Rendez-vous nocturne

La suite donc, pour mes 3 reviewers (merciii) et aux autres lecteurs muets sur les commentaires ^^

Qu'est-ce qu'elle me veut? Pourquoi 2h dans sa chambre? Pourquoi sa chambre?

J'essaie de me calmer en buvant une bière au bar, accompagnée d'une assiette de nachos gigantesque. Regina Mills, Mairesse de Storybrooke, me veut moi dans sa chambre ce soir… Elle ne cessera de m'étonner.

Je passe donc une partie de la nuit de Noël au bar, ne consommant qu'une bière puisque je devrai conduire ma voiture jusque chez elle. À 1h45, je prends le volant et m'engage vers la route qui mène à son énorme maison digne d'un film américain. Je sais au moins qu'Henry ne manque de rien, avec elle. Sauf peut-être d'amour…

Arrivée devant la porte haute, j'hésite en respirant profondément plusieurs fois pour me calmer. Elle ne te veut pas de mal, je dois me répéter un nombre incalculable de fois avant de faire tourner la clé dans la serrure argentée. Je referme la lourde porte derrière moi, et monte les escaliers sans un bruit.

Par une intuition, je sais que sa chambre est la dernière toute au fond, la porte noire et imposante. Une dernière respiration, et je pénètre dans ce qui me semble être la plus grande arnaque du monde…

La pièce est magnifique, d'un bleu de glace. Les meubles sont blancs, les accessoires décoratifs aussi. Pourtant, la pièce est sombre et semble inhabitée. Je murmure dans la nuit, consciente qu'elle doit m'attendre pour me tuer…

- Madame la Mairesse?

- Ici, un son étouffé me parvient de la garde-robe.

J'ouvre la porte de l'endroit qui serait logiquement rempli de vêtement… pour apercevoir Regina Mills, appuyée le dos contre le mur, une bouteille de Whisky dans les mains. La mini-pièce est complètement vide, exceptée pour la femme qui y a prit place, un air déprimé au visage, ainsi que sa bouteille d'alcool fort et un verre.

Je m'assois devant elle, à l'autre bout de la garde-robe, et contemple la seule chose que je vois par cette noirceur : ses yeux brillants et encore plus sublimes lorsque remplis de tristesse…

- Vous vouliez me voir?

- J'ai besoin de quelqu'un comme vous ce soir.

- C'est-à-dire?

- Quelqu'un sans aucune manière qui sera en mesure de faire changer mes idées noires.

- Woh. Sans manière? Et vous pensez que je vais vous aider? Nan.

Je m'apprête à me lever, mais un seul mot sortant de sa bouche m'arrête.

- S'il-vous-plait…

Je me rassois donc, et me mets à lui parler de tout et de rien. Au début, Regina m'observe avec un certain dégoût. Puis plus la nuit passe, plus elle boit avec moi, plus j'arrive à lui soutirer quelques magnifiques sourires, parfois accompagnés d'un rire bref et éclatant.

À chaque verre avalé, la mère adoptive de mon fils se rapproche un peu de moi. Je la laisse faire, sachant bien qu'elle n'est pas en condition de me faire du mal. Quand la bouteille est entièrement vide, elle a carrément la tête appuyée sur mes cuisses, ses délicieuses jambes étendues devant elle. Je me retrouve malgré moi, comme prise d'une impulsion, à caresser son front, repoussant au loin les cheveux qui pourraient obstruer sa vue.

- Emma?

Je sursaute parce que je crois que c'est la toute première fois qu'elle prononce mon nom, mais j'arrive tout de même à lui répondre quelques secondes plus tard.

- Oui, Regina?

- Est-ce que vous avez quelque chose de plus fort?

- De l'alcool plus fort que du Whisky sur moi? Je ne crois pas non, je réponds en riant.

- Non je… ne parlais pas d'alcool.

- Oh.

J'ai, en effet, quelques joints déjà roulés dans la poche de ma veste en cuir rouge, mais je ne pensais pas qu'elle serait partante. J'en sors pourtant un, avec un briquet, et passe le joint sous son joli nez pour qu'elle voit de quoi il est question.

- Je n'ai jamais fumé de drogue auparavant.

J'éclate de rire et elle se relève en me regardant fixement, insultée.

- Eh bien, Miss Swan, nous ne sommes pas toutes des dépravées dans votre genre!

- Pourquoi vous devez tout gâcher quand quelqu'un commence à vous apprécier? Hum?

- Parce que personne ne m'apprécie de toute façon.

Il y a un long silence, avant que je ne n'allume le joint de mon briquet doré. À la lumière de la brève flamme, je vois une chose que je n'aurais jamais crue possible : des larmes silencieuses coulent sur ses joues pâles… Je ne dis rien, et prends une bouffée avant de lui passer le joint. Regina le tient bizarrement, pas du tout habituée à ce genre d'objet. Elle fume un peu, mais s'étouffe bruyamment tout de suite après. Je lui prends des mains en retenant mon rire, et j'en prends un peu à mon tour avant de le souffler doucement sur son visage ébahit. Elle est tellement proche de moi… Sa bouche au rouge à lèvres parfait m'obsède, mais je ne me rabaisserai pas à ça. Elle est soûle, elle ne sait pas ce qu'elle fait…

Je procède comme ça durant un moment, jusqu'à ce que ses yeux deviennent brouillés, et son sourire niais. Sur le visage de Regina Mills, c'est une expression que je verrai sûrement ce soir pour la première et dernière fois…

Je termine le joint, étant plus amochée qu'elle, autant d'alcool que de pot. Peut-être est-ce l'effet de ce qu'elle vient de consommer, même si je me plais à imaginer que non, mais Madame la Mairesse en personne vient se coller tout contre moi, la tête appuyée sur ma poitrine. Les larmes qui sont siennes coulent entre mes seins, et je la serre fort contre moi en embrassant son front dégagé.

