Merci à Chipoteuse de petits pois et à Helen Jane pour leurs reviews si enthousiastes !
Voici la suite !
Bonne lecture !
Partie 2 :
Un silence quasi religieux se fit dans la salle de poker et les visages se tournèrent sur Kimball Cho.
Celui-ci, la mine impassible et indéchiffrable, garda les yeux braqués sur Wayne et ne posa pas de questions sur la couleur écarlate des joues de son partenaire de terrain. Il évalua les trois hommes, l'air concentré et grave et reporta son attention sur Rigsby qui, réellement, paraissait ne pas être au mieux de sa forme.
« -Personne d'ici. Révéla Kimball, d'un ton laconique, en se levant. L'homme, que j'aurai pu choisir, n'est pas présent. Il ne travaille d'ailleurs pas dans notre agence. »
La réponse de Cho figea Walter et Thérésa. Jane ne commenta pas et choisit de montrer sa compassion pour Wayne qui était anéanti.
Ce dernier rejeta, assez froidement, la main du mentaliste de son épaule et sans un mot, quitta la salle de jeu. La honte, le désespoir et le ridicule envahissaient le jeune agent qui prit place dans sa voiture et s'en alla de la propriété de Walter.
Le départ de ces deux agents avaient provoqué un silence embarrassant et durant deux à trois minutes, ni Lisbon et ni Walter ne bougèrent.
Patrick, seul, eut un sourire et se dirigeant vers son compagnon, déclara :
« -La soirée a été une réussite. Si nous allions nous coucher ? »
A la vue du sourire flegmatique et détaché de Jane, Lisbon eut une pulsion de meurtre. Elle se leva, rageuse et excédée et lança :
« -Une réussite ? Je vais devoir gérer un Kimball indifférent et un Wayne totalement effondré ! Cela va être une situation insupportable pour eux de se côtoyer tous les jours ! »
Elle voulut en rajouter plus car le sourire confiant de Patrick était toujours affiché sur les traits du consultant. Mais elle préféra partir devant l'avertissement clair entrevu dans les yeux de Mashburn.
Patrick abandonna son air assuré et murmura, contrit et penaud :
« -Je suis désolé d'avoir gâché ta soirée. J'étais si sûr de moi, Walter. »
Le milliardaire saisit la main du mentaliste, l'amena à lui et sourit, tendrement :
« -Ce n'est pas grave. Je t'avoue t'aimer encore plus quand tu te trompes, Patrick. Tu es si humain dans ces instants-là. »
Une joie douce illumina les yeux bleus de Jane qui se blottit dans les bras de Walter. Mashburn, amoureusement, le souleva dans ses bras puis se dirigea vers leur chambre. Il chuchota, taquin en voyant le désir sur le visage du blond :
« -Plus tard, mon ange. Tu as du sommeil à rattraper. »
Pour effacer la frustration et la moue boudeuse de Patrick, Walter l'embrassa passionnément mais ne renonça pas à sa décision : Le consultant avait besoin de dormir.
Wayne, comme un automate, conduisait sa voiture. L'esprit vide. Annihilé par une souffrance terrible et une amertume infinie.
Arrivant chez lui, le jeune brun se gara et descendit de son véhicule. Il grimpa les quelques marches qui menaient au hall de son immeuble, ouvrit la porte de son appartement et s'affala sur son canapé.
Posant son front sur ses genoux, il demeura prostré sur lui-même. Indifférent aux heures qui défilaient. Essuyant les larmes qui coulaient sur ses joues. Sanglotant en silence.
La sonnette résonna dans la pièce mais Rigsby ne réagit pas. Il ne désirait voir personne. Personne.
Mais la sonnette se fit insistante. Wayne sécha ses larmes et alla ouvrir, tentant de se recomposer une contenance.
« -Oui ? » Dit-il, d'une voix qu'il affermit du mieux qu'il put.
Des bras l'attrapèrent dans une étreinte sauvage et presque brutale et des lèvres se pressèrent sur celles de Wayne ahuri et éberlué. Un baiser, fougueux et ardent, empêcha le jeune brun de protester et de parler.
« -Pardon. Chuchota une voix qui fit frémir Rigsby. Pardon de t'avoir menti, Wayne. Je ne voulais pas te faire pleurer. »
Cho s'écarta de Rigsby et le fit asseoir sur le canapé. Il passa une main sur l'une des joues du brun qui éprouva un immense bonheur.
« -Mais tu disais que l'homme…Commença Rigsby, sidéré et déconcerté. Enfin, tu avais dit qu'il n'était pas là. »
Kimball l'interrompit :
« -J'ai voulu donner une leçon à Patrick. Je n'aime pas qu'on me force la main. C'est tout. »
Rigsby se sentit honteux d'avoir adhéré à la méthode de Patrick et éprouva des remords d'avoir tenté d'obliger Cho à se dévoiler ainsi. Mais Kimball le rassura par un sourire qui accéléra le rythme cardiaque du brun.
« -Sur le terrain, nous sommes pratiquement toujours ensemble. Affirma Cho, gravement. Ce n'aurait pu être que toi, l'homme que je choisirai, « crétin » ».
Wayne ne s'offusqua pas de ce qualificatif. Qualificatif dit d'une manière si particulièrement tendre…
Il balança un coussin à la figure de l'asiatique qui l'esquiva et qui fit, rieur :
« -C'est bien toi, ça, de me faire une déclaration, par des moyens « louches » ! »
Les deux hommes se taquinèrent, sur le canapé, comme des gamins et rirent, s'amusant. Wayne contempla Kimball rire, fasciné et subjugué : Il n'avait jamais vu son partenaire ainsi, détendu et ne l'avait entendu rire aux éclats. Il se fit la réflexion qu'il n'avait jamais entendu un rire aussi beau que celui de Cho…
Et que ce rire lui appartiendrait toujours.
Fin.
Reviews ?
