Bla bla bla: Voilà, déjà la suite, je suis inspirée! ^^ Vous me verriez ricaner en pianotant à toute vitesse sur mon clavier, comme une folle psychotique... Ou comme Kurotsuchi! Je sens que je vais aussi m'éclater au prochain chapitre, lorsqu'il faudra semer la panique au Seiretei... Le titre du chapitre est débile, désolée, hein... enoy!

Disclaimer : Bleach ne m'appartient toujours pas!


Chapitre 2

Trouvez Nemu !

Le capitaine Kurotsuchi n'en croyait pas ses mirettes.

Nemu, sa chose, sa fille, la chair de sa chair, la perle de ses yeux, enfin pas tout à fait mais presque, l'avait planté là et s'était enfuie en geignant comme une pleurnicharde ! Lui qui croyait l'avoir programmée pour la rendre incapable de verser la moindre larme ! Que se passait-il ?

L'éclair de génie le foudroya sur place.

- La boulette rose ! s'écria-t-il.

Il regretta d'avoir pensé tout haut en croisant quelques regards surpris, voire même amusés pour les plus audacieux et reprit immédiatement contenance. Les yeux plissés, Mayuri siffla d'un ton malsain :

- Retournez tous à votre travail… Que je n'aie pas à le répéter, sinon…

Il y eut un frisson d'horreur général et chacun retourna à ses occupations, y compris Isane, soulagée de pouvoir filer au plus vite.

Kurotsuchi grinça des dents. Il venait de se rappeler ce qu'était la « boulette rose »… une petite invention de son crû qu'il avait complètement oubliée… c'était un composé de gigai qui sécrétait une hormone artificielle dans le cerveau, une hormone qui annihilait certaines capacités émotionnelles du sujet expérimental…

Voilà pourquoi son lieutenant s'était soudain mise à jacasser comme une pie et à larmoyer, comme une stupide créature qu'elle était.

Le capitaine chercha à localiser le reiatsu de Nemu, mais elle devait avoir quitté le Bureau du Développement Technologique… Kurotsuchi se maudit de ne pas avoir implanté à Nemu de dispositif d'autodestruction comme à son Zanpakutô… A présent, il allait devoir lui courir après, comme s'il n'avait pas mieux à faire, franchement…

...

Nemu sentit sa lèvre supérieure trembler et sut qu'elle allait se mettre à pleurer. Pleurer était une expérience assez nouvelle pour l'être artificiel qu'elle était, tout comme sourire, même si Nemu souriait plus qu'elle ne pleurait…

Elle traînait depuis quelques minutes autour de la onzième division, certaine que ce n'était pas l'endroit où Mayuri-sama la chercherait en premier. Il ne lui resterait plus qu'à dénicher un endroit où se terrer, en attendant de mettre son plan à exécution…

Nemu savait que lorsqu'elle rentrerait, les représailles seraient terribles. Douloureuses, même. Aussi avait-elle l'intention de mettre à profit sa connaissance du Bureau du Développement Technologique pour faire pression sur Mayuri-sama. La jeune lieutenant de la douzième division se découvrait un talent tout neuf pour les plans machiavéliques…

...

Kurotsuchi avait immédiatement chargé sa division de rechercher leur lieutenant, en se promettant de lui infliger une telle correction que Nemu serait alors définitivement changée en légume. De manière naturelle, cette fois.

Il ne se doutait pas qu'alors qu'il se mettait en chasse, une petite silhouette se glissait silencieusement dans les locaux désertés de la douzième division…

Elle connaissait le mot de passe de l'ordinateur central, celui des archives, celui des dossiers secrets du capitaine… Elle possédait même un double de la clef de la chambre froide et du Laboratoire secret de Mayuri – celui dont la porte toujours fermée portait l'inscription suivante : « Privé. Entrée formellement interdite ! Si vous entrez, je vous tue ! ».

Subtil et efficace, du Kurotsuchi tout craché.

.

Nemu se lova dans l'immense fauteuil du grand maître des lieux face à l'ordinateur central, une sorte d'orgue gigantesque aux longs tuyaux tentaculaires qui répertoriait toutes, absolument toutes les données sur la Soul Society, des terrasses en bois verni du Seiretei aux gargotes les plus crasseuses du Rukongai, ainsi que toutes celles sur le monde des humains, le Hueco Mundo et les archives personnelles du capitaine.

Un sourire sardonique digne du Joker se peignit sur les lèvres de Nemu, qui tira son Zanpakutô de son décolleté pigeonnant.

Le Zanpakutô de Nemu Kurotsuchi était un des grands mystères de la Soul Society. Son capitaine n'en faisait jamais mention et personne, à part lui, n'avait jamais vu Nemu s'en servir.

