Comme je le disais au chapitre précédent je ne possède rien de fullmetal alchemist… Heureusement pour les personnages…
Je peux quand même les martyriser euh… les utiliser dans des fanfictions !
Voici onc la suite de cette fanfic, je le répète, pour Chi4ki.
Résumé du chapitre précédent : Envy est mélancolique avec l'approche de Noël, et il n'est pas le seul de la bande des homonculus… Dante fatigué de sont comportement le jette dehors pour lui prouver que sa place est à ses côté en tant qu'homonculus et pas ailleurs. Pourtant alors qu'Envy croyait que personne ne lui tendait la main, une femme d'âge mure décide de l'aider. Lust, pensant bien faire essaye de raisonner Dante et part à la recherche de son camarade, mais elle ne fait que l'effrayer. Envy prend la fuite mais est soudain pris de vertige au détour d'un parc. Se croyant condamné à mourir seul dans la neige, il est pourtant secouru par les frères Elric, avant de s'évanouir pour de bon…
Fêtes de fin d'années mouvementées.
Chapitre 2 :
Les homonculus et la fièvre ne font pas bon ménage…
Tout ce qu'Envy savait c'est qu'il ne se sentait toujours pas très bien, mais au moins il n'avait plus aussi froid. Il avait même bien chaud.
Il lui fallu une concentration intense pour deviner qu'il était dans l'eau. Dans de l'eau certes, mais dont la température était divine.
Ses sensations lui revenaient doucement, et soudain, il se mit à tousser peut-être pour la première fois de sa vie d'homonculus et parti un peu en avant… Pourtant il ne perdit pas l'équilibre…
Il sentit alors qu'on le soutenait, sans doute pour éviter qu'il ne se noie. Pendant un instant, il eu peur. Dans un bain on est censé être nu, mais non, aussi faible que soit la perception, il sentit qu'on lui avait laissé ses habituels vêtements. Les voix lui parvenaient comme un lointain écho. Il savait que cela devait être Ed, mais même quand il ouvrait les yeux, les contours des objets semblaient danser, au lieu de rester fixe, et il avait du mal à penser…
-E… Ed ?
-Ouais… C'est moi… Lui répondit le blond d'une voix qui surprit Envy de par sa douceur. Reste tranquille, je voudrais pas que tu tombe dans la flotte.
Envy fut pris d'une autre quinte de toux.
-Al, il vient ce médecin ou quoi !
-Il fait ce qu'il peut nii-san ! Tu as vu le temps qu'il fait dehors ?
-Je sais !! Mais une urgence c'est une urgence, bon sang !
-Nii-san… L'infirmière que j'ai eu au téléphone m'a dit que s'il avait encore de la fièvre, il valait mieux l'allonger et lui mettre un sac de glace sur la tête… l'eau chaude va empirer son état sinon…
-Bon on va faire ça alors…
Ed souleva l'homonculus hors de la baignoire, l'enroula dans une serviette de bain et l'allongea sur son lit.
-Comment tu te sens… Demanda Edward en claquant des mains pour transmuter l'eau et ainsi sécher l'homonculus.
-Mal. Dit Envy d'un ton sec, avant de reprendre d'une voix plus inquiète. Qu'est-ce qui m'arrive ?
-Ce serait plutôt à moi de poser la question… Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que tu te retrouve dans un état pareil.
-Ma… Notre chef m'a jeté dehors… j'ai cru que j'allais mourir tout seul, mais des gens m'ont aidé, ils m'ont donné des vêtements, m'ont invité à me réchauffer chez eux… Je savais que j'étais surveillé, je ne voulais pas qu'on leurs fasse du mal à cause de moi, alors je suis parti…
Ne pouvant faire autrement, Envy se laissa manipuler comme un pantin par Edward qui le glissait en dessous des couvertures bien chaudes.
-Je vois… Et après tu t'es retrouvé dans le parc c'est ça ?
-Oui… Après je ne pouvais plus marcher, je ne sais pas ce qui m'est arrivé. J'ai encore cru que j'allais mourir, mais tu es arrivé et… Je ne me souviens pas de la suite…
-On t'a juste amené ici et Al a appelé un médecin pour t'examiner. On l'attend toujours…
L'homonculus se tenait le front il avait la tête qui tourne.
-Attends je vais te mettre quelque chose de froid.
-Mais j'ai déjà froid…
-Je sais, mais ça fera baisser la fièvre.
Edward parti quelquse secondes et revint avec un gant de toilette mouillé dans lequel il avait glissé quelques glaçons. Il le posa sur la tête de l'homonculus.
