Chapitre 1: Rentrée

Ma première rentrée en secondaire, première d'une longue série. Etape importante et cruciale selon mon père, les seuls moments de ma vie où j'apprendrais réellement quelque chose à l'école, avant de passer à la routine quotidienne des études d'un vampire, pour ma part semi-vampirique.

- Nessie ! s'époumona ma tante Alice, une folle à tendance hystérique mais que j'aime malgré tout. Elle hurle sûrement parce qu'elle a vu ce que je projetais de porter. J'adore le shopping, mais pour elle, la mauvaise alliance des vêtements est comparable à un chien infesté de puces tellement ça la dérange.
Je ne tiens pas compte de sa plainte, dans une demi-heure je dois être au lycée. J'enfile des vêtements peu extravagants, nous les vampires sommes déjà plus beaux que la nature le permet si en plus on se vêtit d'habits dignes des plus grands couturiers, il est impossible de ne pas attirer sur soi les regards curieux.
Je n'y tiens pas, l'objectif aujourd'hui est de me faire un maximum d'amis en restant la plus humaine possible. Mais avais-je réellement envie de m'intégrer ? Quand j'y pense, je n'ai qu'un seul et un unique ami, le meilleur d'ailleurs; je le connais depuis ma naissance, et cet ami en question ne veut pas retourner l'école. Merci Jake... On voit qu'on peut compter sur ses amis.
Ma famille, elle veut me laisser découvrir le lycée comme quelqu'un de "normal"... Tu parles je connais très peu de personnes qui préfère le sang animal à des frites ou un hamburger. Je ne me considère pas normal, même chez les vampires je ne le suis pas. Je fais partie d'un petit comité semi-vampirique peu peuplé. C'est souvent dans ces moments-là que ma mère me caresse les cheveux en me disant "mais tu es unique", mais je crois que c'est ce que chaque mère répète à son enfant.

- Nessie, tu vas être en retard ! protesta mon père depuis le bas des escaliers, m'interrompant dans mes réflexions sur leur projet idiot de m'envoyer à l'école.
- Mais arrêtez de l'appeler comme ça !

Cela faisait 17 ans qu'ils me nommaient ainsi. Chaque fois qu'elle protestait contre ce surnom, elle déclenchait l'hilarité générale. Même s'il lui arrivait parfois de m'appeler comme ça.

Ma mère, cette femme courageuse et extrêmement belle, comme se doit notre espèce, avait tentée de donné sa vie pour celui qu'elle aime, par amour pour mon père.

Elle répète souvent que si l'imprégnation existait chez les vampires, ils se seraient imprégnés l'un de l'autre. L'imprégnation, chose, acte ou bien sentiment c'est pareil... On a refusé de m'expliquer ce que c'était. "C'est pour que tu vives un certain temps normalement". Génial la réponse ; ils ont le don de vouloir arranger ma vie pour qu'elle soit normale ou du moins plus que la leur. Parfois je me verrais bien nomade, histoire d'échapper à toutes mes obligations vis-à-vis de mes parents, mais la solitude me gagnerait trop tôt, je crois.
Je finis enfin par descendre les escaliers, ils étaient tous en bas. Esmée ma grand-mère fut la première que je vis, je pense que si elle avait pu elle en aurait eu les larmes aux yeux. Je la rejoignis et la serra dans mes bras puis je les embrassais tous tendrement : oncle Em', tonton Jasper, tante Alice, tantine Rosalie et grand père. Il n'y a que mes parents et grands-parents que je n'appelle pas par leur prénom, ça me fait toujours bizarre quand je devais appeler une de mes tantes "tantine" alors qu'elles paraissent aussi jeune que moi. Mon père caméra à la main film la scène. "Ton premier jour à l'école, cela doit s'immortalisé" d'après lui (Pitoyable) On ne fait pas ça à un enfant normal et dans ces moments-là on me répondait "mais tu n'es pas comme les autres." Bref, revenons à l'utilisation de la caméra qui est je trouvais inutile puisque je pouvais utiliser mon don enfin bon si ça les rend heureux. Je montais à l'arrière de la voiture toujours suivie par mon père qui décidait de passer la caméra à ma mère pour prendre le relais. Sur le trajet ma mère me racontait ses vagues souvenirs de sa rentrée au lycée. Mon père lui n'essayait même pas "c'est d'une tout autre époque", ça il l'a dit...

