Commentaire : Deuxième chapitre, où l'on entre dans la chambre mystérieuse.
Ce deuxième chapitre arrive rapidement, mais je prendrais un peu plus temps pour les suivants.
Mikamic : Toi qui a aimé le premier, j'espère que tu apprécieras celui là
LA CHAMBRE
James se réveilla doucement avec les cris des mouettes. Il prit sa douche et s'habilla avant de descendre dans le salon. Vu l'heure matinale il était certain de réveiller Sirius, quand il arriva dans le salon il se rendit compte que Sirius ainsi que ses affaires n'étaient plus là. Etonné il prit la direction de la cuisine quand il se souvint qu'il n'y avait pas à manger et qu'il devait faire les courses. Remus n'était pas levé et James décida donc de monter pour le lever afin de partit assez tôt pour le village.
Dehors le temps était magnifique, les nuages et la pluie étaient partis. Le soleil juste levé commençait à sécher les traces de la tempête. De sa fenêtre, James avait pu contempler une mer calme et magnifique, c'est avant tout pour ce paysage marin qu'il avait tenu à venir ici.
Il remonta les escaliers et ouvrit la porte de la chambre de Remus. Il aperçu avec stupeur que Sirius dormait dans le lit avec Remus. En se demandant comment le jeune homme s'était retrouvé dans ce lit il fit discrètement le tour du lit pour aller ouvrir brutalement les volets. Les deux garçons qui dormaient ensemble dans le lit furent submergé par un soleil matinal. Sirius qui se trouvait du coté de la fenêtre roula sur le coté pour éviter la lumière mais se heurta à Remus, il se souvint alors d'où il était et se leva brutalement en apercevant James qui le regardait en souriant. Sirius sorti en sautant du lit et descendit dans la cuisine sans un mot. Remus lui prit la direction de la salle de bain et se lava et habilla en vitesse, ainsi prêt il descendit dans la cuisine où se trouvait les deux autres adolescents
Sirius avait sorti de nulle part un paquet de céréale et se tenait silencieusement contemplatif devant son bol. Remus, affamé, lui sauta dessus.
- Pourquoi il y a que toi qui en mange ? Tu les as eus où, je croyais qu'il n'y avait rien à manger ici.
James qui était aussi à table et qui expliquait à Sirius le chemin du village se retourna vers Remus qui lui avait coupé la parole.
- Tu peux rêver, même moi j'en a pas eu, et j'ai demandé avant toi !
Sirius en finissant sa bouchée se retourna vers Remus :
- Je les ai apportés avec moi pour manger dans le voyage, et puis en fait je n'y ai pas touché.
Remus dégouté par l'égoïsme de son ami essaya de lui piquer mais Sirius était trop vif.
- Tu ne peux pas partager, tu es vraiment égoïste ! Moi je partage, tout ce que j'ai, avec toi, comme mon lit.
Sirius devint soudain cramoisi.
- Bon d'accord, allez chercher un bol, vous en aurez.
James ne se fit pas prier et alla immédiatement chercher un vieux bol qui lava au préalable. Content que le sujet du lit vienne sur le tapis il en profita pour en savoir plus.
- Au fait, comment ca ce fait que vous dormiez ensemble cette nuit ?
Sirius qui tenait à éviter les quiproquos gênant préféra tout de suite avouer la vérité et s'humilier.
- J'étais gêné par l'orage, et comme je ne connais pas la maison j'ai préféré dormir avec quelqu'un pour me tenir compagnie, mais je voulais dormir sur le tapis mais Remus a insisté pour que je vienne dans son lit avec lui.
Remus se justifia aussitôt :
- Je n'allais pas le laisser dormir comme un chien par terre.
Au fond, James, lui, aurait laissé Sirius dormir par terre, mais il est vrai que Remus avait toujours été plus sage et gentils que lui. Il préféra clore le sujet et se plongeât dans son bol de céréale qu'il dévora sans attendre.
Quelques minutes plus tard, James se prépara pour son excursion dans le village, Remus sorti la brochure touristique de la région où se trouvait une grande carte précise des environs. En lisant il s'aperçu qu'ils allaient partir pour rien.
- Eh ! Le marché ce n'est pas le lundi mais le mardi. Heureusement que j'ai lu la brochure sinon on aurait fait 12 miles aller retour pour rien.
James s'arrêta alors de faire ses lacets.
- Demain mais qu'est ce qu'on va manger ? On a rien, il doit bien y avoir des magasins d'ouvert dans ce village ?
- Surement, on va quand même y aller, si seulement on avait une voiture ou quelques choses d'utiles.
- On n'a qu'à y aller avec nos balais ?