-Je n'aime pas ça ! Se plaignit se dernier en frissonnant au contact du tissu gelé.
-Tu vas pas faire ton difficile alors que je te soigne quand même ! D'ailleurs… Je ne savais pas qu'un homonculus pouvait tomber malade…
-Moi non plus… C'est la première fois que ça m'arrive… ça doit être parce que je n'ai plus de pierres rouges.
-Plus de… pierres rouges ?
Envy se contenta de hocher la tête alors que le bruit de la sonnette se faisait entendre.
-Ah… ça doit être le médecin, ne bouge pas.
-Tss où tu veux que j'aille… Râla l'homonculus qui se sentait mieux, surement grâce aux glaçons sur son front.
Le médecin en question faisait bonne impression : Assez jeune, les cheveux roux foncés et les yeux bleus, il était essoufflé et expliqua qu'il avait couru jusqu'ici car les rues était impraticable en voiture. Il s'excusa du retard et expliqua qu'il était normalement en vacances mais qu'il n'avait pas hésité quand on l'avait contacté car il était le plus proche de la résidence.
-Vous avez une idée de ce qu'il a ?
-De la fièvre, ça s'est sûr, il frissonne beaucoup, il a du rester longtemps dans le froid… Ah, et il tousse aussi.
-Je vois… Pas très réjouissant tout ça, surtout avant les fêtes.
Le médecin entra dans la chambre, Envy resta allongé, il n'avait pas envie de se lever pour le saluer. L'homonculus ne savait pas trop comment se passait un examen médical, il espérait que ce ne serait pas trop chiant.
Le médecin plaça la main sur le côté du front d'Envy, où le froid des glaçons n'avait pas altéré la température.
-Oh là… En effet, il doit au moins avoir un bon trente-neuf…
Envy en savait assez sur le corps humain pour savoir que sa température corporelle était trop élevée, donc qu'il avait bien de la fièvre.
-Vous pourriez mettre ça donc votre bouche un moment ? Que l'on vérifie la température exacte ?
L'androgyne recula un peu l'air dégoutté.
-Je l'ai stérilisé avant. Assura le médecin, d'une voix rassurante.
Sur un signe de tête encourageant d'Edward, Envy obtempéra. Pendant qu'il avait ce drôle de tube en verre dans la bouche, Ed et le médecin l'aidèrent à s'asseoir. Puis Envy sentit un objet rond et froid dans son dos… Il jeta un regard intrigué derrière lui et vit que le médecin portait un stéthoscope, il n'en avait jamais vu avant et trouva l'objet étrange.
L'homme lui demanda alors d'inspirer ou de souffler à un certain moment. Il reprit ensuite le thermomètre et annonça qu'Envy avait même plus que trente-neuf, mais quarante de fièvre et que ça semblait aller en s'empirant…
Super… Envy fut vite lassé de tout ça…
-C'est long… Se plaignit-il.
-Je comprends que ça soit un peu pénible… Répondit celui qui l'auscultait, avant qu'Edward ait eu le temps d'en placer une pour réprimander l'homonculus.
-C'est juste que j'aimerais savoir ce que j'ai…
-Justement, je ne peux écarter aucune piste, sinon je pourrais me tromper, et vous prescrire un traitement inefficace…
-Et puis ce truc est froid… Je me demande ce que c'est.
-Oh ça ? C'est mon stéthoscope, pour amplifier les sons.
-Vous êtes entrain… D'écouter ce qui se passe à l'intérieur de mon corps ? Demanda Envy les yeux rond.
-Exactement.
-Et vous pouvez savoir ce que j'ai rien qu'en écoutant ?
Le médecin lui adressa un sourire amusé. On aurait dit un enfant : intrigué, curieux, comme s'il n'avait jamais vu une chose pareil. Ce qui était le cas en réalité, puisqu'un homonculus n'avait pas besoin de médecin et que durant son enfance, on le soignait avec l'alchimie quand il tombait malade.
-On dirait que vous n'allez jamais en consultation. Mais oui c'est comme ça qu'on fait.
Ed vit Envy tourner son regard vers lui. Edward commençait à trouver l'homonculus attendrissant aussi. C'est vrai qu'à le voir comme ça, on n'aurait jamais deviné le genre de tueur sanguinaire qu'il était. L'alchimiste haussa les épaules, l'androgyne pouvait répondre comme il l'entendait.
-Je n'ai jamais été malade avant.
-Ah ? C'est… surprenant ! Vous voulez écoutez ?
