F*ck! Le plus long chapitre que je n'ai jamais écrit, si, si!

Il s'agit un peu de la vision "miroir", de "l'autre côté", de la scène qui se passe dans le chapitre 23 de Se reconstruire. Donc certains ne seront pas surpris.

Quant au personnage de Rolf, je ne le pense pas aussi... excentrique, déjanté? que cette chère Luna, mais j'espère qu'il vous plaira quand même.

Merci beaucoup aux reviewers des chapitres précédents (elo-didie , DameLicorne , Steamboat Willie , petites sorcieres & Emya), voilà la suite :)

Bonne lecture


Chapitre 2: Une intervention salutaire


Rolf s'éveilla d'un seul coup, alerté par un bruit étrange. Un bruissement dans l'air. Une flèche était plantée dans un arbre releva prudemment la tête, en se munissant de sa baguette. Un indigène, armé d'un arc, le mettait en joug.

« Quel imbécile ! » se maudit-il. Il avait oublié d'activer le sort de camouflage de son hamac. Il l'avait acheté dès qu'il avait quitté l'expédition mexicaine, et avait veillé à ce qu'il soit paré à toute situation : sortilèges anti-chutes, anti-insectes, anti-intrusions… Ce qui lui avait plus d'une fois sauvé la vie, notamment depuis qu'il explorait l'Amazonie. Mais le sort de camouflage était le seul qu'il était obligé d'appliquer lui-même à son hamac, et la veille, exténué, il avait oublié. Sans aucun geste brusque, il lança un sort de Confusion informulé au pauvre homme qui avait du se demander ce que pouvait bien être cette énorme… chrysalide ? Oui, cela lui plaisait de dormir dans un hamac qui ressembler au final à un cocon de papillon. Il résista à l'envie enfantine de réellement se prendre pour un papillon, et qui sait, s'envoler juste pour une journée. Mais il était suspendu entre deux arbres à une hauteur plus que respectueuse, et doutait réellement de sa capacité à rester en vie s'il tentait quoi-que ce soit ressemblant à l'envol d'un papillon.

L'indigène s'en alla, en manquant de trébucher plusieurs fois. Rolf souffla de soulagement il avait bien plus l'habitude de gérer des situations animales, qu'humaines, encore plus s'il était incapable de communiquer avec l'autre.

Cela faisait maintenant un peu plus de dix mois qu'il avait quitté le Mexique, et après avoir traversé l'Amérique centrale, il avait rejoint le Venezuela. Il s'était engagé pendant un long mois dans une nouvelle troupe qui partait dans la forêt. Avec eux, il apprit beaucoup d'us et coutumes de la région, en plus des nombreuses légendes rapportées des temps Mayas et Incas. Aux alentours de Noël, l'expédition faisait demi-tour et rentrait à Caracas, ce fut donc en plein cœur du Brésil qu'il les quitta, touchant un maigre salaire qui lui suffisait amplement.

Une légende l'avait particulièrement intrigué, et il décida de se lancer à la poursuite de ces « oiseaux de malheurs » qui selon plusieurs conteurs avaient des pouvoirs magiques extraordinaires, dont les hommes devaient se méfier. S'il avait compris que les récits avaient été enjolivés au fil du temps et servaient aujourd'hui d'histoires pour effrayer les enfants, plusieurs détails et observations lui avaient permis d'y croire, rien qu'un peu. Et cela était largement suffisant pour l'homme en quête d'aventures et de découvertes qu'était Rolf Scamander.

Encore une fois, son instinct s'était révélé bon. Vers Noël, il profita donc du départ de l'expédition pour confier à l'un de ses membres plusieurs lettres à envoyer, à Elfi, Bill, Ally, Erika, ses parents, et deux amis suédois, Dan et Otis. Pour les rassurer, leur confirmer l'allongement de son voyage, pour les fêtes de fin d'année… Et tranquillement il descendit vers le sud du Brésil. Il savait qu'on approchait de la saison des amours, et que l'Argentine et en particulier le sud de l'Amérique étaient des lieux prisés par un grand nombre d'animaux, magiques ou non. Ce fut dans la forêt qu'il trouva des traces qui lui semblaient inconnues. Son expérience et ses études lui permirent de confirmer qu'il s'agissait d'un animal, probablement à plumes et d'au moins un mètre, si ce n'était plus ! Jusque là, la description semblait correspondre aux récits et légendes qu'il avait entendu, même s'il pouvait en plus affirmer que cet animal ne se déplaçait pas seul, mais plutôt en groupe, d'au minimum quinze individus d'après ses observations. Il mit plus de deux semaines à les trouver – il y en avait en fait dix-neuf –, et en ce début du mois d'avril cela faisait trois jours qu'il les suivait à distance, de manière à les étudier sans risquer sa vie.

