Disclaimer Les personnages appartiennent malheureusement à J.K. Rowling, et je tiens à préciser que les "accusations" lancées sur elle dans cette fiction ne sont que fariboles provenant que mon cerveau dégenté

Pairing: HP/DM of course !

Rating M car lemon dans les derniers chapitres

Avertissement: Homophobes quittez cette page, vous ne serez point regrettés et nous serons d'autant plus pervers xD

Note de l'auteur: Merci pour le gentil accueil que vous avez fait à ma fiction (15 review pour un premier chapitre c'est déjà pas mal), j'espère que la suite vous plaira ! Je devrai publier un chapitre par semaine, tout les lundi, mais comme je ne suis pas sûre de pouvoir updater demain, je vous mets ce chapitre aujourd'hui pour ne pas être en retard !

Je remercie toutes les personnes m'ayant mises des reviews qui me font vraiment très plaisir, étant donné que n'ayant pas le bonheur de m'appeler J.K.R., je ne suis pas payée pour écrire cette fiction ! ^^

Bonne lecture !

Chapitre 2

Le lendemain, aux alentours de dix heures trente, Hermione fit irruption dans la chambre des garçons, les cheveux au vent, les joues roses et des lettres à la main.

"Les lettres de Poudlard sont arrivées ! Levez-vous !"

Ron grommela dans son sommeil. Harry ne bougea pas d'un pouce, et dirigea des yeux vides et cerclés de noir vers la brunette qui lui tendait sa lettre. Ron émergea lentement des couvertures, sortant sa tête ébouriffée de son oreiller.

"Mione… Tu pouvais pas attendre qu'on soir réveillé ? On est en vacances…Se plaignit-il.

-Oh, rabat-joie, va."

Il attrapa sa lettre et l'ouvrit, tandis que ses deux amis faisaient de même. Un court silence régna, juste le temps aux adolescents de lire leurs lettres.

"Ah, on dirait qu'ils ont trouvé un nouveau professeur de DCFM… Remarqua Hermione.

-Du moment que ce n'est pas Rogue, répondit Ron, dubitatif.

-Tiens, j'ai un autre papier…" Fit Hermione en fronçant les sourcils.

A la lecture du parchemin, son visage s'éclaira et ses pupilles brillèrent.

"Ah ! Je suis préfète en chef ! s'exclama-t-elle le sourire aux lèvres.

-Je ne vois pas qui aurait pu l'être à ta place, mais c'est super, Mione ! Hein Harry ?"

Ce fut à ce moment que la température chaleureuse de la pièce chuta. Ron et Hermione venaient de s'apercevoir de l'état catatonique de Harry. Il n'avait pas ouvert la bouche depuis l'arrivée de Hermione, et avait lu sa lettre d'un air absent. Il était extrêmement pâle, alors qu'il avait beaucoup bronzé cet été, avait les traits tirés, les yeux creux et assombris par des cernes grisâtres. Ses yeux habituellement verts étaient vides et inexpressifs.

Hermione jeta un regard alarmé à Ron et s'assit prudemment au bord du lit de Harry.

"Euh… Harry ?"

Celui-ci leva des yeux ternes vers elle.

"Est-ce que ça va ? Tu as eu…des mauvaises nouvelles ? demanda-t-elle inquiète, en désignant la lettre qu'il tenait encore.

Lentement, il ouvrit la bouche et parla d'une voix basse et un peu rauque, comme si chaque mot qu'il prononçait lui coûtait, lui arrachait une souffrance indicible.

"Non…ça va.

-Tu as dormi cette nuit ? demanda Ron, la mine soucieuse.

-Tu veux une potion ? proposa Hermione gentiment.

-Tu ferais peut-être bien de dormir, tu as une tête de déterré, 'Ry, continua Ron, très perspicace.

-J'ai passé une mauvaise nuit…Je n'arrivais pas à dormir, c'est tout."

Mais la mine alarmée de ses amis fit passer un éclair de lucidité dans les yeux de harry. Ses amis s'inquiétaient pour lui. Ils ne devaient pas s'en faire pour lui ! Il allait bien… Il avait juste passé une nuit blanche à réfléchir.