-Quoi avec ça ? L'homme hocha la tête. Euh… oui. Fini par acquiescer l'homonculus.
Le médecin montra donc comment s'ajustait l'étrange outil médical, et c'est un Envy émerveillé comme un gamin qui put entendre le son que produisait sa propre respiration à l'intérieur de son corps. Le médecin lui signala qu'on pouvait entendre comme un léger sifflement, qui signalait que les voies respiratoires étaient encombrées, puis il lui fit écouter les battements de son cœur.
Soudain, Envy eu comme un vertige, il secoua la tête mais la sensation refusait de s'arrêter, il tenta de rester concentré malgré tout, sur ce que disait le médecin.
Edward esquissa un sourire…
-Il est mignon comme ça. Non vraiment, moi qui croyais que je devrais l'empêcher d'égorger ce pauvre… Une seconde… Est-ce que je viens de penser qu'Envy était mignon ?
-Monsieur Elric ? La fièvre empire encore, il ne va pas bien, on va le rallonger, j'ai fini.
En effet, Envy avait désormais un air douloureux, et Edward n'en fut que plus attendri, alors qu'il replaçait le malade plus confortablement.
-Il semblerait qu'il est eu un coup de fatigue, doublé d'une hypothermie assez sévère. Il y a un début d'angine aussi qui n'aide en rien. Sa fièvre risque encore d'augmenter, et il pourrait même être pris de délire cette nuit. Je peux déjà lui donner ce que j'ai comme médicament sur moi, mais il faudra aussi passer à la pharmacie et éviter de le laisser seul trop longtemps. Son état est assez critique…
-On peut faire quelque chose ?
Le médecin fit alors avaler à Envy des cachets avec un peu d'eau.
-Cela devrait calmer la fièvre et le faire dormir, mais il pourrait avoir des rechutes. Dans ce cas il faudra lui en faire prendre davantage. Je lui ai aussi donné quelque chose pour combattre l'angine. Gardez ces deux boites. Si vous avez un quelconque doute ou que la fièvre vous parait vraiment trop forte, appelez-moi… même au milieu de la nuit ce n'est pas grave ! Je passerais.
-Je vois… merci docteur.
C'est un Edward inquiet qui paya le médecin et, après les politesses d'usage, l'accompagna jusque sur le palier, pour le remercier de sa bienveillance. Il partit ensuite à la recherche de son frère qui s'était éclipser au premier coup de sonnette.
-Al ! Où est-ce que tu es passé ?
-Je me suis caché à l'étage mais j'ai tout entendu… Je ne voulais pas que le médecin s'enfuie en hurlant en me voyant !
-Dit pas ça Al…
Des gémissements plaintifs venant de la chambre les attira tout les deux. Envy tournait la tête d'un côté et de l'autre en geignant, il faisait vraiment pitié à voir.
-Je devrais peut-être allez chercher les médicaments… Déclara Edward.
-Non, je vais y allez. Il fait déjà nuit, je ne veux pas que tu attrapes quelque chose toi aussi. Je ne crains pas le froid moi et le pharmacien nous connait, il n'aura pas peur de moi. Donne-moi l'ordonnance et toi reste avec lui… Moi… moi je ne… Enfin tu sais, je ne suis pas très rassurant…
-Arrête Al ! Mais bon d'accord, vas-y…
L'alchimiste observa donc son petit frère jeter un dernier coup d'œil plein de tendresse à l'homonculus avant de s'éloigner la liste en main.
Edward soupira et s'assit sur le rebord du lit. Envy avait vraiment l'air de faire un cauchemar. Le blond passa doucement ces doigts dans la chevelure de l'androgyne pour le rassurer… Le blond était soucieux. Jusqu'à présent, Envy ne lui avait pas parut agressif du tout. Juste… Curieux, fragile et attendrissant. L'alchimiste se sentait le devoir de le protéger, de le rassurer.
-Tout va bien Envy… Tout va bien.
-Je ne… Comprends pas…
-Je sais, tu ne sais pas ce qu'y t'arrive… T'en fais pas, ça va passer… il faut juste que tu…
-P… Pourquoi… Pourquoi elle ne m'aime pas ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal… Le coupa l'homonculus.
-Quoi ?
-Ce n'est pas vrai… je ne suis pas un bon à rien ! Je ne suis pas un fardeau !