Et il avait bien fait. Au matin du deuxième jour, alors qu'il hésitait à s'approcher plus, voir à se montrer à eux, il découvrit leur fameux « pouvoir magique ». Il ne fut pas déçu. Un prédateur, un jaguar avait-il pu observer par la suite, s'était approché dans un but limpide faire d'un de ces animaux sa proie. Alors qu'il avançait lentement, prêt à bondir, dès que l'espèce d'oiseau le repéra, ils ne se lâchèrent pas des yeux. Rolf mit un moment avant de comprendre qu'en réalité le volatile avait totalement immobilisé son adversaire. Le félin ne bougeait absolument pas, et il se demanda même s'il respirait. Il eut sa réponse dans les cinq minutes qui suivirent. L'oiseau détourna le regard, et le jaguar s'écroula immédiatement.

Le jeune homme put constater, après avoir laissé le troupeau inconnu s'éloigner d'un bon kilomètre, que le prédateur était mort. A cause d'un simple regard. A la fois semblable et différent du regard d'un Basilic. Mort. Sous le choc, il nota ses observations dans son carnet, et se promit de ne jamais croiser leur regard. Si habituellement, il préférait ramener un couple des espèces qu'il étudiait et découvrait, peut-être ferait-il une exception pour celle-ci, histoire de rester en vie…

Rolf venait donc d'être réveillé par l'attaque avortée de l'indigène alors qu'il dormait profondément dans son hamac au dessus des potentiels dangers. En rangeant et miniaturisant son équipement, il observa les alentours. Il savait qu'il s'était approché de la mer, et qu'à présent il devait être en Argentine. Depuis un moment d'ailleurs.

Après sa longue nuit de sommeil, il remarqua que le groupe d'oiseaux qu'il pistait avait pris plus d'avance que d'habitude, il avait du se réveiller un peu trop tard. « Peu importe, j'ai tout mon temps » pensa-t-il, en enfilant son sac. Le sourire aux lèvres, il partit à leur recherche.


Il mit presque deux heures à les rattraper, trouvant deux trois membres de l'espèce endormis près d'un arbre, avant de remarquer le reste du troupeau dans une clairière. Une clairière qui n'était pas vide d'hommes. Des gens avaient ainsi, découvert également cette espèce. En s'avançant plus, il put sentir qu'il traversait une barrière magique, surement une sorte d'enclos, mis en place pour que les animaux ne s'échappent pas.

Il n'avait jusqu'alors, pas remarquer la jeune femme blonde qui s'était avancé, beaucoup trop près des oiseaux. Au moment où ses yeux se posèrent sur elle, elle était déjà immobilisée. « Réfléchis, réfléchis » s'ordonna-t-il. Un sort sur l'animal ? Détourner son attention ? S'interpos…

- Merde ! On dirait qu'elle ne peut plus respirer ! Il faut que cette chose regarde ailleurs !

La voix d'un jeune homme le sortit de sa torpeur. Sans réfléchir davantage, il se déplaça très rapidement, tête baissée, et s'interposa entre le regard de l'oiseau et celui de la jeune femme. Il put ainsi observer sa peau perdre sa forte rougeur due à l'étouffement, en même temps que ses poumons se remplissaient. Le soulagement se lisait sur son visage, et doucement Rolf lui murmura :

- Déplacez-vous tranquillement, et gardez le visage baissé…

Elle hocha simplement la tête, et lui obéit. Ils sentirent tous les deux que quelqu'un était en train de réduire la taille de l'enclos magique, et ils arrivèrent enfin près du groupe qui les attendait. En moins d'une seconde la jeune fille qu'il avait sauvée – comment s'appelait-elle d'ailleurs ? – , sauta dans les bras de celui qui avait donné l'alerte, et qui au final l'avait fait réagir. Alors qu'elle aurait du être encore sous le choc, celle-ci souriait et déclara, en ce qui semblait être un éclat de rire.