"Mais oui, je vais essayer de dormir. Ne vous inquiétez pas, ça va. On va dire que j'ai eu un bug, tenta-t-il de plaisanter, bien que son maigre sourire ne s'étendisse pas jusqu'à ses yeux.

-D'accord. Est-ce que tu voudras venir faire des courses avec nous après ? Il faut racheter des fruits et des boissons, nous en faisons une consommation effrénée.

-Non, c'est bon, merci. Ça vous laissera un peu de temps en amoureux.

-Merci, lui sourit Ron. Mais repose-toi bien.

-Oui, oui.

Les deux amis sortirent de la pièce, Ron prenant des habits pour aller se laver, Hermione les ayant sorti du lit.

Harry entendit leurs murmures étouffés.

"J'espère qu'il n'a pas fait de cauchemars sur Voldemort ! fit la voix d'Hermione.

-…ressemble à un mort…yeux vides…"

Harry n'en écouta pas plus, ils s'éloignaient déjà. Soupirant, il se leva lentement du lit, enleva son caleçon et s'habilla mécaniquement. Il revint vers son lit, tendit les couvertures et s'allongea dessus.

Depuis qu'il avait quitté l'ordinateur à trois heures du matin, ses pensées se bousculaient dans sa tête. lorsqu'il avait commencé à lire l'histoire sur Malfoy et lui, il s'attendait à tout, mais certainement pas à ça ! Pas à ça ! Au début de l'histoire, il s'était dit que c'était plutôt bien écrit, que Poudlard était bien décrit, et que ses disputes avec Malfoy étaient bien retranscrites. Tout allait bien.

Au début, l'histoire parlait des cours. Au début elle parlait de ses querelles avec le blond. et au fur et à mesure, d'un oeil extérieur, il se rendait compte qu'il se disputait bien trop avec Malfoy. Qu'il le cherchait sans cesse. C'était bizarre. il l'avait tellement haït dès le départ qu'il trouvait normal de lui lancer des regards méprisants et des piques désagréables quand il le croisait. C'était un petit enfoiré égoïste qui ne pensait qu'à lui-même et à faire chier les autres !

Harry se retourna sur le lit, enfouissant sa tête dans l'oreiller. Il était furieux contre lui-même d'avoir lu cette fan...cette fe...cette fanfiction. Elle lui avait implanté des idées dans la tête contre son gré, des choses qu'il ne voulait même pas envisager.

Tout simplement parce que l'histoire donnait une possible humanité à Malfoy. Il prenait ça pour une théorie irréalisable, quelque chose qui ne pouvait pas exister car elle était contraire à la personne qui était concernée. Dans l'histoire, Malfoy était présenté sous une certaine forme de victime. victime de son père qui lui imposait des choix qu'il ne voulait pas faire, mais qu'il était obligé d'accepter sous peine d'être torturé par son propre père. Harry ricana intérieurement. il aurait bien voulu voir ça ! Le fils chéri et adulé par son papa mangemort ? Il aurait voulu que Malfoy-père torture son fils, histoire qu'il paye toutes les saloperies qu'il lui avait faites subir pendant ces six ans d'études à Poudlard.

Le Malfoy qu'il avait découvert dans l'histoire était malheureux, il portait un masque glacial et arrogant simplement pour préserver l'image fière et dominante des Malfoy. En dessous, il serait différent. il serait humain, rirait, plaisanterait, serait "gentil"... Mais c'était tellement stupide. comme si Malfoy était capable de sentiments ! Ce type était une huître ! Il n'avait pas de sentiments, il l'avait suffisamment montré. Et puis c'était trop différent du Malfoy qu'il connaissait et détestait. de toute façon, ce n'était qu'une fiction. Ce n'était pas réel.

Un Malfoy n'avait pas de cœur, point à la ligne.

Le cœur de Harry se serra et un nœud se forma dans sa gorge. Il avait envie de vomir. Il y avait une partie de l'histoire qu'il avait falsifié de son esprit, de sa mémoire.

Non, ne pas penser à ça, ne surtout pas penser à ça...

