C'est un plaisir de vous voir suivre cette histoire. ^_^ J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira ! Aujourd'hui on retrouve Merlin et Arthur face à quelques problèmes.

De nouveau merci pour vos reviews ! chrystelle B, Philoutubs : Merci pour les mises en alerte ! J'attends vos avis. :)


Chapitre 2 – En difficulté

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C'était un crétin. Un crétin royal, certes, mais un crétin quand même.

Merlin jura de toutes les manières possibles sans qu'un mot franchisse ses lèvres. Donner l'impression à leurs assaillants que les insultes leur étaient destinées n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. Pas quand dix hommes armés jusqu'aux dents étaient sur le point de vous tuer.

Honnêtement, la situation aurait pu être pire. S'ils avaient été séparés du reste des chevaliers, Arthur et lui avait tout de même gardé le meilleur d'entre eux. Avec Gauvain, les chances qu'ils y passent étaient déjà beaucoup plus faibles.

Elles auraient aussi été plus grandes si un sorcier n'avait pas fait partie des rangs ennemis. Sorcier qui appartement ne portait pas les gens de Camelot dans son cœur, qu'ils aient des pouvoirs ou non de ce qu'ils avaient compris.

Merlin aurait préféré qu'ils ne réussissent pas à retrouver la bande. Ne pas y arriver aurait cependant été de la mauvaise volonté de leur part. Il avait suffi de suivre les cadavres pour arriver jusqu'à eux. Merlin ne comptait pas faire partie des prochains.

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Il cherchait comment agir sans qu'on découvre sa magie quand les autres donnèrent l'assaut. Par réflexe, Merlin brandit son épée. Arthur et Gauvain se lancèrent dans la bataille, veillant à ce qu'il reste entre eux deux. S'il était reconnaissant à ses amis de le garder ainsi en sécurité, il ne pouvait s'empêcher de les en maudire en silence. Comment pouvait-il avoir recourt à la magie avec eux aussi près ?

Avec résignation, le magicien se lança à l'attaque. Il ne valait peut-être pas les chevaliers, mais il savait quand même se servir d'une épée. Le premier de ses assaillants s'en rendit vite compte quand la lame affûtée entailla son avant-bras sur une bonne longueur.

Ils auraient pu les vaincre facilement si un sorcier n'avait pas fait partie de leurs rangs. Retiré du lieu de l'affrontement, l'homme lançait sort sur sort et divers projectiles étaient sans cesse lancé dans leur direction, par le haut le plus souvent. La présence de ses compagnons l'empêchait d'agir plus directement, il ne pouvait risquer de blesser les siens. C'était une bonne chose, ils arrivaient ainsi facilement à éviter les divers branches et pierres qui visaient leurs têtes.

Profitant d'une accalmie, Merlin utilisa sa magie pour retourner à l'envoyeur quelques uns de ses lancers sans se faire repérer. Il ne put pas faire plus, ni vérifier l'efficacité de son action. Deux types à l'allure patibulaire s'étaient soudainement mis d'accord pour le réduire en charpie. Il eut toutes les peines du monde à les contrer. Arthur regardait sans cesse vers lui, utiliser la magie était de nouveau proscrit.

- Merlin !

Le cri d'Arthur, aussitôt suivi de celui de Gauvain, n'empêcha pas le choc sur son crâne. Il s'effondra sur le sol, les yeux à peine ouverts, à demi-conscient.

La suite se passa comme dans un rêve. Il vit une silhouette s'approcher arme en main. Les sons lui parvenaient atténués et il ne discernait pas le sens des mots qu'il entendait prononcés.

L'épée qui devait transpercer son cœur stoppa sa course à bonne distance de son corps. Il vit une autre arme, plus effilée, la détourner. Mais ni Arthur ni Gauvain n'en était le propriétaire.