- Ces animaux sont incroyables, ils sont assez fort pour immobiliser un homme, il faut absolument les étudier ! Je me demande ce qu'ils nous cachent encore.

Ce fut Rolf qui fut sous le choc au final. Que pouvait-il bien se passait dans sa tête ?

- Excusez-moi, mademoiselle, mais vous avez l'air d'être bien joyeuse pour quelqu'un qui vient de passer si près de la mort, lui rappela-t-il.

Rolf fit semblant de ne pas remarquer le regard d'analyse que lui lançait l'autre jeune homme brun, et écouta la réponse qu'elle lui donnait, sans se détacher de son sourire communicateur.

- Oh, je trouve ça bien plus agréable de mourir tuée par un animal cherchant à se protéger, plutôt que par un Mangemort servant un imbécile !

« Vu comme ça, c'est sûr...» Après tout, elle avait raison. Il hocha la tête, puis se mit à observer le groupe sur lequel il était tombé. Une expédition probablement. Pour se remettre de leur émotion, la seule autre femme du groupe, qui devait avoir presque trente ans, leur proposa à boire. Le suédois accepta sans hésitation, s'installant avec les autres. « Comment avez-vous pu savoir de quelle manière aider Luna ? ». La question avait fusé, sans qu'il ne soit sûr de la personne qui l'avait posé. L'homme un peu empâté ? L'autre au sourire jovial ? Quant à la jeune femme, elle s'appelait donc Luna. Un prénom doux et significatif. En l'observant – elle avait basculé la tête et regardait tranquillement le ciel – , il fut certain qu'elle portait vraiment bien son nom.

- Cela fait quelques jours que je les suis en fait. Et j'ai pu observer l'effet de leur regard sur un jaguar, donc j'ai préféré évité ça à votre amie !

- D'autres choses importantes à noter sur cette espèce ? reprit d'un ton professionnel, l'homme empâté qui semblait être le chef de l'expédition.

- Non, à part qu'ils risquent de s'énerver à cause de l'enclos. Tout le groupe migre vers le Sud, pour la saison…

- Des amours, l'interrompit Luna.

Il hocha la tête, même s'il était surpris. Il lui avait semblé jusque là qu'elle ne suivait pas la conversation.

- Je m'appelle Rolf au fait, et je dois avouer que les expéditions comme la vôtre sont mon quotidien.

- Moi c'est Luna.

- Oui, euh, j'avais en effet, cru le comprendre, lui répondit-il hésitant.

C'est un homme blond installé à côté d'elle qui compris sa réaction « ouais, Luna, on vient juste de parler de toi, t'es pas obligée de te présenter tu sais » lui dit-il en voulant lui donner un coup de coude. Elle l'évita souplement, et déclara, ses yeux bleus légèrement globuleux, plantés dans ceux de l'étranger :

- Je trouve que c'est bien plus agréable et plus personnel de se présenter soi-même, Eric.

Un léger sourire apparut sur ses lèvres, et elle tendit sa main à Rolf, qui la serra immédiatement.

- Je suis ravi de vous rencontrer, alors chère Luna, lui répondit-il amusé.

Même si le dit-Eric râla, chacun des membres se présenta de lui même. Le chef d'équipe s'appelait donc Garry, l'ami de Luna qui avait donné l'alerte lors de « l'attaque » du volatile était Neville, la seule autre femme de l'expédition se nommait Felicity. Venaient ensuite Eric, Philipp, Dany, James, Alexander et Samuel.

Il s'agissait d'une expédition plutôt amateur car à part Garry, Felicity, Philipp et Alexander, les autres n'avaient pas fait d'études ayant pour conséquence le rôle qu'ils occupaient ici. Neville tenait une pépinière et n'avait donc, officiellement du moins, pas dépassé le niveau ASPICS en Botanique. C'était Alexander qui avait fait des études de Magizoologie, et qui donc exerçait en principe le même métier que lui.