La fin de l'histoire, Harry refusait d'y penser. C'était pire que tout ce qu'il pouvait imaginer. Et pourtant, il en imaginait des choses...

Dans la fiction, lui et Malfoy, à force de se battre, changeaient leur haine en désir...et ils tombaient amoureux.

A la grande limite, ce qui le gênait le plus, ce n'était pas l'histoire en elle-même, il pouvait comprendre que les gens aient des fantasmes étranges sur lui et Malfoy, puisqu'ils étaient totalement opposés, non, ce qui le dérangeait vraiment, c'était qu'il n'avait pas réussi à s'arrêter de lire. il n'avait pas pu s'arracher de la fiction une fois commencée. il avait voulu voir jusqu'où cela irait, et il avait lu avec frénésie, dévorant chaque chapitre avec une quantité d'émotions différentes qui avaient défilées en lui, bousculant ses pensées et détruisant ses principes.

Harry se leva à toute vitesse et se précipita vers les toilettes, claquant violemment la porte de la chambre contre le mur au passage. Il vomit tout son dégoût, pour l'histoire, pour Malfoy et pour lui-même. ses cheveux trempés de sueur collaient à son front. Haletant et les larmes aux yeux, il s'assit par terre et s'adossa au mur.

Il se sentait tiraillé de l'intérieur. Le côté de Malfoy exposé dans l'histoire lui avait beaucoup déplu tant il différait de celui qu'il connaissait, mais en même temps, il n'avait pas pu se décoller de l'histoire. C'était totalement paradoxal et il était déstabilisé par ses impressions. Mais il identifiait le "gentil Malfoy" de l'histoire à la réalité, et en même temps l'histoire était réellement devenue fiction (et non pas basée sur le réel qu'il vivait) quand il l'avait lue, tellement c'était différent de ce qu'il vivait au quotidien. Il soupira. Qu'est-ce que c'était compliqué...

D'un côté il avait sa raison qui lui disait que c'était une fiction et que Malfoy n'était pas comme cela en réalité, et de l'autre, il arrivait à faire abstraction de la fiction pour lire l'histoire d'un oeil extérieur, comme s'il n'était pas un protagoniste de la fiction. Ce n'était vraiment pas pareil que la vie qu'il avait tout les jours... il en venait presque à regretter que sa vie ne soit pas celle de l'histoire. Pas qu'il voulait arrêter de se disputer avec Malfoy et être amoureux de lui, et...coucher avec lui...

STOP ! Pensée interdite ! Pensée falsifiée, n'existe plus !

Le passage où l'histoire le faisait coucher avec Malfoy l'avait excité tellement c'était bien écrit, et il se détestait pour cela. STOP !!! Ne-pas-y-penser !

Une nouvelle nausée le prit et il pencha la tête vers les toilettes. Il se leva pour passer sous une douche rapide. Paradoxalement, les scènes de sexe décrites l'avait excité (ce qu'il détestait reconnaître) et l'avait également choqué. Mais pour revenir à ses hyppogriffes, Harry avait presque envié la vie que l'auteur lui avait créé dans l'histoire, car tout y était si simple, si paisible et si calme... Même ses altercations avec la fouine semblaient dérisoires...

Il était déchiré. Ce n'était pas possible que Malfoy soit comme ça en vrai, mais Harry ne pouvait s'empêcher de se dire... Et si ? Et si Malfoy était différent de ce qu'il montrait et de ce que lui voyait ? Tel que Harry le connaissait, Lucius Malfoy était tout à fait capable de frapper son fils...

Raaaa, qu'est-ce que ce sujet pouvait lui prendre la tête ! Tête qu'il essuyait à présent avec une grande serviette éponge. Il ne devait pas penser qu'un Malfoy puisse être "bon". il vit un sourire sarcastique s'étaler sur le reflet de son visage dans le miroir rond agrémentant la salle de bain. Un Malfoy "bon". cela sonnait comme une oxymore. Et c'était foncièrement impossible. il fallait qu'il arrête d'y songer, il avait déjà fait une nuit blanche à cause de ça. Foutu blond !

Avant qu'il n'ait eu le temps d'insulter copieusement Malfoy, on frappa à la porte.