-Oh… il délire. Le médecin avait parlé de ça…
-Papa… papa, me laisse pas… Je t'en prie…
-Je… je me sens mal à l'aise d'écouter ça… Je veux dire, il parle de ses parents… Et ça n'a pas l'air joyeux…
-Je sais que maman me déteste mais je croyais que toi tu m'aimais…
-Envy…
-T'en va pas… Tu ne peux pas me laisser tout seul… pas avec elle…
-Envy tu m'entends… Reprends-toi… On dirait que lui aussi son père l'a abandonné… Mais quand ? Je ne savais pas qu'il avait vécu ce genre de chose… En fait, je ne sais même rien sûr lui… Hum… J'ai l'impression de faire de l'atteinte à la vie privé. J'espère que ça va s'arrêter bientôt…
Edward le secoua doucement, mais les yeux qu'ouvrirent l'homonculus étaient brumeux et dans le vague.
-Je devrais lui remettre des glaçons dans le gant de toilette… ça fera peut-être baisser sa température.
Mais au moment où Ed se levait pour se rendre dans la cuisine au rez-de-chaussée, qu'Envy se redressa d'un seul coup et entoura désespérément sa taille, la tête collée contre le dos de l'alchimiste.
-Non attends, attends s'il-te plait, s'il-te plait…
-Euh… Il délire toujours ou pas ?
-Papa s'il-te plait, je sais que tu ne me considères pas comme ton fils, mais…
-Envy écoutes, tu te trompes… je ne suis pas ton père Envy… Tout ça devient horriblement gênant. Al revient !
-Je sais ! Je sais que tu préfères Edward, qu'il est humain, bien vivant, et mieux que moi sur tout les plans…
-H… Hein ??
-Mais juste une fois, rien qu'une fois… Reste avec moi… Juste un petit moment…
-En… Envy. Qu'est-ce que… C'était quoi ça ? Est-ce que j'ai bien compris ce que j'ai cru comprendre ! Attendez mais c'est pas possible ! Je veux dire… il parlait peut-être d'un autre Edward. Je ne suis quand même pas le seul à m'appeler comme ça !
-Je le hais tu sais… Je le hais parce que tu l'aime plus que moi. Je l'envie tellement… Et puis lui c'est un héros… Tout le monde n'en a qu'après le fullnabot…
-Et merde, alors il parle vraiemnt de moi ?
-Je suis mort n'est-ce pas ? Je ne pourrais jamais prétendre être son frère… Je ne pourrais plus jamais dire que je suis un Elric… Je suis… un homonculus… Je n'ai pas de famille… je dis toujours que je n'en ai pas besoin, je croyais que c'était vrai, je voulais le croire ! Mais j'ai eu tord ! Je voudrais qu'on m'aime aussi… Juste un peu… juste une fois… Alors s'il-te plait Papa ! Tu peux même faire semblant ! Je m'en fiche !
-C'est pas vrai… Mais c'est pas vrai… Je… je ne sais pas quoi penser de tout ça… Je le plaindrais presque. On dirait qu'il va pleurer.
Edward se retourna pour prendre Envy dans ses bras… il ne savait pas comment encaisser tout ça. Il commença à imaginer différents scénarios, tous plus improbables les uns que les autres… Il n'imaginait pas que la réalité était tout aussi démente.
-Envy… Envy écoutes-moi ! Je ne suis pas Hohenheim… Je sais que c'est ce que tu voudrais qu'il soit là… je suis désolé.
Envy se décolla légèrement du torse d'Edward, il sembla le regarder sans vraiment le voir, c'était étrange… L'homonculus posa la main sur le visage de son interlocuteur, que la fièvre rendait méconnaissable à ses yeux. Pourtant au contact du visage il sur qu'en effet, il se trompait.
- … Non, vous… Vous n'êtes pas mon père… Qui, qui êtes-vous ?
Le blond avait fermé les yeux au contact des doigts de l'androgyne sur son visage. C'était une sensation assez douce, agréable. L'air perdu d'Envy le transperçait… Cela le surprenait un peu qu'il ne le reconnaisse pas. Les homonculus était-il plus sensible à la fièvre que les humains ?
-Je suis… ça n'a pas d'importance d'accord ? Tout va bien, je veille sur toi…
-Ne me laissez pas tout seul… Je ne veux pas être tout seul…
-Non je reste avec toi… je vais juste chercher quelque chose pour que tu ailles mieux…
-Non restez ! Restes, s'il-te-plait !
-Mais… Je n'en ai que pour une minute, je reviens tout de suite, promis !
-Non !! S'écria l'homonculus en serrant Edward contre lui. L'alchimiste soupira… Ne pas chercher les glaçons et le laisser dans cet état, ce n'était pas sérieux. Mais bon, il n'allait pas forcer l'homonculus à le lâcher quand même…
-… … Bon… D'accord, on verra plus tard pour ça.