Nous sommes arrivés devant le lycée. Fallait-il vraiment que je descende de la voiture ? Mon père soupira, il n'avait pas à écouter mes pensées. Je trouvais ça dur, trop dur de quitter ses parents pour la première fois à dix-sept ans.
Un dernier baiser de la part de mon père et une accolade que je voulu plus forte avec ma mère. Je profitais du moment pour lui rappeler quelques souvenirs de nous trois grâce à mon don.

-Je n'ai pas besoin de ça pour m'en rappeler, me dit-elle en souriant.

Elle me serra une dernière fois contre elle, ensuite je dû m'éloigner. Enfin l'institut se dressait devant moi, rempli d'humains. D'humains emplis de sang, et à l'odeur peu alléchante. Tous les clans étaient déjà formés, forcément ils se connaissaient tous depuis le collège et avaient déjà passé leurs premières années lycées ensemble, pendant que moi je suivais des cours à la maison. Je sentais déjà les regards sur moi, Forks était une petite ville, tellement petite que tout le monde connaissait tout le monde. L'arrivée d'une nouvelle en octobre (nous sommes revenus un peu en retard de notre voyage en Europe) qui plus est, constituait un événement ici. Ce n'est pas de ma faute, nous avions prévu de déménager mais je tenais à rester à Forks, Jacob y est, il est si important pour moi je n'ai pas à me cacher avec lui contrairement à ceux que je vais rencontrer ici. Puis c'est mon unique ami.
Je passais devant eux, sans les regarder, le plus vite et plus discrètement (en vain) possible. Heureusement la sonnerie annonça mon premier cours : math, j'arrivais dans cette classe après être passée à l'accueil. La classe était déjà presque remplie, je n'étais pas spécialement attirée par le sang humain, voire même pas du tout, mais là, c'était enivrant, envoûtant et perturbant à la fois. Je découvrais plein de nouvelles odeurs, de nouveaux parfums. L'odeur me monta directement au nez, la salive inonda ma bouche et les poils de mes avants bras s'irisèrent. Cependant je n'avais aucun mal à résister, ce n'était que des réflexes de vampire. La férocité de l'odeur, m'impressionna tout de même, mon cœur eu quelques ratés et me fit légèrement glisser. Etais-je également la seule demi-vampire à glisser, déraper, faire tomber des choses. Une maladresse héritée de ma mère...

-Bienvenue mademoiselle Cullen, déclara mon professeur de mathématique, Mr. Mendel, visiblement au courant de mon arrivée tardive dans cette année scolaire.
-Merci monsieur.
-Excusez-moi de vous demander cela, mais je me demandais, par apport au docteur Cullen vous êtes ? La réputation de grand père n'était plus à faire à Forks, il était sans doute le meilleur médecin généraliste de l'état et aurait bien put exercer son art dans les grandes hôpitaux nationaux. Mais il avait choisi de rester dans cette ville et ses citoyens lui en étaient plus que reconnaissant.
-Sa petit ...euh... pardon je suis sa nièce je viens de Londres, me rattrapais-je. J'avais failli tous nous mettre dans le pétrin, je n'ose imaginer ce que nous aurions dû faire. Il fallait véritablement que je fasse attention lorsque je m'adressais aux gens, ne pas leur en révéler et ne pas trahir notre secret, et par ailleurs ne pas révéler mes véritables liens parentés avec la famille Cullen.

