont pas repris connaissance avant moi !

Je me mets à réfléchir à toute vitesse.

J'ai mis trois brigands au tapis, ils risquent de se réveiller d'un moment à l'autre, et j'ai plutôt intérêt de pas être dans les parages quand ça se produira. Le petit souci, auquel je n'ai pas trop pensé dans mon élan d'héroïsme, c'est qu'il y a fort à parier qu'une fois rétablis ils cherchent à se venger, si ils n'envoient pas d'autres bandits avant. Ça m'étonnerait fortement qu'ils viennent me voir et me balancent un «sans rancune» accompagné d'un grand sourire.

A vrai dire... je suis plutôt dans la merde. Parce que je ne me vois pas, ni exterminer toute leur bande, ni vivre au quotidien avec des attaques de brigands, ce qui me laisse une seule solution : la fuite. Oui je suis une poltronne, non je ne suis pas suicidaire.

Maintenant que j'y pense, je n'ai jamais songé a quitter l'île une seule fois auparavant. Je ne sais pas vraiment pourquoi, le changement ne m'effraie pas, et rien de m'attache à cet endroit sinon des mauvais souvenirs. Alors Pourquoi ? La réponse vient d'elle même, la peur de l'inconnu. Pas que j'ai grand chose à perdre, mais je crois qu'au fond de moi j'ai surtout peur que l'histoire se répète. Je l'ai supportée une fois, j'en serrais incapable une deuxième.

J'abrège mes réflexions, je n'ai pas le temps de philosopher. Il faut que je me bouge de quitter l'île avant qu'ils n'aient le temps de ramener le reste de la meute. Malheureusement pour moi, mon corps ne me permet pas encore de marcher à une allure très soutenue, je me dépêche donc comme je peux en me dirigeant chez moi.

J'aperçois très vite la silhouette de ma maisonnette et presse mon allure. J'entre en claquant la porte et me dirige droit vers mon armoire. J'en sors un sac en cuir noir de taille moyenne et y fourre tous mes vêtements et toutes mes paires de chaussures, n'en possédant qu'une quantité très limitée tout rentre sans difficultés. J'ouvre ensuite un coffre et en tire plusieurs armes, une dague deux poignards et un pistolet, que je place à leur tour dans le sac. Je n'aime pas les armes, je n'aime pas me battre, je pourrais même dire que j'exècre ça au plus haut point. Je n'éprouve aucun plaisir à avoir recours à la violence, seulement voila, je n'ai toujours pu compter que sur moi même et il a bien fallu que j'apprenne à me défendre.

Je soupire et rapproche de moi le sac de provisions que je me suis comme même donné la peine de traîner jusqu'ici. Je transferts mes achats dans mon sac noir jusqu'à ce que celui ci ne puisse plus se refermer.

Je suis dégoûtée de devoir abandonner le reste ici au vu du prix que ça m'a coûté, du coup je mange tout ce qui ne rentre pas, quitte à passer pour une morfale. Et puis je meurs de faim, je n'ai rien mangé de la journée et faire des exploits ça creuse. Et oui, je suis très modeste.

Après avoir fini de faire ce qu'on pourrait appeler mes bagages, je décide de prendre comme même le temps de me laver, histoire de ne plus ressembler à un monstre couvert de sang. Je fais donc une rapide escapade à l'étang situé à deux minutes d'ici, car vous vous doutez bien que je ne possède nullement de salle de bain.

Une fois arrivée je retire mes habits qui ont d'ailleurs je remarque, étrangement échappés au carnage et ne présentent aucunes taches de sang. La fraîcheur de la nuit m'en dissuade un peu, mais je prends mon courage à deux mains, respire un grand coup et entre dans l'eau glacée du l'étang. Un frisson me parcourt l'échine.

Malgré la beauté du cadre je ne perds pas trop de temps à me laver, juste assez pour retirer le sang séché que j'avais sur les mains et les bras. Ce n'est pas bon pour moi de rester dans l'eau trop longtemps.