-Merci, merci !
-Mais non, tu n'as pas à me remercier ! En plus il va me tuer demain matin à cause de ce qui s'est passé… Quoique, espérons plutôt qu'il ne se rappelle de rien…
L'alchimiste s'allongea près de l'homonculus, passant la main dans ses cheveux, le rassurant du mieux qu'il put. Il dut répéter de nombreuse fois qu'il ne partirait pas, l'androgyne le serrait un peu plus contre lui à chaque fois…
Ce qui faisait bizarre à Edward c'est qu'Envy étant plus grand que lui, il se retrouvait serrer contre son torse, si bien qu'on se demander lequel des deux était entrain de réconforter l'autre. Les cheveux de l'androgyne venaient caresser son visage, et il se sentait bercer au rythme de la respiration, désormais calmée, du malade.
Edward trouva soudain que quelque chose n'allait pas. La sensation des mèches d'Envy sur sa peau était trop douce, son torse trop bien taillée, son souffle et sa chaleur près de lui trop agréable et son corps beaucoup trop près du sien.
-Je ne peux pas, je ne DOIS pas être attiré par Envy… Bon il dort, je vais changer les glaçons.
Il ne vit pas en se levant, que les yeux de l'androgyne s'ouvrirent pour le regarder quitté la pièce, un air désespéré sur le visage. Sous l'emprise de la fièvre, Envy ne voyais là qu'un abandon de plus, et dut serrer très fort les draps autours de lui pour ne pas pleurer. Pourtant il entendit des bruits de pas qui, cette fois, se rapprochait de la chambre, et malgré sa vision altérée, il reconnu celui qui était parti quelques minutes auparavant.
Edward replaça l'objet froid sur le front brûlant de l'homonculus. Il n'avait même pas remarqué que ce dernier avait les yeux ouvert. Quand il s'en aperçu, il lui lança un sourire inquiet et l'autre y répondit par un visage rayonnant.
-Alors… tu es vraiment revenu, finalement…
-Bien sûr, qu'est-ce que tu crois ! Tiens bois ça, ça te fera du bien…
Envy se laissa faire quand Edward lui souleva la tête et lui fit boire de l'eau et reprendre les cachets. Il se passa un instant avant que l'effet ne ramène un peu Envy à lui.
-Ta voix, ton visage… Je les connais… Mais je n'arrive pas à me souvenir… Ah, ça m'énerve !
-Alors dors ! Tu y arriveras mieux demain. Et tu pourras, accessoirement, me trucider pour ce que j'ai vu, entendu et fait.
-Oui, de toute façon… je suis fatigué…
Edward s'installa à côté d'Envy, sans le prendre dans ces bras cette fois… même si durant un bref instant, il y avait songé. Le sommeil pointant aussi le bout de son nez, Edward se senti glisser dans les bras de Morphée.
-Bon sang Al qu'est-ce que tu fous… Je devrais peut-être sortir le chercher… non, il me tuerait pour être sorti par un froid pareil.
Ed étouffa un bâillement, puis s'endormi pour de bon, alors qu'à côté de lui l'androgyne rouvrait les yeux.
-Alors… C'est toi… Edward… Mais oui, c'est toi qui veillais sur moi comme ça depuis tu à l'heure… Bon sang, j'ai vraiment dis tout ça... au nabot ? Je l'ai vraiment confondu avec papa ?
Envy observa un instant le visage serein et endormi d'Edward.
-Je dois encore être malade… Parce que je le trouve vraiment… séduisant ! Et je crois que j'aime bien quand il passe sa main dans mes cheveux… ou quand il me prend dans ces bras… Ou juste quand il est près de moi… Je deviens fou ! Je dois dormir un peu.
Une bonne demi-heure plus tard, Alphonse l'air dépité, rentrait enfin à la maison, un sachet de médicament dans une main et une boule de poils blanche non identifiée dans l'autre.
-Ed excuse-moi du retard, mais finalement à cause de la neige ils ont fermés la pharmacie plus tôt et j'ai du aller à celle de garde et il m'a fallu des heures pour leur expliquer qui j'étais…
L'amure se mit alors à parler plus doucement, devinant déjà la crise que son frère aller piquer. Il s'engagea dans l'escalier en cherchant les meilleures manières d'annoncer les choses.