"Harry, tu es là ? Ca va ? fit la voix de Ron derrière le panneau de bois.

-Oui, oui, tout va bien, j'arrive, répondit Harry d'une voix basse.

-On va bientôt man..."

Harry ouvrit la porte d'un coup sec, se collant un sourire aux lèvres.

"Ça va mieux ? s'inquiéta Ron, douteux de son sourire. Tu as dormi alors ?

-Non, je n'y arrivais pas, mais ça va mieux, c'était un malaise passager.

-D'accord, bon, viens, sinon Hermione va nous enguirlander.

-Héhé, elle te mène déjà à la baguette !

-Mais pas du tout ! s'offusqua Ron.

-Tu parles, je suis sûr que tu es soumis au lit !

-Quoi ?! Mais… S'insurgea Ron, les oreilles écarlates, signe d'une grande gêne chez lui.

-Bon vous venez ? Sinon vous mangerez du brûlé ! s'impatienta Hermione au loin.

-On vient, on vient !" Fit Harry en se dépêchant, Ron à ses trousses, les joues d'une couleur vermillon qui jurait avec celle de ses cheveux.

Ils partirent manger, apparemment joyeux, mais Harry ne mangea presque pas rien au repas, et il était toujours aussi chamboulé intérieurement. Le sourire de ses lèvres n'atteignait pas ses yeux, qui restaient vides et ternes.

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Le lendemain, il firent un tour sur le Chemin de Traverse pour faire leurs achats de rentrée. Ils y rencontrèrent Rogue au détour d'une rue, qui sortait de la boutique de l'apothicaire. Ils se cachèrent derrière une poubelle pour éviter de lui parler, ce que le professeur de Potion ne manqua pas de remarquer, en ponctuant sa "découverte" d'une remarque d'une ironie cinglante:

"Toujours aussi puérils, Potter, Weasley, Granger, à ce que je vois. Quoique ça ne m'étonne plus de votre part."

Et sans attendre leurs explications balbutiées et honteuses, il était reparti en faisant tournoyer ses robes. C'était à se demander s'il n'avait jamais trop chaud. Des robes d'hiver en été ! Les trois amis s'étaient regardés, abasourdis, Hermione un peu vexée qu'il l'ait trouvé puérile.

Le reste des vacances se passa sans encombres, la rentrée se profilait à l'horizon, et c'était bien la première fois où Harry redoutait le retour à Poudlard. Tout le reste des vacances, le sujet "Malfoy-supposé-gentil ou Malfoy-enfoiré-notoire" l'avait tourmenté. Il appréhendait le moment où il reverrait Malfoy, car à force d'y penser, il ne savait plus trop quoi songer à son propos. Surtout que Malfoy avait toutes les chances d'être différent de ce qu'il avait connu, car son pèe était mort pendant la bataille finale contre Voldemort. Admettons que la fiction qu'il avait lu se basait sur des faits réels, Malfoy ne serait alors plus sous le joug paternel, et serait donc plus libre, plus naturel. Sauf que Harry ne voyait pas comment il pourrait changer de comportement vis-à-vis de lui, après six ans de mépris

A présent il allait bientôt monter dans le Poudlard Express, en compagnie de Ron et Hermione, bien évidemment. Ils étaient alors en train de remercier les parents d'Hermione pour le séjour qu'ils avaient passés.

"Merci beaucoup de nous avoir accueillis chez vous pour ces vacances, Mr et Mrs Granger ! Dit Harry en serrant la main du père de Hermione.

-Oui, c'était vraiment super !" renchérit Ron.

Mrs Granger les prit successivement dans ses bras.

"C'était un plaisir !

-Ramène-les quand tu veux", fit à Hermione son père, avec un clin d'œil à l'intention de son "futur-gendre", comme il se plaisait à appeler Ron.

La sonnerie du train retentit, et ils durent presque courir pour monter dedans, traînant leurs malles derrière eux.

"Merci encore !

-Au revoir Papa, Maman !

-Bonne année les enfants !

-On te reprend à Noël pour le ski, Hermione !"

