Chapitre 02 :
- A...Asami...
Akihito n'arrivait pas à croire que le yakuza était là face à lui, son corps refusait de bouger et son esprit ne réagissait plus... la terreur l'avait littéralement paralysé. Il sentit une sueur froide descendre le long de son dos.
Asami le fixait de ses yeux froids. Ses lèvres laissèrent entrevoir un rictus alors qu'une ombre apparaissait sur son visage. Il poussa Takaba hors du seuil de la porte et entra dans l'appartement en balayant la chambre de son « protégé » du regard. Ses yeux s'ouvrirent en grand à la vue d'un homme assis dans le lit d'Akihito. Seulement ce ne fut pas ça qui le surpris le plus mais plutôt le fait que l'homme en question était nu.
Le jeune photographe réussit à se remettre plus ou moins du choc et, se précipitant à la suite du Yakuza, regarda Uchiyama. Ce dernier lui rendit son regard… il aurait bien voulu savoir ce qui se passait. Takaba agit rapidement, sachant pertinemment que l'heure ne se prêtait pas aux explications : il prit les vêtements de Hiroki, éparpillés un peu partout sur le sol, les lui passa et le prit par la main pour le guider vers la sortie.
- Takaba ? Attend ! ! Qu'est-ce qui se passe ? Essaya de demander le Senpai alors qu'il était traîné de force, toujours nu.
- Je suis vraiment désolé Uchiyama-san, réussit seulement à dire Akihito d'une voix rauque.
Puis, en le regardant, le jeune mit son aîné dehors et ferma la porte derrière lui.
Pendant un moment, le silence, seul, demeurait entouré d'une atmosphère pesante et sombre. Asami se trouvait de dos, les poings serrés et les yeux vagues, perdu dans la « contemplation » de la chambre d'Akihito. Ce dernier le regardait sans dire un mot, laissant sa peur transparaître sur ses traits. Soudain, le silence fut interrompu par les coups qu'Uchiyama laissait entendre en frappant à la porte.
- Takaba, tu es là ? Ouvre la porte ! ! Je ne sais pas ce qui se passe mais je suis sûr qu'il y a quelque chose qui ne va, ouvre s'il te plaît !
Les coups continuaient de pleuvoir sur la porte, toujours aussi insistants, alors que le jeune photographe priait pour que son Senpai s'en aille.
Asami tiqua à mesure que les coups augmentaient. Takaba remarqua ce mouvement et, désespéré, il se tourna vers la porte en criant :
- Uchiyama-san, allez-vous-en ! ! S'il vous plaît, allez-vous en d'ici maintenant ! Tout va bien, alors allez-vous en !
D'énormes bras atterrirent brutalement sur le bois de la porte, de part et d'autre du visage du jeune.
- Désolé, j'ai interrompu quelque chose ?
La voix d'Asami était (faussement) ennuyée et remplie de haine. Akihito en resta perplexe : depuis le temps qu'il connaissait le Yakuza, jamais il n'avait utilisé un tel ton avec lui. A mesure que les secondes s'égrenaient, les coups de Hiroki s'amenuisaient pour enfin s'arrêter totalement. Takaba poussa un soupir soulagé aux bruits des pas d'Uchiyama s'éloignant, seulement le Yakuza explosa à ce son qui fut la goutte de trop. Il prit le jeune homme par les épaules et le retourna d'un coup en le projetant violemment contre la porte, ses mains entourant le cou du photographe, alors que ce dernier luttait pour respirer ainsi que pour se soustraire à l'étreinte de l'homme.
- Personne ne s'était moqué de moi avant, comme tu l'as fait maintenant- dit Asami alors qu'il serrait de plus en plus fort ses mains sur le cou de Akihito, la voix emplie de colère, de haine.
Les larmes du jeune coulaient, roulant sur ses joues, alors qu'il essayait tant bien que mal de rester lucide. Les mains du Yakuza délaissèrent soudainement le cou pour agripper violemment les cheveux de Takaba, le traînant jusqu'à sa chambre, où il le poussa brusquement sur le lit. Le photographe toussa, essayant de récupérer son air perdu mais Asami ne lui en laissa pas le temps : il prit le jeune par les poignets et le regarda droit dans les yeux
- Comment ça a été Akihito ? Tu as aimé, t'as bien profité ? lui dit le mafieux alors qu'il commençait à recouvrir de ses mains le corps nu de son « protégé ».