Je finis par sortir de l'étang, toute dégoulinante. La brise qui parcourt ma peau mouillée me fait claquer des dents, et, à défaut d'avoir pris quelque chose pour me sécher je ne me fais pas prier pour me rhabiller immédiatement. Mon short et ma tunique me collent à la peau, je n'aime pas trop cette sensation mais c'est toujours mieux que de mourir de froid. J'attrape mes cheveux gorgés d'eau et je les essore du mieux possible, évitant ainsi qu'ils ne trempent encore plus mes habits déjà bien mouillés.

Une fois que j'estime être prête, je décide de me rendre au port. Je fais un rapide détour par la cabane pour récupérer mon sac, et m'éloigne définitivement. Je jette un dernier regard en arrière, vers ce qui fut mon chez moi pendant près de trois ans et me détourne, sans regrets.

Je lève les yeux vers le ciel, il à une jolie couleur orangée.

Petit à petit, sans que je ne m'en aperçoive, l'aube s'est levée et a mis fin à la nuit qui devait déjà être bien avancée.

J'arrive finalement à l'entrée du port, toute essoufflée. A cette heure ci, il est encore plutôt calme, seuls quelques hommes s'agitent près de plusieurs bateaux marchands prêts à lever l'ancre. Je m'avance en slalomant entre les caisses et les tonneaux. Quelques villageois présents à cette heure matinale me lancent des regards surpris, sans doute étonnés par ma présence ici, mais la plupart sont des gens de passage, je passe donc plutôt inaperçue et me fonds dans le décors.

J'observe silencieusement les différents bateaux prêts à amarrer. Je ne sais pas du tout vers qu'elle destination chacun d'eux font route, peu m'importe, tant que c'est loin d'ici tout me va. La vraie question se pose maintenant, comment vais-je faire pour les convaincre de m'embarquer sans argent ?

Je m'approche de l'un des bateaux au hasard, un petit chalutier bleu et noir, et je me mets à tourner la tête à droite et à gauche pour trouver à qui je dois m'adresser. Voyant certainement mon air perdu, un jeune marin qui aidait à charger le bateau s'avance vers moi.

- Excusez moi mad'moiselle, vous cherchez que'que chose ? J'peux vous aider ? Me demande t'il le visage soucieux.

- Et bien à vrai dire... Je commence peu sûre de moi. J'aimerais monter à bord de ce navire jusqu'à la prochaine escale. je finis par lui expliquer.

- Ah ! Pour ça vous faut l'autorisation du cap'taine, en c'moment il discute avec l'navigateur. Vous l'voyez là ? il tend son bras et pointe une direction du doigts. C'est c'lui avec la casquette blanche. M'informe t'il.

Mes yeux suivent la direction que me montre son doigt tendu, et effectivement j'aperçois deux personnes parler vivement, dont un homme de dos, portant une casquette.

Je remercie rapidement le marin qui me répond d'un "de rien" et je marche vers l'homme qui, semblerait t'il, soit le décisionnaire de mon admission prochaine au bord de son bateau.

Une fois arrivée a sa hauteur, je peux enfin voir à qui j'ai à faire. Un homme d'âge mûr, la chevelure brune et mi-longue parsemée de cheveux blancs et le visage bourru, tanné par le soleil. Il est en pleine discussion avec un autre homme et ne semble pas m'apercevoir. Un peu gênée, Je tousse pour lui faire remarquer ma présence. Il se retourne vers moi, surpris, et fait signe à l'autre homme de s'en aller, qu'ils reperdront leur conversation plus tard.

- Alors, qu'est-ce que je peux faire pour toi jolie demoiselle ? Son air renfrogné s'est changé en une expression avenante.

Je suis un peu mal à l'aise mais je ne le montre pas. Je ne suis pas vraiment habituée à ce que les gens réagissent comme ça avec moi, mais étrangement ça me fait me sentir bien.

- Et bien, j'aimerais quitter cette île, mais comme je ne possède pas d'embarcation, je me demandais si vous accepteriez de me laisser monter à bord jusqu'à la prochaine escale.

J'attends sa réponse avec espoir alors qu'il parait prendre le temps de peser le pour et le contre pendant quelques secondes.

-Je n'y vois pas d'inconvénients. Bienvenue à bord ! M'annonce t'il fièrement, pour mon plus grand soulagement.

Je me crispe un peu en me rendant compte que je viens d'oublier un petit détail.