- On ne peut pas utiliser nos balais c'est remplis de moldus dans les environs.
- Si on frôle le sol et qu'on fait gaffe ?
Remus qui n'était pas motivé pour une randonnée de 20 kilomètres se laissa convaincre. Il se préparait à partir et allait prévenir Sirius mais celui ci ne répondait pas et restait introuvable. Remus ne le trouva ni dans les chambres, ni dans la salle de bain, où il aurait du être normalement car il devait se préparer. Finalement Remus le trouva assit dans les marches face à l'étrange porte noire en bois qui menait à la tourelle, et la chambre de l'enfant.
- Sirius, tu ne peux pas répondre, je te cherchais. Oh Sirius !
Le jeune homme ne s'était pas retourné et continuait à observer la porte. Il n'était toujours pas habillé. Remus s'approcha de lui et le saisit à l'épaule.
- Eh ! Sirius, je te parle, tu pourrais me répondre !
Sirius se retourna subitement. Pendant un court instant Remus cru voir quelque chose dans les yeux du garçon qu'il n'avait jamais vu auparavant, puis Sirius se releva aussitôt
- Oh excuse moi j'étais perdu dans mes pensées. Je regardais par la serrure, c'est bien ça, c'est une chambre d'enfant mais les jouets sont super vieux, ils sont peints sur du bois, ils doivent dater du début du siècle.
- Tu es sur que tu vas bien ?
- Oui, oui, je suis désolé je vais m'habiller, on ne sera pas à la bourre pour le marché ?
- Non c'est demain le marché, là on va juste faire quelques courses avec James, on y va en balais, tu veux venir, sinon tu peux rester, on n'en a pas pour longtemps.
- Si ca vous dérange pas, je veux bien rester.
- Ok, on y va, on sera de retour dans peu de temps.
Remus, sur ses mots, quitta Sirius et redescendit prévenir James qu'ils allaient partir que tout les deux. Les deux jeunes quittèrent alors les lieux laissant Sirius seul dans la maison. Ils prirent chacun un balais et s'envolèrent doucement en prenant soin de rester proche du sol. Ils ne pouvaient voler rapidement car n'importe qui aurait pu les surprendre alors qu'ils suivaient la route campagnarde sur leurs balais.
Ils arrivèrent au village au bout de vingt minutes. Ils abandonnèrent leurs balais dans un fourré à l'abri des regards. Les deux adolescents entrèrent dans le petit village et arrivèrent sur une petite place où une église dominait l'ensemble des maisons basses. De gros peupliers ombrageaient une partie de la place, laquelle était piétonne et interdite aux véhicules. James ne tarda pas à apercevoir une superette coincée entre La Poste et une maison simple où flottait le drapeau noir et blanc breton, qui caractérisait le singulier nationalisme présent dans tous les petits villages du pays Breton. Ils ne croisèrent personne excepté une petite Renault qui s'engouffra dans l'une des nombreuses ruelles qui ramifiaient de tous les cotés.
James et Remus entrèrent dans la superette vide, et en silence, ils remplirent leur panier rayant au fur et à mesure sur leur liste ce qu'ils avaient déjà prit. Ils arrivèrent à la caisse où une vieille dame, assise derrière son comptoir, lisant le journal local, les attendait. Quand elle comprit qu'ils étaient anglais, elle leur demanda où ils logeaient. Remus répondit dans un français correct, qu'ils logeaient dans la grande maison bourgeoise qui se trouvait sur la falaise à 10 kilomètres d'ici. Quand il eu dit ses mots, la vieille femme leur rendit la monnaie sans un mot s'enferma aussitôt dans l'arrière boutique. Les deux garçons étonnés sortirent du magasin avec la vague impression de ne pas tout savoir.
Ils traversèrent le village toujours aussi vide pour retrouver leurs balais qu'ils avaient laissé derrière un petit buisson. Suivant la départementale sinueuse, ils aperçurent soudain la grande bâtisse au sortir d'un virage en épingle. Posant leurs balais à l'entrée de la maison ils entrèrent et déposèrent leurs courses sur la première table qu'ils trouvèrent. Remus rentra aussitôt les balais et referma à clé la maison.
Le beau temps et le soleil filtraient à travers la maison et rendaient une certaine fraicheur à la grande pièce plutôt étouffante. Des volutes de poussières paraissaient au travers les rayons du soleil. Remus décida d'ouvrir les fenêtres en grand, profitant de la fraicheur agréable du temps. Alors que les deux garçons commençaient à débarrasser les quelques courses qu'ils avaient acheté, Sirius descendit les escaliers en courant et en hurlant.
- Venez voir, venez voir ! Vite, vite, vite !