Ils firent encore quelques signes de la main au couple moldu sur le quai, puis attrapèrent leurs lourdes valises pour partir à la recherche d'un compartiment de libre. Le seul encore libre était occupé par Neville Londubat et Luna Lovegood, ensemble depuis un moment.

Après des embrassades enthousiastes, le trio légendaire s'installa.

"Alors, vos vacances se sont bien passées , demanda Neville avec un grand sourire.

-C'était super, on était en France...

-...dans la maison de vacances de Hermione.

-Et toi ? demanda la concernée à Neville.

-Chez Luna", répondit-il en souriant.

Luna était plongée dans un ouvrage lourd et poussiéreux, d'apparence un peu inquiétante, et ses yeux globuleux sautaient de lignes en lignes. Une fourchette retenait ses cheveux au creux de sa nuque, mais ses amis ne s'en formalisaient pas. Elle n'écoutait pas un mot de ce qu'ils disaient.

Neville se pencha en avant.

"Mais son père m'a un peu fait peur, au début...leur dit-il en aparté.

-Seulement au début ? gloussa Hermione.

-Euh..."

Ils s'esclaffèrent et les plaisanteries fusèrent sur la crainte de Neville à propos de son beau-père. L'atmosphère était agréable, Harry était avec des gens qu'il aimait, et il mangeait des chocogrenouilles. Quand le chariot à friandises était passé, il n'avait acheté que ça: il avait une furieuse envie de chocolat. Ils avaient aussi acheté une grande quantité de Bièraubeurre, et Harry était ravi de retrouver cette boisson sorcière qu'il aimait tant. Le chocolat commençait à lui donner mal au ventre, et il se leva, quittant ses amis dans la bonne humeur.

Il sortit dans le couloir surchargé d'élèves qui discutaient allègrement.

Il se dirigea vers les toilettes, saluant plusieurs camarades. Soudain, le train fit une embardée, Harry dut se retenir au mur pour ne pas tomber alors son estomac se soulevait. Il avait peut-être trop mangé, il avait une sorte de nausée montante...

Au moment où il se faisait ces remarques, il se fit interpellé par Seamus Finnigan, un de ses compagnons de dortoir, accompagné de Dean Thomas.

"Eh, Harry ! s'écria l'irlandais.

-Salut les gars, ça va ?

-Oui et toi ?

-T'as passé de bonnes vacances ?

-Très bien et vous ?

-Génial, on parlait justement des vacances d'une certaine personne, dit Seamus en lançant un regard complice à Dean.

-Ah oui, qui ça ? interrogea Harry en fronçant les sourcils.

-Draco Malfoy", répondit Dean.

Oh non, pas lui... Il avait réussi à ne pas penser qu'il allait bientôt le revoir... Il inspira une goulée d'air surchauffé avant de reprendre la discussion.

"Ah, pourquoi ?

-Apparemment il a beaucoup changé pendant ces vacances.

-Depuis la mort de son père il est beaucoup plus sociable, il fait ce qu'il veut. Il paraît qu'il est aimable, d'après ce qu'on dit, expliqua Seamus d'un

ton de conspirateur.

-Et physiquement... Il était déjà pas mal, mais là c'est un Dieu ! Il est ma-gni-fique ! compléta Dean.

-Espérons qu'il sera moins con, aussi", ajouta Seamus avec un coup d'œil éloquent à son ami.

Harry grogna sans répondre, et Seamus en profita pour l'examiner plus attentivement, détaillant le haut à col en V qui moulait son torse et le jean droit qui mettait ses jambes fuselées en valeur. Il siffla.

"Eh ben mon vieux ! Y'a pas que Malfoy qui se soit arrangé, dis donc !

-tu nous avais caché tes muscles, au dortoir, petit cachottier, plaisanta Dean en le regardant à son tour avec concupiscence.

-Euh... Ah bon ? Rougit le brun en passant sa main dans ses cheveux ébouriffés, gêné.

-Sûr ! Tu rivalises sans problème avec le Prince des Serpy !" Le complimenta Seamus.