- Pourquoi vous êtes si triste?

- Parce que l'amour n'est qu'une énorme erreur, une connerie inventée pour faire souffrir les gens!

Elle sait pour Graham. Elle l'aime par-dessus la tête, et elle sait qu'il a osé m'embrasser, même si pour moi cela ne représentait rien du tout.

- Écoutez, Regina…

- Tais-toi.

La belle petite brune s'assoit sur mes cuisses, et prend mon visage entre ses mains pour m'embrasser. Un baiser passionné, rapide et essoufflant. Je tente de la faire ralentir, et quand je m'éloigne doucement pour la contempler, Regina éclate en sanglots violents. Je n'ai aucune idée comment faire pour réconforter une femme, encore moins la pire garce que la Terre n'aie jamais portée, alors je fais ce que j'aurais fais avec un homme : lui faire oublier son chagrin.

Je sèche ses larmes du bout de mon pouce, et l'embrasse avec une tendresse que je ne croyais pas posséder. Je lui retire son veston noir, ne la laissant qu'avec une chemise blanche transparente qui me montre qu'elle ne porte rien d'autre. J'appuie mes deux mains sur ses seins, les pétris dans mes mains délicatement sans jamais rompre le baiser. Ses larmes se calment peu à peu, ses tremblements sont remplacés par de petits gémissements contre mes lèvres. L'une de mes mains quitte sa ferme poitrine pour me glisser sous sa jupe grise moulante. Je caresse l'intérieur de sa cuisse, le côté de ma main touche sa petite culotte qui commence à devenir humide. Quand je la sens prête, j'écarte le pan de tissu pour insérer deux de mes doigts gentiment à l'intérieur de son sexe accueillant. J'amorce un petit mouvement de va-et-vient, mon autre main flatte sa joue tout en lui souriant. J'ai cassé le baiser, me fascinant pour ses yeux noirs si expressifs que je suis certaine d'y voir l'orgasme avant de le sentir dans son corps…

Regina me sourit enfin, mais les larmes ne cessent pourtant pas de couler. Je lui demande en murmurant si je lui fais mal, elle m'affirme le contraire. Ces larmes là, on les dirait de joie.

Quand sa respiration s'arrête momentanément, que ses yeux se ferment paresseusement et que son corps tremble étrangement, je la maintiens contre moi avec une main, attendant la fin de son orgasme éprouvant.

- Oh Mon Dieu… Ouff…

Elle s'écroule sur moi, la tête au creux de mon épaule, et se met à glousser stupidement. Soûle. Elle va me haïr demain. Regina murmure un mot qui ressemble à « je t'aime » mais c'est impossible. Je continue de la faire trembler en frottant mon genoux entre ses cuisses, jusqu'à ce qu'elle tente de se relever en disant qu'elle doit me ramener chez moi.

- Je peux rentrer seule. Reste ici, dors.

- Tu as trop bu. Moi… aussi. Mais moins.

- Tu es certaine que tu ne veux pas que je reste dormir avec toi?

Elle semble réfléchir intensément, comme si c'était un choix ardu, mais décide plutôt que je dois partir, si jamais Henry savait… Nous sortons donc de la garde-robe, qui embaume le parfum capiteux de Regina, ainsi que cette odeur unique qui a accompagnée son orgasme. Je m'assois sur le lit pour remettre mes bottes, et quand elle arrive près de moi, je prends ses hanches entre mes mains et la rapproche de moi. Je pousse mon nez entre les boutons de sa chemise, en détache quelques-uns avec mes doigts agiles. J'embrasse la petite rondeur que forme son ventre, fascinée par la douceur de sa peau semi-bronzée.

- Ventre parfait pour une femme parfaite…

Regina glisse ses mains dans mes cheveux, me rapproche d'elle en soupirant. Nous restons comme ça une quinzaine de minutes, avant qu'elle ne décide qu'il est temps de partir. Elle prend donc le volant de ma voiture, direction la maison de Mary Margaret…

À peine quelques rues plus loin, nous entendons les sirènes de police retentirent. Elle s'arrête sur le côté de la route, paniquée. Ni l'une ni l'autre ne pouvons passer le test pour l'alcool au volant. Soûles et sous l'effet d'une drogue douce.

- Regina, sors. Tout de suite.

- Mais je…

- Tu dois continuer d'être la Mairesse de Storybrooke. Et la mère d'Henry. Sors.

Elle hésite un moment, mais sort de la voiture avant de s'élancer à la course vers un buisson non loin. Je prends la place au volant et attends. Quand Graham arrive et me dit que mon taux d'alcool est trop élevé, je ne dis rien et le laisse m'amener au centre de police de la ville, observant une dernière fois ce buisson vert avec de magnifiques yeux noisette…

Il y aura un autre chapitre, peut-être 2. Reviews?

AB xxx