Surpris de mon parfait accent américain, il ne semblait me pas me croire au début. Puis, revenant à ses obligations, il me désigna du doigt une chaise en disant:
-Vous pouvez-vous installer dans le fond de la classe, logiquement vous avez un voisin mais il n'apparaît que rarement.
-Bien merci.
Comment ça, rarement présent? Etait-il continuellement souffrant ou simplement peu attiré par l'enseignement? La question resta en suspens dans mon esprit tandis que je traversais la classe sous tous les regards des élèves de plus en plus curieux. J'entendis quelques murmures:

-Nan, mais d'où elle vient celle-là ? Sifflait une voix sur ma droite.
-Je ne sais pas mais il va falloir faire attention à elle, lui répondait sa voisine.
Génial, j'étais déjà catégorisée. Je détestais ce type de personnes, mais elles avaient raison de faire attention. Elles ne se doutaient pas de qui j'étais, ni de quoi j'étais capable. Mais je pense que je n'aurais pas préféré entendre ça... J'avais réellement envie de rentrer chez moi, et ces murmures ne faisant qu'amplifier cette sensation. Cela faisait à peine 20 minutes que j'étais ici et je ne me sentais pas à ma place.

Je voulais partir d'ici, retrouver Jake, aller sauter du haut des falaises avec Lui, m'amuser, quitter ces quatre murs qui finiraient par devenir ma prison...
Tant bien que mal, je m'asseyais à la double place vide. Je suis à peine installée que le garçon devant moi se retourna.

-Salut ! Moi c'est Peter, me lança celui-ci avec une pointe d'amusement dans la voix.

Peter avait des airs d'italien blanchis par le manque de soleil de cette ville. Il avait les cheveux noirs coupés courts.

-Moi c'est Renesmée.

Il écarquilla les yeux, signe d'incompréhension et d'étonnement, typique chez les humains. J'avais beaucoup regardé la télé avant de venir ici, il fallait que je m'instruise un peu avant de les rencontrer. Les acteurs avaient cette particularité de pouvoir imiter et prévoir les réactions humaines selon le caractère du personnage en question. Quand on veut en apprendre sur les Hommes c'est idéal.

-Comment ?
-Renesmée, c'est ma mère qui l'a inventé.

-C'est...
-Joli ?
-Non étrange.

Ah, je ne m'attendais pas à ça. Et voilà qu'il se mettait à rire en constatant mon air ahuri. Le professeur demanda le silence et Peter se retourna. Je n'en revenais pas, Peter c'est banal et ridicule, c'était moi qui aurait dû me moquer de lui. Au lieu de ça j'étais déjà humiliée, les humains étaient bien cruels et simplistes.

L'heure de math s'acheva relativement vite. Je pris mes affaires et partis le plus vite que je pu à cadence humaine évidement. Je courais plus vite que n'importe quel humain, mais je restais plus lente qu'un vampire, surtout quand on connaissait mon père, je perdais à chaque fois à la course. Quand j'étais petite il me laissait gagner, mais j'ai vite compris...
Les heures suivantes étaient aussi ennuyeuses que la première, regards inquisiteurs et solitude à mon banc.
L'heure du déjeuner approche et le tic-tac de l'horloge se faisait plus lourd. Avec qui allais-je rester ? Qu'allais-je manger ? Mon esprit tournait en rond tel un poisson rouge dans son bocal, à force de se poser les mêmes questions, et ces peurs qui revenaient en boucle. Je n'avais pas pensé à tout ça avant de venir ici. Je n'y avais pas pensé... Etre seule en cours c'est une chose, il y a toujours possibilité d'écouter le professeur, mais dans la cafétéria, si j'entrais seule, je n'avais personne à écouter...