- Par contre, je suis désolée mais je n'ai rien pour vous payer... Je précise, un peu tendue par la possibilité qu'il retire son offre.

- Oh ce n'est pas un problème ! Tu m'as l'air d'être une charmante jeune fille tout à fait responsable, tant que tu ne causes pas de soucis sur le bateau et que tu donnes un ou deux coups de main durant la traversée, je suis sûr que ta présence ne dérangera personne. Sa réponse s'accompagne d'un large sourire chaleureux qui fend son visage en deux.

Au sourire qui m'est adressé, mon corps se tend. Je sens mon cœur gonfler dans ma poitrine pour une raison que je ne comprends pas immédiatement. Je ne sais pas trop quoi en penser. Une émotion encore inconnue grandit en moi sans que je ne sache exactement comment la définir. Et puis je comprends, tout a coup je comprends et c'est comme si un nouveau monde s'offrait à moi.

Pour la première fois, quelqu'un m'a souri.

Cette sensation, "le bonheur", cette émotion, "la joie".

Et alors, pour la première fois également, mon masque se brise. Mes membres se mettent à trembler imperceptiblement et mes yeux se remplissent peu à peu de larmes. Je n'arrive plus à masquer mes émotions, je n'en ai plus la force, ni la volonté. Et les larmes coulent, coulent et inondent mes joues pales, brouillant ma vision mais éclairant mon âme. Des pleurs de joie, pour la première fois. Je me sens ridicule de réagir de cette façon pour un simple sourire, mais, je crois qu'il a ouvert quelque chose en moi.

J'ai perdu tant d'années, passé tant de temps à subir, alors que j'aurais tout simplement pu partir. Pourquoi ? Pourquoi suis-je restée si passive ? Je me rends compte maintenant, je réalise à quelle point j'ai été stupide. J'étais comme une poupée de chiffon, ballotée à droite, trainée à gauche. J'ai laissé mon corps m'enfermer sans même essayer de m'en libérer.

Et au fur et à mesure que je pense, une ambition grandit en moi, celle de guérir ce corps. Un rêve qui nait, un espoir qui me donne la force dont il me manquait.

- Heu... tu vas bien ?

je reviens à la réalité et me concentre sur l'homme devant moi. Il me regarde avec inquiétude.

- J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? Me questionne t'il préoccupé par ma réaction.

Je tente d'essuyer de mes mains les flots de larmes qui continuent de s'écouler de mes yeux, sans succès. Je n'arrive pas à parler. Alors dans une tentative un peu désespérée pour lui montrer que je vais bien, un franc sourire se dessine sur mes lèvres.

- Tu es quelque peu étrange, jeune demoiselle. Me lance t'il à moitié convaincu, l'air toutefois amusé par la situation.

A sa réflexion, un son incontrôlable sort de ma gorge sans que je ne l'ai décidé, je ris. Un rire doux, un rire vrai. C'est bizarre d'entendre ce rire la, j'ai l'impression qu'il ne m'appartient pas. Je ferme les yeux savourant cette sensation. Je pleure toujours, le capitaine du chalutier doit me regarder comme si j'étais folle maintenant. Mon rire redouble à cette pensée, je ris tellement que j'en suis presque essoufflée.

Après quelques efforts mon rire s'arrête, j'ouvre les yeux.

Mon regard se pose sur l'horizon. L'aube vient de prendre fin, le soleil a maintenant complètement émergé hors de la mer. Une nouvelle journée commence.

- Je vous en prie, appelez moi Hikui.

Oui, je suis Hikui. Une jeune femme de dix-neuf ans, et à partir d'aujourd'hui, je change de vie.


Voili voila, c'est terminé pour ce chapitre ! J'essayerais probablement de faire encore un peu plus long la prochaine fois.

J'espère qu'il vous a plu malgré le peu d'action. J'ai un peu peur d'en avoir trop fait dans la réaction d'Hikui devant le sourire du capitaine, mais je voulais vraiment marquer la prise de conscience que ça lui a apporté.

Toujours, si vous avez des commentaires, des remarques ou des conseils surtout n'hésitez pas :)

On se retrouve très vite pour le prochain chapitre qui devrait arriver avant la fin de la semaine prochaine. Bye tout le monde !