Le train tangua encore une fois, et le chocolat dévoré se rappela au bon souvenir de Harry, qui quitta ses amis en catastrophe pour atteindre les toilettes. Il s'enferma dans une cabine et dégobilla avec élégance tout ce qu'il avait ingurgité. Haletant, il sortit et se mouilla la figure au lavabo, restant penché au-dessus de la vasque blanche. Une porte claqua -merde, la personne avait du l'entendre vomir, la honte.

Restant penché, et ayant enlevé ses lunettes, il ne vit pas le garçon derrière lui, mais un parfum agréable l'enveloppa, et une main apaisante se posa sur son épaule.

"Ça va ? Je t'ai entendu vomir, tu as besoin de quelque chose ? Demanda une voix aux intonations veloutées.

Harry sursauta, leva la tête, attrapa ses lunettes, les posa sur son nez et se retourna.

"Ça va, merci, trop de chocolat..."

Oh merde. Malfoy ? Ben voyons, in venait d'en parler alors il fallait qu'il le voie ? Se souvenant des paroles de Dean, il détailla en une fraction de seconde les cheveux mi-longs et soyeux, les yeux gris brillants, la mâchoire plus virile -envolées les rondeurs de l'enfance, Draco Malfoy était vraiment très beau. Et ça faisait mal au cul de l'admettre.

Lui qui avait affiché une moue inquiète s'était légèrement tendu, mais avait étrangement sourit.

"Potter ?... J'avais oublié que les Griffons étaient des gloutons. Evite l'indigestion la prochaine fois, ça m'évitera de m'inquiéter et de perdre mon temps, dit-il en sortant.

-Je ne t'avais rien demandé, Malfoy ! Répliqua Harry, vexé, restant seul sur place.

Il était stupéfait. Malfoy aurait-il perdu sa verve ? Sa réflexion n'avait même pas été agressive, mais dite sur un ton de plaisanterie presque amicale. Et il avait dit "ça m'évitera de m'inquiéter". Il s'inquièterait pour lui ? Ridicule ! Un Malfoy ne s'inquiétait pour personne, à part pour lui-même, il en était certain.

Par Merlin, c'était comme dans l'histoire qu'il avait lue ! Malfoy pouvait être gentil quand il voulait ! Il n'avait pas vu que c'était lui et s'était inquiété. In-quié-té ! Mais leur haine restait heureusement, puisqu'une fois que Malfoy avait remarqué que c'était lui, Harry Potter, son visage s'était durci, mais pourtant il ne s'était pas départi de son sourire. Etrange. Surtout que Harry avait été déçu de voir ce beau visage se tendre à son approche. Quoi ? Déçu ? Mais non voyons, pas déçu, il avait été soulagé de voir que le mépris demeurait après l'étrange comportement du blond.

Il aurait bien aimé savoir qui avait écrit la fiction qu'il avait lue pendant les vacances, car l'auteur avait semblait avoir raison sur bien des points. Il sortit des toilettes en soupirant: il faudrait qu'il en parle à Hermione, elle pourrait peut-être l'aider, elle savait tout. Enfin elle était censée tout savoir pour pouvoir aider son meilleur ami en détresse.

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Il rejoignit son compartiment, mais se sentit étrangement mal à l'aise et seul: il était le seul à ne pas être en couple. Neville dormait, Luna dans ses bras, et Ron avait la tête posée sur les genoux d'Hermione qui lui caressait distraitement les cheveux.

Ron semblait dormir à poings fermés et il ronflait même légèrement. Vu que Luna était toujours plongée dans son livre; elle ne prêtait aucune attention à ce qu'il se passait autour d'elle, et Harry en profita.

Il interpella Hermione à mi-voix.

"'Mione…Je peux te parler ?

-Evidemment, répondit-elle d'un oeil plus alerte. C'est à propos de ton comportement étrange depuis quelques temps ?

-Que... Comment tu le sais ? s'étrangla Harry.

-Je ne suis pas stupide, enfin, fit Hermione en levant les yeux au ciel.

-Ça se saurait si tu étais bête, marmonna Harry.

-Bref, que se passe-t-il ? continua Hermione toujours à voix basse en se penchant vers lui pour ne rater aucun détail.

