Chapitre 2. Respirer à nouveau.
Je devais m'être assoupis sur le sol de la cuisine car la seule chose que je savais ensuite et de m'être fait réveillé par Charlie qui me regardait terrifié.
"Bella! Bella est-ce que tu vas bien ? Que s'est-il passé?" Pendant un bref moment, je ne me rappellais de rien mais ensuite tout revenu. L'appel. Sa voix. Jake.
"Je vais bien" Mentis-je. "Je...Je suis tombé et j'ai dû me cogner la tête. Je vais bien Papa." Je pouvais voir que Charlie ne me croyait pas une seconde mais il a juste soupiré profondement et m'a relevé.
"J'avais pensé qu'avec Alice ici elle arrivrait à te garder sans te blesser." Alice. Elle devais me dire. Comment Edward avait réagi ? Ne reviendra-t-il jamais? Pourquoi a-t-il appellé?
"Umm Alice est sortie, pour voir des personnes pendant qu'elle est en ville..." Je permis à ma voix de s'estomper. Etait-elle revenue ? Pourquoi ne m'avait-elle pas réveiller? Elle devait savoir que Jacob était parti.
"Je suis fatigué papa. Je vais dormir".
La tristesse dans les yeux de Charlie était indomptable. Il rentrait des funérailles de son ami et trouvait sa fille allongé sur le sol. Avait-il pensé qu'il m'avait perdue aussi? C'était seulement de la douleur que je lui apportais et ma mère qui me supportait tous ces mois sans rien dire. Mais je le blessais, je blessais tout le monde.
Il me prit dans ses bras. "Je t'aime Bella."
"Je t'aime aussi papa." Il me relâcha et je grimpais dans ma chambre espérant trouver Alice.
"Alice ?" L'appellais-je désespérement en rentrant dans ma chambre. Aucune réponse ne vint. J'étais seule. Ma blessure qui s'était menacé de s'ouvrir le fit finalement. C'était trop. Aucun engourdissement ne pourrait me protéger de mes sentiments. Ce fut quand je m'écroulais dans mon lit que je vis le mot. Je pris une minute pour essuyer les larmes devant mes yeux.
Bella,
J'ai besoin de m'occuper de quelque chose. NE quitte pas la maison. Je serai de retour dès que je le pourrai. Je suis désolé de te laisser, mais crois moi Bella, j'ai toujours mes raisons.
Alice.
Que se passait-il? Etait-elle en danger? Victoria était-elle de retour? Non, s'il vous plait non. Je devais croire Alice comme elle le disait. Elle savait ce qu'elle faisait. Je m'enfouis sous les couvertures encore habillé. Je n'avais pas l'énergie d'enfiler mon pijama.
Je fermis les yeux et écoutais la pluie qui commençait à tomber. Les larmes revinrent encore, plus dure cette fois. Je ne prenais plus la peine de résister. Où en étais-je ? J'étais perdue. Je réalisais que j'avais toujours espérer qu'il revienne. C'était comme quand je le vit la première fois, quand il avait loupé les cours à cause du soleil. Je gardais l'espoir de le revoir, j'étais juste déçue. Au moins, cette fois il était revenu. Pas aujourd'hui. Mes pensées ont arrêtés d'avoir du sens; Elles devenaient des souvenirs au hasard et de la douleur. Une douleur écrasante. Je ne pouvais dormir mais je gardais les yeux fermés, me coupant du monde autour de moi.
*****
Ce fut le coup de tonnère qui me fit ouvrir les yeux et m'assoire, alerte. J'ai haleté et ma main a volé vers ma bouche pour m'empêcher de crier. C'était finalement arrivé. Je devais devenir folle. Entendre encore sa voix avait été de trop; J'étais en train de le voir sans aucune menace de mort. Ou peut-être étais-je morte. Mon coeur brisé était finalement assez pour me tuer? Sa vue - même si c'était seulement mon imagination - fit louper quelques battements à mon coeur puis le fit repartir dans une course folle. Il battait plus vite que jamais je n'aurais cru qu'il le referait.
Il était debout devant la fenêtre comme s'il était une statue qui avait été sculté dans le marbre le plus parfait. Son visage n'était pas aussi calme que d'ordinaire. Elle était déchirée entre la rage et le chagrin. Même mes hallucinations était torturé d'être avec moi.
Mais ce n'était pas vrai. Mon esprit pourrait essayer de me protéger comme avant? Si c'était mon imagination il me sourierait de son sourire tordu. non... Ce ne pouvait pas être réel. Je commençais à respirer difficilement, les larmes ne me quittant pas.
"Bella?" Toute la rage avait quitté son visage comme remplacé par de l'inquiétude, mais la douleur s'attardait sur ses traits parfaits. Sa voix était tellement plus belle que dans mes souvenirs.