Je voulais courir aux côtés de Jake en loup dans la forêt et nous arrêter dans la clairière de mes parents. La cloche retentit, le moment redouté de l'entrée dans la cafétéria approchait. Je passais à mon casier déposer mes livres, j'essayais de retarder ce moment mais rien à faire, tout semblait fait pour que l'instant se rapproche. Je me dirigeais vers la cantine les pieds lourds, tels 2 énormes boulets accrochés au bout de mes jambes. J'entrais enfin dans cet endroit, l'odeur me frappa tel un fouet en plein visage. Je bloquai ma respiration, mais pour combien de temps ? Je tentais de me calmer mais le venin était revenu baigné mes dents, mes muscles se contractèrent, je n'en avais même pas envie, c'était ça le pire. Trop d'odeur tue l'odeur, ça devenait presque désagréable.
Je m'avançais vers les plats proposés aujourd'hui, plusieurs viandes se présentaient à moi, je pris la plus saignante, il ne fallait pas tirer le diable par la queue. Je m'assis seule à une table au fond de la salle. C'était peut-être mieux comme ça. J'aurais mon diplôme, puis j'irai à la fac et je recommencerai mais plus toute seule. Dis comme ça, je trouvais ça rassurant. Cependant en y repensant c'était relativement long.

Je sentais un bon nombre de regards posés sur moi, insistants et curieux, j'en avais déjà marre, et au risque de me répéter: je veux rentrer chez moi. Si j'étais paranoïaque j'aurais dû que tous ces regards étaient accusateurs et moqueurs. A cet instant une petite brune tira la chaise en face de moi et s'y installa.

-Salut, je m'appelle Eléonore, mais appelle moi Léo'. Tu dois être Renesmée Cullen ?

Son ton était léger, familier, comme si on s'était toujours connue. Pourtant ses traits ne me rappelaient rien.

-euh oui...

Comment cette fille a-t-elle pu retenir mon prénom ?

-J'ai remarqué que tu étais toute seule et puis tu sais tout le monde ne parle que de toi.

Génial...

-Ah...

La réponse me parût faible, mais je n'avais rien de trouver de mieux.

-D'ici un mois on ne parlera plus de toi ne t'en fais pas. C'est comment l'Europe ?

D'où venait-elle ? Si je ne vivais pas avec une extra-lucide et un liseur de pensées j'aurais peur.

-Totalement différent, c'est beaucoup plus historique et tout change d'un endroit à l'autre...

-Ha... Et tu as déjà visité quels pays ?
-Et bien, l'Angleterre pour bien faire, la France, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne et la Suisse.

Elle fit une tête de poisson frit, je ne pus m'empêcher de sourire.

-Waw et pourquoi es-tu venue ici ?
-Si j'étais célèbre, je te prendrais pour un paparazzi...

Elle se mit à rire, et s'arrêta d'un coup net. Là, dans l'immédiat j'étais la normale et elle la non-humaine.

-Non sérieusement, me dit-elle.
-J'avais envie de passer du temps avec le reste de ma famille c'est tout...
-Et t'es ici pour combien de temps ?
-Je ne sais pas.

Une minute de silence gênante passa, elle aussi commençait à m'inspecter.

-T'as quoi comme cours maintenant ? me demanda-t-elle.

Ouf, ses yeux perçant avaient de quoi glacer le sang.

-Histoire et toi ?
-Pareil, on peut y aller ensemble si tu veux...
-D'accord.

Enfin je n'étais plus seule. Le reste de la journée m'avait détendue ou plutôt Eléonore me détendait, bien que l'on se parlait peu, sa présence me réchauffait le cœur. Demain, je ne serais plus toute seule pour déjeuner.

La dernière sonnerie de la journée retentit enfin. Je sortis de l'établissement à pas rapide, ce qui m'avait hanté toute la journée arrivait enfin : j'allais rentrer chez moi ! Mais je m'arrêtais net en voyant qui était venu me chercher et avec quelle voiture... Alice et sa Porsche jaune canari, merci la discrétion ma tante. Les autres élèves tournaient déjà autour, ils furent d'autant plus surpris quand ce lutin de tante sortit de la voiture et agita la main dans ma direction. Je soupirais et souris. D'après ma mère, je souris comme mon père, en coin. Je m'approchais d'un pas décidé en bousculant quelques personnes afin d'atteindre mon but.

-Nessie ! lança-t-elle.

