Hello everybody !

Dans l'attente de la suite de ma fic (j'espère la poster le plus vite possible, mais ça va être mort, je pense), pour contenter votre avide soif de lecture, et pour fêter comme il se doit le mois de février tout juste commencé, voici un nouvel OS, écrit il y a... euh... disons, quelques temps.

Je n'ai toujours pas changé mon système d'écriture, cependant, âmes sensibles s'abstenir : eh oui, je m'étais promis de ne jamais tuer un des personnages, mais comme le dit l'adage, "il ne faut jamùais dire fontaine, je ne boirai pas de ton eau".

Du coup, voici pour vous une death fic, que j'ai baptisé "Entre rêve et réalité", parce que... Ben, vous verrez bien en lisant, après tout !

Dislaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, et je ne retire aucun argent de mes écrits.

So, just enjoy... Et n'hésitez pas à me donner votre avis, quel qu'il soit.


Entre rêve et réalité

" Lâchez cette arme, Charles !

- Sûrement pas... Depuis le temps que j'attends ce moment ! "

Ces falaises, le NCIS les connaissait bien, il y avait eu pas mal de cadavres, dans la région, peu de temps auparavant. L'homme qui tenait une arme s'appelait Charles... Charles Sterling, alias Jumbo. Il s'était évadé de prison deux semaines plus tôt. Le moment qu'il attendait depuis si longtemps, c'était sa vengeance, celle qu'il n'avait pu obtenir, de par la détermination exceptionnelle dont avait fait preuve celle qu'il assistait à l'époque. Quant à l'homme qu'il tenait en joue… C'était son pire ennemi, celui qu'il avait, en vain, tenté d'envoyer en prison... L'agent spécial Anthony DiNozzo.

Tout avait été planifié, depuis son évasion... Le suivre, jour et nuit, sans relâche, puis, dans un moment de faiblesse, d'inattention... Les premières heures d'absence, toute l'équipe avait pensé qu'il devait se remettre d'une nouvelle soirée un peu trop arrosée, mais il aurait dû appeler, dire qu'il ne viendrait pas... Or, il était injoignable, et la règle n°3 stipulait formellement qu'il ne fallait jamais être injoignable. Ce fut à ce moment-là qu'ils avaient commencé à s'inquiéter sérieusement...

" Vous ne vous en tirerez pas, Sterling !

- Je tire, il meurt. Vous tirez, je tire, et il meurt. Dans tous les cas, je gagne, mais pas vous. "

Tim, Ziva et Jethro avaient tous trois leur arme braquée sur l'homme : dans tous les cas de figure possibles, il ne s'en tirerait pas vivant, mais ce n'était pas ça qui les préoccupait.

Après 24h sans nouvelles, Gibbs avait donné l'alerte. Il avait surtout retardé ce moment pour Abby, de loin la plus émotive d'eux tous. L'après-midi du lendemain de la disparition de leur agent, ils reçurent un appel... Sterling. Il leur avait demandé d'effacer tout son casier judiciaire, auquel cas, il relâcherait leur ami. Sinon... A ce moment-là, Gibbs avait raccroché : Tim venait de lui donner la position GPS de Sterling, à quelques kilomètres d'ici, au-dessus des falaises. Ce fut la première fois que Gibbs avait autorisé Ziva à conduire.

" On a fait ce que vous aviez demandé, lâchez-le ! S'exclama Tim.

- T'as intérêt à ce que ce soit faux, McGogo ! Rétorqua aussitôt Tony.

- Toi, la ferme. Un mot de plus et je te descends, cracha Charles. De toute façon, je ne le crois pas. "

Vroum ! Une voiture arriva, d'où sortirent deux agents, d'une autre agence gouvernementale.

" Super, si même Flasque s'y met, maintenant.

- Vous devriez vous estimer heureux qu'on soit là, DiNozzo.

- Oh, mais je suis si... Flatté. Non, vraiment.

- Le... Prochain... Qui... Bouge... Je... Le... Descend. Compris ? "

L'homme balbutiait, il commençait à avoir peur. La jeune israélienne avait alors, sans raison apparente, posé son arme à terre, s'approchant doucement de Sterling. Plutôt moi que lui, avait-elle pensé, mais... Jumbo sentait que sa fin était proche, que tout était fini et que, malgré tous ses efforts, il n'aurait jamais sa vengeance.

Pan ! Pan !

" Nooon ! "

La jeune femme se réveilla, le souffle court, la panique l'ayant envahie dans son sommeil depuis bien longtemps. Elle se leva, se rendit dans sa salle de bain, puis se regarda dans son miroir. Des gouttes de sueur perlaient sur son front, ses joues étaient rouges. Cela faisait plusieurs jours déjà qu'elle faisait ce cauchemar, toujours le même et, si elle n'en comprenait pas la signification, elle savait que ce n'était jamais bon signe, mais elle se refusait à voir tout médecin. Elle prit son petit-déjeuner, se doucha, s'habilla, puis se rendit au travail.