-Et puis, je sais que tu vas te fâcher mais j'ai trouvé un petit… chaton… Et il fait si froid dehors alors je me suis dit…
Devant l'absence de cris hystériques contre sa manie de ramener des chats, Alphonse ouvrit délicatement la porte de la chambre pour s'assurer que tout allait bien… Cela lui fit un drôle d'effet de voir son frère dormir paisiblement à côté de l'homonculus soi-disant le plus dangereux. Envy avant même posé sa main sur la sienne. Sans faire exprès sans doute.
-Bon… Je vais te trouver à manger et on va veiller sur eux tout les deux, d'accord.
-Miew.
-Chuuut, sinon tu vas réveiller nii-san et il va te jeter dehors… Je me demande comment je vais t'appeler…
Envy fut réveillé le lendemain par une sensation qu'il ne connaissait pas… Il avait l'impression d'avoir un trou qui se creusait, un peu en dessous de sa poitrine. Impression désagréable qu'il ne parvint pas à chasser même en se retournant. Par contre, une fois qu'il avait changé de côté, sa main butta contre quelque chose de chaud.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il lui fallu un peu de temps pour se rappeler de tout ce qui c'était passé. Il se rendit alors compte que sa main était tombée sur celle d'Edward qui dormait encore à poings fermés.
Sans qu'il ne comprenne pourquoi, cette vision le fit sourire. Il ne désirait pas le réveiller pour lui dire qu'il n'allait pas très bien…
Son ventre fit émit alors un gargouillement qu'Envy ne reconnaissait pas. Il s'inquiéta un peu. Il allait changer d'avis et tirer le blond de son sommeil quand la porte fut légèrement poussée. Envy cru d'abord à un coup de vent, mais perçu le son de pas feutrés su le parquet.
Il dut se pencher pour apercevoir une minuscule boule de poils qui le fixait de ces grands yeux bleus.
-Miew. Fit alors l'animal d'une petite voix aigue et adorable.
-Un petit chat ? Qu'est-ce qu'il fait là ? Murmura Envy alors que la petite bête s'approchait du lit.
-Miew, miew.
-Je ne comprends rien de ce que tu dis, inutile d'insister ! Dit-il en voyant le chat poser ses toute petites pattes sur le rebord du matelas.
L'animal semblait vouloir se hisser sur la couche.
-Hum... Je ne pense pas que se soit autorisé ça…
Mais le félin poursuivait son exploration. Il sauta aussi haut qu'il le put et planta ses griffes dans le tissu pour réussir son ascension.
-Arrête ! Tu vas la déchirer !
Envy attrapa le petit animal par la peau du cou et le déposa sur ses genoux, la couette le séparant de la boule de poils. Il dut avouez qu'elle était mignonne, les poils assez longs, entièrement blanc sauf le bout de la queue qui était noir. D'instinct, Envy sut comment caresser le petit chat, qui se mit à ronronner alors qu'il le grattait entre les oreilles.
Un bruit de pas dans les escaliers se fit entendre, et Al entra dans la chambre catastrophé…
-Oh, j'espère qu'il ne t'a pas réveillé ! Murmura l'armure en s'approchant.
-Non, non… C'est le tiens ?
-J'aimerais bien, mais si nii-san le vois il…
-Il quoi ? Demanda Ed enfin réveillé. Combien de fois je devrais te le dire Al… On ne peut pas garder d'animaux avec nous… Lança-t-il le regard accusateur.
-Mais… il était tout seul dans la neige et…
-Je m'en fiche, tu le remets où tu l'as trouvé !
-Mais… Tu ne vas quand même pas le jeter dehors par un froid pareil ?
-Il a un instinct animal et de la fourrure sur le dos ! Il va s'en sortir !
-Pas lui ! La pharmacienne m'a dit qu'il n'était pas sevré et m'a donné du lait pour chaton… Elle m'a dit que sa mère devait l'avoir abandonné parce qu'elle ne pouvait s'occuper de lui…
Edward jeta un œil au chat qui ronronnait toujours pendant qu'Envy le grattait cette fois sous le menton.
-Pff… D'accord, il peut rester jusqu'à ce qu'il soit capable de se débrouiller tout seul. Après c'est la porte !
-Tu es bien cruel nabot…
-Tu ne vas pas t'y mettre aussi ! Et puis je ne suis pas petit tronche de palmier malade ! Au fait, comment tu te sens ?
-Mieux merci… Enfin à part mon ventre qui fit de drôles de bruits…
-Quels genres de bruit ?
Comme pour répondre à la question d'Edward, son propre ventre fit un bruit similaire. Les joues d'Edward prirent une jolie couleur rosée. Un peu embarrassé, il passa la main dans ses cheveux. Mais Envy répondit avant qu'il ait eu le temps de s'excuser.