Ce dernier ne pu s'empêcher de laisser échapper un gémissement alors que les mains et la langue du Yakuza le parcouraient complètement.
- Répond ! Tu as aimé, oui ou non ? ?
Pendant qu'il exigeait des réponses à ses questions, Asami le masturbait.
Takaba n'arrivait plus à faire la différence entre la douleur et le plaisir qu'il ressentait, ses pensées se concentraient sur l'homme qui jouait désormais avec son entrée. Sans préparation suffisante, Asami entra si brusquement en lui qu'il ne put retenir un cri de douleur.
- Je ne te l'ai pas assez répété? Ton corps m'appartient, tu n'as pas le droit de laisser les autres le toucher, lui dit Asami alors qu'il entrait furieusement en lui, encore et encore, sans s'arrêter.
- Ahhhh...Hn...Ah...Asa... ! ! criait le photographe, la douleur et l'excitation s'emparaient de lui.
Lutter contre Asami ? Quelle dérision … c'était tout simplement impossible. Des larmes coulaient de ses yeux alors que la douleur tant physique que psychologique devenait insupportable.
Le Yakuza regardait le visage d'Akihito pendant qu'il accélérait ses mouvements. A chaque seconde qui passait, sa frustration grandissait : comment était-il possible que Takaba ait pu montrer ce genre d'expressions à un autre que lui ?
Il était jaloux… jamais il n'avait expérimenté un sentiment pareil. La sensation de désespoir, de colère et de douleur lui faisait perdre les pédales et il n'arrivait plus à contrôler ses actes. Il prit les jambes d'Akihito, les mit sur ses épaules en les maintenant alors qu'il s'enfonçait avec force, sans aucune pitié. La chambre du jeune photographe était remplie de cris, de gémissements et l'odeur du sexe était vraiment présente dans l'air. Takaba voulait seulement que tout finisse, mais apparemment Asami ne semblait pas vouloir la même chose : il accélérait le rythme, allant de plus en plus fort et s'enfonçant de plus en plus à l'intérieur de lui qui, s'en pouvoir s'en empêcher, avait prit son érection et commençait à se masturber, essayant de se libérer de ce plaisir ô combien douloureux. Asami l'arrêta et, en colère, remplaça la main du plus jeune par la sienne, serrant son sexe pour l'empêcher de venir trop vite.
Combien de temps s'était-il écoulé ? Quelques minutes ? Des heures ? Akihito sentait qu'il perdait la raison et même la douleur ne pourrait le sortir de la transe dans laquelle il se trouvait.
- S'il te plaît ! Ahhhh ! Asa...Asami ! Laisse-moi venir, je t'en supplie ! ! UH... implora-t-il au yakuza, alors que des larmes de désespoir parcouraient, inlassablement, ses joues.
L'adulte essayait de l'ignorer : il se rendait compte combien Takaba affectait sa vie et il se sentait si frustré qu'il voulait seulement que ce gamin souffre autant que lui et peu lui importait si ça devait se traduire par une douleur physique.
- A...Asami ! ! ! S'il te plaît !
Akihito essayait de se déplacer, de se toucher, cherchant par tous les moyens à mettre fin à son plaisir douloureux mais l'aîné n'était pas disposé à le laisser faire.
- Hn !
Les mouvements désespérés du photographe poussèrent le yakuza dans ses dernières limites et, ne pouvant réprimer plus ses envies, il entra brutalement et se répandit à l'intérieur de ce corps qu'il avait si souvent soumit à sa volonté.
Après quelques secondes, Asami se retira, sans aucune délicatesse, du corps du jeune homme et commença à rassembler ses vêtements tandis qu'Akihito le regardait, suppliant.
Le Yakuza ayant été clair de part ses actions, il n'y avait pas besoin de plus de discussion, c'est pourquoi il se dirigea vers la porte, sans même se retourner pour voir le photographe. Cependant, un murmure provenant de la chambre l'arrêta alors qu'il avait une main sur la poignée de la porte.
- C'est fini !
Le murmure s'était changé en cri et Asami se tourna pour regarder le jeune.
- Je ne supporte plus... non... Je ne le supporte plus !
Les larmes accompagnèrent les phrases d'Akihito.