"Que se passe-t-il?" Avant de pouvoir penser à ce qu'il était en train de dire, il était juste à côté de mon lit. Ses mains étaient étendue comme s'il allait toucher mon visage, comme il le faisait il y a si longtemps.
Si c'était comme cela tout le temps que j'avais avec lui, je devais en tirer le meilleur profit. Quel était le pire qu'il pouvait me faire? Me repousser? Je me lançais moi-même vers lui et enroulais mes bras autour de son cou, comme s'il avait besoin d'effort pour m'enlever. Je pressais mon corps contre le sien, contre son corps froid, et le serrais toujours plus fort. Avec hésitation, il enroula ses bras autour de mon visage tremblant. Je me crispais avec force, me préparant à ce qu'il me repousse, quant à mon grand désarroi il resserra son emprise autour de moi, comme s'il me voulait plus proche de lui. D'une manière ou d'une autre, mes yeux trouvèrent des larmes à verser. Ses mains étaient dans mes cheveux, essayant de me calmer.
"Je suis tellement désolé Bella. Je n'avais pas idée, s'il te plait pardonne moi. Je n'ai jamais voulut ce qu'il se passe." Bien sur qu'il ne voulait pas ce qu'il se passe. Il n'avait jamais voulut revenir. A cette pensée, un signe de désespoir m'envahit et je sanglotais plus fort encore sur son épaule.
Mon corps commençait à être secoué, je l'avais été trop pour aujourd'hui. Il devait le sentir car la chose que je savais ensuite c'est que j'étais encore dans mon lit, encore dans les bras d'Edward mais maintenant je pouvais voir son visage. Comment pouvais-je croire qu'il était une hallucination? Il était beaucoup trop parfait pour en être une. Il avait calmé son visage, cachant toutes ses émotions. Ses yeux étaient plus sombres que je me les représentais mais ils me coupaient toujours le souffle.
Quand je me rappellais de respirer, j'essayais de me calmer. Je pouvais ne pas avoir beaucoup de temps et j'avais besoin de me concentrer, de dire quelque chose que j'avais besoin de dire.
"Qu'est-ce que tu fais là?" Reussi-je à dire.
La douleur traversa son visage mais il se le recomposa une nouvelle fois. "Préférerais-tu que je m'en aille?" Chuchota-t-il.
"Non!" Pas encore! Je savais qu'il allait partir une nouvelle fois bientôt mais pas encore! La respiration que j'avais travaillé si difficilement à controler était repartie aussi vite et je commenaçais à haleter furieusement en essayant de me séparer de ce sentiment de noyade.
"Shh, shh, Bella, respire Bella. Je ne vais aller nulle part. Respire." Ses mains frottèrent mon dos comme pour un enfant.
"Ne me promet rien du tout." Je savais déjà ce qui se passerait si -quand- il me quitterait une nouvelle fois. Je ne pouvais pas me permettre d'espérer.
Il me regarda comme si il ne m'avait jamais vu avant, comme si j'étais son ange. "Bella, je te le jure, tant que tu voudras de moi, je resterai."
Je commençais à ouvrir ma bouche mais il me fit taire en pressant ses doigts sur mes lèvres. Mon coeur accéléra à son toucher mais je gardais ma respiration sous contrôle comme il continuait à parler.
"S'il te plait, écoute moi juste Bella. Ce que j'ai fait est inexcusable, mais à ce temps, je pensais que c'était la bonne chose." Ma respiration se stoppa. Il devait avoir vu la panique dans mes yeux car ses doigts commencèrent à carresser d'une manière rassurante les os de mes joues, en essuyant mes larmes égarés, et il continua rapidement. "J'ai toujours voulut te protéger, d'abord pour le vans et les criminels, ensuite pour James. C'était ce danger qui m'a donné une excuse pour rester à tes côtés quand je savais que c'était incorrect, quand j'étais moi-même dangereux. A ton anniversaire quand j'ai réalisé qu'il avait changé et que tu étais sauf, excepté pour ma famille et moi. Je n'avais pas d'excuse sauf mon égoïsme de rester avec toi quand tu pouvais avoir une vie heureuse sans moi. Je savais que je devais le faire; Je devais te faire passer avant mes propres désires. Je ne me suis jamais autant haï que lorsque je t'ai dit ces mots, ces blasphèmes d'un façon répugnantes dans la forêt. Jamais en un million d'année je n'avais cru que tu me croirais si rapidement, après toutes les fois ou je t'ai dit que je t'aimais!"
"Tu m'aimes ?" Etais-ce possible? Il faisait semblant de l'être, mais ce devait juste être la culpabilité. Les mots qu'il avait dit dans la forêt étaient encore très claires dans mon esprit.
"Je pense que aimer est trop faible pour ce que je ressens pour toi." Il souria de son sourire tordu et amena son visage près du mien alors que mon coeur accéléra. Il prit mon visage entre ses mains, sa douce haleine souffla sur mon visage alors qu'il murmura "Mais jusqu'à présent je ne peux trouver un mot qui exprime réellement ce que je ressens, donc je suppose que aimer fera l'affaire."