-Oh, pareil que le tiens ! L'androgyne se mit à sourire aux belles couleurs d'Edward.
-Ah ? Ça veut juste dire que t'as faim ! Comme moi d'ailleurs !
-Bon je vais vous chercher quelque chose à la boulangerie alors.
-Je peux le faire tout seul !
-Il fait moins quinze dehors, c'est moi qui y vais !
-Bon bon… Mais tu me prends la dose hein ? J'ai vraiment la dalle du siècle.
-Nii-san, espèce de morphale… Oh Envy qu'est-ce que tu veux manger ?
L'homonculus leva la tête surpris… Il trouva qu'Edward avait l'air drôlement heureux à l'idée de manger. Lui, cela faisait tellement longtemps qu'il en serait presque stressé.
-Je… je n'en sais rien. Je ne mange que rarement, et pas le matin alors… Prends-moi ce que tu veux !
-Oh non, je sais, je sais ! Tu prends un peu de chaque ! Ce qu'il ne veut pas, ça trouvera preneur !
-Ce n'est pas sérieux nii-san !
-Raaah mais comme ça, il pourra goûter un peu de tout…
-Oui enfin, ce que tu n'auras pas englouti avant qu'il se décide tu veux dire !
-Je proteste, c'est de l'exagération ! Ne l'écoute pas Envy !
La dispute entre les deux frères lui arracha un petit rire. C'était drôle de voir Ed vouloir le prendre à parti.
-Puisque le nain a tellement faim…
-Merci du coup de main, mais l'insulte t'aurais pu la garder ! Je ne suis pas aussi petit que trois quart de pomme à genoux !!
-Bon si vous êtes tout les deux d'accord alors… Envy tu veux bien veillez sur le chaton, Edward serait capable de profiter de mon absence pour le jeter dehors…
-Ou alors de le dévorer, plaisanta l'homonculus.
-Mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, tout le monde ce moque de moi!! S'écria le blond en se laissant tomber sur le lit, l'air boudeur.
-Au fait il s'appelle comment ? Demanda le brun à l'amure, pour changer de sujet, ignorant l'alchimiste qui boudait… Bien qu'il trouvait cette moue adorable.
-Je ne sais pas encore… Tu as une idée ?
-Pas vraiment… mais je le trouve assez mignon. En le regardant tout à l'heure je me suis dit qu'on avait trempé sa queue dans de l'encre, comme pour faire un pinceau, puisqu'il est tout blanc mis à part cette tache noire…
-Pourquoi vous ne l'appelez pas comme ça alors ? Demanda Edward en sortant de son mode boudeur.
-Comment ? Demanda l'homonculus.
-Ben… Pinceau…
-Tiens oui, ça lui irais bien ! Dit Al tout enjoué, car si son frère accepter de lui donner un nom c'est qu'ils allaient vraiment le garder.
-Oui c'est bien… Acquiesça Envy, le chat désormais endormi sur les genoux.
Al parti ensuite après avoir donné quelque recommandation pour le chat. Ed se proposa d'allez faire du lait au chocolat, avec énormément de chocolat, parce que sinon c'était imbuvable. Envy ne comprit pas, il fallut qu'Edward lui explique qu'il avait horreur du lait. Quand il revint avec deux tasses fumantes, Envy regardait le chaton d'un air mélancolique.
-Tu ne prends pas tes médicaments ?
-Ah… si…
-Quelque chose ne va pas ?
-C'est cette bête… Elle a été abandonnée par sa mère… Comme moi…
-Envy, hier tu… Tu as déliré, et tu as dit des choses… J'aimerais que tu m'expliques, parce que cela avait un rapport avec moi et avec mon père… Notre père si j'ai bien compris…
-… L'homonculus ne répondit rien, les doigts crispés sur sa tasse… il savait qu'Ed ne pouvait que tout comprendre.
-Envy ?
-Hier, j'ai cru que tu étais lui. Tu lui ressembles un peu, quand même, alors avec la fièvre… Je délirais de toute façon… ne fais pas attention à ce que j'ai pu dire…
-Je me demandais… Comment tu es devenu un homonculus ?
-Rien de bien intéressant, je ne supportais plus la vie, je me suis suicidé, il n'a pas apprécié, il m'a ramené, je ne lui ai pas plu, il m'a abandonné…
-Dis comme ça c'est assez… horrible…
Le regard désapprobateur de l'homonculus lui fit bien comprendre qu'Envy ne voulais pas de sa pitié, Edward repris donc sur une question assez neutre.