Tilt ! Gibbs venait de passer la porte de l'ascenseur, un café à la main, comme chaque matin. Les minutes passèrent, de plus en plus lentement, et Tony n'était toujours pas arrivé.

" Bon sang, mais où est-ce qu'il est encore passé ?

- Il a sans doute "fait la fête", hier, s'amusa Tim, c'était la remise des diplômes à Annapolis. "

Exactement comme dans mon rêve, pensa soudainement la jeune femme. Elle entreprit alors une recherche sur son PC... Et ce qu'elle craignait arriva. Le criminel dont elle avait rêvé était sorti de prison deux semaines auparavant. Le glas de la fin de journée arriva, et Tony n'était toujours pas arrivé. Et si...

La nuit suivante, elle refit le même rêve, encore et toujours cet horrible cauchemar, hormis le fait que la fiction et la réalité commençaient à se confondre : Tony n'avait pas répondu au téléphone de la journée, tout le monde l'avait cru en train de désaouler.

Le matin arriva. Comme tous les matins depuis des jours, la jeune femme refit les mêmes gestes, mais cette matinée avait un arrière-goût d'angoisse. Pourtant, elle ne croyait pas à tous ces zombies, revenants, oracles, et autres rêves prémonitoires, mais les similitudes entre son rêve et la réalité étaient si troublantes. Sans doute une coïncidence, pensa-t-elle. Mais Gibbs ne croyait pas aux coïncidences, et elle non plus...

Ce qui devait arriver arriva : Gibbs reçut un coup de fil, que Tim localisa sans peine. Le suspect se trouvait à quelques kilomètres d'ici, sur ces falaises. Le NCIS arriva, trouva Tony, à quelques millimètres du ravin, pris en joue par le colt de Jumbo, que Gibbs tentait, en vain, de raisonner : l'homme voulait sa vengeance, et il l'obtiendrait, quel qu'en fut le prix à payer. La voiture du FBI arriva... Tony nargua une dernière fois Sacks...

" Ne tirez pas ! "

Gibbs regarda la jeune israélienne, interloqué. En théorie, elle aurait dû être la première à ne pas se laisser submerger par ses émotions : elle avait bien tué son propre demi-frère, Ari, qu'elle aimait, et tout ça pour le sauver, lui, un quasi-inconnu à ses yeux, à l'époque. Elle posa alors son arme à terre, délicatement, puis s'approcha à pas de loup. Mais Jumbo se savait fini, alors, dans un dernier geste de désespoir...

Pan ! Pan ! Une rafale de coup de feu s'en suivit. Chaque agent encore armé avait, quasi-simultanément, tiré sur le criminel. Il s'était écroulé à terre, raide mort. Tim resta littéralement cloué sur place, figé par la peur, incapable de faire le moindre mouvement. Sacks et Fornell se précipitèrent respectivement sur Ziva, qui ne cessait de se débattre, et sur Gibbs, qui se précipitait vers son plus ancien équipier. Quant à Tony... Il tenait encore debout, mais il ne bougeait pas, ne réagissait pas à son prénom. Ses jambes commencèrent à fléchir, puis, il tomba à la renverse. Avant de mourir, Sterling avait eu le temps de lui coller une balle dans les cervicales. L'agent spécial, trop près du ravin, vacilla, avant de sombrer dans la mer. L'océan était plus déchaîné que jamais. Il tomba sur un rocher, mais les vagues, d'une grande violence, fracassèrent son corps contre les rochers aiguisés. Puis, son corps commença à dériver, lentement, dans cet océan, qui venait de lui offrir sa dernière demeure...

Je vais me réveiller, je vais me réveiller, pensa Ziva, toujours dans les bras de l'agent Sacks. Malheureusement, rien ne se produisit. Tout eut alors un sens à ses yeux : ce cauchemar, qu'elle faisait depuis plusieurs jours, c'était pour l'avertir du danger, et elle, à l'esprit pourtant si aiguisé, n'avait pas réussi à le décoder... Tony était mort, là, juste sous ses yeux, et tout était sa faute, parce qu'elle aurait dû le dire à Ducky, ou à Gibbs, parce qu'elle n'avait pas su interpréter ses rêves. Elle se détacha de l'agent Sacks, se précipita vers la falaise, elle voulait au moins ramener le corps sans vie de son ami, mais Gibbs, que Fornell avait libéré de son étreinte, l'en empêcha. Ils étaient à quelques centimètres du bord... Elle voulait sauter dans le vide... Elle allait sauter dans le vide...

" C'est trop tard, on ne peut plus rien pour lui, lui murmura-t-il, la gorge sèche, lui aussi envahi par la tristesse.

- Il n'est... Jamais... Trop... Tard. Laissez-moi... Aller... Le... Chercher. "

Elle se débattait, mais rien n'y fit : Gibbs la tenait trop fermement. Alors, sans qu'elle ne puisse se retenir, elle pleura, pleura toutes les larmes de son corps, criant de rage et de douleur. Tout était fini. Elle pleura encore...

THE END


Voilà, à bientôt pour un nouvel OS