Et alors ses lèvres se retrouvèrent contre les miennes. Doucement d'abord mais ensuite plus fortement, c'était comme s'il respirait de nouveau la vie à travers moi. C'était comme si chaque blessure qui avait été béantes durant son absence avaient subitement disparues, comme si elles n'avaient jamais existées. Mes mains s'emmêlèrent dans ses cheveux alors que toute ma douleur disparaissait. Il m'aimait, il m'aimait toujours! Mon coeur cognait plus fort qu'il n'en était possible et il amena ses lèvres à ma gorge me laissant ainsi respirer pour la première fois depuis qu'il m'avait quitté.
Quand ma respiration se fut calmer, il amena ses lèvres à mon oreille, il respira l'odeur de mes cheveux et continua "Je n'ai jamais été plus prêt de la mort que quand j'étais loin de toi. J'ai essayer de me distraire moi-même mais c'était impossible. Toutes les fois ou j'inspirais je voulais ton odeur, toutes les fois ou je fermais les yeux je ne voyais que ton visage. Ca m'a prit chaque once de la force et de la discipline que je possédais pour ne pas venir te voir, mais quand j'ai entendu ta voix, j'ai réalisé que tu n'étais pas morte -"
"Pas morte?"
"Rosalie m'a appellé pour me dire que tu avais sauté de la falaise. Elle m'a dit que tu avais..." Il ne pouvais pas finir mais je compris. Il pensait que j'étais morte, que j'avais voulut me tuer. "J'ai cassé mon téléphone après l'appel. Je voulais aller à bord d'un avion pour l'Italie afin d'aller voir les Volturi, pour les supplier de me tuer afin d'avoir une petite chance d'être avec toi, quand j'ai vu une cabine téléphonique".
Que venait-il de dire? Il était aller là-bas pour se tuer? A cause de moi? "Edward! Ne refais jamais, jamais, jamais ça !" Ma tête commençait à tourner. Que serait-il arriver s'il avait pris l'avion ? En ce moment il demanderait à mourir!
Edward embrassa mon front. "Ca va mon amour, Je suis là maintenant. Il prit une grand inspiration et continua "Quand j'ai vu la cabine téléphonique, j'ai décidé d'appeller Charlie pour être sur, je ne sais pas exactement ce qui m'a fait appeller. Peut-être était-ce une once d'espoir qu'Alice se soit trompé, qu'importe la raison je remercie Dieu de l'avoir fait. Quand j'ai entendu ta voix, tout ce qui me retenait m'a quitté. Savoir que tu étais en vie me faisait réalisé que je ne pouvais pas vivre sans toi plus longtemps. Et alors j'ai entendu la douleur dans ta voix, la soffrance que je te causais. Je suis plus que désolé de tout ce que je t'ai fait subir." Ses yeux étaient fermés et son visage était briévement relevé et j'y vis une centaine d'émotion différente.
"C'était seulement la pensée que tu étais sauve qui me gardais loin de toi". Ses yeux s'ouvrirent et il plongea son regard profondément dans le mien, comme s'il essayait de lire dans mon esprit, comme si le temps que nous avions passé séparé chagerait d'une manière ou d'une autre le fait qu'il ne pourrait pas.
"Je n'avais pas idée du danger que je laissais ici. Tu es encore plus un aimant à danger que je ne le pensais. Loups garous ?" Il laissa échapper un rire exaspéré. "Seulement toi pouvait être confiante avec une bande de vampire alors sans. Mais pas du tout des vampires. Je te jure de retrouver Victoria, et quand je l'aurai trouvé elle ne sera plus jamais un danger pour toi."
"Non! S'il te plait, c'est déjà assez que Jake et la meute la poursuive. Je ne veux pas que tu sois en danger aussi." Si tout ce qu'il disait était vrai, qu'il croyait en moi, je ne voulais pas le perdre. Je ne voulais plus jamais quitter ses bras. "Je ne peux pas te laisser repartir une nouvelle fois." Il m'a attiré contre son torse et a embrassé mes cheveux.
"Ok. Je ne partirai pas à sa recherche, mais je te le promet Bella; Victoria doit mourir, et bientôt, et alors tu seras en sécurité."
"Tu peux me sauver maintenant." Dis-je d'une petite voix. "Transforme moi."
"Non. Bella je ne te prendrai pas ta vie, ton âme. Je ne peux pas te damner à une vie sans Paradis."
Mais je connaissais déjà le Paradis; C'était maintenant. Edward était mon Paradis et quelque chose d'autre comme l'Enfer.
"Tu es mon paradis." Je pris ses mains dans les miens et traçais les lignes de ses paumes, de la même façon que dans la clairière.
"Non. Je t'ai déjà causé assez de douleur; Je ne referai jamais cela."