Nul ne connaissait son nom, ni ses capacités, certains doutaient même de son existence…

Comme le lieutenant de la septième division, Tetsuzaemon Iba, la jeune fille possédait un tantô d'environ vingt-cinq centimètres, qu'elle dissimulait dans sa large ceinture ou contre sa poitrine.

Dans le noir mat, personne ne la voyait, aussi Nemu retira rapidement le couteau de sa gaine de cuir et le glissa dans une fente qui ressemblait étrangement à un port USB.

L'information était l'arme principale de Nemu.

Elle sourit à nouveau lorsque tous les fichiers contenus dans la base de données centrale de la douzième division se déversèrent d'un coup dans la mémoire de son Zanpakutô, et par conséquent, dans son esprit.

Une sensation étrange la saisit au creux du ventre et un curieux bruit s'échappe de ses lèvres entrouvertes. Un rire un peu fou secouait ses épaules. Nemu rejeta la tête en arrière et, comme elle avait toujours rêvé de le faire, éclata d'un rire sec et sadique, qui ressemblait à s'y méprendre à celui de Mayuri.

...

Bien loin de se douter du complot diabolique qui se tramait dans son dos, le chef de la douzième division rasait les murs et reniflait sèchement, à la recherche d'une trace du reiatsu de son lieutenant. Naturellement, il lui avait un peu trop bien appris à le cacher. Malédiction ! Cette petite garce ne perdait rien pour attendre.

Comme il ne regardait pas devant lui, Mayuri ne vit pas l'énorme masse coiffée d'une coupe à pointes et faillit percuter le capitaine Zaraki Kenpachi, qui avait eu l'idée subite de retirer ses fameux grelots ce soir-là.

- Qu'est-ce que tu fous là, Kurotsuchi ?

- C'est à moi de te le demander, sombre imbécile. Dégage le passage immédiatement, je suis pressé !

Kenpachi ricana en caressant la poignée de son katana.

- Tu sais que tu es dans ma division ? Tu t'es perdu, c'est ça ?

Mayuri plissa les yeux, intéressé. Il avait suivi la piste de Nemu jusqu'à la onzième division… Cette petite maligne avait cru pouvoir lui échapper en allant se planquer chez son vieil ennemi… Quelle idiote !

- Je cherche cette imbécile de Nemu cracha-t-il sur le ton le plus venimeux qu'il connaissait. Tu ne l'aurais pas vue ?

- Non pas vue. Qu'est-ce que j'en ai à faire de ton lieutenant, d'abord…

- Très bien, décréta Mayuri en s'apprêtant à le contourner.

Mais le capitaine de la onzième division ne l'entendait pas ainsi.

Il tira son sabre en un geste éclair et le pointa sur la poitrine de son adversaire.

- Pas si vite…

...

Tiens c'est drôle, ce grondement me rappelle quelque chose… songea le capitaine Kyoraku en avalant une gorgée de saké. Un peu comme… oui ! Comme la dernière fois que les tours du Seiretei se sont effondrées… c'est marrant, ça !

Kyoraku pouffa en ingurgitant une nouvelle coupelle de saké, la vingt-septième, puis renonça à verser la vingt-huitième et but au goulot de la bouteille.

On dirait bien que ça vient de la onzième division… se dit le capitaine de la huitième. C'est encore Zaraki qui s'amuse, à tous les coups…

La capitaine acheva la bouteille de saké et constata qu'il avait encore à peu près les idées claires. Pour se lever, par contre, ça allait être une autre histoire… Pourvu qu'il ne lui faille pas appeler Nanao ! Elle ne lui dirait rien, mais elle avait cette manière de pincer les lèvres sèchement d'un air désapprobateur qui arrivait presque à lui faire honte.

Kyoraku renonça à se hisser sur ses pieds et retomba sur le futon. Pourquoi ne pas dormir ici après tout ?

En bon capitaine, il sentit naturellement la présence furtive se glisser dans le bâtiment, mais le sommeil lourd de l'alcool lui martelait le crâne, et Kyoraku se laissa aller à l'inconscience. Il sentait bien que cette présence n'était pas néfaste. De toute façon, je suis bourré, pensa-t-il. On s'en occupera demain, n'est-ce pas.

Une frêle silhouette se pencha sur le capitaine endormi, et Nemu prit la fuite, avec une bouteille de saké millésimé et la réserve d'onigiris préférés du capitaine de la huitième division sous le bras.

...

Kurotsuchi retourna changer de vêtements dans son laboratoire. Il tapa un code sur la clavier d'une vitrine qui contenait plusieurs seringues et en planta une dans les chairs déchiquetées de son épaule.

Cette vermine de Zaraki lui avait tranché le bras jusqu'à l'aisselle avant qu'il ne réussisse à s'en débarrasser !

