Bonjour tout le monde,
J'espère que tout va bien pour vous… Vous pouvez pas savoir combien votre soutien me touche alors que je n'ai posté que deux malheureux petites paragraphes de cette nouvelle aventure mais sachez que je travaille d'arrache pied avec Magicvanille, mon tit amour, sur ce nouvel écrit et j'espère que les efforts seront payants…
J'avance comme je peux pour la suite et vous faire vivre avec tripes cette nouvelle fiction et j'espère que vous allez le ressentir à FOND ! Bon j'arrête de trop parler…
J'aimerai remercier mes TPAs de m'avoir aidé à surmonter une mauvaise passe le week-end dernier et tout cela pour une ***** mais qu'importe…
J'aimerai remercier mon Tit Amour pour tout ce qu'elle m'apporte et fais dans l'ombre sur ce petit bijou qui j'espère encore va vous plaire…
Sm33 : tout ce que tu me dis est très touchant et donc merci pour tout ton soutien et ton impatience. J'espère vraiment que la suite va te plaire. Pleins de bisous.
Prologue
Ses yeux ne me quittaient pas une seconde. Quoique je puisse faire, ou plutôt quoique je veuille faire, son regard me faisait me raviser. Je ne pouvais détourner le regard de lui. Que devais-je faire ? Dire qu'il y avait de cela quelques heures j'étais encore libre… Pourquoi fallait-il que je sois si malchanceuse ?
Vous vous demandez surement qui je suis. Ce serait bien trop long à expliquer… Je vais donc commencer mon récit au moment où ma vie avait pris un tournant on ne pouvait plus surprenant et au combien angoissant…
Je m'appelais Bella et j'avais 19 ans. J'étais une fille banale, brune aux yeux marron. Bref, banale était le mot. Je venais de sortir du lycée et je m'apprêtais à entrer à l'université de Seattle, en faculté de lettres. Enfin, c'était mon intention première jusqu'à maintenant.
J'adorais les vieux classiques et je voulais écrire et faire vivre à un vaste public d'épiques aventures. Que ce soit d'amour ou simplement de fantaisie, j'aimais quand les livres suscitaient quelque chose chez le lecteur. Je n'avais aucun souvenir de mon premier livre, ni de mes premiers émois à propos d'un héros. Si je devais vous dire le premier souvenir que j'avais de mes lectures, ce serait le jour où j'avais tourné la dernière page D'Orgueil et Préjugés. Tout le monde trouvait ce livre soporifique mais pour moi c'était bien au-delà de cela. L'histoire d'amour entre Elisabeth et Monsieur Darcy était au-delà des mots et malgré leurs défauts, leur amour était véritable. Je rêvais de cet amour, j'en fantasmais presque. Je ne pouvais vous dire le nombre de fois où j'avais relu ce livre, ni combien de fois j'ai visionné le film. Bon peu importe, vous devriez comprendre maintenant mon addiction à la littérature.
Je me trouvais actuellement dans mon ancienne chambre de jeune fille chez mon père. Dire qu'il y avait à peine quelques années, je venais m'installer inopinément dans cette bourgade pluvieuse. J'avais cédé ma place dans la vie de ma mère en la laissant vaquer à son amour fringant pour un joueur de baseball. Certains pourraient me trouver généreuse dans ce geste, mais vous pourriez mieux comprendre mon acte en entendant votre mère gémir à toute heure de la nuit.
La vie avec Charlie, s'était plutôt bien passée. Nous étions tous deux de nature silencieuse et discrète et ne nous gênions donc aucunement. Dire que j'allais lui dire au revoir d'ici quelques minutes et que j'allais commencer ma nouvelle vie…
Je me mettais à regarder un peu partout autour de moi. Les murs bleus défraichis, les rideaux jaune passé et mon vieux lit. Je posais une dernière fois mon regard sur cette chambre qui abritait de nombreux souvenirs et je tournais les talons à cette vie non sans une certaine appréhension et une certaine tristesse.
Je pris une profonde inspiration et je m'engageai dans le couloir avant de descendre les escaliers. Mon cœur était lourd mais ma décision était prise. Oui, ma vie allait enfin commencer…
Mon père m'attendait au bas des escaliers. Il ne me regardait pas vraiment, les effusions de sentiments n'étant pas vraiment notre fort. Alors que je m'approchais de lui, son regard plongea sur ses pieds alors que ces derniers piétinaient nerveusement sur le sol. Cela me fit sourire.
Avant que je ne puisse dire ou faire un geste, il me prit dans ses bras. Cela me toucha et mes larmes abondantes ne mirent pas longtemps avant de couler silencieusement sur mes joues.
-Prend soin de toi… Souffla-t-il.
-Je te le promets.