Luna quant à elle, semblait être un électron libre. Elle avait le même niveau que son ami en Botanique, et apparemment en Soin des créatures magiques. Elle semblait surtout passionnée par le voyage en lui-même, et en ce moment même par la découverte de cette nouvelle espèce. Elle lui posa plein de questions et insista pour lire son carnet de notes sur les oiseaux en questions.

- J'aimerais beaucoup y écrire ce que j'ai ressenti, ça pourrait être utile.

- Oui, bien sur, lui répondit-il en cherchant un de ses stylos moldus bien plus pratiques à transporter qu'une plume et un encrier.

Mais avant qu'il ait eu le temps de mettre la main dessus, Luna retira l'une de ses boucles d'oreilles – « Des radis ! Elle avait des radis, accrochés à ses oreilles !» n'en revenait pas Rolf – , puis elle le métamorphosa d'un rapide coup de baguette, en un stylo bille.

Alors qu'elle écrivait sereinement, il se permit de l'observer plus franchement. Elle avait des cheveux blonds, mais d'un blond si clair qu'ils auraient pu paraitre blancs. Ils étaient vraiment longs, et avaient l'air épais et assez emmêlé, simplement ramenés en une queue de cheval basse. En dehors de ses boucles d'oreilles, elle portait également un collier formé d'au moins quinze pendentifs différents, il remarqua même un bouchon de Bièraubeurre et une dent d'un animal, probablement un félin. Ses habits s'ils étaient plutôt simples, étaient totalement dépareillés. Elle portait deux chaussures du même modèle mais d'une couleur différente – une bleue et une verte –, et son short noir un peu trop grand pour elle, contrastait fortement avec sa peau pâle. Quant à son haut, une sorte de grand T-shirt d'homme resserré simplement autour de sa taille fine, c'était probablement du fait main, avec toutes ces couleurs se superposant et partant dans tous les sens.

Elle l'intriguait. Cette Luna – « Quel âge avait-elle d'ailleurs ? » –, semblait venir d'une autre planète. Son visage gardait une expression douce, et un sourire que certains auraient pu qualifier d'un peu fou ornait constamment son visage.

Rolf se tourna alors vers les autres membres de l'expédition qui avaient repris leurs activités, tout en hésitant à enlever l'enclos magique installé. Il croisa le regard de Neville, celui-ci avait du le voir détailler la jeune femme. « En même temps, ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre quelqu'un comme ça » pensa-t-il, sans aucune honte. Il commençait à se lever lorsqu'il fut interrompu par une petite main de posant sur son bras.

- Tiens, voilà ton carnet.

Ils entendirent des bruits d'appareils photos, et se tournèrent en même temps vers Neville, qui photographiait l'espèce inconnue, ainsi que les membres du groupe. « J'aurais du penser à en racheter » se dit Rolf en se souvenant qu'il avait usé sa dernière pellicule en découvrant ces volatiles.

- On devrait leur donner un nom, déclara Luna en interrompant le fil de ses pensées.

- A qui ? hésita-t-il.

- A eux, bien sûr.

Elle désignait les animaux dans l'enclos, en fronçant les sourcils étonnée qu'il n'ait pas compris. Pour se rattraper, il se lança dans le récit des contes de la région, qui les voyaient comme des oiseaux de mauvais augures, surement à cause de leur pouvoir qui pouvait tuer un homme d'après leur récente expérience.

- Mais ils ont l'air si tranquille et si doux, d'ici… continua-telle.

Il approuva, et se demanda si finalement, elle aussi n'était pas comme eux, calme et douce de l'extérieur, et peut-être dangereuse ou du moins beaucoup plus forte qu'elle ne le paraissait à l'intérieur. Ce fut sur ces interrogations qu'il se proposa pour aider à faire le repas, que Philipp avait commençait à préparer.


Dans l'après-midi, il avait été décidé qu'ils relâcheraient les oiseaux, et les suivraient une petite semaine de façon à compléter totalement les notes qu'avaient prises Rolf. Ce dernier avait demandé à être associé à la découverte de cette espèce, après tout il avait été le premier à les trouver. Tous acceptèrent, et il fit plusieurs copies de son carnet, pour leur permettre un accès complet à toutes les données.