Remus et James se retournèrent soudainement. Sirius vint leur tirer la manche de leur tee-shirt. Les garçons résignés suivirent l'excité.
- Venez voir ça, c'est extraordinaire.
- Qu'est ce qui a ?
- Vous allez voir.
Les garçon montèrent les escaliers et traversèrent le couloir pour se retrouver face à la chambre de l'enfant dont la porte était ouverte. Derrière la porte on pouvait apercevoir une chambre d'un jeune enfant. Sirius entra à l'intérieur sans même s'arrêter, alors que James et Remus firent une pause devant les escaliers étonnés par l'ouverture soudaine de cette pièce assez mystérieuse. Pris de curiosité James entra à son tour suivit de Remus.
La chambre poussiéreuse était éclairée par une petite fenêtre. La faible lumière n'éclairait pas toute la pièce, et certains coins se trouvaient dans les ténèbres. Remus trébucha dans un petit canard sur roulette, il se rattrapa juste à temps à Sirius. Chacun regardait autour de soi sauf Sirius qui semblait déjà avoir fait le tour de la pièce.
- Comment as-tu ouvert la porte ?
Sirius, questionné par Remus, s'assit sur un petit tabouret multicolore :
- J'ai pensé au sort qui aurait pu bloquer la porte et j'ai pensé au notre, celui que James et moi utilisons à Poudlard pour bloquer les portes des toilettes. J'ai essayé le contraire du sort, c'est-à-dire 'débloklaporte' et ça a marché. Et je suis entré.
Remus satisfait de la réponse sorti sa baguette de sa poche et lança un sort de lumos pour éclairer les coins. Après avoir fait le tour de la pièce et que Sirius ai essayé tous les jouets de la chambre, Remus se posa une remarque.
- Si on est dans la tourelle il n'y a pas que cette pièce, de dehors on peut voir trois grandes fenêtres. Il doit forcément avoir un autre accès. Quelque part derrière ses murs.
Sirius s'approcha d'un des murs.
- Je sais, je me suis fait la même remarque et je pense que c'est ce mur. Ca sonne creux derrière. Mais il n'y a pas d'accès, sauf si on défonce le mur.
James qui était resté silencieux, prit la parole.
- C'est bizarre, pourquoi ont-ils condamné une pièce ? En plus il devait y avoir une belle vue le soir, peut être était-ce justement une tourelle d'observation à l'origine. Il n'y a pas un moyen de passer ce mur et de le remettre avec de la magie ? Je suis curieux de savoir ce qu'il peut y avoir derrière.
- James, ce n'est pas notre propriété, on ne va pas tout casser. Et puis s'ils l'ont condamné c'est peut être par sécurité, il y a peut être un plancher pourri, ou le toit s'effondre.
- Remus, là tu es illogique, si c'était à cause d'avarices on l'aurait vu. Ca fait une dizaine d'année que cette maison n'est pas habitée et si le toit devait s'effondrer à leur époque, il devrait être tombé aujourd'hui. Pareil pour le plancher, je n'ai pas vu de trou dans le plafond en prenant mon petit déjeuner ce matin.
La lumière verdâtre qui éclairait les murs de la chambre donnait une ambiance plutôt lugubre à la pièce enfantine, on se serait cru dans un Stephen King ténébreux. On s'attendait presque qu'à ce qu'un clown diabolique sorte de l'ombre pour nous dévorer.
Le trio de garçon, restant sur leurs questions, ressortirent et refermèrent la porte de l'énigmatique chambre.
Le reste de la journée passa assez vite, ils mangèrent peu le midi et profitèrent de l'après midi ensoleillé pour faire le tour du jardin et des alentours. James remarqua une petite cabane à outils caché au fond du jardin derrière un petit buisson. Vieille et mitée, elle avait été pillée par les habitants, seule, une table, des chaises et quelques bouteilles de bière en miette indiquaient que certains squatteurs devaient régulièrement passer leur soirée ici.
Les trois amis rentrèrent dans la soirée et firent le ménage dans la maison, pliant les quelques draps blancs qui recouvraient les meubles, lavant les sols, rangeant correctement leurs affaires. Sirius qui ne voulait pas dormir dans le salon décida d'installer son lit dans la chambre de Remus. Le jeune loup garou ne voyait pas d'un bon œil l'arrivée en masse de Sirius et de son bazar innommable. Il intervint quand Sirius commença à vider les étagères de la grande armoire pour mettre ses affaires. Au final, Sirius entreposa ses affaires par terre au pied de son lit canapé qu'il avait monté à l'étage.
Les trois garçons s'endormirent rapidement.
Suite au chap 3
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