-Euh...c'est un peu bizarre, la prévint Harry, soudain hésitant.

-Vas-y", lui intima son amie d'un ton sans rappel.

Alors Harry lui raconta. Il lui raconta que, curieux, il était aller chercher des informations sur Internet sur les livres que J.K. Rowling avait écrit sur lui. Il lui raconta qu'il avait trouvé un site sur lequel des fans publiaient des fictions sur lui. Avec Malfoy. Il raconta qu'il en avait lu une, et qu'il n'avait pas pu s'arrêter de la lire. Il lui raconta qu'il ne savait plus quoi penser de son (ex ?) ennemi. Que cela l'avait rendu presque malade pendant les vacances de remettre en question ses visions du Serpentard. Que cela lui avait progressivement brisé les idées qu'il fondé sur Malfoy. Et que, par-dessus tout, Malfoy avait été "gentil' il y avait à peine cinq minutes.

Quand il eut finit, il soupira. Hermione avait l'air étonnée par sa révélation, mais pas si choquée au final.

"En somme, tu t'es rendu compte de ton attirance pour lui grâce à cette fiction !" déclara-t-elle posément.

Harry faillit en tomber de la banquette.

"Que... QUOI ?? ça va pas, non ? Mais je n'ai jamais dit ça ! s'insurgea-t-il les joues écarlates.

-Pardon... C'est bon, calme-toi, j'ai cru... voulu le rassurer Hermione.

-Tu n'as rien cru du tout", la coupa sèchement Harry.

Ron émit une espèce de ronflement, et Harry baissa le ton.

"C'était simplement pour savoir qui avait écrit cette histoire, car l'auteur avait vraiment l'air de connaître Malfoy, je voulais savoir ce qui était vraiment vrai, pour voir un peu qui était réellement Malfoy, s'expliqua Harry pour se justifier, ses joues ayant du mal à reprendre leur couleur bronzée.

-Le pseudo, c'était P.P ?

-Oui.

-C'est Pansy Parkinson.

-Ah. Eh mais... Comment tu le sais ?" s'exclama Harry abasourdi.

Hermione rougit.

"Non... ne me dis pas que tu l'as lue ? interrogea le brun, incrédule.

-Beaucoup de gens lisent ces histoires, Harry, plaida Hermione.

-Pourquoi tu ne m'as pas dit que ça existait plus tôt ? s'énerva Harry qui se sentait blessé. pourquoi tu en as lue une avec moi et Malfoy et pas avec quelqu'un d'autre ? Et...

-Harry, écoute-moi, s'il te plait, l'interrompit Hermione, suppliante.

Ledit Harry était dégoûté que sa meilleure amie lise des histoires qui le mettait en scène avec son pire ennemi, et qu'elle ne lui ai jamais rien dit. Il se renfrogna, s'enfonçant un peu plus dans la banquète moelleuse, les bras croisés.

"il y a beaucoup ce clubs de fans sur toi, à Poudlard ou ailleurs, et tu ne le sais pas forcément. J'ai lu cette histoire car on me l'avait conseillé.

-Qui ?"

Hermione se trémoussa, mal à l'aise.

"Qui ? répéta Harry.

-... Ginny, avoua Hermione.

-Ginny ? Mais pourquoi ? s'étonna Harry, oubliant de bouder.

-C'est...quand tu as rompu, elle était persuadée que c'était à cause de Malfoy. Tu étais obnubilé par lui, rappelle-toi... Alors elle m'a dit de lire cette fiction, car Pansy Parkinson est la meilleure amie de Malfoy, donc tout les faits sur lui -comme quoi son père le torturait par exemple- sont vrais. Même si l'histoire...d'amour est romancée. mais avec une haine pareille entre vous, vous vous cherchez tout le temps, donc une attirance aurait très bien pu exister entre vous... finit-elle en choisissant soigneusement ses mots.

-Mais c'est n'importe quoi... Vous ne m'en avez jamais parlé... fit Harry, choqué, les yeux dans le vague, ne pouvant croire à ce qu'il venait d'entendre.

-L'attirance est totalement fictive, mais le fait que Malfoy soit plus sympas qu'il n'y paraisse est vrai, rajouta Hermione précipitamment.