Je le serrai un moment dans mes bras, avant de me reculer, de lui faire un dernier sourire et de me diriger vers la porte. Mon cœur se comprimait un peu plus dans ma poitrine, je me mis à souffler avant de me retourner et de le reprendre dans mes bras. Je sentis le corps de Charlie se tendre avant qu'il ne se relâche et ne me tapote maladroitement le dos. Je me reculai de nouveau, essuyai mes larmes avec mes manches et sortis sans me retourner cette fois-ci de cette maison.
J'avais déjà trouvé lors de mes précédents voyages vers Seattle mon appartement. Certes c'était petit mais rien que pour m'offrir ce luxe, j'avais du travailler pendant toute la période du lycée dans le seul magasin de Forks et surtout j'avais du subir les avances incessantes du fils des patrons. Mike Newton. Il était le garçon le plus correct et le plus populaire du lycée mais il avait encore des joues de poupon et avait un humour plus que pompeux et ennuyeux…
Mon appartement était blanc et les seules teintes qui tranchaient sur ce blanc immaculé étaient la robinetterie en inox. Mes cartons bien que maigres avaient envahi l'espace. J'allais mettre un temps fou pour tout ranger… Je me mis à souffler et je jetai un coup d'œil par mon unique fenêtre. Il faisait déjà noir dehors et je me sentais épuisée. Je regardais le matelas qui m'attendait et je soupirai de désespoir en regardant de nouveau mes cartons. Je ne savais plus dans lequel j'avais bien pu mettre ces draps… Je ne pus me poser d'avantage la question que mon ventre se mit à gargouiller. Je n'avais pas mangé de la journée et mon corps se rappelait à mon bon souvenir.
Je regardais l'heure. 19h05…
J'avais le temps de passer par l'épicerie du coin pour trouver de quoi me caler l'estomac. Je regardai à nouveau mon appartement qui pouvait encore attendre. Je mis mon manteau et sortis dans les rues sombres et désertes de Seattle.
Hum du poulet au citron. Je me léchais les babines par anticipation. Alors que je me dirigeais vers ma voiture, un froid anormal gagna mon corps… Qu'est-ce qui pouvait bien m'arriver ?
Je me mis à regarder un peu partout autour de moi, à part des pigeons et un mendiant aveugle, personne n'était dans les alentours. Je haussai les épaules et continuai mon chemin. Le même froid m'envahit alors qu'une soudaine mauvaise appréhension prit possession de mon corps. Je me retournai et jetai de nouveau des regards aux environs mais personne n'était visible… Seigneur, je devenais folle.
Je continuai donc mon chemin comme si de rien n'était. Je fis abstraction de ma conscience qui me soufflait que quelque chose d'anormal allait m'arriver. Le mauvais pressentiment était toujours là, des frissons jusqu'alors inconnus me parcouraient l'épiderme comme si mon instinct de préservation m'envoyait un message. Je les ignorai et continuai ma route.
Enfin, j'étais à ma voiture. Mon instinct de survie s'était bien joué de moi, rien ne m'était arrivé et j'étais arrivée saine et sauve à ma voiture.
Alors que je glissais mes clés dans la serrure, une nouvelle vague de frissons, bien plus violente que les précédentes, envahit tout mon être. Je dressai la tête pour de nouveau regarder ce qui m'entourait quand je le vis… ou plutôt la vis…
Cette ombre, noire et opaque, dans le reflet de la vitre de ma voiture. Une ombre encagoulée et silencieuse que je n'avais pas vu venir mais que j'avais senti. Tout mon être se tendit de cette sinistre présence. Je voulais m'échapper mais je sentis bientôt toute la chaleur de l'être placé derrière moi. Tout mon dos brulait de cette présence malsaine alors que mes jambes, elles, se mettaient à trembler de manière convulsive. Ma respiration se faisait sifflante et ma gorge brulait alors que je sentais tout autour de moi en dehors de cette ombre le froid. Un froid glacial. Je me sentais paralysée.
Mon cœur battait fort dans ma poitrine et mon regard était toujours ancré à l'ombre derrière moi. Avant que je ne puisse esquisser un geste, ce que je doutais pouvoir faire, ou même me mettre à appeler de l'aide. Je vis un sourire, son sourire, ainsi qu'une main gantée de cuir noir munie d'un mouchoir. Un mouchoir ? Cette même main s'approchait avec lenteur de mon visage figé comme si l'ombre souriante jubilait de cet acte.
Je ne pus m'interroger plus longtemps sur cette main, ce mouchoir, cette ombre… je sentis bientôt une odeur âpre se plaquer sur mon nez et faire son chemin vers mes poumons alors que mon corps sombrait petit à petit vers l'inconscience…
Alors votre avis ?
Qui est donc cette ombre ?
J'attend vos reviews avec impatience… Et selon mon avancée, je posterai la suite…
Pleins de bisous
Vôtre.
Potine.