La solide poigne des deux hommes le leva de terre. Il commençait à reprendre ses esprits. Ses bras passés autour des épaules de ses compagnons l'empêchaient de retourner à sa position précédente. Il reconnut le roi à sa gauche, le chevalier à sa droite. Autour d'eux les bandits avaient presque tous disparus. Restaient deux cadavres au sol et trois hommes se battant contre son mystérieux sauveur un peu plus loin.

Malgré la douleur dans sa tête et la difficulté à raisonner, Merlin constata deux choses. La première qu'ils devaient la vie à l'arrivant qui avait permis de renverser totalement la tendance du combat. La seconde qu'Arthur et Gauvain ne lui arrivaient pas à la cheville. La silhouette vêtue de cuir paraissait danser plus que combattre. Elle jouait avec ses ennemis, faisait durer le combat plus que nécessaire.

Enfin elle mit fin à la joute. Des armes volèrent, les bandits s'enfuirent. L'épée retrouva son fourreau, entre les épaules de son propriétaire. Ou plutôt de sa propriétaire.

Un visage féminin leur faisait à présent face. Merlin sentit ses compagnons se tendre. La femme hocha légèrement la tête pour les saluer, puis se retourna et les quitta sans un mot. Le magicien sentit Gauvain prêt à courir après elle.

- Non, dit Arthur, c'est inutile.

- Mais, sire !

La voix de Gauvain avait quelque chose d'étrange. Le roi ne le remarqua pas, mais vit bien en revanche sa volonté de rattraper leur étrange allié. Il lui ordonna de tenir Merlin pendant qu'il allait chercher les chevaux pour l'en dissuader.

Le chevalier obéit bon gré mal gré. Merlin ne manqua pas le regard qu'il posa sur l'endroit où la femme avait disparu. Quelque chose lui disait que l'intérêt de son ami pour elle était tout autre que des explications sur l'aide qu'elle venait de leur apporter. Il ne parvint pas à réfléchir davantage. Sa tête le faisait atrocement souffrir. Il perdit connaissance.

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- Un crétin. Vous êtes un crétin.

La voix du magicien était faible, ils l'entendirent tout de même.

- Merlin, s'enquit Gaius en s'approchant pour vérifier son état, comment te sens-tu ?

Le jeune homme porta une main à sa tête bandée avec une grimace. Il avait l'impression que tous les forgerons de Camelot s'étaient donnés rendez-vous dans son crâne pour jouer de l'enclume. Auprès du lit sur lequel il était étendu, Arthur, Guenièvre et Gaius le fixaient avec inquiétude.

- Vous, dit-il en pointant du doigt le roi, vous êtes un crétin.

Arthur n'avait pas besoin de plus pour comprendre de quoi il parlait. Ils auraient pu y passer sans l'aide de l'inconnue. Il avait eu peur en voyant Merlin s'effondrer et il ne la remercierait jamais assez pour l'avoir sauvé.

- Gaius, êtes-vous sûr que le coup n'a pas causé des dommages ? demanda-t-il non sans une pointe d'ironie. J'ai l'impression que Merlin a besoin de soins.

- Crétin, répéta l'intéressé.

- Un séjour au pilori est peut-être le seul remède.

- Arthur ! s'exclama Guenièvre.

Le roi se tut. Sa femme n'avait pas apprécié le récit de leur sortie. Eux trois séparés des chevaliers à cause de son empressement à attraper les bandits, le combat peu glorieux ensuite, Merlin blessé... elle lui avait ordonné de dormir avant qu'une autre de ses idées stupides n'envoie l'un d'eux à la mort. C'était la peur de perdre son ami qui l'avait poussé à dire ça, mais il devait reconnaître une grande part de vérité. Il s'était lancé sur la trace des voleurs assassins sans vraiment réfléchir. Pour cette raison, il avait délégué à Léon ce travail dès leur retour. Lui se contenterait de gérer les problèmes au château avec Guenièvre et de rattraper le sommeil qu'il avait en retard. Pour diriger, il avait besoin d'avoir les idées claires.