Je grognais intérieurement, seule elle put l'entendre. Elle se mit à rire, j'étais persuadée que son rire cristallin en avait laissé plusieurs sans voix. J'entrais dans la voiture en même temps qu'elle. Elle démarra, pris la deuxième sur la gauche avant de me demander:

-Alors cette première journée ?
-Tu l'as bien vu non ?
-Oui, mais je ne sais pas ce que tu en penses...
-Demande à papa...
-Ça c'est si mal passé que ça ?
-non, enfin je... demande à papa.

Le temps de cette courte discussion, nous étions déjà à la maison. C'est Jasper que je vis en premier, mais je passais devant sans rien dire trop pressée de parler à mes parents. Je voulais arrêter l'école! Je n'y retournerais pas. Ok, c'était vrai que je m'y étais faite une amie, mais une amie que je ne pourrais pas garder, à qui j'allais devoir demander de me faire confiance et ne rien lui dire sur moi... Je ne voulais pas jouer un rôle et mentir.

Je me dirigeais dans le salon et y trouva Jacob. Le soulagement me submergea sans que j'aie besoin de Jasper. Je me blottis dans ces bras et il m'embrassa sur le haut de ma tête. Mon meilleur ami, comme il était bon de le revoir après ces longs mois passés en Europe. Nous ne nous étions pas encore vu depuis le retour.

-On va se promener ? me proposa-t-il

Comment dire non ? Je le suivis sans rien dire, une fois dehors je me retournais le temps qu'il se change en loup. Puis une tête poilue vint frapper ma main, je me retournais et nous nous mîmes à courir. Il s'arrêta dans les bois pour se changer tandis que moi je continuais jusqu'à la clairière.
Il arriva peu de temps après, se coucha par terre et je m'allongeai aussi, mais la tête sur son torse.

-Alors l'Europe ? me demanda-t-il
-Ma-gni-fique ! mais trop loin de toi.

Il secoua la tête. J'étais persuadée de l'avoir senti sourire.

-Quoi d'autre ?
-Les sites historiques sont fabuleux. Et le gibier européen n'est pas trop mauvais...

Nous éclatâmes de rire.

-Ta première journée à l'école ?
-Je hais ça !

Il rit de nouveau.

-Je sais ce que tu ressens.
-Non, je ne crois pas je suis toute seule là-bas, on me juge, je m'y ennuie et une des deux personnes qui m'a parlé est folle, je suis normale à côté d'elle !
-Ca je ne crois pas...
-Oh ! Jake viens avec moi, le suppliais-je
-Non je n'aime pas ça !
-Mais à nous deux ça pourrait être marrant ...

Je trouverais bien un moyen de le faire craquer !

-Non et puis il n'y a pas que ça, de un tout le monde sait que je n'ai plus l'âge d'aller au lycée et tes parents y sont clairement contre.
-Je m'en fou, on déménagera comme ça tu pourras venir avec moi.
-Ne dis pas de bêtises.
-T'es là pour me faire la morale ou pour me réconforter ?
-Je suis là pour être ton ami et être juste.
-Tu parles comme un vieux !

Il soupira, et nous restâmes sans rien dire

-Tu sais que ce genre de discours me fatigue. Tu ressembles de plus en plus à ta mère !
-Ca ressemble à un reproche.
-Oui et non ...

Ce fut mon tour de soupirer. Quand il était comme ça il me gavait. Du bout du doigt il se mit à me taquiner, je repoussais sa main. Il se remit à m'ennuyer et je rappliquais, quand ces taquineries se furent plus fortes je l'imitais. Je lui donnais une légère frappe sur les abdos, il rappliqua sur ma cuisse. Il me souleva au-dessus de lui. Ensuite, on profita du moment lui comme moi pour nous remettre sur nos pieds. On se battit en rigolant. Il finit par me plaquer au sol au bout de plusieurs minutes.

-Tu t'es laissée aller...

Le crétin. Je le fis voler et profita de ce moment de surprise pour lui sauter sur le dos et l'embrasser dans le cou.

-Gagné... lui murmurais-je

Il grogna, me fit passer face à lui et il s'assit, moi à califourchon sur lui.