-Quand est-ce arrivé ?
-Il y a quatre cent ans.
-P… Pardon ?? Attends comment veux-tu que…
-C'est très compliqué Edward! Et j'ai pas envie d'en parler d'accord !? S'énerva l'homonculus, effrayant le chat qui sauta de ses genoux pour se réfugier au près du blond.
-Désolé…Je ne voulais pas t'énerver… juste comprendre.
-Tu es trop curieux. Répondit sèchement l'autre toujours fâché, en prenant les boites de médicaments en main et en regardant la prescription.
-Je veux juste préciser quelque chose… Tu as dit que père me préférais… Mais c'est pas parce qu'il me considère comme son fils qu'il ne m'a pas abandonné non plus…
Envy se retourna vers Edward l'air surpris, il avait bien remarqué qu'Hohenheim n'étais jamais autour d'eux, mais il ignorait qu'il les avait carrément abandonné.
-Al l'aime toujours autant, il est trop gentil… Mais moi si je le vois, je lui colle mon poing dans la troche! Pour nous avoir laissé tout seul avec maman… Et ne pas être venu à son enterrement… Je ne sais même pas où il est, s'il sait pour Al et pour moi… Et je m'en fous ! De toute façon lui, à part l'alchimie et sa petite personne…
Envy baissa la tête soudainement moins fâché, avant d'avaler les pilules colorées en buvant quelque gorgée. Il se regarda dans le fond de sa tasse et décida de répondre à Edward et de se confier un peu plus.
-Ouais… Je sais, toujours le nez dans ses bouquins, ma mère était pareil… C'est pour ça que je me suis… Enfin tu vois… Je ne penserais pas qu'ils me ramèneraient. Je croyais n'être qu'un fardeau pur eux… De toute façon vivant ou mort il ne veut pas de moi alors…
-Je suis désolé, je ne savais pas… Tu sais… Tu ne devrais pas dire que tu es mort… Les morts ne tombent pas malades…
-Je suis quoi alors, un zombie ?
-Mais non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire !
-Le truc c'est que personne ne sais ce que sont les homonculus exactement…
-Oh…
Une ambiance des plus mornes régna alors entre l'alchimiste et l'homonculus. Edward ne comprenait pas cette histoire de quatre cent ans… Et il ne savait pas comment définir le terme homonculus… Mais il voyait que ces sujets dérangeaient voire déprimaient le brun, il revint donc sur quelque chose qu'il connaissait mieux.
-Al, qu'est-ce que tu fous… Je vais mourir de faim avant que tu reviennes !
-Ha ha… A ce point là ?
-Ouais ! Eh, Envy, quand tu seras guéris, qu'est-ce que tu feras ? Tu retourneras avec les autres homonculus ?
Le regard catastrophé du concerné fit comprendre à Edward que celui-ci n'en savait rien du tout.
Et pour cause, s'il revient frai comme un gardon chez Dante elle allait l'exterminer ! Ou alors, si elle l'épargnait, il allait redevenir un assassin sanguinaire à son service. Il ne savait pas s'il en avait vraiment envie… mais était-il prêt à se débrouiller tout seul. Pouvait-il essayé de vivre normalement parmi les humains ? Si Dante le retrouvait un jour alors là c'est sûr il allait morfler. Et puis le fait de pouvoir mourir, la maladie, le froid, la faim, la douleur… Tout ça l'effrayait énormément.
-Eh Envy… Fais pas cette tête… Tu sais… Tu peux rester ici aussi longtemps que tu veux. Lui dit Edward d'un ton très rassurant, un air potecteur dessiné sur le visage.
-L'androgyne eu comme un choc.
Bon voilà c'est fini pour cette fois… Coupure un peu brusque je l'admet, mais c'était ça ou le chapitre devenait trop long...
J'espère qu'il y aura moins de fautes dans ce chapitre… T___T on m'a déjà fait la remarque au chapitre d'avant, mais j'ai toujours été nulle à chi*r en orthographe une vraie misère… J'écris d'ailleurs aussi dans le but de m'améliorer …
Comme je suis seule dans ma chambre d'étudiant personne ne me relie… (Et je ne veux pas imposer à qui que ce soit de corriger mes conneries. XD)
Bref, en attendant j'espère que ce chapitre vous aura plu. On voit déjà des premières attirances physiques chez notre petit couple préféré! Mais bon, il faut le temps que ça se mette en place. ^^
La suite au prochain épisode !