-'Mione... Tu te contredis", râla Harry, sous le choc

Hermione ouvrit la bouche, rougit, la referma, puis la rouvrit.

"Avoue qu'il n'est pas mal, quand même, plaisanta-t-elle.

-Il est aussi con qu'il est beau, grogna Harry.

-Tu vois ? s'écria Hermione, triomphante, le visage fendu en un large sourire.

-Quoi ?

-Tu as dit que Malfoy était beau.

-Ben... Oui. Mais je ne vois pas en quoi cela prouve quelque chose, répondit Harry.

-La prochaine fois que tu le vois, essaye de le regarder comme un homme, et pas comme ton ennemi, tu changeras peut-être d'avis.

-Mais-je-ne-suis-pas-gay !

-Oui oui, répondit Hermione, ne prenant absolument pas en compte ses affirmations. On va bientôt arriver à Poudlard, ajouta-t-elle en regardant sa montre, il faut se changer. On en reparlera plus tard, réfléchis-y...

-Je ne vois pas comment je vais y arriver, gémit Harry en se prenant la tête. Je n'ai pas du tout envie de penser à ça et j'ai l'impression que ma tête va exploser tellement mes pensées se bousculent... Je me demande si ma magie n'est pas instable.

-Tu es trop stressé, Harry, dit Hermione en secouant Ron pour le réveiller. Dans ces cas-là, il faut que tu évacues.

-Merci, j'ai déjà vomit, marmonna Harry.

-Ah bon ? ça va ? s'inquiéta Hermione en prenant une mine soucieuse.

-Mais oui, j'avais trop mangé de chocolats, c'est tout.

-Ah, ok. Mais quand je disais qu'il fallait que tu évacues, je ne pensais pas à ça.

-A quoi, alors ? demanda Harry, tout en ouvrant sa valise pour prendre une robe de sorcier.

-Je ne sais pas... Déjà, je pense que reprendre le Quidditch va te faire du bien, tu vas pouvoir te défouler, et je pense aussi que pour pouvoir te libérer de ton trop-plein d'émotions, tu devrais...chanter.

-Chanter ? Mais pourquoi ? Je ne sais pas chanter, je... paniqua Harry.

-Eh ho, zen 'Ry, si tu veux je t'apprendrai. Ma tante chante, et ça la détend beaucoup, alors je me disais que ça pourrait te permettre de te relaxer...

-Mouais... je ne sais pas, on verra, fit Harry, sceptique.

-En tout cas, repense à Malfoy, tu changeras sûrement d'avis", le taquina Hermione.

Il ne put même pas rétorquer et la discussion dut s'arrêter là, car Ron s'était enfin réveillé, et Neville émergeait. Ils se changèrent rapidement, et à peine quelques minutes plus tard, le train arrivait en gare. C'est dans de joyeuses retrouvailles et divers bruits de foule que Harry et les autres montèrent dans une des diligences tirées par des Sombrals, qui devait les ramener à Poudlard.

Il avait eu le temps de voir la massive carrure de Hagrid dans la foule, et lui avait fait un grand signe de main et un sourire lumineux.

Ce ne fut qu'à ce moment, assis dans la diligence, que Neville le détailla.

"Tu as changé de look, Harry, c'est cool ! Ça va mieux avec tes moldus ?

-J'ai seulement passé trois jours avec eux au tout début des vacances, et c'était les derniers de ma vie ! sourit Harry. Dons j'en ai profité pour refaire toute ma garde-robe, j'en avais vraiment marre de porter les fringues de Dudley.

-Ne t'inquiètes pas, ça te rendra service…" fit une voix rêveuse.

Ils se tournèrent vers Luna, l'interrogeant du regard. Auquel elle ne répondit que par un sourire énigmatique.

Cette fille était décidément bien compliquée, et Harry se demanda ce qu'elle avait bien voulu dire.

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A suivre !

Est-ce que ça vous plaît ? Donnez moi vos conseils pour m'amméliorer et n'hésitez pas à critiquer !

Et bien sûr, une petite review fait toujours plaisir...

Anabanana