Alors que le soir approchait, et qu'il était en pleine conversation avec Alexander l'autre magizoologue, Luna s'interposa entre eux.

- J'ai trouvé, lui dit-elle toujours souriante.

- On parlait là…fit l'autre homme, blasé.

Elle ne lui accorda pas un regard, se contentant d'attendre une réaction du suédois. Au lieu de répondre trop rapidement un banal « de quoi ? », il prit quelques secondes pour réfléchir. Qu'avait-elle put trouver qu'elle veuille bien lui faire partager ? « Oh, oui, bien sûr… »

- Un nom ? suggéra-t-il, presque certain de sa bonne réponse.

Il ne fut pas peu fier de l'éclatant sourire qu'elle lui offrit à cet instant. Alexander quant à lui, semblait totalement perdu.

- Tu m'as dit tout à l'heure qu'ils étaient considérés comme des oiseaux de malheur, on peut parler de mauvais présages, de mauvais augures.

- Oui, j'ai cru comprendre qu'ils avaient ici, la même réputation que le Sinistros. Sauf qu'eux, existent réellement.

- Qui te dit que le Sinistros n'existe pas ? Il y en avait un qui trainait à Poudlard pendant ma deuxième année.

Neville qui à ce moment précis, lisait tranquillement sa copie du carnet de Rolf, intervint salutairement, évitant les habituels reproches qui risquer de fuser des autres membres du groupe.

- Luna, tu sais que Harry t'a expliqué qu'il s'agissait d'un animagus, que c'était son parrain…

La concernée ne releva pas, et continua sa discussion avec le nouvel arrivant de l'expédition.

- Ne trouve-tu pas que Augurus leur colle aux plumes ? C'est presque aussi limpide que lire les étoiles !

Bien que l'illustration qu'avait choisi la jeune femme ne lui parlait pas beaucoup – l'Astronomie et lui ce n'était pas une très grande histoire d'amour, il préférait accorder sa confiance à une boussole et au destin –, il devait admettre que c'était un nom séduisant pour ces grands oiseaux.

- Oui, c'est vrai que ça me semble plutôt adapté à la situation… réfléchit-il à voix haute.

- Oh, ça y est, le soleil se couche…

Et doucement, en changeant totalement d'attitude, elle s'installa en tailleur, juste en face de l'endroit où disparaissait l'astre lumineux. Pris de la même envie, il s'assit à ses côtés, et observa l'arrivée de la nuit sans bruit. Devant la déclaration de Luna, tout le camp s'était fait silencieux et profitait de la beauté du moment. Cela faisait un moment que Rolf n'avait su apprécier le partage d'un moment aussi magique qu'un coucher de soleil. La solitude ne lui pesait pas, mais cette ambiance de liens et de communauté le séduit au plus au point ce jour-là et lui réchauffa le cœur. Alors que les dernières nuances de rose, de rouge et d'orange disparaissaient et que quelques étoiles timides tentaient une sortie, Garry s'approcha d'eux.

- Personnellement, j'aime bien ce nom Luna ! Et je pense que nous sommes tous d'accord pour leur attribuer celui-ci à ces oiseaux de malheurs, dit-il, avec l'approbation des autres membres.

- C'est normal, ils ne peuvent pas s'appeler autrement, lui sourit Luna.

Ce fut Eric qui conclut la conversation, avant de servir le repas.

- Espérons qu'ils ne soient pas réellement de mauvais augures !


Voilà un long chapitre, n'est-ce-pas?

Bouh, Luna n'est pas un personnage facile, je me rends compte au fur et à mesure de ce à quoi je m'attaque (ma phrase n'est pas très claire, hein?)!

Enfin bon, j'espère que malgré ça, ça vous plait.

Ne vous attendez peut-être à un chapitre de cette longueur à chaque fois (surtout si je publie toutes les semaines)...

J'essaie de traquer la moindre faute, le moindre oubli, mais au bout d'un moment on ne les voit plus, donc si vous en trouvez, dîtes-le moi!

Merci d'avoir lu, et d'être passé par là!