- Tu m'appartiens et je me fiche royalement de ce que tu peux bien penser.
- Je n'appartiens à personne et encore moins à toi ! Tu ne feras pas de moi ce que tu veux, je l'ai toujours dit et je ne l'accepterais jamais !!
L'homme d'affaires délaissa la poignée et fronça les sourcils alors qu'il s'approchait de Takaba à grands pas, menaçant.
- Il est inutile de discuter... Tu sais de quoi je suis capable Akihito. Si tu crois que je te vais te laisser aller seulement parce que tu es fatigué et que tu n'as pas la tête claire, tu te trompes et lourdement !
Cette fois, ce fut au tour du jeune photographe de s'énerver.
- Tu crois que j'ai peur de tes menaces ? Fais comme tu veux, tu peux même me tuer si sa t'arranges. De toute façon, je préfère mourir/crever plutôt que de continuer à jouer à tes jeux tordus.
Une grimace de dégoût se refléta sur le visage de l'adulte, mais fut vite remplacée par un sourire sarcastique. Il s'approcha de plus en plus de Takaba et le prit par les cheveux, le faisant le regarder dans les yeux, qui étaient tout simplement nocifs.
- Alors comme ça tu veux que je te tue ? Non... Ce serait trop facile... Peut-être crois-tu qu'on s'amuserait plus en te torturant jusqu'à ce que tu deviennes fou ? Tu sais que je peux le faire Akihito !
Celui-ci frémit à cette pensée... Bien sûr qu'il en était capable, c'était Asami Ryuichi après tout ! Mais il ne laisserait pas le Yakuza le voir désarmé et peureux... Pas encore.
- Je m'en fiche.
La façon dont Asami le regardait le faisait frémir et ce n'était pas de plaisir comme il en avait l'habitude mais cette fois c'était uniquement par/de peur.
- Hiroki Uchiyama...
Takaba ouvrit ses yeux étonné que son tortionnaire connaisse le nom de son senpai.
- Oh ! Tu avais cru que je n'aurais pas reconnu un visage aussi célèbre ? A ton avis, que ce passerait-il s'il lui arrivait quelque chose ? Qu'arriverait-il à sa carrière ? Ce serait une erreur, tu ne crois pas Akihito ?
Le jeune ne put prononcer un mot, prit de panique à nouveau. Il se fichait de ce qu'Asami pouvait bien lui faire seulement, jamais il ne pourrait vivre avec le mal qu'aurait pu subir Uchiyama par sa faute.
- Je vois que tu commences à comprendre... Ce sera tout pour aujourd'hui Akihito.
Et, en prononçant ces dernières paroles, le Yakuza se tourna vers la sortie, lorsqu'il atteignit la porte et se referma tremblant sur ses gongs.
Le jeune photographe tremblait de la tête aux pieds : jamais il ne pourrait se libérer d'Asami...
Il se rallongea sur le lit et commença à toucher son érection toujours douloureuse.
Son esprit débordant d'images du Yakuza, ses mains commencèrent un monter et à descendre le long de son sexe, essayant de se libérer puisqu'Asami l'en avait empêché. Il détestait Asami autant qu'il l'aimait, et avait de plus en plus de mal à supporter cette situation. Comment lui échapper ? Comment pouvoir l'oublier ?
Ses mains accélèrent le rythme et, en gémissant profondément, il atteignit l'orgasme, le laissant totalement épuisé.
En regardant sa main recouverte de semence, Takaba recommença à pleurer
- Maudit Asami ! Je ne le laisserai pas continuer à m'humilier et à me faire souffrir de cette manière !
Takaba essuya d'un geste rageur ces larmes qui l'irritaient et se leva avec difficulté jusqu'à la salle de bain, il grimpa tant bien que mal dans la douche pour essayer de laver le sang et la sueur de son corps meurtri. Les gouttes d'eau ruisselaient sur sa peau, éliminant les traces visibles laissées par Asami. Seulement Akihito savait qu'aucune trace interne ne disparaîtrait. Ou alors seulement pour un temps avant de réapparaître plus tard.
Cette pensée le frappa comme un sceau d'eau froide, il leva les yeux et se décida à mourir et à renaître.
Par contre, cette fois Asami ne ferait pas parti de sa nouvelle vie...
To be continued...