Il lui avait aussi troué le ventre à plusieurs endroits, mais la potion magique de Kurotsuchi allait le rétablir dans la seconde. En ricanant, il songea qu'il n'en irait pas de même pour le capitaine de la onzième division, qui serait probablement obligé de faire un tour à la quatrième division, voire d'y rester quelques jours…

Après avoir récupéré son bras, le capitaine de la douzième division s'installa confortablement dans son fauteuil moelleux. Il avait eu tort de courir après Nemu alors qu'il pouvait essayer de la repérer grâce au « dispositif de sécurité » qu'il avait lui-même installé dans tout le Seiretei…

Des caméras de surveillance qui filmait chaque faits et gestes de tous les shinigamis des treize divisions H24. Grâce à ce système, il pouvait joindre l'utile à l'agréable, satisfaire sa curiosité toujours en éveil et épier ses congénères sans qu'ils le sachent. Voire même les faire chanter !

Le seul endroit non-surveillé était son laboratoire secret.

Mayuri jeta un œil rapide aux écrans de contrôle – Tiens, Kyoraku avait encore abusé de saké, apparemment – sans trouver une trace de Nemu. Se cachait-elle dans un angle mort, puisqu'elle connaissait l'emplacement des caméras, ou avait-elle quitté le Seiretei ?

Un des écrans attira alors l'œil du capitaine, malgré lui.

Il avait beau résister, la fenêtre montrant les images du lieutenant Matsumoto prenant sa douche était diablement tentante. Un terrible combat intérieur se joua alors entre l'esprit froid et méticuleux du scientifique et les infimes et dernières fibres d'instincts naturels en son fort intérieur... C'est alors qu'une sirène d'alarme se déclencha.

Pas une sirène bruyante, non, juste un petit bip sonore, mais qui dressa les mèches bleues du capitaine sur son crâne.

C'était la première fois qu'il entendait ce bip depuis qu'il avait créé cette alarme spéciale. Elle indiquait qu'un peu plus tôt dans la soirée, une copie du système et des données avait été faite – à son insu naturellement !

Kurotsuchi crissa des dents. Nemu ! Qui cela pouvait-il être d'autre, sinon elle ? Elle était la seule à connaître les codes d'accès !

Récapitulons, se dit-il. Nemu a disjoncté – au propre et au figuré – elle est en fuite et elle détient toutes les informations du monde des shinigamis, ainsi que mes archives.

Une véritable arme de destruction massive.

La détresse du capitaine était au-delà des jurons...

...

Le lendemain, Mayuri constata que non contente d'avoir volé ses données, Nemu comptait bien s'en servir. En découvrant le compte-rendu de ses dernières expériences interdites sur les Menos – ceux qu'il cachait dans les conteneurs à ordures du Seiretei – étalé sur des prospectus qui voletaient un peu partout dans la Soul Society, Mayuri se promis de réserver un traitement doublement spécial à sa « fille » lorsqu'il l'aurait attrapée.

Et bien sûr, il ne fut pas du tout étonné de recevoir un ordre de convocation à une réunion spéciale à la première division.

Mayuri s'y rendit en traînant des pieds, car il savait déjà de quoi il serait question.

Quelle perte de temps, soupira-t-il lorsque Yamamoto Genryusei Shigekuni (ouf !), le commandant en chef, lui eût ordonné de s'expliquer, pour cette histoire de Menos.

Devant les neuf autres capitaines qui le considéraient soit avec hauteur, soit avec horreur, Mayuri dut avouer que son lieutenant avait mis les voiles avec sa base de données. La réaction des autres fut à la mesure de ses espérances.

- Quoi ? s'écrièrent Ukitake, Kyoraku et Komamura.

- Et alors ? grommela Zaraki – sur pieds et opérationnel – en haussant les épaules.

- Attendez, qu'est-ce qu'il y a exactement dans cette base de données ? interrogea Soi Fong.

Unohana se contenta, elle, de sursauter, et les capitaines Hitsugaya et Kuchiki, d'écarquiller les yeux.

- Je suppose que vous ne parlez pas ces données-là, capitaine Kurotsuchi… demanda Yamamoto d'un ton plein de menace.

- Si, c'est bien de celles-là que je parle.

Après un grand silence, il lui fallut encore s'expliquer pour les dégâts sur les bâtiments de la onzième et de la dixième divisions toute proche, Mayuri les avait oubliés ceux-là, dus à son combat de la veille contre Zaraki.

Mais ces dégâts-là étaient peu de chose face à l'urgence de la situation. Une shinigami perturbée du rang de lieutenant errait dans la nature avec tous les secrets du Gotei 13 en poche. Il fallait agir.

- Je déclare l'instauration de l'état d'urgence, ordonna Yamamoto Genryusei. Il faut retrouver Nemu Kurotsuchi.

To be continued...