Donald Eppes est dans le Détroit futuriste d'un policier cybernétique.

Que va-t-il lui arriver ?

Voici la suite !

Bonne lecture !

Partie 2 :

Les policiers vinrent à bout de la résistance des derniers membres du gang et les emmenaient à l'arrière de leurs voitures, bien menottés et minutieusement dépouillés de leurs armes.

Don était sidéré par l'âge très jeune de certains et leurs mines blasées et amères. Lisa Madigan , au nom donné par l'agent fédéral, se retourna vivement et le dévisagea prestement de la tête au pied.

« -Eppes ? Fit-elle, intéressée. Eppes de la famille d'Edward Eppes ? »

L'expression étonnée et déconcertée de Don répondit pour lui et indécise, la jeune femme consulta le policier cybernétique, du regard. Celui-ci interrogea son fichier des personnes disparues : Aucunes ne concernaient un Donald Eppes.

« -Vous allez devoir venir avec nous. Annonça Robocop, d'un ton autoritaire. Vous ne paraissez pas être celui que vous prétendez être. Madigan, je l'emmène avec moi. »

La détective fronça des sourcils, intrigué et resongea à la raison de leur intervention dans cette zone dangereuse. Un appel anonyme était parvenu au standard du commissariat, les informant qu'un homme était en danger de mort.

La jeune femme prit à part son partenaire et lui confia la conclusion à laquelle elle était arrivée :

« -C'est lui qu'on devait sauver. Suggéra-t-elle, en jetant un furtif coup d'œil vers le brun. As-tu réussi à identifier la personne qui a appelé, Alex ? »

Robocop resta silencieux un moment et ouvrant la portière passagère de sa voiture, il répliqua :

« -Non, je n'ai pu trianguler l'appel. Veuillez monter, monsieur Eppes. »

Don ne bougea pas. Enervé des messes basses des deux policiers le concernant, il déclara :

« -Je suis un agent fédéral des Etats-Unis, Donald Eppes. Il me semble que j'ai droit à des explications. Ce tas de ferraille n'a pas d'ordre à me donner. »

Lisa Madigan se mordilla la lèvre inférieure, choquée du qualificatif usé à l'égard de son coéquipier. Don comprit trop tard la mise en garde muette de la jeune femme. Robocop l'empoigna et le menotta pendant qu'il lui signifiait ses droits et son arrestation.

« -Que fait-on de lui ? Demanda Lisa, en regardant un écran de télévision. Je ne sais pas pourquoi mais mon instinct me souffle que cet homme est l'un des nôtres. Tu as trouvé quelque chose sur lui ? »

Sur l'écran de télévision, Don, assis à une table de la salle d'interrogatoire, manifestait des signes d'impatience. Robocop lui accorda un regard et consulta la liste de citoyens de Delta City qui parut sur la vitre de sa visière.

« -Ne vous fatiguez pas, Murphy. Fit leur capitaine, en les rejoignant. Le problème est réglé. Je vous présente Edward Eppes. »

Un jeune homme, en costume cravate de bonne coupe, aux boucles brunes et courtes, les yeux bleus, sourit à Lisa Madigan qui reconnut le président directeur général de « Tecbiologie ». Il salua aussi Robocop avec beaucoup de déférence et de respect :

« -Je suis heureux de pouvoir serrer la main du célèbre policier Alex Murphy. Votre taux de résolution d'affaire est prodigieux. Je suis admiratif devant votre courage et votre intégrité. »

Lisa apprécia l'humilité de cet homme du monde et le fait qu'il traitait Robocop comme un agent de police normal. Le policier cybernétique demeura stoïque et récupérant sa main, il dit :

« -Je ne fais que mon travail. »

Edwards Eppes n'eut qu'un sourire de sympathie à la réponse laconique et dépourvue d'émotion de Robocop. Puis sans attendre une minute de plus, il pénétra dans la salle d'interrogatoire.

Don s'efforçait de maitriser sa panique et d'analyser la situation, aussi logiquement et froidement que l'aurait fait Charlie. Après un café et une légère collation offerte par la police de Delta City, le jeune agent fédéral avait récupéré ses facultés de réflexion.

Il acceptait mieux une réalité à laquelle il était confronté : Il ne s'agissait nullement d'un canular et le monde tel qu'il le connaissait n'était pas celui où il se trouvait.

Delta City était réel. Robocop était réel. Refuser d'admettre ce fait faisait vaciller l'esprit du jeune brun vers la folie. Folie d'où il n'en sortirait pas de sitôt.

Or, pour sa survie, il fallait que Don resta capable de distinguer le vrai du faux. Il le devait.

« -Bonjour, Don. » Fit une voix, sobrement.

Don sursauta et observa le jeune homme qui venait de s'installer face à lui, perplexe. Il le détailla lentement et soudain, il écarquilla les yeux. Il ouvrit la bouche mais Edwards, impassible, lui prit ses mains et y glissa discrètement un papier.

« -Je suis Edwards Eppes. Se présenta le jeune homme, avec un sourire. Ta passion t'a conduit dans une zone dangereuse. Heureusement, la police est intervenue à temps ! »

D'un clignement des yeux, Edwards fit comprendre à Don de ne pas démentir. L'intuition de Don lui dictait de suivre ce conseil et de lui donner toute sa confiance à cet inconnu.

Ce dernier semblait en savoir plus sur lui et le mystère de sa présence ici.

Dépliant ses mains, les mettant devant ses yeux, il lut le papier : « Jouez le jeu, Don. »

« Je suis désolé pour ces tracas. Répondit Don, en feignant d'être contrit. Je me suis perdu. »

Edwards sourit, approbateur et se levant, il ouvrit la porte de sortie.

« -Rentrons chez nous, cousin Donnie. Proposa-t-il, en tenant la porte. Je pense que vous avez besoin de repos après toutes ces émotions. »

Don le suivit hors de la salle, vit Lisa Madigan et son air suspicieux et Robocop qui regagnait sa voiture. Il le fixa, avec un mélange de fascination et d'émerveillement. L'intéressé, totalement indifférent à l'attention dont il faisait l'objet, démarra en trombe.

Arrachant un sourire admiratif et impressionné de la part de Don.

Montant dans une limousine, le jeune agent s'installa en face d'Edwards.

S'assurant qu'ils étaient loin du commissariat, Don brandit son arme sur Edwards Eppes et l'air déterminé, il ordonna :

« -Maintenant, vous allez me dire qui vous êtes et pourquoi toutes ces manigances, tout à l'heure. »

Edwards Eppes leva les mains dans un geste apaisant et avec désinvolture, lança :

« -Charlie Eppes est mon grand-père. »

A suivre.

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