-Tu t'es entraînée en Europe ?
-Oui avec Jasper
-Cela explique bien des choses.

Il s'allongea m'invitant à me coucher sur lui.
- Pour l'école parles-en à tes parents, je te soutiendrais. C'est fait pour ça les amis.
-Que ferais-je sans toi ?

Il me serra contre lui.

-Tu trouverais un lapin comme ami et tu te retiendrais de vouloir le bouffer.

Il éclata de rire, mon dieu qu'il était con. Comment pouvait-il être à ce point sans cœur ?

-Ma petite Nessie, je ne sais pas non plus ce que serait ma vie sans toi.
-La même qu'avant que je naisse.
-Je n'en veux plus, j'étais trop malheureux.
-Quand voudras-tu me dire ce que tu avais avant que j'arrive et qu'est-ce que l'imprégnation ?
-Je te révélerais mon passé quand tu seras prête, tu serais trop vexée et choquée et aussi quand tes parents voudront bien que je te parle de l'imprégnation.
-Ce ne sont qu'eux qui te tiennent au silence ?
-Pas seulement, tu es plus jeune que tu n'y parais, pas assez mature...
-Si c'est pour me rabaisser tu peux te taire !
-Tu vois ! Tu te vexes comme pour rien.

Je roulais sur le côté et croisais les bras, restant de nouveau dans le silence et finis par me lever.

-Où vas-tu ?
-Je rentre.
-Non, reste je suis désolé.
-Même, il faut que je parle à mes parents...

Il nous fallut peu de temps pour rentrer. A peine avais-je franchis le seuil de la maison qu'Esmée, ma grand-mère vint me serrer dans ses bras.

-Alors cette journée ? me demanda-t-elle
-J'ai connu mieux
-C'est la première ça ira mieux après.

J'aimerais tant qu'elle dise vrai... Je m'approchais de mes parents assis dans le fauteuil, ma mère dans les bras de mon père. Je n'avais qu'une envie qu'ils me disent que je n'étais plus obligé d'aller au lycée.

-Je sais, me dit mon père. N'use pas ta salive.
-De quoi ? demanda ma mère.
-Elle ne veut plus aller à l'école...
-Nessie on en a déjà discuté!
-Oui et j'ai passé une journée, ça ne me plaît pas!
-L'école est obligatoire !
-Pour les gens normaux, me défendis-je
-Tu es semi-normale ! s'étrangla mon père.
-Je suis plus vampire qu'humaine.

Ma mère se rassit correctement. La discussion risquait d'être longue...

-Elle ne le sera pas, si tu t'en tiens aux conditions. Protesta mon père, Tu n'es pas plus vampire qu'humaine, mais tu dois accepter ton côté humain.
-Je l'accepte assez comme ça
-Tu ne l'entretiens pas !
-Inscrivez moi à une activité humaine, je sais pas moi... Des cours de cuisine !
-Renesmée arrête tes sottises ! Tu iras à l'école un point c'est tout ! s'écria mon père.

La maison avait cessez toute activités, ils avaient si peu entendu mon père élevé la voix. Ils n'avaient qu'à pas faire d'enfant !

-Arrête de penser ce genre de choses ! Et cesse de faire l'enfant battue ! Tu iras à l'école comme convenu point final !

Les larmes me montèrent aux yeux, je n'aimais pas quand il est comme ça. Froid.

-Elle peut essayer pendant un mois pour voir ce qu'elle en pense vraiment et là vous rejugerez le cas, nous proposa Jacob qui s'était tut jusque-là.
-Je veux bien essayer, marmonnais-je
-Nous n'avons qu'à nous y soumettre si j'ai bien compris.
-Non ce n'est qu'une proposition, répondis Jacob
-S'il vous plaît, les suppliais-je
-Accepte Edward, ça ne te tueras pas, lui dis ma mère.
-Bon, nous en reparlerons dans un mois, si tu le veux encore...
-très bien...

J'espère que ça vous plait !
N'hésitez pas à donner votre avis.

Stéphanie.